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Tome second. C - F.
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DEU

Les DEUX AMANS, prieuré claustral de chanoi-nes Réguliers de saint Augustin, de la congrégation desainte Genevieve. II est situé dans le Vexin Normand ,près du pont saínt-Pierre, une lieue au- dessus du Pont-de-PArche , à quatre de Rouen , & à trois d’Andely »e ntre ces deux dernieres villes. Ce monastère , dontl’églîfe p or te le titre de íainte Magdeleine , est très-foli-dement bâti sur la paroisse d’Anfreville, dont la cure estdesservie par un religieux de cette maison. On en voitles bâtimens fur la croupe d’une montagne - dont la rivíered’Andelle arrose le pied, 8c l’on découvre de-là une tren-taine de villages le long des bords des rivières de Seí-ne » d’Eure Sc d’Andelle , les villes Se forêts du Pont-de~l’Arche 8e de Louviers , 8c la forêt de Lions , deVastes campagnes très-fertiles en bons bleds, de bellesprairies Sc des terres qui produisent du tabac, ce qui faitUne vue charmante. Corn. Mémoires dressés íùr leslieux.

DEUX PONTS » ville d'Allemagne, capitale du ,duché de ce nom : en Allemand Zyveybruck , en latinBipontium. Elle est située fur la petite rivière d’Erbach ,untre Sarbruck Sc Caseloutre. Ellen’estpgsgrande, maise Ue est a ssez bien bâtie. Les François la prirent en 1676 ,R 12 de janvier , en saveur du roi de Suéde , à qui ellea Ppartenoit, en qualité de duc de Deux-Ponts. On verradans l’article suivant à quel sujet la France en priva ler °i de Suéde , Sc comment elle l’y rétablit.

LE DUCHÉ DE DEUX-PONTS , en latin Du-e atus Bipontinus a petit état d’Allemagne , du cercle dubas - Rhin . dans les montagnes de Vosge. II a pour bornela Lorraine Sc le comté de Sarbruck à l’occident, l’Alsaceau midi, 8c ailleurs le palatinat du Rhin. Sa longueurost environ de vingt lieues , Sc fa moyenne largeur desept ou huit. Plusieurs jugemens rendus aux journéesfeudales , tenues en la cour de l’église de Metz par lespairs 8c vassaux de cette église , parmi lesquels il est tou-jours fait mention du comté de Deux-Ponts , prouventque c’est un ancien fief de cet évêché. Etienne, comtepalatin du Rhin , troisième fils de l’empereur Robert »acheta la moitié de ce comté , pour le prix de deuxjnille quatre cens florins , Sc l’autre moitié passa à Phi-lippe V, comte de Hanau , par son mariage avec Mar-Ruerite-Louise, fille de Jacques, dernier comte de Deux- -^°nts, Louis le Noir eut en partage le duché de Deux-Ponts ; 8c il est le chef de la branche de ce nom , qui aProduit celle de Neubourg, de Deux-Ponts Sc de Bír-benfeld. Wolfgang , duc de Deux-Ponts , introduisit leuroit de primogéníture dans fa branche ; Sc ordonna queCe lles de Deubourg, Sc de Deux-Ponts seroíent régentes,a y e c voix & séances dans les diètes, 8c que les autres„ au roient que des apanages ; en forte que la branche deultxbach recoiinoîtroit ìa supériorité de celle de Neu-\° Ur g , 8c que la branche de BircKenfeld seroit soumisej c elle de Deux - Ponts. Jean , son fils puîné , eut leUché de Deux-Ponts ; & laissa de Magdeleine, troisièmex e de Guillaume , duc de Juliers , Jean II qui succéda1 ï* régence de Deux-Ponts. Frédéric Casimir, qui eut

bailliage de Landsberg en apanage , 8c Jean Casimir ;s’étant établi en Suéde, épousa Catherine , fille de^harles IX, roi de Suéde , de laquelle il eut Charles-

nstave , qui succéda à cette couronne , par l’abdica-^Ostqu’gn fit la reine Christine. Frédéric , dernier ducr> e Deux-Ponts, n’ayant laissé que des filles de son ma-i a R e avec Anne-Julienne, comtesse de Nassau, le princejy °lph e Jean , son neveu » devoit succéder au duché ded a eUX j^ ontS - comme son parent le plus proche. Cepen-jj j 11 l administration en fut donnée à Christian II, princej> r atin de Birckenfeld. Apres la paix de Nimegue, laíx e p nce Prétendit que le duché de Deux-Ponts b étoit unçj es trouvant de la couronne , en vertu de la concessionen / r ° îs évêchés. C’est pourquoi le roi de Suéde , qui;p , *uit en possession , par la mort du dernier duc , donte n f°- U héritier, fut cité à la chambre de Metz , pouríàdeuj 6 ^ hommage. II fit remontrer par son ambas-

été Ust r °’ très chrétien , que ce duché avoit toujoursji’en a u phé souverain; Sc que ceux qui l’avoient possédé,fi Ce Dolent jamais rendu foi Sc hommage à personne,Vestit^ E qu’on prit pour une foi Sc un hommage l’in-r eur I ^ stu’on étoit obligé d’en demander à l’empe-sç S - n e Procureur général , qui avoit íes mémoires 8ces tirés des archives , pour en justifier la mou-

