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Tome second. C - F.
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entier de cette Sainte y est dans une belle chasse, &que‘les traits de son visage paroiffent encore aussi beaux 8cavili marqués que quand elle vivoit , quoiqu'il y aitplus de trois cens ans qu’elle est morte. * Corn. DichJonvin de Rochesort , voyages. Pigantol de la Force,Desc.de la France, t. Z. k- ZZ t-

DRAHEIM, petite place de Pologne, dans la Prusseroyale. Elle fut engagée avec fa dépendance à FrédéricGuillaume , Electeur de Brandebourg, par Jean Casi-mir , Roi de Pologne, par le Traité de Bydgost, le 6.Novembre 1657. Elle est dans la Pomerelle, vers Bu--thou , Sc comme enclavée dans la Poméranie ultérieu-re. Ce n’est proprement qu'un fort avec un bourg entreles deux lacs de Tempelbourg, 8c de Draheim 8c avecune Seigneurie dans ia partie de iaCassubie, qui est à laPologne.

2, DRAHEIM, lac de Pologne dans la Prusse royale.II tire son nom d’un Fort qui est situé au bord de ce lac.

DRAITWICHE. Voyez. Droitwick.

D RA MA , Bourgade de la Macedoine » à ce que ju-ge Ortelius de la lecture de Gregoras. II conjecture furcelle de Nicetas que ce lieu étoit vers la Thrace, Cu-ropalate qui le nomme auffi le surnomme des PhilípesPhiliporum ; & Ortelius en conclut que ce lieu étoitvoisin de Philipes de Thrace. Sa conjecture est conste-rnés par ce passage , tiré du second voyage de Paul Lu-cas , t. 1 .p. 198. 8c fuiv. Cette ville efipetite , mais fortjolie : P on y voit sept Mosquées d Minarets. 11 y a aujfiune Citadelle , qui paroit avoir été autrefois considérable& des plus fortes ; mais on en a négligé les réparations ; &elle tombe à présent en ruine de tous côtes. Les Grecs ontune église d Drame : elle efi pauvre & ajfez. mal entrete-nue. C'efi pourtant un archevêché ; mais on fait qu’enGrece , d présent du moins , les dignitez, font peu consi-dérables pour leur revenu. On remarque dans cette égli-se un bufie d*Hercule , d’une grande beauté. II efi d’unmarbre exquis , & sert de piedefial d un pilier de boisqui soutient une gallerie. Plus de la moitié efi enfouie Ô'couverte de terre : ce qui paroit , semble répondre dureste. Je l’aurois assurément acheté fi l’archevêque avoitété d Drame ; mais en fòn absence perjònne n’ofoit tou-cher d son église ; ainfi j’eus le chagrin de l’y laijjer. Cefera pour quelqu’ autre voyage. Deld f allois voir une Tourancienne qui efi encore en son entier. Elle efi bâtie depierres de tailles les plus belles. IIy a plusieurs marbresavec des inscriptions , qui nous auroient Jans doute don-ne quelque connoijsance de l’hifioire de Drame ou desguerres de ces provinces , fi j’avoís pû les copier', maisla tour étoit habitée par • un Turc superflitieux. C’en futajfez ., pour rendre mes defirs inutiles. ìl prétendait qu’ily avoit dans fa Tour un trésor , & que les inscriptionsenseignaient P endroit où on le pourrait trouver. C’efi unemanie qui a. infatué les esprits de la plupart des Turcs& me me des chrétiens de ce pays-ld. Des lettres qu’ilsne sauraient lire ou qu’ils n’entendent point , marquentun trejor & la pierre philofophale. Aujfi n’e/l-ce que paradrejfe & quelquefois t en s’expofant d mille dangers ,qu’oh arrache quatre lignes qu’ils croyent capables deleur donner de grandes richesses , & dont cependant pasun d’eux n’ a l’indufirie de fe servir. Ce fut en vain quej’ojfris de l’argent au Concierge Turc. II s’étoit persuadéque je donnerais peu pour avoir beaucoup ; efi la peurque je ne lui en fijfi aucune part , quoique je ne manquas-se pas même de lui promettre le tout , Pempêcha de merien accorder.

II y a à Drames bien d'autres ruines, qui montrentévidemment qu’autrefois c’étoit une ville fort considé-rables. On y voit encore plusieurs grands bassins del’an-cien tems ; ils font pleins d’eau vive, 8c l’on en remarqueles sources dans le lieu même ; il y en a deux tout re-vêtus de marbre. De-la on entre dans de vieilles mu-railles , où étoient autrefois des jardins délicieux. En-suite on visite une grande place toute rempli d'amphi-théâtres ; c’étoít la qu on faifoit autrefois les jeux 8c lesexercices. Il passe dans cette ville plusieurs petits ruis-seaux » dont Peau est fort claire. ^Tous les Dimanchesil s'y tient un grand Bazar , où l'on vend toutes fortesde denrées. Enfin il y a une horloge qui sonne les heu-res comme à Philippopolis. On peut juger par cette des-cription que Drame est une ville des plus aimables. El-le est très peuplée » 8c des mieux fournie de choses né-cessaires.

