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Tome second. C - F.
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Ptolomée , qui la donne aux Cantiens, 8e la fait d undegré plus orientale, de vingt minutes plus méridio-nale que Londinium , qui est Londres. Cette positionfavorise également le sentiment de ceux qui croient quec’est Douvres; Sc celui de Cambden, Lambardus ScSpeed qui croient que c’est Cantorbery. Baudrandcite Ptolomée pour Darvernum , qui ne s’y trouve pas ;mais Darvenum , qui est le Durovernum d’Antonin; ScDurovernum ou Dorobernum est certainement Cantor-bery. Voyez, ce mot.

DARUS : c’est ainsi que quelques auteurs nomment»en latin > la Drave , riviere de Hongrie.

DASCILITIDE , lac que Plutarque ínlucculío , ditêtre proche de Cyzique Sc porter de grands bateaux.Strahon, /. 12, témoigne que la ville Dasvyleium étoitproche de ce lac, Sc qu'il appartenoit en partie aux By-zantins , Sc en partie aux Cyzicéniens. On le nommoitaussi le Lac Dascylia ; il y a eu encore deux autresnoms. Strabon dit positivement, que le lac Dascilítides’appelloit Aphnitis, 8 c Etienne le géographe, au motAphneium , dit, le Lac Aphnitis. * Corn. D ici. Le pereLubin, Tab. géogr.

DASCILIUM , ou Dascylium , ville ma-ritime de la Bithyníe , fur laPropontide.-Pline RappelleDasc r los. Elle étoit épiscopale , fous P arche-vêque d’Apamée. Son nom moderne est D 1 as c h i-L o , selon Niger ; ou plutôt D1A s c o L1 , commeécrivent les relations. Elle est astez bien entretenue parles Turcs , Sc située fur un cap de même nom, entreprufe à l’orient , Sc Cyzique à l’occídent. * Baudrand »édit. 1682.

DASQUILLO. Voyez. Dascilium.

DASSARETES, anciens peuples que Plutarque, inFlamiti. dit habiter proche du fleuve Lycus. Le P. Lu-bin, Tab.géogr. croit que ce peuple est le même quePtolomée place dans la Macédoine , aux confins del’Illirie. On leur donne les Eordíens à l’occident » lesEstréens au septentrion; l’Emathie à l’orient, Scies Par-thiœens au midi. La Dajsaritide ou le pays qu’ils habí-toient , est à présent comprise dans l'Albanie. De l’Iflequi écrit ce nom DiJJareti , les place au nord Sc à Pa-rient du lac de l’Ochrida, d’où fort le Drin noir. Ainsi,selon lui , leur pays est aujourd’hui partie dans l’Alba-nie, 8c partie dans la Macédoine.

DASS ARITES , lac de la Macédoine , c’est à pré-sent le lac de POchrida. Voyez, ce mot.

DASSEN-EYLAND, ou Isles des Daims. C’estl’une des trois petites ifles qui íont au nord du cap deBonne Espérance , les deux autres font Roben- Eilandou Piste des lapins, 8c Frans-Eiland ou Piste des François.Celle-ci est à huit lieues de la premiere , qui a pris sonnom de la quantité de daims dont elle étoit peuplée. Cefut Spilberg, qui, Pan 1601 , y en apporta le premier.Ils s’y font multipliés extraordinairement depuis ce tems;H s’y trouve aussi des brebis extrêmement, grasses , queles Anglois 8c les Hollandoís y ont mises. On en a tuédont la queue avoit vingt-cinq pouces d’épaisseur » Scpefoit dix-neuf livres. II y en a eu dont on a tiré trente-quatre livres de graisse attachée aux entrailles 8c auxreins, fans parler de celle qui étoit entre les chairs ;cependant il n’y a point d’eau fraîche dans cette Ifle. Leterroir en est extrêmement sablonneux , 8c ne porte quedes brossailles 8e des fleurs. * Cor». Dict.

DATA. Voyez, Dotis , forteresse de la basieHongrie.

DATAINO. Voyez. Chrisas , qui estl’ancíen nomde cette riviere , Sc Diclaino , qui est aujourd’hui le vé-ritable.

DATALARlA. Voyez. Pantalarée, iste d’Afri-que.

DATHTHA , ville méditerranée de la Médie,selon Ptolomée , /■ 6 , c. 2.

DATHUS ou D A TUS , ville de Thrace , proche duStrymon. C’étoit une colonie des Thafiens , 8c elle étoitfort riche a cauíe des veines d or qui ssi trouvoient dansson territoire ou dans son voisinage. Corneille dit quec’est P ancien nom de Philippopoli . * Baudrand , édit.1682.

