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Tome second. C - F.
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DIEMENS - LAND . ou Terre de Diemen .< prononcez Dimen ou Dîme), côte d’unpays,dans lesles terres australes, découvert en 1642 , dit-on commu-nément, par Antoine Diemen Hollandois , qui lui donnason nom. Baudrand n’en convient pas ; Sc dit que ce futAbel.Tasment Hollandois . qui découvrit ce pays le 24novembre 1642, 3 c qui le nomma Diemens - Land , enl’honneur d’Antoine Diemens, général de la compagnieHollandoise des Indes orientales. Voici comme Abel’Janfen Tasman raconte lui-même fa découverte, dans unextrait de son journal, à la fuite des Voyages de Correal,í- 3 >f. 3°5- Le 24 novembre ( 1542 .),étant k 42 d. 25 m.de latitude dusud , er i 163 d, 50 m. de longitude , je dé-couvris la terre de Vest quart Jùd-efl, k la distance de dixmilles.& nommai cette terre , terre de Van - Diemen.L’aiguille se tourna alors droit vers cette terre. Ayant ungros tems , je portai au fud-quart Jud-est , le long de laeôte,& k’4$d. de latitude du sud, où la terre court k F est',& ensuite au nord-eft quart sur-nord. Etant k 43 d. 10 m.de latit. sud , & k 167 d. 3 5 m. de longit. je mouillai lepremier décembre dans une baye , que je nommai la Bayede Frédéric- hear. f entendis ou cru entendre du bruit furle rivage , comme s’il y eût eu du monde ; mais je ne dé-couvris personne. Jevisseulement deux arbres, qui avoientdeux brasses ou deux brasses & demie d’épaisseur ; & 6aoù 65 pieds de tigeau-destits des branches. Onavoit taillédans récorce de ces arbres , des degrés pour pouvoir y mon-ter , & 'aller dénicher des oiseaux. Ces degrés étoient k cinqpieds de distance les uns des autres ; de forte qu’il faut ,ou que les habitans de cette terre soient d’une taille exces-stve , ou qiéils se fervent de ces degrés , dé une maniéréinconnue. Dans F un de ces arbres, les degrés paroijfoientcomme s’ils ré eussent été taillés que depuis quatre jours.Le bruit que nous entendîmes > rejfembloit au son dé uneespèce de trompette , qui n’étoit pas fort éloignée ; cepen-dant on ne vit personne. J’apperpus des traces de bêtessauvages, dont les; griffes devaient être comme celles dé untigre , ou de quelque autre pareil animal. Je trouvai encorede la gomme & de la lacque. La marée monte Ó" descenddans cet endroit d’environ trois pieds. Les arbres n’y fontpas fort épais, ni embarrassés de buissons & de broffailles.J’y vis austl de la fumée en plufieurs endroits > & réy fisautre chose , que planter un poteau , où chacun mit sonnom ou sa marque ; &■ où j’attachai un pavillon. Je trou-vai k cet endroit-lk trois degrés de variation vers le nord-est. Abel Jansen - Tesman , en suivant les côtes qui serapprochent de l’équateur , en forme circulaire, pour s’enéloigner ensuite, Sc qui sont garnis de plusieurs iíles ,perdit cette terre de vue,, à la même hauteur qu’íl l’a-voit découverte. Les iíles dont cette terre est bordée ,font 1 ’lste Blanche , F 1 fie de Frédéric - Henri , celle deTasman, celle de Schoutam, Sc celle de Vaderlin. Aureste , on ne sait si cette terre est une iíle , ou si elle tientau continent par quelque endroit. * Baudrand , Dict.De F Isle , Atlas.

DlENSES , Paul diacre , cité pár Ortélius, Thejaur.place ce peuple dans la Gaule Narbonnoise, dans le voi-sinage du Rhône.

DIENSIS COLONIA. Colonie Romaine , établiedans la Pierie, contrée de la Macédoine. Pline la nommeainsi , 1 .4, c. io; 8c Ptolomée , 1 . 3 , c. 13 ,l’appelle sim-plement Dion. De l’ifle, dans son Atlas, place Dium entreles fleuves Aliacrnon Sc Blaphiras.au nord du montOlym-pe , Sc au midi occidental de Pydna.

DIEEENHEIM, petite ville dans le pays de Twen-te , dans l’Overissel, l’une des Provinces-Unies. * Dic-tionnaire géographique des Pays-Bas.

DIEPENBEECK, petite ville du pays de Liège, àdeux lieues de Tongres .^Diêiionnairegéographique desPays-Bas.

DIEPHOLT, petite ville d’Allemagne » dans lecomté de ce nom, en latin Diepfiolta. Elle est située entreBremen Sc Osnabrug , a dix lieues ou environ de l’uneSc de l’autre ville, fur leHunte ,un peu au-dessus de l’en-droit où cette rivière fort du lacDummer. Elle a souffertbeaucoup pendant les guerres d’Allemagne, 8c a étépresque ruinée ; mais elle s’est rétablie depuis. * Corn.Dict. D’Audifret géogr. t. 3.

