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Tome second. C - F.
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y B o- D A C

ítré le premier dans la ville. Caleb lui donna fa fille Axaen mariage. D. Calmet , Dict. de la Bible. Jofite , c. io ,v- 39 > c. 12 , V. I;, c. 15, v. IZ & l6 > c. 21 , v. 15.5. Parai. c. 6,v. 58.

2. D A B T R , vile de la Palestine, dans la tribu deGad. Elle étoit au-delà du Jourdain.

DABLIS, ancienne ville de Bithynie, selon l’itiné-raire d’Antonin , qui la place â vingt-quatre milles dfeÇœnos Gallicanes-

DABO, ville d’Alsace. Voyez. Dachsperg.

DABRQNA ouDavrona, riviere d’Irlande, dansla Mommoníe. Sanfoncrpit que c’est celle qu’on nomme .aujourd’hui Broedwater , 8c qu’on a appellée auffi More ,ou comme l’écrit Corneille , Aven More , ce qui, selonlui , signifie Grand Fleuve. Elle passe par le comté deCorck. Cambden est persuadé que Dabrona est le Sava-ren qui coule au même pays.

DABUL ou Daboul, ville maritime d’Asie, dansle Vifapour , royaume de la côte de Malabar. Elle estsituée fur la riviere de Kalewacko, au midi d« golfe deCambaye, à six milles de la mer, ausii-bien que Chaul,dont elle n’est éloignée que de huit milles. De l’Isie,Carte des Indes & de la Chine , lui donne 18 d. de lati-tude nord : R la place au bord de la mer, & ne met pointde riviere en cet endroit. II s’écarte en cela des autresgéographes, & de ce qu’il avoit fait lui-même dans faCarte générale d’A fie. Les interprètes de Ptolomée. /. 7,c . 1, disent que Dabul est la Dunga de ce géographe.Les Portugais s’en rendirent maîtres , fous leur généralAlmaïde, qui l’enleva à Hidalcan, lequel regnoít alorsà Goa , en 1509. II mit la ville à feu 8c à sang , 8c fitmain basse sur la garnison. Les Indiens y font rentrésdepuis ce tems , Sc le Savagi en est le maître. Ellen’avoit déja plus de portes ni de murailles en 1639 , 8cfoutes ses fortifications ne consistoient qu’en deux bat-teries , dressées du côté de la riviere 8c montées de qua-tre canons de fer. Les habitans de Dabul font Payens ouMahométans : leur principal trafic est le poivre 8e le sel.II en partoit autrefois plusieurs bâtimens pour le golfePersique 8c pour la mer Rouge » mais le commerce y estfort déchu. Les droits que les marchandises y payent fontde trois 8c demi pour cent : les Anglois n’en payent quela moitié. Le sieur la Boulaie le Gouz, qui pasta par cetteville en 1641 , dit qu’elle appartenois .alors au roi deBijapor. C’est ce que nous appelions aujourd’hui Visa~pour. * Gemelli Careri, Voyage, t. 2 , p. 75. Mandeslo ,Voyage, i. 2, pag. 243. ^

Le bois qu’on trouve à main gauche , en entrant dansla riviere , représente un grand château : on découvreaussi-tôt au pied de ce Hois une tour blanche qui sert depagode ; & cqui sert de connoissance aux pilotes. Commel’entree de la riviere est assez difficile, à cause d’un bancde sable qu’on rencontre à l’embouchure , 8c qui de-meure a sec avec le reflux, il faut toujours tirer vers lesud. On y trouve même durant la basie marée jusqu’àcinq ou six brasses d’eau , si ce n’est à l’embouchure oùil n’y a que douze ou quatorze pieds d’eau tout au plus.La rade est bonne à une lieue de la riviere ; mais elle estincomparablement meilleure à quatre lieues delà, dansla baie de Zanguisara.

D’ABLSIYAH, ou avec l’article^/des Arabes Al-DabusiYAH, petite ville de la Tartarie , dans la Transo-3 çane, entre Bochara 8c Samarkande, au midi de la va-îee d’Alsogd»^ fur la route de la Chorasane. Elle n’a nifauxbourgs ni villages qui en dépendent. Elle est pluspetite: qu’Arbeniam , & aussi grande qu’AltaWawis.Abulfeaa compte , depuis cette ville jusqu’à Chash-nigah cinq parafanges , §e douze de la même ville jus-•qu’à AltaVawis.^ II dit, p. 35 , que c’est la premiereville d’Alíogd, 1 une des principales contrées de Mawa-ralnahr, fous la domination de Bochara. Alfaras donneA cette ville 88 d. 55 m. de longitude, 8c 39 d. 40 m.de latitude. Albiruní ne lui donne que 88 d. de long. 8c39 d. 50 m. de latitude.

