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seigneurs dupays. Ces comtes n’avoíentpas aíTez de for-ces pour empêcher d’autres plus grands seigneurs de serendre maîtres de Dijon , quand ils avoient besoin decette place forte. On trouve qu'en 935, Raoul, duc debourgogne , ensuite roi de France , reprit Dijon sur sonfrere Boson , qui s’en étoít emparé quelque tems aupara-J^nt ; 8 c qu'en 957 , Robert de Vermandoís , comte deOhalons - fur - Saône , enleva Dijon au duc Othon sonbeau - frere > qui le reprit l'année suivante 3 le roi (Ro-bert , fils de Hugues Capet retira de l’évêque deLan-§ r es cette ville , dont il íxt la capitale du duché de Bour-gogne. Il investit du duché Robert son plus jeune fils, au-fiuel la poste filon en fut confirmée par le roi Henri I, sonfrere. C’est de ce duc Robert > qu’est descendu la premieresaison de race royale des ducs de Bourgogne. Quoique£ es princes fussent du sang de nos rois , ils relevoient*^es évêques de Langres, pour la seigneurie de Dijon Scfiuelques autres qui faífoíent partie de leur domaine, Sccette dépendance a duré , pour le moins, jusqu’au régnesaint Louis , puisqu’en ce tems on voit le duc Huguesf v > s’engager de secourir Thibaut, roi de Navarre Sccomte de Champagne > envers 8c contre tous , sauf la fi-délité qu’il devoit aux rois de France Ó" à l’évêque deLangres ; mais ces ducs devinrent à la longue si puis-ons , q U e les évêques de Langres furent hors d’état d’enexiger l’hommage 8c les autres devoirs de vassaux ; Sclorsque le roi Jean eut hérité du duché de Bourgogne duc hef de fa mere, Sc qu’il en eut investi Philippe le Har-di , son quatrième fils , íl ne fut plus question des droitsde l’évêque de Langres. C’est par ce duc Philippe , quecommence la 2° race de la maison royale des ducs. Sousceux de la premiere » Dijon fut gouverné successivementPar cinq vicomtes Guy le Riche ; Gautier son fils ; Jos-hert de Grancey ; Guillaume I de C han lite , soigneur -de Pontalier; Sc Guillaume II , son fils. Le 28 de juin1 13 7 , elle fut presqu'entièrement consumée par le feudu ciel, avec ses fauxbourgs , 8c le bourg de saint Béni-gne , qui n’en faisoit point alors partie, mais elle fe ré-tablit bientôt. En 1187, le duc Hugues III, accorda auxhabitans le droit de commune 8c de mairie , avec la jusbce Sc la police. En 1284 , le duc Robert II acquit parChange de Guillaume II de Chanlíte » seigneur de Pon-cer , la vicomté de Dijon, qu’il remit aux maire, éche-y>ns Sc habitans ,avec tous ses droits Sc appartenances enlOstice , seigneurie 8c autres chosos. En 1357, on com-mença la troisième enceinte de la ville ; 8c ce fut alorsfia’on y renferma le bourg de saint Bénigne 8c la plus :Srande partie des fauxbourgs ; en sorte que les sept pa-lisses de la ville Sc des fauxbourgs fe trouvèrent dans lav dle; de maniéré pourtant que i’église de saint Nicolas -îjpsta dans son fauxbourg jusqu’eù 1 < 5 3 3 > qu’on la démo-ilc > pour la rebâtir dans la ville. Dijon a toujours contí-^ué d’êcre la capitale du duché de Bourgogne. Les ducs^ ^meuroient ordinairement. Ils y avoient leur grand-^° n feil & leur chambre des comptes ; mais leur parlemente,1 °it sos séances , tantôt à Beaune , tantôt à S. Lau-ï eQI: lès-Châlons. Philippe le Hardi ajouta à l’éc.usson de£ vstle de Dijon, un chef composé de deux quartiers dees armoiries; & depuis., elle porte pour armes le chef-jp B, au premier quarrier d’azur, semé de fleurs de lysPE» à i a bordure componée d’argent & de gueules , qui« * Bourgogne moderne ; au second quartier , bandé d’ord azur de six pièces , à la bordure de gueules, qui estj ° Ur g-ogne ancien ; le tout coupé , ou soutenu de gueu-^ Cs Plein, où l’on mettoit autrefois un pampre d’or feuillé -.
finople , comme on le voit dans l’oriflame donné à lap, e Par le même Philippe le Hardi. Après la mort dej. . » r ies le Téméraire, dernier duc de la seconde race , le^ fouis XI s’emparadu duché de Bourgogne, & le ré u-^ a i a couronne de France. II créa de nouveau le parle-. eiK de Bourgogne, par lettres-patentes du mois de mars3 8c l’établit à Dijon en 1480. Charles VIII, sonBour Ca ^ a ce uouveau parlement, pour faire ressortir la8uons*°’^ ne au parlement de Paris ; mais les Bourgui-.fiue 1 S gèrent ^ vigoureusement à cette innovation ,1 p. „ e . s Rttres-patentes de cassation furent retirées, &
le Parlement rérabli.