DATII, peuple de la Gaule, dans l’Aquitaine. Bau-drand, édit. 1682., le borne au couchant par la mer deGascogne, au nord par les Bituriges Vibisci , à l’orient

DAY

par les Elusates , au midi par le Bearn Sc le Labourd.11 s’appuie fur J’autorité de De Marca, selon lequel1 s

ontétéappellés anciennement Tar b ellie n s 8c Aquitains >Sc habitaient au lieu où est aujourd’hui le díoce ed’Acqs ou Dacs » en Gascogne ; Sc ajoute que leur p rl ss"cipale ville étoit aussi nommée Datii ou Tafia. Ou a vuau mot , que de Longuerue n’estpas dufeuti men£

de ceux qui croient que Datii étoit Dacqs , 8c qu ’Aqua.Tarbellicœ, étoit Bayonne. Voyez. Tarbelli , TaF rADaqu^.

DATRIATA, contrée d’Irlande, dans l’Ust° nl , e 'Routa, territoire du comté d’Antrim, en est unep artie '* Baudrand , édit 1682.

DATTARUM Regio » ou le pays des Dattes.. Voyett,le Biledulgerid.

D A T T É E, petite riviere du Cotentin : elle a 3source en partie dans la forêt de Saint Sever, 8c en p ar 'tie au-delà des bois de la Haye , dont elle fait le tour ,’entre Mont-Joie 8c Gitteus ; 8c après avoir reçuronne, grossie de plusieurs ruisseaux, elle tombe dan sla riviere de Vire au - dessous de la ville de ce noru-’F Corn. Dict.

DAVENTRIA, nom latin de Deventer, ville de§Provinces Unies.

DAVID AN. C’est la même chose que DadivA* 1 'Voyez, ce mot.

D A VIA , bourgade de la Morée , fur la rive ttiet't'dionale de Longarola , à l’occident méridional de j 3Zaconie ou pays des Mainotes , fur les frontières d»Belveder , 8c au nord - ouest de Spítalfi. * Sanjòn , ^las. Niger croit que c’est Pancienne Phialia. ,.

D AVION S, peuples anciens de la Scandinavie •'étoient mêlés avec les Guthes, dans ce qu’on appenaujourd’hui Gothie , province de Suéde , 8c vivoi eIl£brutalement 8c hors de toute forte de commerce. *difret, Géog. t. 1.

DAVIS , [ Détroit de Davis , ] bras de mer quientre Piste de Jacques 8c la côte occidentale du Gro# 1land. II a pris son nom de Jean Davis , Anglois , çMdécouvrit en 1585. Les côtés font habitées par des f altvages de deux sortes. Les uns font très-grands , bis 1 *faits, assez blancs 8c legers à la course, ce qui fait qu »aiment la chasse. Les autres font de couleur olivâtre í ^beaucoup plus petits : mais bien proportionnés d asttous leurs membres , à la réserve des jambes , qu’st sfort grosses 8c fort courtes. Ils s’occupent de la pN" ^Les uns 8c les autres ont les dents fortes 8c très - bi-ches , les cheveux noirs , les yeux vifs 8c les traitsvisage agréables, 8 c fans aucune difformité. Tous‘°très-vigoureux; 8c beaucoup, après avoir passé cent aI Vfont encore très-robustes Leur humeur est gaie. H s f sment les étrangers, fur-tout ceux qui leur portentégailles , des hameçons , des couteaux 8c autres st"mens de fer à leur usage. Ils donnent en échang^qu’ils ont de plus précieux. Ennemis , d’ailleurs > ° enouveauté » rien ne peut leur faire changer quoíss 1 p e ssoit dans leur nourriture ou dans leurs vêtement £habits des hommes consistent en une chemise , un ^de chausse » des bottines 8c une casaque. La cheiAjleur va que jusqu’au-dessous desseins. Elle est ^f/L a levessies de gros poissons , coupées par bandes “ Aulargeur 8c couíues ensemble fort proprement » aVÊ 0 jntcapuchon qui couvre le col 8c la tête. II n’y & u c \\\tsd’ouverture à la poitrine , afin qu’on ne l a A £ ; e repoint en la vêtant ; les bouts des manches , I 3 j je ursSc le deflous font bordés d’un cuir noir fort dél"-^ {£„autres habits » 8c leurs bottines, même font a y^ 0 nt deces rapportées comme leurs chemises ; mais d s pr épa-peaux de cerf ou de chiens de mer, toutes bíf sl e nrées 8c garnies de leur poil. Ils ne forten £ l a . Ré"campagne fans un carquois fur l’épaule , re^yî eS f 0 ntches » 8c l’arc ou une lance à la main. Leurs loi*'

de deux sortes. Les unes de deux ou trois P je tran chaii £

gueur, ayant la pointe garnie d’un os mífl ce ' , ts te'

8 c fort aigu, avec l’un des côtés hérissé de crO j ia 0- e descourbés en - dessous. Elles fervent p° ur a c { 0 rt eSlièvres, des renards, 8c des oiseaux, 8 c des 3Utr cer p s , les

de même gibier. Les autres servent à tuer es ^ ali

élans , les ours 8c les autres grosses bêtes- ^ ^«n

moins quatre à cinq pieds de long > & on£ aT je st^ e ‘os astez fort, pointu avec des dents en aç