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Tome second. C - F.
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vïonense , Caflrum Divionum , Caflrum Divïonw , ouCaflrum Divìone. Grégoire de Tours , qui en fait, Hifi./. 3 , la description , comme d’uner ville Considérable, 8cqui s’étonne de ce qu’elie n’etoit point au nombre descités , la nomme Casirum Divionenfe.

La dénomination de Caflrum montre que Dijon , dansson origine, n’étoit qu’une ville du troisième rang, 8cpurement militaire. II est certain qu’elle n’existoit pas ,lorsque Jules César commença la conquête des Gaules.Dans son voisinage , étoit anciennement un temple desDruides. Guenebault, médecin de Dijon , fit imprimerT n 162;, un livre dont le titre est ]_, e reveïl de l'anti-que tombeau de Chyndonax , prince des Vaccies , Druid.es-Celtiques-Dìjonnois. Ily dit que le 2 de novembre 1598,fon vigneron travaillant au vignoble de Poussât, environL un quart de lieue de Dijon, tirant de la Croix-Mâche-fer , au village de Longvie , découvrit une grosse pierrede forme ronde; au-dessous de laquelle étoit une inscrip-tion en lettres grecques, signifiant : dans le boccage deMithra , ce tombeau couvre le corps de Chyndonax , grand/prêtre , arriéré » impie ; car les Dieux-Sauveurs gardentmes cendres • Cette pierre ronde 8c creuse , avoir un cou-vercle qui fut levé. On trouva dedans une urne de verreremplie de cendres 8c d’offemens. En continuant de creu-ser dans le même endroit » on découvrit un reste de pa-vé à la mosaïque , preuve qu’il y avoir eu là un temple.Dans ces derniers tems , les Jésuites de Dijon , faisantbâtir au bout du fauxbourg saint Pierre, leur maison deretraite., à peu de distance de la croix Mâche-fer, trou-vèrent des urnes 8c des lacrymatoires , qui parurent de latnême antiquité que le tombeau de Chyndonax. Quandon ne pîaceroit la mort de ce grand - prêtre , que íòus lesj-égne de Caligula , qui fit exterminer les Druides ; ceseroit une preuve que Dijon subsistoit deja; les Druides<ne s etablissoient que dans des bois, près des villes. C’estdonc a tort, que se fondant sur une chronique fabuleuse■de Bourgogne , Julien de Balleure a dit que l’empereurAurélien avoit été le fondateur de Dijon. Cette ville estplus ancienne que le régne délibéré, 8c vraisemblable-ment que celui d’Auguste. Il est à croire que, lorsque ceprince défendit aux Druides de sacrifier des victimes bu- ■ïnaines, Sc qu’il les chassa du mont Dru, près d’Autun ;quelques - uns d’entr’eux vinrent s’établir dans le boisvoisin de Di jon. Cela posé , c’est à Jules César , qu’il fautrapporter l’origine de cette ville, qui futd’abord un campfortifié. C’étoit l’usage des Romains d’assurer leurs con-quêtes par ces sortes de camps, dans lesquels ils falsifientséjourner des troupes. On les aggrandissoit, à proportion■du nombre au’ils en dévoient contenir. Quand elles n’ydévoient passer que l’été, ces camps n’étoient fermés qued’une palissade 8c d’un fossé; Sc les soldats habitoient fousdos tentes; mais lorsqu’ils y dévoient passer l’hiver, on ybâtissoit des maisons solides , ou de terre, ou de bois, oude pierre , suivant les commodités que les lieux fournis-soient- Enfin, quand ces camps étoient établis à demeure,pour fuosister en tout tems au même endroit, on les forti-fiait en maçonnerie ; 8c pour lors ils formoient de véri-tables villes , ce que nous appelions des places d’armes.Ces camps etoient de figure quarrée , ayant quatre por-tes qui regardoient les quatre points cardinaux , 8c quirépondoient au milieu du camp , où se plantoíent les en-seignes. Le territoire de la paroisse de saint Médard , quicomprend l’ancienne ville deDijon , a dans son enceinte ,où l’on voit encore des vestiges des anciens murs, cetteforme quarrée , & cette enceinte avoit quatre portestournées vers-les quatre parties du monde , 8c dont lesernplacemens font connus. Elle a près d’onze cens piedsde long 8c d onze cens pieds de large , étendue ordinairedu camp d’un préteur , ayant sous ses ordres une légion8c des troupes auxiliaires. Il f aut d’ailleurs faire atten-tion a la fituation de Dijon. Elle est aux confins du paysdes Langrois ( Cingones) , entre les Eduens ou Autunois8c les Sequanoîs , ou Francs-Comtois : ces derniers , àla faveur des Helvetiens Sc des Germains, avoient quel-quefois battu les Eduens , & détruit même une partie deleur noblesse 8c de leur sénat. On comprend aisément queJules César dut songer à mettre cespuissans 8c fideles al-liés du peuple Romain , à l’abri des incursions de leursennemis. On voit en effet dans ses Commentaires , que ,pour contenir íes Allemands 8c les Séquanoís , il envoyahuit légions en quartier d’hiver, quatre dans la Belgique,

