DAM
tures. On y a inventé les étoffes de foie a ramages: ; d’oùleur vient le nom de Damas. S es sabres Sc ses couteauxfont très-connus Sctrès-recherches > 8c la trempe en est fibonne, qu’ils coupent jusqu’au fer. Tout le commerce sofait par les Juifs qui s’en sont rendus maîtres. Les diffé-rentes sectes des Chrétiens Orientaux, y ont des établis-semens; 8c l’on y comptoir en 1721, 5 à 6 cens Chrétienslatins, dirigés par des Jésuites, des Cordeliers 8c desCapucins.
La ville est défendue par un château de structure anti-que , mais tout bâti de pierres détaillé en pointe de dia-mans , Sc entouré d’un fossé extrêmement large, de huità neuf pieds de profondeur , où coule un petit ruisseau :on trouve, en entrant, un corps de garde garni d’armes;8c parmi les pièces de canon de cette forteresse , il y atrois grosses coulevrines d’une longueur extraordinaire.Quinze ou seize pas au-delà de la porte , est le lieu oùon bat monnoye ; 8c ce font les Juifs qui y travaillent.Un peu plus avant on rencontre un dôme , soutenu parquatre piliers fort simples , 8c d’une telle grosseur quetrois hommes n en pourroient embrasser un. Ce dômeest fur l'avenue d’une belle place, qui a de l’autre côtéune sale voûtée fort vaste, d’où l’on entre dans le divan.U est peint à la mosaïque en or 8c en azur, 8c rafraîchipendant les chaleurs de trois petits bassins , où l’on faitvenir de l’eau autant qu’on en veut. Le reste de ce châ-teau est occupé d’une mosquée , du logement d u hacha,Sc de celui des officiers 8c des soldats de la garnison.En dehors de ses murailles pendent deux chaînes depierres , dont l’une contient seize anneaux 8c l’autrequatorze, taillés l’un dans l’autre d’une artifice admi-rable. Chaque anneau peut avoir deux pans de long ,8c un 8c demi de large , 8c chaque chaîne n’est qu’unefeule pierre. Delà , on vient dans une belle mosquéede vingt pas en carré, toute peinte d’or 8c d’azur à lamosaïque , 8c pavée de marbre. On voit au milieu lasépulture de Melec Daër, sultan d’Egypte. On découvreeníùite la maison du tefterdar, dans laquelle il y a unepetite mosquée, très-belle, tant pour l’architecture, quepour le marbre 8c la peinture en or Sc azur. Cette mai-son est composée de plusieurs chambres de même façon ,Ayant à chaque fenêtre une petite fontaine , dont l’eau,lres-claire , y est conduite par des canaux. Dans cettemême maison il y a une porte 8c plusieurs grandes fenê-tres, avec treillis de cuivre, qui regardent dans la gran-de mosquée , qu’on peut voir delà fans aucun empêche-ment ; mais il est défendu aux Chrétiens d’y entrer furpeine de la vie, ou d’embrasser la religion de Mahomet.Cette mosquée est d’environ trois cens pas de long, 8cde soixante de large. La cour est pavée de belles pierres,la plupart d’un marbre luisant. Tout à l’entour font plu-sieurs colonnes de marbre, de jaspe 8c de porphyre, fortdélicatement travaillées , 8c qui soutiennent une voûte »peinte de divers ouvrages à la mosaïque. On entre decette cour dans la mosquée par douze grandes portes decuivre , figurées en bosie, avec plusieurs colonnes ,la plupart de porphyre, dont les chapiteaux à la Corin-thienne , font de bronze doré. Les Turcs tiennent cettemosquée pour l a plus magnifique de toutes celles del’empire- C’étoit une église des Chrétiens que l’empe-reur Héraclíus avoit fait bâtir à l’honneur de saint Za-charie , xure de saint Jean-Baptiste » on dit qu’il y a unesépulture, ou senties os de ce saint Prophète. II y a dansla ville une autre superbe mosquée laquelle étoit autre-fois l’eglHe de saint Jean. Les religieux Mahométans,qui la desservent, V conservent » disont-ils, avec respectle chef de ce saint Préc U rs eur .
Le territoire de Damas produit des raisins qui sontrenommés dans tout le monde; 8c le vin que l’on faitdans le pays est admirable. Les autres fruits y sont mon-strueux; 8c les bleds y abondent. C’est la contrée la plusfertile de toute la Syrie.
