DRA
SA , attribuée par Strabon , /. n. p- Zl6 à la Bactriane.Mais je ne fais pourquoi Ortelius 8c les interprètes dePtolomée veulent que ce soit la même ville que la Pan-da de Pline dont même le nom est écrit par abus Pa-rida dans le Ptolomée de Bertius.
DRASDEA, nom d’un lieu particulier de la Thra-Ce > duquel il est fait mention dans le livre des Noti-Ces > secí. 2p.
DRASIDéE. Ce motfe trouve dans un passage d’A-*nien Marcellin, l. 15. qui, en parlant des Gaulois dit:P? a fî4œ memorant révéra suife populi partem indigenam.Pdndebrog ne remarque rien fur ce mot; mais Ortelius,Thesaur. observe que Pithou vouloir qu'o n lut Druides
lien rîf> TÌY/ifìrlœ
1. DRASTOCÁ, ville ancienne d’Asie, assez prèsde la source du fleuve Dargomanes qui l'arrofoit, 8cdans la contrée nommée Paropanifus , à cause de laMontagne de même nom qui l’enfermoit à l’occidentêc au nord , selon Ptolomée l. 6. c. 18. qui donne àcette ville x j<5. d. de longitude 8c 3 d. d. 30 m. de latitude.
2. DRASTOGA,autre ville d’Asie , dans l’Inde , endeça du Gange dans la contrée que Ptolomée, /. 7. c.*• nomme Gorisa. II donne à cette ville 120. d. 30’.de longitude, 8c 32. d. 30'. de latitude.
DRAT7E : c’est ainsi que quelques Interprètes dePtolomée, l. 5. c. 6. lisent au lieu deDAGRJE, qui estle nom d’une ville de Capadoce, dans la Tyanitide.
DRATIGENA, contrée d’Asie de laquelle Polybe,^ 1 X. dit qu’Antiochus se rendit maître, & qu’il y pritses quartiers d’hyver. Ce mot est corrompu dans cet Au-teur pour Drangiana la Drangiane. Voyez, ce mot.
DRAUCA, ancienne ville de Crete, selon Isace surPycophron, cité par Ortelius , Thesaur.
DRAUDACUM, château de la Thessalie, selon ti-te-live , l. 43. dans la contrée nommée Penestie.
DR AVE, (la) rivière d’Allemagne , en GrecA^ïselon Strabon, /. 7 - ^ Acs^os, selon Ptolomée qui dit queles Barbares la no : mmoient Daris de son tems, Solin ,c. 24. la nomme Dravus en latin. Pline , 3. c. 25.
Draùs , Sc l’anonime de Ravenne, l. 4. c. 19. Dravis.PomponiusMêla, que cite Corneille, Diïï. n’en parlee n aucune façon. Les Allemans la nomment Die Draw,les Hongrois Trab , 8c les Italiens la Drava. Cetterivière a plusieurs sources; delà vient que les Géogra-phes placent diversement la source de cette rivière. LesUns , comme Baudrand 8c Sanson , regardent corn-ue la principale celle qui est auprès d’Innichen, dansles montagnes du Tirol, aux frontières du Frioul 8c de^Archevêché de Saltzbourg ; d’autres , comme del'Ifle, mettent la vraie source de cette rivière , dansl’Archevêché de Saltzbourg , fur les confins de l’évê-c hé de Brixen , dont même elle arrose une petite lisié—* e » avant que d’entrer dans la Carinthie , où elle passe^Drabourg , g. Saxnbourg , Ortenbourg, "Willach , d.~l°Henbourg , d. un peu au dessous elle se chargehes troi s rivières qui passent à Clagenfurt, à S. Weit
a Ourle, coule à Lavamvynd & à Drabourg , g. puise lle entre dans la basse Stirie qu’elle sépare quelque| effl s de l’Esclavonie; ensuite au sortir de la Stirie el-le est grossie par la Muer au dessous de Warasdin, auoessus de Serinswar , & continuant son cotlrs jusqu’àEssecK , elle sert de borne à l’Esclavonie & à la basseHongrie jusqu’au Danube dans lequel elle perd son*jom. Baudrand écrit le Drave du genre masculin,de l’Isle dit toujours la Drave, 8c tous nos bons Au-le urs ne disent pas autrement. Voyez Bagrus.
„ DR AVEN N A , nom latin dont quelques-uns selavent pour exprimer la Trave, rivière qui coule àEubec, quoique son véritable nom latin soit Chalusus.
DRaVIS &
; ÏJRAUS. Voyez. Drave.
DRAUSEN , lac de Pologne , dans la Prusse roya-
’ Très de la ville d’Elbing, 8c à trois milles Polonois1<T ^^enbourg, au levant : il est assez petit, mais>.6c il reçoit le ruisseau de Sorg ( Sarguna ) après^ se décharge dans le Frich-Haff. * Baud. éd.