Le comté de DIEPHOLT , est entre celui d’Olden-bourg > le duché de Bremen , le comté d’Hoye , & lesévêchés de Munster & d’Osnabrug. II a été possédé long-

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tems par des seigneurs particuliers, qui étoient puissant,Sc d’une noblesse très - ancienne. Frédéric , comte deDiepholten tìt hommage à Henri le jeune , duc de Bruns-wick, pour se faire un protecteur contre l’évêque deMín-den , qu’il avoit pour ennemi. II mourut l’an ifi >après avoir marié Marguerite, fa fille unique , à PhihpP eLandgrave de Hesse. Lorsqu’il fut mort, Guillaume ,duc de Brunswick-Lunebourg, réunit le comté de Die-pholt à son domaine. * Corn. Dict. D’Audifret, g e0 S*t. 3.

DIEPPE, Deppa ou Dieppa , ville de France»dans la haute Normandie , au pays de Caux , dont esseest le chef-lieu , avec un port de mer, à douze lieuesde Rouen , entre ïeTréport Sc Saint Valeri en Caux, asix lieues de ces deux ports. Adrien Valois a prétendu»mal-à-propos, que Dieppe est l’ancienne Jidiabona » donj-on ignore la position. Dieppe est moderne , Sc n’étoltoriginairement qu’un village, dont on a fait une ville, eIÎy joignant ceux de Bertheville Sc de Boutheille , aptf sque l’archevêque de Rouen, 'Walterus , en eut été nss sen possession par Richard I, roi d’Angleterre , 8 c duc dcNormandie , en échange de la propriété d’Andely, q u 1avoit cédée en domaine-duc. Depuis ce tems , les arch e "vêques de Rouen font seigneurs de Dieppe.

La ville est située dans un terrain uni , entre deU*falaises ou montagnes de roche, à l’embouchure de 1®Betune, qu’on appelle à Dieppe la riviere d’Arque® »parce qu’elle arrose les ruines de cette ville. Elle a ^corps d’officiers de ville, une haute justice , une amiraU te 'un grenier à sel, & est exempte de taille Sc de gabelle. L eSofficiers du siège royal, de sélection , de la maîtrise deeaux Sc forêts , Sc de la vicomté d’Arques , demeure 11à Dieppe , Sc tiennent leur juridiction hors de lap° rtede la Barre , en un lieu nommé la Cohue. Cette viî| e ^deux grandes églises paroissiales ; saint Remy , q m ela paroisse du château; 8c Saint Jacques, qui est la paro' 1du port. Elles font vastes l’une 8 c l’autre , 8c ont une te 3

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fur le portail. Celle de Saint Jacques est très-belle >si haute , qu’en un tems serain , on y découvrecôtes d’Angleterre. II y a, outre cela , diversessons religieuses , des Carmes Déchaussés , desmes , des Carmélites, des Bénédictines, des UrssU* 1 ^'3 c des Dames Hospitalières pour les malades. Cemci vivent fous la régie de Saint Augustin , 8c g ar , e#la clôture. Les Peres de l’oratoire y ont un cossU^Le château commande la ville. 11 est à l’antique ' ^tout au plus à couvert des coups de main; mais j 3pable de soutenir un siège , depuis qu’on a dém 0 ^,citadelle , qui le défendoit du côté de la montagnesine. II y en avoit une autre fur la montagne oppose e ' ^l’appelloít le fort du Polet , à cause du fauxbourg^,lequel elle étoit bâtie , mais on l’a ruinée jusqu’auX 1 ,»demens en 168 p. Le port est long 8c étroit, Sc p re jvL 3sec dans les marées basses , de forte qu’on peut p a ’^ e ygué la rivière d’Arques qui le traverse : mais la ï ° asfait entrer seize ou dix - huit pieds d’eau. II est re 0] -fed’un quai, dont le bout se termine d’un côté à l adu pont ; 5 c du côté de la mer , à un fauxbourg ostle petit Veule , où est la corderíe; Sc au bout dtH 11 Zctrouve la jettée, qui a environ 140 toises dequi est parallèle à la jettée du Polet. Celle de V. a ssëzest fort haute , avec des parapets de chaque côté '. ^entlarge pour laisser passer dix hommes de front, so" Rissesbâtie de grosses pièces de bois enclavées dans desc^ ^ dearrêtées fur des pilotis. Elle est entièrement ï e éf §5 deplanches des deux côtés ; remplie de gros g^^nierecailloux, 8c fermée de planches par dessus , etl j a met »de coffre ; 8c comme elle avance beaucoup d» 11 ® ; e ttéeSle fanal pour la 'nuit est placé au bout. Ces faci-

forment l’entrée du port, Sc ont trois usage® » s banqueliter le tirage des vaisseaux , quand le vent §5 le

pour entrer ou pour sortir. 2. D’arrêter bnser 1 ®

gallet qui combleroient enfin le port ; 3 ' q UO iquevague , Sc de tenir le port toujours cals V bour g dumer soit agitée. Ce port sépare la ville ° n (y e st d®? 3Polet, où l’on va par un pont de píet reS ‘ j^ e l,'gieus eSce fauxbourg , que font les Capucins , I e ® xj e uvill e ’de la Visitation , Sc une église succursale p 0 lle £ »village sur la montagne, où est la ^ @ d a ns ce

avec un hôpital pour les pauvres. ^ ff ^ar c ^ andSfauxbourg que se construisent les batimen

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