tîòn possédée par les comtes de Beaugê, paífa à Humbert* ’ 1 ^igneur de Beaujeu , par le mariage qu’il contractaavec Marguerite de Beaugé , qui lui apporta en dot laterre de Miribel, 8c tous ses autres fiefs de Dombes : ceseigneur engagea en 1 12.6 , l’archevêché de Lyon pour?°° marcs d'argent, tous les íìefs 8c hommages qui luietoient dûs entre les châteaux d'Icon Sc la Saône. Guí-chard son fils & son successeur rendit hommage à l’églílede Lyon , pour la moitié du château de Beauregard, Scd mourut sans enfans ; fa sœur Isabeau porta les biensde cette maison à son mari Louis , comte de Forez. Gui-chard leur second fils , eut en partage la seigneurie de“£aujeu, 8c les terres d’au-delà de la Saône en Dom-bes - qu’il laissa à ses descendans.
Alors la partie méridionale de ce pays , où font lestftandemens deMontmerle, du Chatelart, & de Chala-d)í>nt appartenoient en propre aux lires de Thoire Sc deVillars. Ces derniers firent hommage de leurs posses-s'ofis aux églises de Lyon 8c de l’iíle Barbe. Henri deVillars, archevêque de Lyon, reçut pareillement l’hom-sdage de Richard de Beaujeu , en 1299 , pour les terres*i Ue ce seigneur poísédoit enDombes, ainsi que celui deneveu Humbert de Villars , pour le Chatelard en■fmmbes. Ce prélat mourut en 1301 . 8c laissant le châ-te au de Trévoux à ses héritiers , il leur défendit de!" e connoître aucun autre seigneur que l’archevêque deLyon 3 8c l’on voit en 1316, Humbert ou Imbert, sei-gneur de Villars , reconnoitre qu’il tenoit de l’archevê-C ì ll c de Lyon Sc du chapitre de íaint Jean , lâ ville, lebateau Sc le territoire de Trévoux. Au refte , il est a^marquer que ces hommages ne pouvoient tirer à con-séquence pour ía souveraineté, n’ayant été faits à l’é-,glife . que comme un acte de dévotion votive.
Edouard II , dix-'eptíéme sire de Beaujeu, seigneurfis Beaujolois Sc Domoes , en reconnoìssance des servi-ces qu’il avoir reçus de Louis II, duc de Bourbon ,qui savoir secouru contre Amá V , comte de Savoye , 8cseigneur de Bresse , contracta plusieurs engagemens avecce même Louis II ; mais en 1398, Edouard s’étantavise d’enlever une fille de Villefranche , & ayant étéajourné au parlement pour ce crime , il fit jetter parL fenêtre , l’huissier qui lui fit la citation. On envoya■ S _ S troupes qui l’arrêterent, Sc le conduisirent à Paris enP r ‘fon ; dans cette extrémité, il eut de nouveau recours au5 re ûit de Louis II : pour éviter une mort ignominieuse,** lui offrit de lui faire don du Beaujolois 8c de las’ombes. L’offre fut acceptée , & l’acte de donation passé2.3 juin 1400 ; le duc obtint de Charles VI la grâce^ la liberté d’Edouard , qui mourut le n août de la^êtne année 1400.
Le duc Louis , s’étant mis en posseflîon du Beaujo-í°"'s 8c de la Dombes , acheta d’Humbert VII, sire dehoire Sc de Villars , les châtellenies de Trévoux ,d Amberieux 8c du Chatelard , Sc par-là fe trouva enPpsse(ìì oa de tout ce qui conssitue actuellement la prin-Cl pauté de Dombes. Ce duc laissa le Beaujolois 8c laJerre de Dombes , à Jean, duc de Bourbon, son fils. Ae _an succéda Charles son fils , lequel ayant donné les^gneuries de Beaujeu 8c de Dombes , à son fils Phi-i! Ppe, le voulut obliger à lui rendre hommage du tout,au Préjudiced’Amedée de Talaru, archevêque de Lyon,3 Ul p e prétendoit seigneur direct des terres de Trévoux,e Chatelard, de Montmerle, de Beauregard, 8c de Cha-• ai ? on t.C e prélat s’adressa au concile de Baie , pour avoirJUltice du duc de Bourbon. Le concile prit fait 8c causeP^ur l’archevêque de Lyon, par un décret du 16 avril,4?6, qui n’a pas empêché ses successeurs de perdre lesr °E:s qu’ils prétendoient fur le pays de Dombes. LaPostérité des ducs de Bourbon jouit du Beaujolois 8c de^ Principauté de Dombes , jusqu’en 1522, queLouïfeI e Savoye , mere de François I , fe les fit adjuger fure connétable Charles III , duc de Bourbon , commey a nt succédé aux droits de Marguerite de Bourbon íaere ' épouse de Philippe , duc Savoye. Après la mort(q e ^ nn étable, François I. réunit ces pays à la couronne.■Dûttfk réunion étant contre les régies , parce que la<j e p es n’étoit point un démembrement du royaumeg L atlce ’ n * comprise dans ses limites, la branche deçjj r , 011 ~ Montpensier réclama contre ; 8c en 1360 ,g ar , es IX » par une transaction , restitua à Louis deHr bon, duc de Montpensier , 8c à fa mere Louife de
Bourbon, sœur du connétable, la propriété fie la terréde Dombes, avec tous les droits souverains , & ne séretint autre chose que la bouche 8c les mains, c'est-à-dire , l’hommage simple , fans aucun ressort rii aucunéservitude.
