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Tome second. C - F.
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#74 DOM

d’une montagne déroché, Sc son château est détruit. Laparoisse de saint Julien est sa principale église ; 8c il y a•quelques monastères. Domfront a vicomté, châtellenie ,corps d’officiers de ville, Sc élection, laquelle comprendquarante- cinq paroisses qui relèvent de ia généralitéd’Alençon. A deux lieues de-la , est la belle abbaye deLonlai, que possèdent les Bénédictins de la congréga-tion de saint Maur. Domfront est en Pajjais, petit paysqui dépend de la Normandie , quoiqu’il soit du diocèseduMansy la ville tire son origine d’un château que fit bâ-tir , fur un roc escarpé , dans l’onziéme siécle , Guil-laume Tallevas I du nom , comte de Bellesme , dans lePerche , fur un fonds qui étoit de son ancien héritage ,Sc qui par conséquent dans ce tems-lâ , n’étoit pas aucomte du Mans , comme on peut voir dans VHistoiredes comtes du Perche & à’Alençon , écrite par GillesBry. Cette place fut nommée Cafirum Dornnifrontis , enfrançois Domfront ou Damfront : ce qui fait voir queceux-là n’ont pas bien rencontré fur l’étymologie de ce■mot , qui l ot:t expliqué le Front ou le boulevart duseigneur , en prétendant que les comtes du Mans l’a-voient fait bâtir fur leurs frontières , pour l’opposeraux•entreprises des ducs de Normandie , puisque ce lieu-làn’appartenoit point au comte du Mans , mais à ce-lui de Bellesme , qui l’avoit fait fortifier. Dans lafuite , Guillaume II , dit le Roux , roi d 5 Angleterre ,Sc duc de Normandie , s’étant emparé de cette place »la donna à son frere cadet Henri, qui fut íòn successeuren tous ses états. Après quoi Domfront, dans le XIIIsiécle , fut uni au comté d’Âlençon ( érigé ensuite en du-ché , ) & il a été un des vicomtés , dont ce duché oucomté étoit composé. Ce duché ayant été réuni à lacouronne par François I , il en démembra peu aprèsle vicomté de Domfront , qu’il donna après le traité deCambray , au duc de Montpensier, en pleine propriété,avec le comté de Mortain âc le vicomté d’Auge. * Corn.Dict. Mémoires dressés fur les lieux en 1704. * Longue-Tue , Description de la France > p. 80.

D O-MIN G O ( fan ) riviere d’Afrique , au sud de•celle de Gambie. C’est une rivière considérable , qui ,après un cours de près de soixante lieues du nord-est ausud-ouest , se jette dans la mer, au midi de celle de Ka-samanka. Cette rivière est assez profonde pour recevoirles plus gros batimens, si les dangers de la barre ne lesarrêtoient à l’embouchure. Sa largeur à Kachao est plusss-,uu quart de lieue. La marée remonte trente lieues au-deíìus de cette ville. Ses deux rives font couvertes d’ar-bres, mais ceux du côté du nord font les plus beaux detoute l’Afrique, tant par leur grosseur, que par leur hau-teur. Voyage du sieur Brue à Kachao , inse'ré dans P his-toire des Voyages.

DOMINGO ( SANT ) petite ville de l’iste SantJago , une des iíles du cap verd , fur la côte orientalede l’iíle , entre la ville de sant Jago au nord, Sc la bayede Porto Lobo au midi. C’est tout ce que nous en ap-prend Roberts » dans son voyage aux ifles du cap verd.II met une rivière au sud de la ville. II fait encore men-tion d une autre petite ville de même nom, surnomméeAbacace , vers le nord, entre la précédente, à Pest , ScRibeyra grande, à l’ouest. Cartes des ijlesdu cap verd,par Nicolas Bellin. 1746.

1. DOMINIQUE ( la) ifle de l’Amérique septen-trionale, Fune des Antilles, ainsi nommée par les Es-pagnols, parce qu’ils la découvrirent un Dimanche; Scnon pas du nom de saint Dominique , comme le ditCorneille. Elle est par les 317 d. de longitude , Sc les 15d. 2.5 m. de latitude. Elle a la Martinique au sud - est ,les Saintes & la Guadeloupe au nord-ouest, Sc MarieGalande , au nord-est. Elle peut avoir trente à trente-cinq lieues oe Circuit, selon le P. Labat, Voyage , t. 4,p. 308 ; & environ treize lieues Communes, dans fa plusgrande longueur , Sc cinq dans fa plus grande largeur.Elle est arrosée de quantité de rivières , particulièrementà la Cabesterre. Les eaux font excellentes. Le poisson^eau douce y est en grand nombre 8c très-bon. II y a unesoufrière , comme à la Guadeloupe ; mais elle n’est passi haute à beaucoup près. La terre de presque toute Pisteest haute Sc fort bâchée. A peine en toute l a Cabesterre,y a-t-il trois lieues de plat pays , en mettant bout à bouttout ce qu’on en trouve , mais les fonds font beaux, 8cles pentes ou revers propres à tout ce qu’osl y voudroit

