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^ les barques des pêcheurs. La viHe de Dieppe > autre-,° / is bien plus considérable qu’elle n’est â présent, eítechue de son premier état , par la révocation de l’é-J t de Nantes, qui lui fit perdre beaucoup de richesa °ïtans ; Sc par le bombardement des 22 & 23 de juilletLa paix de Ryswick ayant rassuré les citoyens ,s re commencerent à bâtir. La cour y envoya un architecteoti un ingénieur nommé Ventabrun, qui obligea de bâtirune maniéré uniforme , qui donne une beauté exté-Neure; mais, parles mauvais plans de cet architecte, lesec *ans sont peu logeables ; les bourgeois, indignés de dé-P e „ufer beaucoup, pour être mal logés , le surnommèrent^ate-vilig Onavoit proposé de la'reculer plus loin de lap er > & plusieurs croyent qu’on l’a effectivement reculée.
fie est dans les mêmes bornes qu’elle avoir, Sc chacun are bâti sor son terrain.Une de ses grandes beautés, ce sontes fontaines qui coulent jour 8c nuit dans chaque quar-* ler > & tnême dans les maisons particulières. Ces eauxescendent du château , où elles font portées par un° n g aqueduc, depuis le village de Pourville. II y a vingtPprtes par où l’on entre dans la ville ; à savoir , cinq duc °te de la mer » douze du côté du port, deux du côté du^ ar ais, Sc la porte de la Barre, qui est du côté d’Arques** du mont à Caux. Le principal commerce de Dieppec °nsiste en harangs , dont elle fournit Paris Sc la Pro-j Illc e, la pêche du merlan Sc du maquereau, le transport, es huîtres , l’yvoirerie 8c les dentelles. Autrefois ses~°ostòles étoient préférées aux autres. II y a une manu-cure de tabac qui entretient quelques centaines de per-sonnes tous les jours. II y a tous les ans au 15 août, unefifire franche, qui dure huit jours.
On distingue â Dieppe la grande rade de la petite.^ e tte derniere n’est que pour des vaisseaux qui prennent^oins de sept brasses d’eau. Les vaisseaux de guerrebouillent à la grande rade , qui est à deux lieues enj^er. Devant la ville , le rivage que la mer bat, étant' â de galet, mais plus avant, c’est du fable, qui^st découvert > lorsqu’elie est basse. Sous le château , ceont des roches & des parcs , où l’on conserve les huîtres
lui s’envoient à Paris.
Le P. Gouye , Jésuite, Mathématicien du premierr dre ,• Pecquet savant médecin, à qui l’on doit la, dé-couverte du canal thorachique; Sc Richard Simon , si. er so dans l’étude du texte sacré Sc des langues orienta-> 8c si hardi dans ses opinions , étoient de Dieppe.fguerue , Desc. de la France , part. 1 ,p. 63.DIEPPE ( le petit) , village d’Afrique , dans la Gui-íee » à l’ouest, Sc sor les frontières de la côte de Mala-l^ette. Ce lieu est peu éloigné de la rivière de Tabo, quir«ie une petite ifìe à son embouchure. Les Dieppois,ont donné ce nom , y avoient formé un étabiisse-r et st , sous lë régne de Louis XI ; mais ils l’abandonne-^ durant les guerres civiles , du tems d’Henri IV.jji a ittant, Voyage , Bellïn , cart. de la côte de Gui-^.' 1746 .
I-EREN, belle maison de campagne, dans la We-d R 6 ? 00 " 1 ' à une lieue deDoesbourg , proche des boise «-hede. Guillaume III, roi d’Angleterre, y alloit sou-J*} Pendre le plaisir de la chasse , lorsqu’íl faisoit fa‘{dence à ia Haye. * Dict. Gêog. des Pays-Bas.h. » ancienne ville de la Dace » selon Ptolo-
1 îù J ger croît que c’est Chelo , Sc Lazius écrit ques Hongrois la nomment présentement Torda , 8c les^Uemans Torrenborg. * Ortel. Thesaur.g D I E S S E, montagne de Suisse , dans le canton deorne, au-dessus du coteau qui estau nord du lac de Bien-H Les Allemans nomment cette montagne Tesseberg.ri e t S fijibitans dépendent uniquement de Berne pour le ípí-8c 4;’ Waispour le temporel, ils dépendent du prince4 n V 3 ue dè Porentru. C’est un pays de bons pâturages.
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uêlices de la Suijfe » t. I, p-
DIESSEHOFEN, Diessi,1 rv.
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Diessenhofen. Baudrand écrit
aji essenhofen, Sc Corneille encore plus mal Dies-JRNho ÏPkm , ville de Suisse . sor le Rhein , dans le can-°n de Scsiaff-house, entre la ville de ce nom au-dessous ,Çelle de Steinau-dessus. Elle est grande, Sc a de belles•zb ’ ar ges rues , des maisons bien bâties Sc un beau pontnr so Rhein. Quoiqu’elle appartienne , comme le relie^uThourgaw, aux sept Cantons , Berne Sc Scaff-houíeV ont quelques droits particuliers. Cette ville fut ferméede murailles en 1179, par Hartman, comte de Kybourg.
