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Tome second. C - F.
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vant, Sc quî parloií beaucoup de langues., fut sept anspasteur de cette ville , Sc ensuite premier évêque deMunster. II mourut en 809 , à Werde, abbaye Impé-riale, sur laRoer. Entre les illustres , que cette ville aproduits-, on compte Gemme le Frison (Gemma Frisius)■médecin Sc mathématicien habile ; Bazile ou Wezolus,surnommé de Groeningue ; Jean de Dockum , juris-consulte dans l’université de Cologne. ; sc CorneilleKempius , qui a écrit en trois livres l’histoire latine desPrisons .* Altirfg. notit. Germ. inf. 2. part. pag. 43,44.Jan son, ùrbium tot. Belg. tab.

DOCLEA , ville de l’ancienne Kyrie , selon Pto-lomée, /• a » c - 1 7- Voyez. Dioclea.

DOCNA , village d’Albanie , au nord de Butrínto ,Sc à P orient de saint Quaranti. Molet croit que c’estTancienne Elœus , ville d’Epire , dans la Chaonie. *Baudrand, in vûce El/eus.

DOCRA , rivière 8c village d’Afrique , selon San-son , car t. d’xlfr. II marque la rivière , prenant fa sourcedans le désert dé Barca ; coulant vers le nord ; traversantle royaume de Barca ; 8c s’allarit perdre dans la Médi-terranée , à côté du village du même nom de Docra.De Piste ne marque ni l’un ni P autre. La rivière doitêtre la même que la DrocU. Voyez ce mot.

DOCUSINI , peuple d’Asie , vers P Arménie ,selon Strabon. Cafâubon croit qu'il faut lire Cadusii.Voyez ce mot.

nODANIM. Voyez. Rhode ScDedan.

DODÊCARUNNOS , ou les doute tuyaux ou jets'd* eau . Voyez Callirhoé.

DODECANESOS , ou les dotiz.e ijles , ville queCedrene semble placer vers la Propontide. II en estausii parlé dans les constitutions de P Empereur N'icé-pbore , & l’Histoire mêlée nomme ce lieu les douzeístes. * Ortel. Thesaur.

D O D Ë C A P O LIS , ou les douz.e villes , selonEtienne le géographe 8c Xenophon. Ce lieu étoit dansla Carie. On la nommûit aussi Sciritis. * Ortel. Thés.

DODECASCHOE NOS, lieu d’Egypte, selonPtolomée , /. 4, c. y , 8c Hérodote , in Eute'rpe. Smilercroit que ce même endroit est nommé par Antonin Carteou Co(le , selon les variantes des divers exemplaires.

DODIMIACA VILLA , maison de campagne dela montagne de Vôge, en Lorraine. Súrius , cité parOrtelius, Thesaur. en fait mention datis la vie de saintArnulphe.

DODON , riviere qui donnoit le nom à la ville deDodone , selon Etienne le géographe.

t. DODONE , ville què les anciens donnent tantôtà la Thessalie , tantôt à la Thesprotie , contrée de l’E-pire ; les Thessaliens 8c les Epirotes Payant alternative-ment possédée , Philoxéne trompé fans doute par cettedifférence de maîtres, en avoit » au rapport d’Etiennele géographe , fait deux villes ; l’une en Thessalie » 8cl’autre, dans la Thesprotie. Atestodore , cité par le mê-me auteur , en dérive le nom de Dodon , fils de Jupi-ter 8c d^Európe. Epaphrodite le tire de Dodonée, nym-phe de l’oc'éan. Etienne aime mieux le prendre de Do-don , riviere d’Epire. Paulmier , Desc. de VancienneGrèce , rejette ces opinions , Sc veut que Dodone viennedu son que rendoit le chaudron, dont il sera parlé plusbas ; son qni ressembloit à la syllabe áa » à u , commer ou s disons , don , don , pour imiter le son des cloches.Il s’appuye fur ce passage du supplément au VII livrede Strabon : le chaudron de Dodone a passé en proverbe.II y avoit dans ce temple un vase dé airain, au-dessus,duquel étoit une (ìatue d’homme, tenant en main un fouetd’airain , offrande de ceux de Corcyre. Le fouet étoit fait detrois chaînes , 0 à pendaient des astragales , qui faisoient"beaucoup de bruit , lorsqu*agités par le vent , ils frap-paient le vase d’airain. Le proverbe &s l'iodon&um( Vairan de Dodone ) s’employoit pour désigner unbabillard. 11 paroit au reste, par un passage de Ménan-dre, qu'on ne laissoR résonner ce chaudron que de jour.Ce poëte, en parlant d'une babillarde, dit que « l’airain« de Dodone résonnoít’toute la journée , lorsqu’il étoit« touché 3 mais que cette parleuse, non contente de« jaser tout le jour, jasoit encore toute la nuit Le tem-ple de Jupiter Dodonéen n’avoit point de murs. II étoitgarni d’un grand nombre de trépieds, qui se touchoientimmédiatement, en sorte que si l’on en frappoit un ,