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planter. On a même assuré qu’il y avoít une mine d or,qu’on prétend être auprès de la soufrière ; mais les Ca-raïbes n’en conviennent pas , peut-être de peur d atti-rer les Européens. Le P. Labat croît que ce peuple n ex-cède pas le nombre de deux mille âmes , dont les deuxtiers font femmes ou enfans. Quoique cetce iste s° nde chose , les Anglois ont fait des tentatives pour s yétablir, fondés fur des prétentions ausquellesles Irançoisfe font toujours opposés, parce que les Anglois, en temsde guerre, n’eussent pas manqué de s’en servir pour cou-per la communication de la Martinique avec la Guade-loupe. Us se servirent de la paix de Rysvyck , & d iMaccommodement particulier , qu’ils fireiït avec les sau-vages de la Dominique , pour y venir faire du bois decharpente. Ils y firent ensuite un ajoupa au bord de la roerpour mettre ce bois à couvert, en attendant les barquesqui le dévoient transporter. Cet ajoupa se changea enune maison , autour de laquelle ils firent une palissade »ou ils mirent quelques petites pièces de canon, fous pré-texte de saluer les santés de leurs comperes les Caraï-bes , quand ils les saisissent boire.Dès que le gouverneurgénéral des ifles Françoises en eut avis , il envoya ustofficier pour s’en plaindre au général des Anglois » ^dans le même tems , il envoya à la Dominique deux ba-timens qui obligèrent les Anglois à rembarquer leur ca-non Sc leur bagage. Après quoi on mit le feu à la mais 011Sc aux palissades. La situation en étoit fort commode »& telle qu’on la pouvoit souhaiter , pour y faire un foss-L’ancrage est bon par toute la côte de la Dominique,mais il n’y a aucun port ni cul-de-fac pour fe retirer , &on ne trouve par-tout que des rades foraines. II y a a j?vérité quelques pointes , derriere lesquelles on peut l®mettre à couvert de cerains vents ; c’est là tout PaV an -tage que l’on.en peut tirer. * De P Isle , Antilles.

2. DOMINIQUE ( la ) fontaine minérale » com-prise dans ce qu’on appelle les eaux d^Valbs. Vby eZValhs.

DOMITIANA. Voyez. Alexandrie.DOMIT 1 ANA STATIO , port de mer de la T° s 'cane , auprès du fleuve Almiana, félon Antonin,ltiner.

D O MITIO POLIS, ville épiscopale del’Iíatift e 'selon le s notices grecques. Cosmas, Ion évêque > aS ^sista au synode de Truste , in Jynodo Trullana , Sc Or etl "rro souscrivit à la lettre adressée à l’empereurLéon. Cet £0ville est mise dans la Cilicie, par Ptolomée ,1. y, c. 8- .

DOMITZ ( prononcez Doemitz. ) ville Sc forteted’Allemagne , dans le cercle de la basse Saxe , aufluent de l’Elbe Sc de l’Elde , riviere qui descend du^uché de Meckelbourg , dans lequel cette ville estLa forteresse , qui est Punique de tout le duché deKelbourg, est très-fbrte par fa situation , ne pouvant eaccessible que par un pont de bois. L’électeur Lout s ^Brandebourg l’aliénaau comte de Swerinen 1328,®^laDouanne & tout le pays des deux côtés de l’Elbe, P°sept mille cinq cens marcs , monnoie de BrandeboLa. ville Seladouanne revinrent à la maison de Bra® ^boutg par mariage ; mais la forteresse resta au ^ jj sMecitelbourg , héritiers des comtes de Swerín »en font encore en possession,auífl-bien que de la °° c ôténe, de la ville , Sc du petit pays situé de l’autr® 3ìl ,de l’Elbe. Cette douanne rapporte ordinaireme^,^tour de quatre - vingt mille livres reichsdaleS’ r j£1627 , le comte de Tilli, général des ImpériauxDomitz par capitulation : Sc Lohaulen , colons j eSdois , la reprit fur la fin de 1631. Les Impériaux ^ a n-Saxons la reprirent le 4 d’août 1637. Le gc n ^ j a tintnier fit ses efforts pour la reprendre en 163<? > q u édoisbloquée une partie de l’année suivante. ^ e n 0 ctobre»ne s’en rendirent maîtres qu’en 1643 , le 23 “ . s quiC’est le lieu où les ducs renferment les prssb° n ^ re jsêr.doivent être long - tems renfermés. * Mém olïeSfur les lieux en 1718. a n meíH c/t

DOMLESCHG . en latin Tomïlïasca, o^onz.ElI-vallis; vallée de Suisses, dans le pays des & a u-de§-s’étend aux deux côtés du haut Rhin , & |Del î 1 ^ cett®fous de la jonction des deux Rhins. La apP a í""

vallée , qui est fur la rive gauche du haut * \ J a lí-

tient à la ligue haute , comme l’autre a PP ar ^aitte

gue de la Caddée. La premiere renferw® a c0 ^ d’UH

de Thusis ou Toflane, Cette vallée tire Ion