DRI
pere ; 8 c dont les ouvrages dramatiques font très esti-mables malgré tous leurs défauts.
Près des portes de Dreux , se donna le 18 de Dé-cembre 1562 , la bataille dè Dreux » entre l’armée duI® 1 » commandée par le connétable de Montmorencí, le"Prêchai de Saint André 8 c le duc de Guise, Sc celleS P- reformés » commandée par le Prince de Condé ,amiral de Colígní, Sc d’Andelot son frere. Henri IV.alheg ea f) reux en ijp3. Sc s’en rendit maître après un^_ e S e de dix-huit jours, pendant lesquels les aíSégeansiF * es assiégés donnerent de grandes marques de valeur. *^ ,l guerue, Desc. de la France , 1. part. p. m. Corn.■“iès Piganiol de la Force, Desc. de la France, t. 2. p."i. 284. Sc 31 6.
DRIBENTS » rivière de Pologne dans la PrussePolonoise au Pálatínat de Culm. Elle a son cours du^ r d au Sud-Ouest, Sc après avoir baigné Strasbourg,Golrip, elle se joint à la Vistule au dessus de Thorn.
* P Me Mas.
DRIboURG , ancien château d’Allemagne , dansla'Westphalie. Il fut bâti parles Saxons, Sc on Pappel-mit anciennement Iburgum en latin, Sc Iborch en Alle-mand. Gobelinus Persona, Cosmogr. JEtat. 6 . c. 38. ditst Ue Charles étant entré en Saxe la septième année de sonre gne , ravagea tout, Sc prit le château Iborg > qu’ona Ppei!e , dit - il, par corruption Driboug. Crantzius,■bdetr-op. I. 1. c. 2. p. 24. dit que le roi (Charlemagne )®°wna à Hathumar Iborg , ancienne retraite des Sa-xons, & qu’on a appellé, avec un peu d’altération dans1c nom , Driborg , avec toutes ses dépendances.^ Char-Icrnagne en fit présent à l’église de Paderborn, a la re-commandation du Pape Léon III. II est fur une monta-ta gne assez haute , Sc on juge qu’il devoít être très-fortPar les ruines de ses murs Sc de ses tours. On y voitencore fur la même montagne quelques restes d’unMonastère de Religieuses , que Bernard, évêque dePaderborn , transféra à Gerden, comme il paroitpar seslettres en date des années 1136. Sc 1142. * MonumentaPaderborn. p. ipo. Cy
DRIESEN, en latin Driefa (le premier E ne fepro-nonce point, ) ville d’allemagne, dans la nouvelle mar-che , dans leS Etats de l’Electeur de Brandebourg, furles frontières de Pologne ; & selon Hubner, Curtze frag.aus der Geogr. p, 633 , au bor d de laWarte , rivièrequi s e j 0 í n t avec l’Oder auprès de Custrin. Cette vil-le est assez bien fortifiée ; son nom s’écrit diversement, Dresen Sc Driefen » selon Zeyler , Brandenb.y>pog, p . ji. Elle est à cinq milles de Landsberg , &du côté de la Pologne vers le midi : elle est garantie£ ar un large marais, qui s’étend jusqu’à une portée decarabine de la ville. De l’autre côté est la rivière deNotez ., que quelques-uns prononcent Netsch ou Netze,dan s l’endroit ou cette rivière est jointe par la Trage.
ue f e p ar t a ge en deux devant la ville , Sc l’enferme de° e yx côtés. De plus les fossés font remplis d’une eauoriRante ; ce qui joint aux fortifications , fait passerc^tte ville pour une forteresse imprenable. C’est unentagone régulier. On voit dans l’hístoire de Polo-que le duc Bolestas de Pologne rétablit en 1270,la forteresse de Dreno , ( Drenus , ) que les Allemandssomment Dresna , mais que leS Polonoisne faisant pas‘Ort bonne garde, la garnison de Santock les surprit la£uit, & soumit la place à Otton Margrave de Brande-°urg. Elle fut reprise l’année suivante par Premiflas,tíUc de Pologne. Barníme, duc de Pomeranie, vers l’aîîïl 74- durant la guerre de la Marche, entra dans lanou-gClle Marche, affiéga Sc prit Dresden , où il fit un bonu tin. La forteresse, telle qu’elle est à présent, est unOuvrage du dernier siécle. Joachim Frédéric , Electeure Brandebourg, en coupa le premier gazon, & menaJ° IS brouettées de terre le 24. Mai 1603. Les Suédoise mparerent de cette place par la trahison d’un habi-I J lt lc 2.7. Novembre V. St. 163p. ils la rendirent enÌxR? ar kà- * Cromer. Rer. Polon. 1. 8. ,
sur p * P eu pl e de laCapadoce , selon Xenophon,
chisi 3 C A >te à Pont-Euxin , entre Trebisonde Sc la Col-1: rapport d'Arrien, dans sonPeriple , ils étoient
TlíVPhes des Murons. * Ortel. Thefaur.v ILLO , (le) rivière de l’ifle de Sicile , dans lap cc ds Noto. Elle se rend dans la mer d’Afrique àailles dç Terra Nova aut levant d’été , en allant
DRI
I
vers Camaranâ. J’ai déja parlé de cette rivière à l’article Achates , qui est son ancien nom latin. * Bau*drand , édit. 1705.