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Se quatre dans le pays des Eduens. Í 1 ne paroít pas doit-*teux , qu’ayant ensuite senti la nécessité de laisior tou-jours dans ces quartiers quelques troupes , il l eur choi-sit, comme le poste le plus avantageux, l’endroit ouest Dijon , poury bâtir un camp fortifié. Cette conjecturese trouvera plus bas appuiée fur des preuves solides.Quoiqu’il en soit , la premiere enceinte de Dijon nesubsista que juíqu’au régné de Marc-Aurele. Loriqu en173 ou 179 , cet empereur p alfa par les Gaules , allantfaire la guerre aux Marcomans , il vint à Dijon ut vide-ret novos muros quos conftruxerant , disent les actes oumartyre de saint Bénigne. C’est cette féconde enceintede murs 8c de tours , que Grégoire de Tours a décrite ;Sc la ville avoit alors été si considérablement augmentée»que cet historien en a pu dire : quet cur civitas non diclttfit ignoro. C’est fans doute , en confondant le nom d’Au'rélien avcc celui de Marc-Aurele , qu’on a fait dupt e 'mier le fondateur de Dijon. Cette ville eut alors beau-coup plus d’étendue qu’elle n’avoit eu ; 8c quoiqu’eH®continuât de porter le nom de Caflrum , elle ceffa d’êtreun camp ; & fut une véritable ville, mais une ville forte,destinée, comme avoit été le camp , á couvrir les pay sdes Eduens contre Ies courses des Séquanoís , toujoUt?prêts à,se révolter, 8c â se joindre aux Germains, lorí-qu’ils passoient le Rheïn. Dans les siécles {divans » ° afit une troisième enceinte qui subsiste aujourd’hui. F 3seconde , fut démolie en divers tems. Dans différen-tes parties des murs 8c des tours de cette seconde en-ceinte , qui n’ont été détruits que depuis le comwen^cernent de ce siécle, on a trouvé qu’on avoit empdans leur construction des pierres chargées d’inícríptionS'& d'autres fur lesquelles étoient des figures en relief >les unes placées fur le côté , les autres fur le dos, ^toutes de maniéré à faire voir qu’elles n’avoíent p aSété mises là pour servir d’ornement. On trouva 0®même des corniches , des frises , des architraves ^des morceaux de draperies. Tous ces morceaíix ne p° u 'voient provenir que de la démolition de la premiere en^ceinte, Sf- des bâtimens qui tenoient à cette enceinte. ONen avoit fait servir les matériaux à la construction des n 01 *'veaux murs , dont la ville fut entourée par ordre n®Marc Aurele. La beauté du travail des figures Scdraperies , le bon goût des ornemens d’architectu re 'l’élégance Sc la régularité des caractères ont fait rec° stnoître le siécle d’Auguste , dans ces débris précieux 'que l’on conserve avec soin dans différentes niaisesde Dijon. Le nom RefHtutus , soldat vétéran de la AAlégion , que l’on lit dans une des inscriptions » eune preuve que Dijon , dans le mên\e tems , étoit 11camp de légions Romaines , 8c tous ces ouvrages "goût exquis , font voir qu’il falloit que ce camp ell J £ / u ^fortifié d’une enceinte de pierre , avant le régné J *guste. On commence par se loger 8c par se mettre ^sûreté dans un endroit, avant de songer à Borner- L^donc Jules César qu’on doit regarder comme le vér Jtafondateur de Dijon. . j eS

Les Bourguignons s’étant emparés d’une P artíe j el jrGaules dans le V e siécle , Dijon fut compris dan a ^nouveau royaume. Cette ville appartint ensuite ^le reste de cet état à nos rois Mérovingiens - ^ ” pd’eux aux Carlovingiens. Dès le tems des rois a cenons , les évêques de Langres y falsifient leur ren t-la plus ordinaire. Ils en usurpèrent la seigneurie ’ peêtre dès le régné de Louis le Débonnaire ; car quoi'voit point que cet empereur la leur eut donnés^ ^ *

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qu’ils ayent dit qu’ils l’avoient reçue de lui- - ine nce-ques resterent seigneurs de Dijon jusqu’au corn oUV es-ment du VI e siécle ; mais ils en confièrent I e § jgyín-nement à des comtes , qui, dans la fuite < enrent leigneurs propriétaires , en relevant ss eS stjt, duévêques. Le premier de ces comtes proprié tajre * . j^[ a -tems de Richard le Justicier , duc de Bontg^^^ons 8 enasses I, en même-tems comte d’Auxois - p ut Ay-de Beaune, 8c seigneur de Vergy. Après l ul _ ' c j s R a oufmar ou Ismar ; puis Manaffès II de VergY 5 Louisson fils mort en 970 ; puis , fous le règne â® yj ní reann e î

tremer, Hugues , seigneur de Beaumont for _ ì^thal-

puis Richard, son fils ; puis le fils de ce derme de,

de , mort en 1007, auquel succéda Hug ueS j^ g 0 uvef'Beaumont, ion oncle paternel, q ui chargea grandsnement de Dijon Humbert de Mailly» l’un âe« P