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Tome second. C - F.
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DEL

L’oracle de Delphes fut le plus célébré de tous ceuxque les payens confultoïent dans les différens pays duïuonde. Les princes 8c les peuples , non-seulement dela Grece, ma is aufli des autres pays de l’Asie & de1 Europe, s’empressoient d’orner 8c d’enrichir, par leursptesens , le temple de Delphes. Dans une guerre quej. es Phocéens , chez lesquels étoit ce temple , eurent aloutenir contre les autres Grecs , les fonds leur man-quant , ils íè servirent des vales sacrés, Sc d’autres donsofferts dans le temple • & ce qu’ils retirerent a plusieursEois, pasla dix mille talens > ou six millions de France,"près une grande victoire remportée fur les Perses > lesGrecs employerent une partie du butin a decorer ceftiêine temple d’une ftatue d’or d’Apollon. Les oraclesY furent rendus, durant plusieurs siécles,, envers assezplats pour faire dire aux píaífans , que le plus mauvaisde tous les poètes , étoit le Dieu de la poésie. A la finApollon , las d’être raillé , ne parla qu’en prose. DansCicéron, de Divin . I. a , l’oracle de Delphes est mis aurang des fourberies les plus grossières & les plus décriées.E se tutvers le tems de la naissance de J. C. Suidas , Ce-drenus, 8c quelques auteurs , disent, qu’Auguste, étonnédu silence d’Apollon , en reçut pour réponse , que l’en-fant Hébreu, Dieu des Dieux, l’avoit chassé de son tem-ple. 11 faut voir, sur ce sujet, Y Hiftoire des Gracies -, dumédecin Van-dale ; son Abrégé par de Fonteneile ; 8c laCritique du Jésuite Baltus.

Baudrand dit que , sous le christianisme , Delphesfut le siège d’un évêché , suffragant d’Athènes » mais ilu en est point parlé dans les notices , ni dans aucunécrivain ecclésiastique j ce n’est plus aujourd hui qu unamas de ruines , fur lesquelles est, au pied du mont Par-nasse , un petit village appellé Cafìri , entre SalonsLc Livadia, à quatre ou cinq lieues de l’une 8c de l’au-ti'e. Corn. Díct- Baud. Dict, Hérodote. Diodore de Si-cile , /. 1 6. Homère , Cat. v. 26. Pindar. Pyth. 6. carm.Ettripid. Jon.v. 223 8c 461. Tit. Liv.l. 38, c. 47. Sophoc.lîEdip. Tyr. v. 488.

DELPHICUM TEMPLUM, OU le Temple deDelphes. Ce nom a été donné autrefois à un lieu maritimede la Gaule Narbonnoíse, selon Strabon , cité par Bau-dran, éd. 1682. Qn le nomme à présent les Trois-Ma-Ri es , ou les Saintes - Maries , ou Notre - DameDe La Mer , village à l’orient d u Gras d’Orgon, furf a côte de Provence , dans la Camargue.

PELPHINí PORTUS , village , avec un port de1Re r Sc une forteresse , fur la côte de Genes. Voyez. P o R-

To

F I N o.

. -GELPHINÍON , ou Delphinium , quartier de la^ille d’Athènes , où étoit lamaísond’iEgée. II étoit ainsill0 mmé, à cause du temple d’Apollon Delphinius. L’au-t , eur du grand étymologique dit, que certains Candiots^ a »t agités fur mer par une tempête , furent sauvés parApollon, qui s’apparut à eux en forme de Dauphin ,r . es _ guida jusqu’en Attique ; Sc en mémoire de ce bien-ait > ils firent bâtir un temple à Apollon, qu’ils surnom-*? e rent Delphinus. + Plutarc. i n The se o. Voyez, les notese JYtezâriac , dans le Phitarqne de D acier , t. 1, p. 30.

DELPHOLANDIA , nom latin du Delfland.

OELPHGRUM PORTUS. Voyez. Delfshaven;en Hollande.

c f^ELPHORUM PORTUS, nom latin d’un port ,ur la cote occidentale du Groënland. Baudrand le traduitPar Delfsche Haven , 8c de l’Iste, par le Havre de■ C est apparemment une faute du graveur, qui

mis une y pour unes • car les hollandoís, qui ont ainsii°mmé ce lieu , songeoient à la ville de Delft en Hol-,and e , de même qu’ils donneront à un autre port voisin ,

nom de la Brille , ville peu distante de Delft en Eu-r °pe.