DRILO , nom latin du Drin, rivière qui a son em-bouchure à la côte de Dalmatíe. Voyez. Drin.
DRILONIUS , grande ville, Sc la derniere desCeltes, selon Etienne le Géographe , qui s’appuíe furl’autorité de Théopompe.
DRILOPHYLIM , nation de l’Inde, en deçà duGange,selon Ptolomée, /. 7. c. 1. Les Interprètes écri-vent la premïere syllabe par un Y : & doublent la pre-mière L.
DRIMAGO, ville de la Turquie , dans la bassaBulgarie , 8 c fur le bord du Danube, à trente lieueâau dessus de son embouchure en remontant vers Sílis-trie ; & dans le pays des Tartares Drobuces au dessousdu confluent du Danube Sc de la Pruth, fur la fron-riére de Moldavie. * Les anciens lanommoient Dinoget-la ,Sc dans les bas siécles on la trouve appellés Dinigue-tia » Trimammium, 8 c Frìmmamnium. Elle étoit fortconsidérable : mais ce n’est presque plus rien. Auflïn’est-elle marquée que comme un village dans la gran-de carte de la Hongrie par de Witt, Sc dans le coursdu Danube pat Sanfon. De l’Isle la négligée entiè-rement. De Witt la met beaucoup plus haut que la jonc-tion de la Pruth avec le Danube , 8e ser le bord d’unerivière qu’íl ne nomme pas. * Baudrand, édit. 1703.DRlMfEA Poyez. Drymiea.
DRIMATI, ancien peuple de l’Arabíe heureuse »selon Pline , l. 6. c. 28.
DRIMJLLUS , montagne voisine de l’Euphrate.Plutarque le Géographe , t. 2. p. 30. dit que c’est làque naît une pierre semblable à la Sardoíne , dont lesPrinces se fervoient pour cacheter leurs ordres. Si, dit—il, on la met dans l’eau tiède , elle fortifie la vue.
DRIMYSSA, iíle voisine de celle de Clazomene ;comme on voit dans Thucydide, l. 8. Tite Live, l.38. la nomme DrymusA , Sc Pline, /. 5. c. z t. auíseOrtelíus soupçonne que ce pourroit bien être la mêmeííle que Dromiscos que ce dernier dit ailleurs avoir étéautrefois une ifle , & qu’eníùíte on l’a jointe à Milet.Le P- Hárdouin , in P lin. dit qu’elle prenoit son nomdes buissons Sc des brossailles dont elle étoit couverte.Voyez. DroNuscoS.
1. DRIN, (le) rivière de la Turquie en Europe,dans la Servie. On l’appelle aussi la Drina, en latinDrinns on Drinìus. Elle a fa source au mont M a ri nan,fur la frontière de P Albanie » prés de Novo-Monte -d’où coulant au Septentrion vers les confins de la Bos-nie & de PHerzegovine , elle reçoit la rivière de Tara,puis celle de Piva qui vient de Pistrina , ensuite ellepasse à Cepeliza, à Drin, Erona, Achochia, Nedin ScVivar, où elle est accrue des eaux du Lim, puis ellecoule à Drinawar ; 8 c, séparant la Servie de la Bosnie „elle se rend enfin dans la Save à douze mille pas au des-sus de Belgrade, à l’occident.
2. Le DRIN BLANC ; rivière d’Albanie. Elle a fasource au mont Argentaro» aux frontières de la Servie, 8 cest nommée Drin par ceux du pays, & lo DrinoB 1ANC0 par les Italiens. Elle coule vers le couchant,8 c se joint au dessous de Beba à Pautre rivière nomméele Drin noir pour les distinguer.
3. Le DRIN NOIR , rivière d’Albanie. Les Ita-liens la nomment Lo Drino Nero , Sc les Turcs Cara^.Drina. Elle tire fa source du lac d’Ochrida ; puis pre-nant son cours vers le Septentrion, elle passe près d’Al-banopolí & de Prileso, & vers les frontières de la Ma-cédoine ; puis étant accrue de quelques torrens, ellese joint au Drin Blanc.
Les deux DRINS, tant le Blanc que le Noir, n’cnfont plus qu’une après leur jonction, 8c postent le nomde DriN que quelques Géographes ont défiguré eiiécrivant Lodrin ou Lodrino , ne sachant pas que lo n’estque Partiels le. Le Drin ainsi réuni » coule vers le cou-chant, Sc passe à Dragnb Sc au pays des Ducagmí» 8 cvers la Zappa, d’où il va près d’AÍeffio, où il se séparéen deux bras au pays de la Zadrima & forme une ifle 3Sc ainsi il fe rend dans la mer Adriatique par deux em-bouchures , dans un golfe auquel H donne ion nom.Les anciens nommoíent Drilo les eux tanches duDrin, tant avant qu’après leur j on ion.
Tome II, osss ij