S^AVUS. Voyez Dravë.fvch ,XUM, lieu sacré dans la Sicile , ou selon He-yene cité par Ortelius , The saur. les laboureurs por-leurs offrandes.
DRE 689
DRECANUM , lieu de l’ísle de Gos » vers le cou-chant. II y avoit aussi un village au même endroit, se-lon Strabon, l. 14. 8c on l’appelloit Os Portus , l’ou-verture du port.
DRECKS-ODERNHEIM, petite ville d’Alterna-gne , dans le Palatinat du Rhein, fur la rivière de Gian,au couchant méridional de cette ville,* Blaeu , Atlas»
DREFFURT. Voyez Trefurt.
DRELVE, ville de France, dans le Donzioís. Ellea un château astis fur le sommet d’une montagne > aupied de laquelle est une fort belle source d’eau, d’oùpart une rivière qui nourrit de bon poisson. * Coml'Dìd;.Davity Nivernois.
DRENTE, (la) l’un des trois quartiers qui compo-soiestt la province d’OVerissel, dans la république desprovinces unies. Elle est aujourd’hui séparée des deuxautres quartiers, à savoir du Salland 8c de la Twente »8c est jointe depuis, plus d’un siécle au gouvernementde Frise 8c de Groningue. Ce pays fut donné entiè-rement à l’évêque 8c à l’église d’Utrecht par l’empereurSaint Henri, un peu avant sa mort arrivée l’an 102,3,Sc cette donation fut confirmée peu après par son suc-cesseur Conrand le Salique. Coworde capitale de laDrente avoit dès le XII. siécle un commandant nom-mé Redolphe fous Herbert évêque d’Utrecht. Lessuccesseurs de ce prélat continuèrent à jouir du hautdomaine de cette ville , 8c de tout le pays deDrente jusqu’a l’an 1321. que le duc de Gueldres dé-pouilla Philippe de Bourgogne évêque d’Utrecht de cepays de Drente après une guerre de quelques années,L’empereur Charles V. réprima l’entreprise du duc deGueldres , dont il condamna l’usurpation ; mais ií enprofita , l’evêque ayant cédé à cet empereur les droitsde son église sur la Drente auffi hien que sur le restede l’Overissel. Ce pays tout rempli de marais fut con-quis par les Françoie en 1672. mais ils le quittèrentdeux ans après. Il retourna fous la puissance des EtatsGénéraux à qui il appartient encore a présent. Ce paysest borné à l’Orient par la Westphalie , au nord par laprovince de Groningue 8c des Ommelandes , a l’occi-dent par la Frise, 8c au midi par l’Overissel dont ellefaisoit autrefois partie. Le pays de Drente renferme ou-tre Coworde Capitale , Ruynen, Meppel, Assen, &cquelques autres places peu importantes. * Longuerue ,Descript. de la France, 2. part. p. 33. Baud. éd. 1705»
DREPALI, village de Turquie, dans la Remanie »surin mer de Marmara, à cinq lieues ou environ deSelivrée. On croit que c’est la Caenophrurium des an-ciens, où l’empereur Aurelien fut assassiné par quelquesOfficiers de son armée. * Baud. éd. 1705.
1, DREPANE, ville de la Lycie, íelon Etiennele Géographe.
2. DREPANE. ville de Sicile, selon le même.
z. DREPANE j ville de la Libye, selon le même:
4. DREPANE , montagne d’Ethiopie, selon le mê-me.
5. DREPANE, deux istes de la mer Egée, dans levoisinage de Piste de Lebinthus, selon le même.
1. DREPANUM , ville de Bithynie , fur le golfede Nicomedie, selon Nicephore Caliste, qui écrit qu’el-le fut nommée par Constantin le Grand Hellenopolis»Socrate le Scholastique 8c Cedrene disent la même cho-se, mais ils écrivent ce dernier nom avec une simple L,pour marquer qu’il est dérivé de celui d’Helene. Orte-lius croit que cette ville est nommé Betalbes par Etien-ne le Géographe.
2. DREPANUM , ancienne ville de Sicile , quel’on connoit aujourd’hui fous le nom de Trapani,
1. DREPANUM PROMONTORIUM , pro-montoire de P Achaïe propre, dans le Peloponeíè , fé-lon Pausanias in Achaicis , p, 382. qui le met dans legolfe de Corinthe, aux environs du fleuve Bolinéen Scdes ruines de Rhypes. Cet Auteur dit que la fableavoit feint que Saturne ayant retranché à ion pere, lesparties destinées à la génération , avoit jette dans cet-te mer la faux dont il s’étoit servi pour cette opération,8c que ce promontoire avoit pris delà le nom de Dre-panon qu’il portoit, 8c qu’il , signifie une faux. f \ y aplus d’apparence que le nom de faux ’ a ^ te don-
né à plusieurs caps, à cause de la ressemblance qu’ilsont avec cet instrument d'agriculture, to.omee, /. 3,
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