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vance , en informa la cour de France , qui ordonna a lachambre de prononcer fur ce différend, au refus du roide Suéde , de comparaître fur la citation ; de fortequ’après bien des pourparlers inutiles entre l’ambassa-deur Suédois 8c les ministres françois, la chambre donnaun arrêt de réunion du duché de Deux-Ponts à l a cou-ronne , si , dans un tems précis, le roi de Suéde n’enrendoit foi Sc hommage. C’étoit un jeune prince tropfier pour déférer à ce jugement ; Sc le roi voulant fairevoir qu’il n’avoit pas fait rendre cet arrêt, par un mo-tif de convoitise , ou pour s’emparer de ce duché, enfit offrir l’investiture au duc Adolfe , oncle du roi deSuéde; Sc encore ,à son refus, au prince palatin de Birc-kenfeld , qui en fit foi Sc hommage. C’est ce qui fitperdre à la France l’alliance du roi de Suéde , qui entradans le parti contraire, 8c conclut Tannée suivante ió8i ,un traité avec l’Espagne Sc ía Hollande ; 8c ion iucces-seur ne rentra dans ce duché que par ia paix de Rys-wick- La postérité mâle du roi de Suéde ayant manquépar ìa mort de Charles XII, Sc ce duché n’étantpas denature à passer aux sœurs de ce prince , ii a été dévolu àGustave-Samuel, petit-fiis de Jean Casimir, Sc cousingermain de Charles XII. Le duché de Deux-Ponts ren-ferme cinq bailliages, qui l'ont Deux - Ponts , Lichten-berg , Meijfenheim > Landsberg & Neufchatel . a Auaijret ,géogr. t. r- b Larrey , Histoire de France , en Tannée1680.

DEZIZE, petite ville d’Egypte , voisine du Caire , àune lieue du quartier des Francs. Elle s’étend fur le voisi-nage occidental du Nil; Sc ía longueur est de cinq ou sixcens pas, avec une allez belle rue,qui va d’un bout jusqu’àl’autre. La maison d’unSangrac, placée íur l a rive de cefleuve,yest remarquable paria grandeur. On ne voit rienque de fort commun dans tout le reste. Il y a un assez grandnombre de boutiques , où Ton vend des choses à Tuiagedupetit peuple. Les étrangers y chargent des cuirs ,du linSc du safran , dont le plu S beau vient du village nomméAbounombrons, c’est-à-dire, le pere du safran. On dit quele prophète Jérémie est enterre à Dezize ; mais cette opi-nion du vulgaire est fort douteuse. Les murailles lont tou-tes simples Sc fort mal en ordre. Si-tôt qu’on en est sorti,les yeux sont frappés de l’aspect despiramides, qui n’enfont éloignées que de deux lieues. * Corn. Dfist. Coppin *Voyage d’Egypte, c. 21.

DEZNA,DESZNA, DESNA, ou Disna rivíerede l’empire Ruflîen. Elle a fa source dans laSeverie , àl’occident de Démétriovícz, fur les confins du Palatinatde Smolensko, coule à Branski, d, reçoit la riviere de Ca-raczef, d. puis une autre au-dessous de Starodub,traversela forêt de Novogorod SeviersKi» baigne l a ville de cenom » reçoit la riviere d’Ubiecz ; Sc au - dessous de çeconfluent, elle entre dans la province de Czernicow , Sc,grosse par quelques autres rivières > elle coule vers la ca-pitale de ce duché, pour se jetter ensuite dans le Dnieperau-dessus de Kiovie. * VaugonAy , Atlas.

DGEBAL HEMR1N , selon Thevenot, voyage duiLev , p. 11 r, montagnes d’Asie : c’est une chaîne qui s’é-tend à travers la Perse jusqu’aux Indes. Thevenot croîtque c’est les monts Cordaci de Quinte Curce . L. 4, c. 10.

DGECET, bourg du Khorassan, fur la riviere de Hé-rat. R a dans fa dépendance cinquante villages. La récoltedes bleds y est abondante. Le pays est fertile en fruits.* Manuscrits de la bibl. du roi.

DGEDID, bourg ou fauxbourg auprès d’Alep. Dge~did en Arabe veut dire nouveau, tì’est où logent les chré-tiens du pays. II y a auffi plusieurs Turcs, Scies maisonsen font bien bâties. * Thevenot , voyage dù Levant ,p- 57 -

DGEIHAN , riviere d’Asie , dans la Natolie. Elle afa source près de la montagne d’Elbistan, a 60 dégrés delongitude, fur 46 de latitude, suivant Abulfeda ; elle passeenfoite par le pays de Sis , coulant du nord au sud entredes montagnes, sur la frontière du pays de Roum. Llloprend à Masisa son cours de Test à l’ouest, Sc íè jette dansla mer de Roum. L’on voit fur le bord septentrional decette riviere, des colonnes rompues , Sc d’autres marbresantiques , qui font juger qu’il y avoit de beaux édifices.Cette riviere étoit anciennement nommée Pyramne ; ScNiger lui donne pour nom moderne Malmistra. b oyagedu Levant par Otter , t. 1. .

DGEI HHON , Caravanserai, iur la route de LarTome 11 M m m m