DACA,^grande ville des Indes. Elle est fur le Gan-ge , Sc ne s etend qu’en longueur, chacun étant bien aised avoir ía maifbn proche de ce fleuve. Cette longueurest de plus de deux cosses ou lieues du pays, & mêmedepuis un assez beau pont de briques, qui est fur uneautre riviere, appellée Pagalu, jusqu’à Daca , ce qui com-

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prend plus d’une lieue : ce n’est qu’une fuite âeïfì^° nSécartées les unes des autres, 8c la plupart habitées pafdes charpentiers, qui bâtissent des navires à la maniérédu pays. Ces maisons nè font que des butes, faites debambous 8c de terre grasse qu’on applique par-dessus-Celle de Daca ne font guéres mieux bâties, quoique laville soit devenue d’un fort grand négoce , depuis q ueles marchands qui demeuroìent à Rage-Mehale s’ytransportés. Le logis du gouverneur est un enclos d ehautes murailles , au milieu duquel il y a une méchantemaison de bois. Les Hollandois, ne trouvant pas leuj smarchandises en fureté dans les maisons ordinaires d®Daca , y ont fait bâtir une fort belle loge. Les Anglp lSy en ont auffi une assez belle. L’église des Augustinest toute de brique , 8c un assez bel ouvrage. * CoTfl-Dict. Tavernier , Voyage des Indes, t. 2, /. 1 , c. 8.

DACE ou Dacie , ancien nom d’une partie de ’ aHongrie, des deux côtés du Danube , au-dessous def° nconfluent avec la Theisse. Dion dit que les Daces s’éten*dolent jusqu’au mont Haemus > 8c que les Mœsie r - Sétoíent des Daces. Ptolomée étend laDace en longueur»depuis le coude septentrional du Danube, jusqu’au p r °lmontoire Pierum , où est aujourd’hui Jenì Gala', ce q ulfait un espace de cinq mille stades. II en prend la la r "geur, depuis le mont Scardus jusqu’au^mont Garpathe -ce qui fait 500 stades. La Dace , prise dans ce f estSétendu , fe divise en trois parties ; la Dace propre , l eSJazyges Métanastes , 8c la Mœsie ou Mïsie. Voy eX>les articles des deux dernieres parties.

La Dace Propre , est le pays enfermé entre le D a-nube , la Theisse, le mont Carpathe 8c le Pont - EuxîU'Les Romains la diVifoient en trois parties; 8c nommoíen £la premiere Dacia Ripensis ; la seconde, Dacia M E 'djterranea 8c la troisième Dacia Alpestris.

Dacia Ripensis étoit nommée auffi du mot Rip*’qui signifie bord 8c rivages. Ses villes étoíent:

Druphegis, aujourd’hui Cheio , selon Niger.

Liz.ifis, ville détruite , dont le lieu s’appelle Laof^"los » selon Lazius.

Fibiscum, aujourd’hui Fitul, selon le même.

Zeugma , aujourd’hui Clausembourg, selon Rithaii® eí8c Altamer. Lazius croît que c’est Zaz.esbes &Hongrois, 8c Mulenbach en Allemand.

Zurobara ou Zarobara , aujourd’hui Temesivar.

Cette partie étoit arrosée par les rivières Fibise^laujourd’hui la TëiJJe, 8c Marifus , le Maros. Elle rép° aà une petite partie de la Haute Hongrie , de la Fr avanie Sc de la Rascite.

Ile

à*

Dacia Méditerranea, tiroit son nom de ce qu eétoit au milieu de terres , c’est-à-dire, plus éloignéeDanube. Ses villes étoíent :

Acmonia , aujourd’hui Zeverin , selon Niger.

Alba Julia , aujourd’hui PFeiJfembourg.

Augufiia , aujourd’hui Cufii » selon Lazius.Marcodava , aujourd’hui Meczàes , selon quelfl 1 ^uns. Lazius » dans Un endroit croit que c’est M#s c 1z.eck. 1 , 8 c pense ailleurs que ce pourtoit être Fid e ^Napuca , qui est Buz.a ou Buz,aten , selon Lazíu s ’Coloswar, selon d’autres.

Nantidava , que les Allemands nomment Nojfív8 c les Hongrois Bifiricia, selon Lazius. j e s

Patruiffa ou Patrovijsa » selon le même ,Hongrois nomment Brajsowa , 8 c les h a ^Cronflad.

Singidava » dont on ignore la situation. £ a -

Succi, aujourd’hui le Fort de Fur chaîne fi

zius. . c onn« e -

Fapa >.dont parle Xiphilin , 8c qui n’est plu a fa? 0,Tiriscum ou Faros , aujourd’hui Fergoivit* 0)i fe[onUlpianum ou Ulpïana , aujourd’hui Cz.an&W* 'Lazius. ' êe

Zarmisogethusa ou Zarmigetusa , ville r 1,111 la

Cette Dacie comprenoit la plus grande pfiF 1Tranfilvanie , Sc quelque peu de la Haute H° n &Dacia Alpestris , tiroit son nom d’ une c fjar-tion du mont Hémus , qui va fe joindre au uipathe , & que les anciens nommoient Alp<es-étoíent. T z j tt $.

Carsidava , aujourd’hui Kuryma » s elon