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Tome second. C - F.
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DAMATCORENSIS , ville épiscopale d’Afríque,oans la province proconsulaire , selon la notice d’Afrí-*ì Ue > qui fait mention de Dumvirïalis> son évêque. Haï-doinn , Coliect. con c.

D AIV 1 AVEND, ville d’Asie. Elle étoit autrefoispCj^prìíe dans la province d’Adherbígian, en Médie.

Ile est à présent comprise dans la province nomméeab al, ou irack persienne. On tient que Caíumarath »Premier roi de Perse , en jetta les fondemens, après avoir^'stoutie pays d’alentour fous fa domination. II y a des^ontagnes voisines qui portent le même nom; & ce futan s ces montagnes que Feridoun tint prisonnier letyran Zohac. f Herbelot , Bibloth. orientale.

*• DAMBÉE , Dembea , Dembeja , royaume d'E-thiopie , dans l’Abyssinie. Í1 a , du côté du midi, le lacla mer qui lui est particulière , Sc que l’on appelle~ a r-Dambée ; du côté du septentrion Oraga , entre•occident Sc le septentrion , la Nubie ; du côté d’orient'-'ancation. Si la province de Dara est attribuée au royau-. ^ de Bagamadri ( Bagemder .) comme elle lui appar-ten oit autrefois , on peut dire que Dambée touche au*°yaume de Bagamadri , entre, le midi de P orient ; Sc® e même si Ogata est attribuée au royaume de Tigre,dira que le royaume de Dambée touchera à ce royau-me. Enfin , comme le lac ou la mer doit aussi être coyfi-*} e rée comme une partie du royaume de Dambée, à raí-*°n des iíìes qu’elîe contient, on peut dire qu’il touchecôté du midi au royaume de Goíame. Ces différen-Ce s fervent à faire entendre les historiens qui ne parlentPas tous de la même forte; & ce que je dis de ce royau-me peut être appliquéaux autres par proportion.* Desc.de Pempire du Preste-Jeun , p• 20.

Le terroir de Dambée est presque tout plat , & estíouvent inondé par les eaux des lacs Sc des fleuves, cequi n’arrive point aux autres royaumes d’Ethíopie. Salongueur , d’occident en orient, est d’environ quatre-vingt-dix milles , Sc fa largeur de trente ; Sc si l’on ycomprend le lac, elle íèra de soixante ou de soíxante-dix.Ses principales places font l’ancienne Gorgone , qui enest comme le centre, Sc qui n’est qu’à trois milles de laNouvelle Gorgone. Les Jésuites s’y établirent d’abord,Pour être plus près de l’empereur qui demeurent à Dan-c <ztion : mais parce que le lieu est bas, Sc que l’air n’enEst pas sain, on leur a depuis accordé la nouvelle Gor-gone , qui est appellée de la forte pour la distinguer de'ancienne , Sc qui est une péninsule de la mer de Darn-es 6 , où 011 passe par un isthme fort étoít : l’empereur ,^ e ltan Sequede , y a fait bâtir un palais. Les Jésuites yune église , Sc un séminaire. 11 y a aussi une ville, 0rt considérable > appellée Ganeta de JeJ'u , ou Paradise Jésus. Elle est bâtie dans un bas, ce qui est rare enCe Pays. La situation en est agréable , Sc il y a de l’eauabondance. II y a une église où l’on enterre les empe-\Vi rs _ ùes derniers tems. On y a bâti une église pour leslu ites , à la maniéré d’Europe, Sc un palais pour lesJ^pereurs. Cette ville est à douze lieues de Dancation >a autant de la nouvelle Gorgone. On peut compter,^ tr e les parties de ce royaume . le mont Dancation ou^Hjsus, assis à l’extrémité d’Ogare Sc de Dambée dug j d’orient. II y a au-dessus une plaine , où l’eropereur° n g-tems logé avec toute ia cour. On a bâti fur cette•j^°ntagne un palais à l’européenne , pour le patriarche^and e2 ^ A- une maison pouríes Jésuites. 11 y avoít outre, f a - aune église dite Gambianeï , Sc neuf mille cabanes,jj Ile s de pierres 8 c couvertes de chaumes pour les soldats.

a Une petite contrée, appellée Empation ,à.P extrémité, lei Hale du royaume de Dambée, & à l’extrémité occí-sttal e à royaume de Bagamadri à une journée de laà'(p Ve H e Oorgone > Sc un peu moins de Puncation, c’est-J e p lre a environ quinze milles Sc à douze de Ganeta decéiq’ H ^ a un marché de bœufs fort fréquenté Sc fortU eu f Ie ; Elle s’étend d’occident en orient l’espace deSc du septentrion au midi de six. Elle a été ac-cell e u 3U P a kriarcbe Mandez pour sa subsistance Sc pourg Ur es Portugais.

