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Tome second. C - F.
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tenance générale de roi du Dijonnols , avec un château,en forme de forteresse , où il y a garnison.

La ville a sept paroisses s Notre-Dame , fous le titre^Assomption; S. Michel; S. Nicolas, S. Pierre ; 8cS. Médard , qui font à la collation de f évêque. Celle deN Médard existoit dès le IV e siécle , fous le nom de S.

L tienne; le corps de saint Médard ayant été, vers 920,Ir ansféréà Dijon : on bâtit une église fous son nom, Scy transporta le,s fonctions curiales , à la 'réserve duUffitême , dont les fonts resterent dans l’églife de saintLtienne , où l'on rétablit la paroisse en x 5 7 x ; 8c l’églísesie 8. Médard, dont celle de S. Etienne avoit pris le nom,Lit démolie em 6S0, pour faciliter la communication d’unquartier de la ville à í’autre, 8c contribuer à son embélis-fement. Les deux autres paroisses font S. Jean Sc S. Phi-libert. L'abbé 8c les moines de saint Bénigne y nommenta hernativemen‘. Les paroisses de saint Pierre 8c de saintï'hiiibert, comprennent, outre ce qu’elles ont dans laville , les trois fauxbourgs de la porte d’Ouche , de S.Pierre Sc de saint Nicolas » 8c plus de vingt hameauxla banlieue. ,

Il y a , outre cela , dans la ville :

Une célébré collégiale , dont le chef avoit le titred’abbé.Elle avoit été bâtie dès le IV siécle, fur une cry-pte , ou chapelle souterraine , construite , dès le tems deL prédication de saint Bénigne » apôtre de Dijon , 8c dec stte partie de la Bourgogne , lequel fut martyrisé , fousle régne de Marc-Aurele , vers l’an 173. Elle fut re-bâtie depuis , dans le XI e siécle , à cause de fa vétusté ;dans le XII e , après l’incendie de la ville; 8c depuis, dansle XV 8c dans le XVII. Elle est devenue cathédrale de-puis 1731 , que Clément XII érigea Dijon en évêché,& lui fit un diocèse > d'une partie de celui de Langres ,dont il avoit été jufqu’alors. La menfe abbatiale est unie•1 l'évêché.

Une sainte chapelle , dédiée fous l’ínvocation de No-tre - Dame 8c de saint Jean l’Evangéliste, dépendanteimmédiatement du saint siège , fondée en 1172 , par leduc Hugues III, rebâtie ensuite par le duc Philippe leBon , 8c achevée par Louis XII ; ayant un trésor qui ren-ferme quantité de reliques

L’abbaye de saint Bénigne, occupée par des Bénédic-tins , fondée en 513 , par Saint Grégoire, évêque deLanges , après qu’on eut retrouvé le corps de faint.Bé-^igne ; enrichie depuis par le roi Gontran ; Sc rétablie eno/v, par Charles le Chauve. L’église a été rebâtie , 8cchangée de place plus d’une fois. Celle qui. subsiste au-jourd'hui, fut commencée en 1280, Sc achevée en 1291.Les reliques de saint Bénigne y furent mises quelques^nées après , Sc elle en renferme une grande quantitéu antres. La congrégation de saint Maur fut établie en*^5i. Dans cette abbaye , dans laquelle est unie la^nfe conventuelle du prieuré de saint Germain de Lar-re V à un quart de lieue de Dijon.

Lu séminaire , dont les prêtres de l'Oratoire prirentíPssessìon en issu. C’étoit autrefois le prieuré du Petit-es des-Choux , ou le Saínt-Lieu , fondé près de Dijon1183 , Sc transféré dans la ville en 1363.

, Lses couvens de Jacobins , fondés en 1237. De Cor-e e ’ e rs , en 1243 ; de Carmes en 1354; de Minimes,\t. 1 S 99 , Sc de Capucins , dans le faux-bourg de saint

^ALs.enà

j. Lue abbaye des Bernardines, élective en triennale ,e * te Notre,Dame de Tart , fondée à Tart-fur-Ouche ,ll2 °, Sc transférée à Dijon en 1623. Elle est merede^ es abbayes de filles de l’ordre de Cîtaux.j L abbaye de Rougemont saint - Julien , fondée enJyst7 > a Rougemont , prés Montbard , 8c transférée ࣠n 1677, Le prieuré de saint-Julien fur Dehune luiun i : ce font des Bénédictines mitigées qui la^ ‘stdent.

•Î’U f S . COuvens . de Carmélites , fondées en tdop ;gie r r U ^ nes » en i< 5 i 1 ; de Jacobines, en 1612 ; de reii-Not CS la Visitation, en 1S22 , 8c de religieuses de^j^'Uatne du Refuge » en 165 j\ï5_o e Communauté de Veuves Sc de Filles , établie enUifon't Pour prendre foin des pauvres malades Sc des

^IòDV^í ta j UX ’ L’bôpital général de la Charité , ou grandWmU danS Ie Lmxbourg d’Ouche , fondé par les ha-. en 1538, Sc servi par des religieuses d’un institut

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particulier. L’hôpital du Saint - Esprit , dans le mêmefauxbourg, fondé par le duc Eudes III , en 1204, pourles En fan s - trouvés , Sc gouverné par des religieux del’ordre du faint-Esprit de Montpellier ; l’hôpital de S.Fiacre , fondé par le chapitre de la Sainte Chapelle , en1340, pour les pèlerins de saint Fiacre ; l’hôpital desainte Anne , établi pour les pauvres filles , en 1645.