Depuis ce terris, les princes de Dombes ont rendula justice à leurs sujets , par une cour souveraine ôtjtparlement, qui avoit été créé par François I » roi déFrance , en 1523 , pour le ressort du pays de Dombes.Elle a tenu ses séances dans la ville de Lyon jusqu’eri1696 , que M. le ducdu Maine, souverain de Dombes ,la transféra à Trévoux.
Marie de Bourbon-Montpensier, duchesse d’Orlêans »unique héritière de la maison de Montpensier , laissa làsouveraineté de Dombes , 8c tous ses biens à fa filleunique Anne-Marie-Louife d’Orléans , qui donna en-tre-vifs - par acte du 2 février x<58i , la souveraineté deDombes au ducdu Maine , fils légitimé du feu roi LouisXIV. Ce monarque déclara paf des lettres patentes de1682 » q u e le souverain dé DombeS n'est point a soitégard, comme un vassal à l’égard de son seigneur; maisfeulement comme un moindre -souverain, àl'égard d’unplus puissant. II accorda aux conseillers du parlement déDombes de fraterniser avec ceux.dës párlemens de sonroyaume > 8c pouvoir devenir maîtres des requêtes, aprèsle tems marqué par les ordonnances : ils ont auísi droitde Commìttimus. M. le duc du Maine a laissé ía souve-raineté de Dombes a Louis - Auguste ion fils , auquel asuccédé Louis - Charles , comte d Eu Ion frere , qui en1762, a échangé la principauté de Dombes contre diffé-rentes terres que le roi lui a données en France; fa majestéen envoyant au parlement de Dombes des lettres-pa-tentes pour enregistrer cette échange , l u j a ordonnéde rendre la justice en son nom, ainsi , Sc comme le fontles autres párlemens de son royaume. Ces lettres-paten-tes ont été enregistrées le 3° Àout 1762 , §c ainsi a finila domination des souverains de Dombes.
Ce prince exerçoit tous les droits souverains ; íes reve-nus fixes fe montoieíit à deux cens mille livres ou envi-ron. Les gabelles lui produisissent cinquante-cinq millelivres ; les aides quinze mille livres ; le greffe d u parle-ment quinze mille ; le domaine díx-neuf mille ■ lox péa-ges quinze mille ; ce qui faisisst cent dix-neuf mille liv.la taille , que feu M. le prince de Dombes y avoit intro-duite , produisoit auísi beaucoup. II y a de plus l’annuel,le casuel Sc la recherche des siancs-fiefs Se des amortisse-mens. Dans le tems du commerce des pîeces de cinq folsSc des lequins d’òr au levant, fa monnoie lui rapportoitplus de cent mille livres par an. Les Vénitiens s’étantplaints de ce que les sequins d’or de Dombes portoientl’empreïnte de S. Marc, Mademoiselle de Montpensierrépondit que S. Marc étoít le patron de Trévoux , com-me il l’est de Venise. * piganiolde la Force, Desc. dela Fr. t. 3 , p. 236.
DOM - DIDIER , village Baillíval de Suisse , dansla partie orientale du canton de Fribourg. R a un Gâ-teau entre Avenche & Payerne. * Délices de la Suisse »í. 2 , p. 396.
DOME ou Le Puy de Dôme , en latin mons Do-yiinans , montagne de France , en Auvergne , proche deClermont. Le célébré Pascal l’a rendue encore plus fa-meuse qu’elle n’étoít auparavant, p ar les belles expé-riences de physique qu’il y fit s ur j a pesanteur de Pair.Elle a huit cens dix toises d’élévation fur la surface de laterre. C’est pourtant la plus accessible de toutes celles quifont remarquables en cepays.-là.Elle a de bons pâturagesavec des fimpîes exquis. Au sommet, sont des ruines cPé-difices qui font paroitre que ce font les restes de quelquessompteux batimens. * Piganiol de la Force , Descriptionde lâ France , t. 5 , p. 3^ CorHm
D O M E V R E , Domnus aper , abbaye régulière dechanoines réguliers de la congrégation de Lorraine , enLorraine, dans le comté de Salmes.
DOMEZOPOLI, bourg qui a succédé à Dornitío-polis , ville épiscopale de l’ìíaurie.
DOMFRONT , petite ville de France, avec titrede comté , en latin Donfrontium, Elle est située fur la Va-renne, à cinq ou six lieues au-dessus de la ville de Mayen-ne , à environ quatre lieues de Morts m Sc de Tinche-bray , vers les extrémités des Diocèses d Avranches 8cde Bayeux. Cette ville est ancienne , bâtie fur Ia cime
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