les di, l 1116 colline de ce royaume, distante de trois mil-tri ce ac Dambée, est la ville de Depsan , où l’impéra-9rr osé aUtrefoia demeuré. C’est un lieu fort agréable,S; p P ar deux rivières , dont l’une descend d’orient »tre septentrion, elles se joignent ensuite pour

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couler dans le même canal. L’air y est fort pur. A l’op-posite , entre le septentrion Sc le midi, est une autremontagne, dite les deux mers. Comme elle est fort roideSe de difficile accès, c’est où les habitans se retirentquand ils fout attaqués par. leurs ennemis. En la partieorientale de cette montagne est un monastère. L’ifle deMetcorca ou de Mecareca , qui est assez proche de l’iflede Dambée , est encore une retraite fort commode. Ony voit un monastère autrefois fort célébré. On a bâtidans cette ville de Depsan une maííon à l’européennepour le patriarche Mendez. Quand on va du royaumede Goíame à Depsan , on trouve après le pont d’Alate,le fleuve Crel , qui se décharge peu après dans lac deDambée.

A l’extrémité'de Dambée, du côté d’occident, est laville de Oideriega ou d ’Ondegue. On en appelle auffi lacontrée, province de Guimelius. Des Jéíuites Sc des 'Capucins y ont été pendus pour la Foi. Entre DambéeSc Bagamadri, est encore la ville de Goga , où l’empe-reur a autrefois demeuré. * Corneille , Dict. Voila quis’accorde mal avec Ludolfe , qui dis dans son Hiftoired’Ethiopie , /• 2, c. u, savoir, qu’excepté Auxnm, iln’y a aucune ville dans toute l’Abyffinie ; mais simple-ment quelques bourgs, savoir

JJobarua , dans de royaume de Tígré,

JPremone , premier établissement des Jésuites ,Gubay, bourg du royaume de Dambée,

Nanina , dans celui de Goiam ,

Macana-Celace , dans celui d’Amhar.

Ces bourgs étoient l’ouvrage des Portugais , qui e«avoíent bâti quelques autres ; mais depuis que cette na-tion a perdu cet établissement » il n est plus sur qu’onles ait entretenus. Le même Ludolfe ajoute , que lesAbyssins aiment à demeurer dans des espèces de villa-ges dont les maisons ne font point contiguës , & quspar-là ils évitent quantité de querelles , que le voisinageSc la contiguité des maisons causent ordinairement. Dansles endroits fertiles & cultivés on voit la campagne cou-verte de villages 8 c de métairies. Ils n ont ni citadellesni châteaux, & la prétendue forteresse d Amhar n’est au-tre chose que des roches. Les villes nommées dans ladescription extraite par Corneille , ne font autre choseque ces espèces de grands villages. Les Abyssins s’étcn-nent de ce qu’il y a tant de grandes villes parmi nous , Scde ce qu’elles font fixes , Sc fe touchent l’une l’autre.Comme ils ne savent chez eux ce que c’est q Ue naviga-tion Sc transport de marchandises d’une province à uneautre , ils ont peine à comprendre que le bois Sc les vi-vres puissent long-tems suffire à tant d habitans qui ontfixé leur demeure dans un même lieu. Le royaume deDambée a été fameux , parce que la cour y a long-temsséjourné. II est divisé en quatorze préfectures ; aîrebja ;Decul-c 4 rwai Dehhana Edn; Gaba\ GuenderKuara;N ara; Sarako ; Sara-Karn ; Takuefu; Tenquel ; Tshel-ga ; Wahvad. Le vkeroí prend le titre de Dembea-Carnì-Paca. r

2. DAMBÉE, lac de l’Abyssinie , dans le royaumede Dambée. Sa longueur est de trente lieues portugai-ses , Sc la plus grande largeur est à peu près de douze.II a plus de cinquante lieues de tour : mais en comp-tant les enfoncemens, Sc les golfes , il en a bien davan-tage. Les Abyssins 1 appellent Bahr-Darnbeja. Il est à’ la hauteur de 13 degres 8 c demi, vers le nord. Il con-tient plus de vingt-une ifles , dont les plus considéra-bles fout : 1. Tz.ana , 2. Berghida, 3. Dahra-Antous,c’est- a "^Ee .monastère de saint Antoine , car Dabrasignifie monastère. 4. Dabra - Mariam , monastère deMarie ou de la Sainte Vierge ; 5. D aga ; 6 . De k ,, oùl’on relegue les personnes de distinction ; 7. Galila »8. Mecrahha ; p. MetHé •, 10. Quebran ; 11. Rima.Toutes ces ifles , excepté celle de Dek . font possédéespar des moines , dont les monastères ont autrefois étéfort magnifiques. Il y en a de grandes comme celle deDek. , pour le labourage de laquelle il faut au moins qua-rante paires de bœufs, L’air y est chaud ; & l’ on J tr °u-ve des oranges , des citrons Sc d’autres fruits semblables.L’eau du lac est fort nette , legere , faine Sc abondanteen plusieurs fortes de poissons , & même en chevaux