DELSPERG , Lelschperg , Lelsberg . Dels-?. Er g , ou Délérnont . petite ville de Porentruy , fur la" ris e, dans la vallée de Délérnont. faisant partie duaaltzg a ^ R y a un chapitre de chanoines , orïginaire-établis à Munster ; mais qui, depuis la reforma-y°n s’est retiré à Deisperg. * Notes fur un ancien.m fauscrit de la bibliothèque de M. de Corberon, premierV r efìdent au conseil souverain d’Aljacc

Cette ville est assez jolie. En 1397, elle fut presquej^duite en cendres par le feu du ciel. Le même accidentarriva en 1487. On lit , fur la maison de ville une

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inscription en vers , qui annonce ces deux événemenstragiques. * Géographie de Hubner , 1 . y , p, 422.

1. DELTA, nom d’une lettre de l’alphabet grec,laquelles’écritainsin. Ce qui a donné lieu aux anciens de nommerDelta, des cantons, ou même des villes, de figure trian-gulaire. Le nom de Delta, selon Strabon , l. 17, f edonne principalement à la Basse-Egypte, enfermée en-tre la mer méditerranée, qui fait un des cotés du trian-gle , Sc les deux bras extérieurs du Nil, qui font lesdeux autres , Sc dont l’angle méridional est au Caire. Lecôté maritime est une ligne plus courbe encore quellesdeux autres; Sc le De! ta n’est pas à présent fort régulier ;mais, outre que la mer y peut avoir fait de grands chan-gernens en tant de siécles , une légere ressemblance adû suffire ; 8c ces irrégularités font bien diminuées dansun grand espace. Voici les villes du Delta Scieurs disttances, selon Antonio , Itiner.

Pela fi 0

Heraclepolim , M. P. XXII.

Tanin, M. P. XXH.

T hmuin , M. P. XXII.

Cyno, M. P. XXV.

Tavam, M. P. XXX.

Andron, M. P. XII.

Nithine, M. P. XII.

Hermupolim » M. P. XXIV.

Cercu . M. P. XXIV.

Alexandriam , M. P. XX.

Ces villes , qui étoient des nomes ou juridictions , setrouvent dans le grand Delta. Je l’appelle ainsi , à causede la distinction que fait Ptolomée du Delta , dont lapointe supérieure est proche Memphis , 8c la base , de-puis Canope jusqu’à Peìuse, ce qu’il appelle le grandDelta. II appelle petit Delta l’espace compris entre lebras du N il, qui couloit à Bubaste, Sc que les anciensnommoient Bubasticus fluvius, 8c celui qui couloit àBufiris , que les mêmes anciens appelloîent Bufiriticusfuvius. Il ajoute encore un^ troisième Delta , formé parle fleuve Bubastique d’un côté, Sc par l’Athribítique del’autre. Mais le second 8c le troisième delta ne íont pres-que point d’usage. Comme ce grand espace est toutentrecoupé de canaux larges 8c profonds , st est aiséd’imaginer autant de triangles que 1 on voudra , dansun grand que l’on partage à volonté. Voyez, aux motsNil Sc Egypte. Etienne le géographe ditque les Egy-ptiens nommoient ce pays Ptimyris , Sc Guillaume deTyr, dit que les Egyptiens de ion tems, le nommoientMahelech. Ortel. Thesaur.

2 . DELTA, Ptolomée semble faire une ville de cenom d-ans le grand Delta, au jugement d’Ortélius , The-faur. qui conjecture que ce peut être aujourd’hui M e-

N U T I.

3. DELTA, Joseph, de Bello Jud. c. 21 , sembledonner ce nom à un des quartiers de la ville d’A-lexandríe.

4. DELTA, selon Xenophon , ou Delcon , selond’autres ; bourg situé à une journée de chemin de By~fanes. On le nomme aujourd’hui Dercon, selonPierre Gilles , Desc. du Bosphore. Athenée , /. 3 , parisd’une rivière nommée Delcon , dans laquelle on pêchoítune forte de poisson nommée Delconus., du ncrm de larivière ; 8c qui , étant mis en saline, étoit un mangerfort stomachal. Ortélius croît que cette rivière pour-roit bien avoir coulé près du bourg Delcon, ou Delta.

j, DELTA , ifle située à l’embouchure du fleuveIndus , qu’elle partage en deux, selon Arríen. Les ha-Hitans la nommoient Patala , selon Ptolomée 8c Pline.C’est aujourd’hui l’iíle de D1 u qui appartient auxPortugais.

é.DELTA , ville de Syrie , selon Etienne legéographe. * Ortel. Thesaur.

7. DELTA, village du territoire de Corinthe »selon Pausanias.

D E L T H A N 11 , ville du Péloponèse , entre le-Lacédémoniens Sc les Messeniens , selon Etienne egéographe. , , •

DELVINO , bourg de l’Epire ; Sc ilcípal, selon Sophien. II n’est qu’à demi -tie, Sc sert de demeure au sangiac de 1 r

neille, de qui est cet article f % 'entre DHtance, 50, ^ Ì'ïkkH