DR A

DRAMANET , ville d’Afrique au royaume de G £lam au Sud de Sénégal, entre le fort de St. Joseph»l’embouchure du Ghianon. C’estune ville grande & bienpeuplée. On y compte environ quatre mille habítans »la plus part Mahométans , 8c qui vivent indépendans^ uRoi de Galam. lis portent leur commerce jusqu auroyaume deTombut, 8c à la rivière de Gambie. En I 75 °"les François avoient bâti un fort à Dramanet. Le vrnéral-Brue qui l’avoit fait construire du consentementdes Nègres , fut rappellé en France en 1702. Les JNe-gres fe repentirent bientôt du Traité d’allíance qu dsavoient fait, 8c excités par les Anglois de Gambie,ils vinrent assiéger le fort qu’on appelloit S. J°f e Pavant que le commandant pût s’en défier. Malheureu-sement on venoit d’abattre une partie de ion enclosdans la vue de l’élargír : après quelques jours de reuS"tance le commandant, fe vit obligé de gagner la ri vie-re avec ses gens , 8c ses meilleures marchandises apt^ savoir mis le feu à tout ce qu’il laissolt derriere lui-ne fut qu’en 1713. que le fort de St. Joseph fut réta-bli par M. de Richebourg , commandant de Goerée »mais on le bâtit à une lieue de l’ancien dans un en-droit nommé Mamcanet Mem. communiqué par M™’les direíleurs de la compagnie des Indes.

DRANBOURG, ville d’Allemagne dans la nou-velle marche de Brandebourg íùr la Drage, 8c partag e ®en vieille, 8c en nouvelle. Elle est chef lieu d'un cercle*

DRANGiE, ancienne nation dans la Perse. Etien-ne le Géographe, Quinte Curce, /. 6. 8c autres Au-teurs en font mention. Cafàubon, /. z. croit que ce f°nles mêmes qui font nommés Zarang&i par Aérien, y6. ó' 7. Cet ancien parle lui-même des Dranga. Pline» ^6. ç. 23. les met vers les sources de l’Indus. r .

DRANGIANE , (la) ancienne province de Peo e 'Strasbon , l. n. p. 5x6. dit que la Drangiane qui confinoit à la Carmanie , étoit une partie de l’Arie. P )0 .dore écrit Drangina , 8c il semble que Polybe 1 ^nomméeDRATiGENA , comme le rapporte Ortelius- Lnom des habitans de cette province est corrompu daJustin, 1. 4, où ils font nommés Drangaritani. Ámm jeMarcelin remarque qu’íls étoient aufii nommés Ara^ e ?'parce qu’ils descendoient des Arabes. Baudrand ditla Drangiane, que c’étoit une des provinces de l’y*?.pire d’Alexandre le Grand, en Asie. Elle étoit, dits ’bornée au couchant par la Carmanie 3 au nord pat 1rie, au levant par l’Arachosie, 8c au midi par la “drosie. Propthasie 8c Ariaspe en étoient les villes p (i .cípales. Cest aujourd'hui une des provinces de P erfous le nom de Sigistan, Sittistan, SegestA^Sagestan.

DRANGUBITiE, peuple Esdavon vers laduquel parle Constantin Porphyrogenete cité pat f ', p.drand, éd. 1682. Seroit-ce le même peuple qui n atoit le Dragovintia , ou A e ayo/SmL de Curopolate > Pqu’Ortelius met dans la Thrace?

DRANSE, petite rivière de Suisse , dans le b aS fesl£lais. Elle a fa source dans les montagnes qui fy pa-le Valais du Piémont, 8c coulant dans le va L“|} s an-gnes, elle fe joint à une autre rivière auprès de h- jo0>cheïr , 8c va fe perdre dans le Rhône quelq WÊSp as au dessous de Martignay. ruaitf

DRANSES , en latin Dr ans* . Draufi ouanciens peuples de la Thrace. Ils pleuroíent à ^;fe-fance des enfans, parce qu'ils entroient dans I e £ dj =sres. de la vie, 8c ils fe réjouissaient â l’enterrcn^.^ er g S .morts , parce qu'ils étoient délivrés de ces ,,

Corn. Sc Baud. Dict. Hérodote , l. 5. c. K slt gau-les nomme Trau/ès ; 8c on dit ce qu'en d*drand 8c les autres. Voyez. Trau/es. Drapn# 0 ’

DRAPANO , (la ponta dìj ou le Cap j a villeCap de la côte septentrionale de Candie» erlt tfg pistede Retimo 8c la Canée, 8cplus précisément ^^

S. Nicolo 8c Lagonisi. Les latins le no míIieíl ^ Tinl un av eCPromontorium , 8c ce nom latin lui est < r) R ËPAN l,>t 'plusieurs autres , comme om verra au m ot* De Witt ; Atlas. j u moins

DRAPSACA , ville de la Bactn ane 1 ° danS te viedans le voisinage de' ce pays , selon d ;ssérento

d’Alexandre , 3. Ortelius ne l a cr01 ^ jjt être

de la Drepsa , que Ptolomée, /• 6- c - í7 ‘‘ j a pABAP-Métropole de la Sogdiane, non plu* q ue SA »