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le son se communiquoit à tous. Polémon le Periégete ,qui paroît avoir exactement visité Dodone , dit que furune colonne étoit un chaudron de médiocre granaeur -& pareil à ceux dont 011 se sèrvoít ordinairement ; Scque sur une autre colonne , voisine 8c semblable, étoitun petit garçon tenant un fouet de la main droite 8cque , lorsqu’il faisoit du vent , les cordes de ce fouetaussi flexibles , quoique d’airaín , que les cordes ordi-naires » frappoient continuellement le chaudron, jusqu ace que le vent fut tombé. Les uns disent que dans cetemple » une colombe rendoit les oracles. D'autres enmettent deux, qui » du haut d’un chêne très-élevé, re-pondoient à ceux qui consultoient ce Dieu. D’autresdisent, qu’après que le chêne sacré avoit fait queiq uebruit en s’agítant, des femmes prononçaient quelquesparoles qu’elles assuroient être la réponse de Jupiter-Hérodote , l. 2 , c. 54, raconte que des prêtres de The-bes en Égypte lui a voient dit que les Phéniciens avoíen*enlevé deux prêtresses Thébaines , dont ils avoient ven-du l’une en Afrique , Sc l’autre en Gréce ; 8c qu’ellesavoient établi chez ces deux nations les oracles , (de Ju-piter Ammon Sc de Jupiter Dodonéen ). II dit aussi q u "avoit sù des prêtres de Dodone , que deux colombesnoires parties de Thébes d’Egypte , s’étoient envolées»Pune en Afrique , Sc l’autre dans leur pays ; que celle- cls’étant perchée fur un chêne parla d’une voix humaine, &rendit les oracles de Jupiter. II ajoute que , s’il est vr alque les Phéniciens eussent enlevé deux prêtresses , d sen emmenerent fans doute une dans la Thesprotie ; ou »quoíqú’esclave , elle continua de faire fous un chêne I eservice de Jupiter , auquèl elle étoit accoutumée dan sson pays ; que la couleur naturelle de son teint , av<n £quelque rapport avec celle des pigeons ; 8c qu’on a d íCqu’elle avoit parlé d J une voix humaine , lorsqu’el‘ eavoit été en état dé s’expliquer en grec, son lang a £?auparavant xsétant pas plus entendu que celui des °fseaux. Dodone, ou, comme quelques notices l’appej"lent Dodonée , devint un siège épiscopal suffragant d SNicopolis. Entre ses évêques , on trouve Théodore »qui souscrivit au concile d’Ephése ; Uraníus qui sig a îla lettre synodale à l’empereur Léon ; Philoctéte, “ss 1assista au concile de Chalcédoine ; 8c' Julien, quis° llS ”"crivit au rapport synodique adressé à Hormisdas. Ce tt@ville est présentement détruite , sans qu’il en reste a**cuns vestiges. Stephanus Bytant. Corn. Dict. Faufilin Achaic. Carol. à S. Pauto , geog. sacr. p. 198. ^

2. DODONE , fontaine voisine du temple de J 1 '? 1ter. C’est apparemment la source de la rivière Dod 011 ,'de laquelle Etienne le géographe croit que la ville aV ^tiré son nom. Elle étoit consacrée à Jupiter. Pline» y-c. 103 ; Mêla, /. 2, c. 3 ,* saint Augustin ? cité de/. 21 , c. 5 ; Isidore, /. 13 , c. 13 , & quelques auteurs ^sent que cette fontaine étoit à sec à midi ; c’est porr^z-les Grecs la nommoient A'»««o<jVe»ov ; que croissant J ! ,qu’à minuit, elle décroissoit ensuite jusqu’au midivant. Lucrèce , /. 8, décrit ce prodige , fans la no& f jj ePline dit aussi que, bien qu’elle fût très-froide, Sc f 1 ^jj eéteignît les flambeaux allumés , qu’on y plongeoirs j t<rallumoit les flambeaux éteints , qu’on en appro c ss,DODONÉENS, en latin Dodon&i, peuple dece. Etienne le géographe dit qu’ils s’appelloien £ ^5Selli Sc Elli. Lucaîn , /. 4 , écrit SelU. Pline , -

distingue , Sc en fait deux peuples différens. -A ri pff-l. 1 , Meteor. c. 14 , place les Selli proche de

cheloiiS; # t hieoV**'

DOE ouDoué , Sc rarementDouAi, en latin > ffo-dum cafiellum , ou Teotuadum , locus Tedoad » ‘ , ° l ' íV adn rrldoád » Theoadum villa , lotus Theodoad , L^ e °jj 0 adiimpalatium , Theotuadum palatium , Tgutuadun ^ /)o 4 -cafiellum , Doatum » Duatum , Doadum, cdr pro vincedium , est une petite ville de France , dans ^ à unsd’Anjou , à quinze mille pas de la Loire - . re çoi£lieue d’une pëtite rivière , appellée le To»^ ’ ^ enfuisle Toëret, l’Argenton Sc la Dive, & se f f plusieus®dans la Loire. II paroît, par le témoignag e pa l a is de*historiens , qué Doé étoit un des princíp allX pa i aJ 's quèrois d’Aquitaine ; Sc ce font les ruines de ce k cro ís e 'les gens du pays , Sc ceux qui veulent bien d’ a '

prennent pour les restes d’un amphithéâtre- j^ oC |ie-près eux , que Corneille , qui copie Jouvm^ eJlV íromfort, dit que trois ou quatre hameaux» l eS fl l -