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Elle est riche > 8cpossède dans son voisinage, les villagesde Bajìdingio , de Schlat, Sc de Schladingen , où elle ahaute Sc basse justice. Elle a les mêmes privilèges que lesautres villes de ce Canton; son avoyer, son conseil, Scc.Elle embraíîa la religion prétendue réformée en 1529.Au-dessous de Diessenhofen, il y a près du Rhein , uncouvent de fisses, nommé J. Catharina-tal, c’est-à-djre,Val desainte-Catherine. Les religieuses de cette maisonvoyant en 1530, qu’à la ville Sc aux environs , on venoitd’abandonner la religion catholique, jusques-làque leursprêtres les avoient abondonnées, pour suivre la prétendueréformation, elles demeurèrent fermes dans la catholi-cité ; Sc n’ayant personne pour leur dire la messe , ellesla chantèrent elles-mêmes, Sc établirent une d’entr’ellespour prêcher. L’auteur qui me fournit ce fait est Protes-tant , 8c a voulu dire fans doute, qu’au défaut de la messequ’elles ne pouvoient plus entendre , n’ayant plus deprêtres, elles continuèrent de chanter ce que les religieu-ses ont coutume de chanter à la messe , comme si elles yeussent effectivement affisté ; Sc qu’elles choisirent unedes plus habiles d entr’elles, pour faire des exhortations.* Délices de la Suijfe , t. 1 , p. 473.
D I E ST, ou Dieste : l’E ne se prononce point ;ville du duché de Brabant, dans le quartier de Louvain »fur la Demer , a quatre ou cinq lieues de la ville de cenom , à trois de Tillemont, Sc à deux d’Arscoî. Elle aété autrefois une ville considérable, lorsque les manufac-tures de laine y fioriffoient , mais aujourd’hui elle esttombée. Elle étoit connue , Sc avoit ses seigneurs parti-culiers dans le XIII e siécle. Arnold étoit seigneur de„Dieste en 1250 , Sc son fils Gérard y fonda une églisecollégiale pour des chanoines en 1297. Dieste tomba enquenouille dans le XV siécle ; Sc Jeanne Dieste portacette terre à sonmari Jean de Nassau .quin’en eutqu’unefille , appellée Elisabeth, femme de Guillaume , duc deJuliers , qui par-là devint possesseur ^de cette terre , decelle de Sichem , Sc de la vicomté d’Anvers. En 1490 »le duc de Juliers traita de toutes ses terres avec Engil-bert, comte de Nassau , seigneur de Breda , qui , mou-rant sons enfans , eut pour héritierson frere Jean, comtede Nassau , duquel descendoit en ligne directe mascu-lins , Guillaume de Nassau > prince d’Orange , ensuiteroi de la Grande Bretagne 3 Sc ces terres de Dieste »Sichem » Sc autres sont disputées par les différens pré-tendans à cette succession. * Longuerue » Desc. de laFrance , part. 2 , p. 52.
Nicolas Clenard , célébré Grammairien du XVI sié-cle étoit de Dieste. Il enseigna dans l’université de Lou->vain la langue latine , la grecque Sc l’hébraïque , dont
11 avoit une très - grande connoíssmce ; Sc partit de cette
ville en 1535, accompagné de Jean Vasieus, de Bruges,pour aller en France 8c en Espagne. Ils s’arrêterentlong-tems à Salamanque , où Clénard donna des leçonspubliques , jusqu’à ce que le roi de Portugal le fit venirdans so cour , & lui confia l’éducation du prince sonfrere. Le désir qu’il eut d’apprendre l’Arabe , le fit pas-ser en Afrique en 1540, 8c étant de retoùr , il tombamalade à Grenade , où il mourut en 1542. * Corn.Dict- -
DIETHMASE. Voyez. Dithmarsen.DíETHUSA , isle de la mer Egée , Pline, 1. 4, c.
12 , en parle comme d’une ifle déserte. La position enest assez incertaine.
DIETMANING, ou selon que les Allemands leprononcent, Ditmaning, bourg du Cercle de Bavière,en Allemagne , fur la rivière de Saltz, dans le diocèsede Saltzbourg , à sept lieues de la ville de ce nom , Scà deux de BurcKhauson, Ce bourg est défendu par unecitadelle. * Baudrand , éd. 1705.
DIETA, journée de chemin, ou chemin que l’on peutfaire en un jour.Cette étendue n’est pas égale dans tous leslieux Sc dans tous les tems. Procope , 1 Vand. c. 1 , ditqu’une journée est de 2 ì o stades » qui est autant de cheminqu’il y en a d’Athènes à Mégare. Le concile d’Angerstenu en 1365 , a fait exprès un canon, qui est so»pour déterminer le chemin d’une journée. Il fixe la jour-née commune 8c usuelle , pour le diocèse -so *
Angers , à 12 lieues ; 8c pour la Bretagne 8 c le lans ,à 10, parée que les lieues y étoient pl u * Di-
vers auteurs ont borné une/journée rai onna e a vingtmilles d’Italie : ce qui répond à ce _que es anciens ap-
Verne IL JN nnn