On voit dans Damas la fontaine où saint Paul recou-vra la vue , 8c fut baptisé par Ananie; la maison de ceJude chez lequel il s e retira pour être instruit de la reli-gion chrétienne, où l’on voit la chambre dans laquelleil fut trois jours fans manger; la grote , dans laquelleAnanie l’instruisoit, en l’allant trouver chez Jude parun souterrain , aujourd’hui bouché. On descend danscette grotte par quatre degrés. La maison d’Ananie, quirépondoit à celle de Jude par ce souterrain, subsiste en-
DA
core. Près de la porte orientale étoit autrefois uneg ral ‘de église, dédiée à saint Paul. Les Turcs en ont fait unhan. A quelque distance de cette porte en est une autremurée de pierres , près de laquelle on montre l’endroupar où les chrétiens descendirent le saint Apôtre caune corbeille pour le garantir de la persécution des JuiSaint Jean , surnommé Damascéne , étoit né dans cetteville. II fut en Orient avec saint Sophrone , patriarcde Jérusalem , le plus zélé défenseur du culte des i' 1 * 13ges 8c des reliques. 11 mourut vers 760, son éloquence 1 avoitfaitsurnommer Clryfirrkoas, c’est à-dir z, Fleuve d os'
A deux milles de Damas, au-dessus du petit vil' a Sde Salusia, est » fur une petite colline , un hermitageDerviches. On y montre une grotte, où l’on prétestque se cachèrent, sous le régné de Décius , sept chtctiens qui fuyoient la persécution , qui s’endormfiestalors , qui ne se réveillèrent que sous le regn eThéodore le Jeune , 8c que les légendaires ont fait connoître sous le nom des Sept Dormeurs. A trois lieues nlà est l’endroit, où l’on dit , que Caïn tua son s re /^Abel. Dans le village, appellé Jobar, qui n’est habitque de Juifs , à une demi-lieue de la ville , il y a ul,eSynagogue, au bout de laquelle on trouve une grotte »du côté droit, de quatre pas en carré. On n’y entre que P aun trou , en descendant sept degrés taillés dans le r ° c 'C’est , dit-on, où se cacha le prophète Elie, fuyant 3poursuite de la reine Jésabel. On y montre encore ttrou par où les corbeaux lui porterent à manger p eirdant quarante jours.
i.DAMASAN ouDamazan, petite ville de F rast c _ e jdans le Bazadois, fur les confins de l’Agenois , générai* 1 ^de Bordeaux, élection de Condon, à l’orient de La^telgeloux , à quatre lieues d’Aiguillon 8c deheurt. Elle a justice royale ressortissante nuetnestt '8c environ six-cens quatre-vingt feux. Corneille, d 3 ^son Dict. en fait, mal-à-propos , deux villes, 8c met V?rríasan dans la Bazadois , 8c Damaz.an dans l’Agest° íS '* Dénombr. du royaume de France, t. I, pag. 282. .
2. DAMASAN, petite ville de France, dast scomté de Foix, à six lieues au couchant de Parnie rS 'fur la petite riviere de Rize. Elle contient mille doi* zcens habitans. , , ,
DAMASCENE, partie de la Celeíyrie, où étoitville de Damas dont elle prenoit son nom.
DAMASENSA, riviere d’Afrique, dans le roy al ^med’Yamina , au sud de la Cambra. Elle vient duP 3 ^de Jagra , 8c se rend dans la Cambra, proche l’ifle de 1léphant. Cette riviere est fort large à quelque diibjj 3de son embouchure , mais elle est retrécie tout dcoup , par le grand nombre d’arbres qui s’avançesttses bords. Elle est remplie de Crocodiles. A cinqles, en la remontant, on trouve une petite ville de ^me nom , composée de vingt à trente maisons. Cdï tela Gambra par le capitaine Jean Leach , 173 2> atl -
DAMASIE , selon Cellar. Ge'ogr. u 4 nt. I. 2 , c, 7 ’ to itcien lieu de la Vindelicie. Strabon , /. 4, dit qu’ell®^ ^en quelque façon la forteresse des Licatiens , c ? so.dire de ceux qui habitoient le long de la riviere - cCluvier , Vindel & Noric. p. 14 , assure qu’ello ^leur capitale , 8c que c’est aujourd’hui Augsbosttg^,qu’on l’appelloit Damasie avant qu’on l’eut P eV J,j^u-ornée Sc agrandie, ce qu’il lui fit donner le n oin , pa-gusta. Velser croit au contraire que les ruines, g demasie sont plus haut vers le midi , proche la r * vWertach. ,. s uîîís.
DAMASI MONTES ouïes Monts D A Î* /. 7,
C’est ainsi que l’ancien interprète de Ptolo lI ’ e . e s ^ t;e nd,c. 2, écrit le nom d’une chaîne de montagnes q* 13 j v iS'selon ce géographe, depuis le 162 d. de sostA^ ^ ^3.qu’au 166, 8c depuis le 23 d. de latitude, „ a roîtLe grec porte ao bazsA. Dobassi Mo »^ s ’« ditque ce sont les mêmes montagnes , d’où * t0 jy aor ias ^un peu plus bas que descendent les fleuve s nt sorDorias ; mais les manuscrits varient extr jj aìn aJfii
éte^
jjvi <-(*.> , mais les manuscrits varient extfl’ortographe de ce nom : quelques-uns portent ^d’autres Dabassr, d’autres Dabassi. Cette chaîne ^j ef _dusud au nord , 8c ensuite vers nord-nord-est, le ocC soent,
cator. De l’Isle, au contraire, l’étend d’orient etl °^ v el el-depuis le pays des Sines jusqu’au mont Imaus, . ^or-le fe va joindre. Ce sont les mêmes montagn eS -^’Ava.
nentau nord des états dugrandMogol 8c ceux u t