Une maison du Bon Pasteur , établie en 1687 ; savoirpour les Filles débauchées que l’on y met de force , 8cpour celles qui s’y retirent volontairement.

Une maiiòn de la Congrégation de Saint,Lazare ,fondée au fauxbourg de Saint Pierre , en 1682.

II y a encore à Dijon quatre officialités ; celle du dio-cèse , pour la partie qui est dans le ressort du parlement,laquelle ressortit à l’official métropolitain de Lyon , àPont-de-Vaux. Les officialités de la Sainte Chapelle Sede saint Bénigne , dont les appellations se portent aupape;.8c l’officialité métropolitaine de l’archevêché deVienne > pour la partie du diocèse de Geneve ; qui estdans le Bugey Sc le pays de Gex. Elle ressortit au pape.

Le bureau diocésain , dont les appellations vont à lachambre ecclésiastique de Lyon.

La recette generaíe des Décimes de la province deBourgogne , Sc la recette particulière du diocèse.

II s’est tenu quelques conciles en cette ville dans lesX e XI e 8c XII e siécles.

' Saumaise , savant critique , Mlrs Bossuet , évêque deMeaux; DelaMonnoye, poète agréable Sc grand litté-rateur, Sc le président Bouhier deSavigny , jurisconsul-te , poète, 8c savant du premier ordre, tous trois de l’a-cadémie françoife, étoient de Dijon, ainsi que Mercentde Mamour , quí s’est fait honneur a Paris , dans l’aen-démie des inscriptions Sc bellesjlettres , par son esprit Scpar ion érudition. On ne doit pas oublier de compter aurang des hommes les plus illustres que cette ville ait pro-duits, Jean-Baptiste Languet de Gergy, docteur de lamaison Sc société de Sorbonne« 8c cure de S. Sulpice àParis. La postérité n’oublíerapas non plus de mettre dansce ratìg Piron , si justement célébré par fes poésies de di-vers genres Sc par fes bons mots. * Longuerue, Descript,de la France, part. 1, p. 280. Piganiol de la Force , Descr.de la Fr. 2, 3 , p. 187. Garreau > Descríp. de la Bourgo-gne > éd. 1734, p. 45;o. Baudot , maire de Dijon , Dissert.en forme de lett, fur l’ancienneté de cette ville , Scc.

LE DIJONNOIS , ou le bailliage de Dijon , con-trée du duché de Bourgogne. H est entre la Franche-cornté, la Champagne, l’Auxois 8c l’Autunois. Dijon enest la capitale. Le village de Fontaine , à l’occident sep-tentrional de Dijon, est le lieu de la naissance de S. Ber-nard , dont le pere en- étoít seigneur. Il y a un couventde Feuillans dans l’endroit même où étoít fa maison.

DIIPETES, l’une des épithetes du Nil, selon Eus-tathe , in Iliad. <p.

DILIS « port de mer , entre Fojfa Mariant 8c Inca-rus , à 8 mille pas de ce dernier, Sc à 20 mille de l’autre,selon 1 Itinéraire maritime d’Antonín. Qrtélíus croitqu’ Incarus est le port de Carri , à l’on est de Marseille.pojfa Mariana est , selon lui, For j Sc ainsi Dilis pourroítfiien être aujourd’hui le port de Vcrdone.DILE,DYLE. Voyez. Thile.

DÏLIGE ou Digli-neur , 0 u Degli-gineur »ville de l’iste de Ceylan , à I’est de Candi, au pays deJJevahatt. C est la que le roi de Candi a tenu ía cour, de-puis la déroute de 1664 , lorsque les rebelles le chassè-rent de de Nellembi. Le pays des environs est plein derochers 8c de montagnes, Sc le terroir fort stérile. C’estle plus méchant canton de toute cette ifle. Le roi de Can-di n’a pas laissé de choisir cette ville pour le lieu de farésidence, afin d être dans le cœur de les états, outre qu’iln’y auroit rien a craindre pour lui , si quelque révolte feformoít à cause d’une bonne retraite qu’il a derriere sonpalais. C’est la haute montagne de Gaulada , où l’on.peut recueillir assez de bled , pour entretenir les garni-sons de trois forts quí y font'bâtis. Elle est escarpée datous côtés. Des rochers , des bois^ Sc des précipices ladéfendent û bien , qu’une poígnee de gens est capabled’y résister à une nombreuse armée. H y f 5 “ ans ce cteville, une maison où demeurent des solitaires » nommésTirinanxes , qui font les prêtres du p| us haut ordre. Ilsy tiennent leurs assemblées , quand us ont a consultersur leurs affaires ; Sc cette maison est nommée Vehar ,