3 de .Dijon , située fur la rivière d’Ouche augj ^ r dans une plaine, qui s’étend au nord, au levantdç ■ 3 8c qui au couchant, est bornée par un rideaufiutagnes, qui vont jusqu’en Provence.,Le. bas de
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ces montagnes est rempli de gros villages très-voisinsles uns des autres ; & le penchant de la côte qui regardele levant, est partie garni jusqu’à Maçon , de vignes ,dont le vin est très-estîmé. On entre à Dijon par cinqportes, dont quatre répondent à quatre grandes portes.La porte Guillaume est au couchant > du côté de Paris Scde l’Auxois. Celle d’Ouche au sud , conduit à Beaune, àChâlons , à Maçon , & à Lyon. Celle de saint Pierre ,du côté du levant, mené à Auxonne , à Dole, à Besan-çon. Celle de saint Nicolas, au nord, conduit à LangresSc en Lorraine ; Sc celle de Bourbon , que l’on a faite en1739, a Gray, II y avoít encore autrefois la porte deSaulx 8c la porte auFermerot; mais'elles ont été mu-rées. La ville est traversée du nord au midi, p. r la petiterivière ou torrent de Suzon , qui fe jette dans l’Ouche.Sa figure est un ovale presque parfait. Sa longueur , dela porte d’Ouche , à celle de saint Nicolas, est de prèsde i) mille pas de trois pieds, qui font un quart delieue de Bourgogne ,sa largeur, de la porte saint Pierreà la porte Guillaume , de mille pas ; Sc le circuit pardedans , de 3000 pas. II faut plus d’une heure , pouren faire le tour par dehors. Ses murs sont beaux , Sc nesont interrompus que par le château construit sous lesrois Louis XI, Charles VIII, & Louis XII. II est quarré.Ses angles sont fortifies de quatre grosses tours rondes
à l’antique. II est flanqué de deux fers à cheval; l’un.plus
grand , au nord, du côté de la campagne . l'antre, pluspetit, au sud, du côté de la ville, dont les fortificationssont un fossé à fond de cave , accompagné de douze bas-tions , & d’un fer à cheval, qui défend la porte d’Ou-che. Le gouverneur général de la province est toujoursle gouverneur particulier du château. Dijon a plus dequatre-vingt rues , la plupart larges Sc bien bâties ; 8 cdouze places publiques , dont plusieurs font vastes 8cdécorées de beaux édifices > la place royale , où l’onéleva en 1725 , une statue équestre de Louis XIV, estau milieu de la ville. Elle est en demi-cercle, & fait faceau logis du roi , autrefois celui des ducs de Bourgo-gne. C’est un gros corps-de-logis, ayant sor le devantdeux ailes , dont l’une est le palais des états ; embellidepuis quelques années , d’une chapelle 8 c d un magni-fique escalier. La seconde aile n’est pas achevée. Il y afur le derriere une aile. Le tout est rebâti a la moderne.Entre l’aîle de derriere Sc le chateau , est une grossetour quarrée, ouvrage des ducs de la derniere race. Elleest très-élevée ; Sc l’on en découvre plusieurs provin-ces. De cinq rues qui coupent cette place , l a rue JeCondé, construite en 1721 Sc 1722. , est d’une archi-tecture 8e d’une élévation uniformes ; une autre fait voirle magnifique portail de l’églife de saint Michel ; unetroisième conduit à la place du palais, qu’ornent la facedu palais du parlement, le portail de la chambre descomtes , Se le bureau des finances. Le palais est un bâti-ment antique , où l’on arrive par un perron élevé d bquelques marches, Sc soutenu de quatre colonnes. Louis'.XII en fit bâtir la grand-chambre , 8e Charles IX , lagrand’salle , laquelle , comme celle de Paris , est gar-nie de boutiques des deux côtés. La place de S. Etienneest devant la cathédrale. C’étoít autrefois une des pro-menades de la ville , Sc l’on y faisoit des réjouissancespubliques. On y voyoit une fontaine ornée d’une sta-tue d’FIercule, de bronze antique , d’une bonne exécu-*tion. Cette fontaine a été détruite. La place des Cor-deliers est grande Sc assez régulière. Celles de S. Michel8 c de S. Jean méritent auffi quelque attention. Les au-tres sont moins considérables. C’est dans celle de Mari-mont, que so font les exécutions de justice : ce qui con-tribue beaucoup à l’orne ment de la ville , ce sont leséglises , qui la plupart ont beaucoup d’apparence , &sont ornées de très - beaux clochers. Les dehors sontrians , & présentent de tous côtés une vue agréable ;mais ce qu’il y a de plus remarquable, ce font les coursou promenades. Le plus beau de ces cours est celui dela porte saint Pierre. Il consiste èntrois allées de tilleuls ,d’un quart de lieue en droite ligne. Elles sont inter-rompues par un'roftd spacieux bordé d’arbres , dans lemême ordre que les allées. íl est terminé par un grandparc fermé de murailles , aux angles es fi ue es on alaissé-des ouvertures , poUr découvrir a vi e !a cam-pagne. II y a dans ce parc un magnfque parterre 8c unmal..De l’autre côté de 1* míere d Quche , -en f ace de