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Tome second. C - F.
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cédée aux Suédois, avec tout son gouvernement, par îetraité de Roschii, au mois de février iój8 ; mais les Sué-dois en furent chassés le 21 décembre suivant, Sc par letraité de Copenhague, conclu en 1660, elle est restee auroi de Dannemarcx qui en jouit. C eft une des villes dela Norwege , où se saisie plus grand négoce. On y char-ge des petits mâts , des bois de sapin, Sc du cuivre quiíb tire des mines qui font à six ou sept lieues de Dron-theim , près du village de Steckbi. Elles en fournissentpar an environ deux mille scipphons, qui reviennent àsix cens soixante milliers „ poids de France. A deuxlieues des mines de cuivre , il y en a une d’argent ;mais il ne s’en fait point de négoce , & elle appartientau roi. Les autres marchandises font du fer, du gou-dron , du stockfisch , de la pelleterie , des beurres , descendres , des peaux de boucs , 8c peu d’autres sembla-bles. On y porte en échange, des épiceries , des vins ,des sels , des eaux-de-víes , du vinaigre, du fromage ,des tabacs , quelques draperies, Sc beaucoup de vieillesrisdales. Les Hollandois font presque tout le commercede la Norwege. Drontheim est à 63 d. 15 m. de latitude,8c à 28 de longitude. * Baudrand , éd. 1705. Savari »Dict. du commerce , p. 998.

DRONTHEIM HUS , c’est-à-dire, le bailliage on

gouvernement de Dremtheim , en latin Nidrofìanaprœfec-tura , province de Norwege , Sc la plus grande partiede ce royaume. Elle s’étend du septentrion au midi, lelong de la côte de l’océan septentrional, qui la borne àl’ouest, l’espace de plus de cinq cens mille pas , entrele gouvernement de"Wardhus, qui la borne au nord, Sccelui de Bergen , qui la çermineau sud. Elle a, à l’orient,le royaume de Suéde., dont elle est séparée par de hautesmontagnes. Sa plus grande largeur ne va point à plusde six vingt mille pas du levant au couchant, Sc souventbeaucoup moins. Elle est divisée en deux parties » à sa-voir , le gouvernement propre de Drontheim, qui est aumidi» où sont la ville de ce nom, 8c sept petits baillia-ges, Sc le sous-gouvernement de Salten, qui est au sep-tentrion , où il y a sept petits quartiers ou vallées íùr lacôte. Toute cette province avoit été cédée aux Sué-dois en i6;8; mais , par la paix de Copenhague , elleest restée au roi de Dannemarck. Les vallées de No-medal, Helíegeland , Frosten, Hinder , Hero , & quel-ques autres voisines » qui composent le pays de Hern-dal, en étoient autrefois ; mais elles furent cédées enen 1645 , par le traité fait à Bromsbroo , aux Suédois »qui en jouissent, ainsi que de la province de Jemptland,qui leur fut cédée, par le même traité. Tout ce pays-làest b rempli de grandes montagnes , qu’íl est presqueinhabité. Il n’est cultivé que vers la côte , Sc quelque-fois jusqu’à trois, quatre, ou cinq milles d’Allemagne »de la mer.

DRQPICI » nation d’entre les Perses , selon Hé-rodote , 1.1, c. 125 , qui dit, qu’ils nourrissoient destroupeaux.

DROSACHE , ville d’Asie , dans le pays des Se-res, selon Ptolomée , 1. 6, c. 16 , qui la nomme ailleursDrosiche.

DROSICA , préfecture , dans la Thrace » selonle même auteur , 8, Afia tab. 8. Villanovanus , son

traducteur, /. 3 , c. \ 1, prétend que c’est la même choseque Dor.isq.ue, Locus- Doriscus de Pline. Voyez, Do-kusque.

DROSSEN , petite ville d’Allemagne, dans la nou-velle Marche de Brandebourg, au duché de Sternberg,en-tre la ville de ce nom, Custrin, Sonnenbourg Sc Gontz; àtrois milles de Francfort , fur l’Oder. Elle fut réduiteen cendres , l’an 1569 , à la réserve de dix-sept maisonsqui furent sauvées de l’íncendie. * Zeyler , Brandeb. To-

pog. p. $

DROT (le) rivière de France en Guyenne. Elle adeux sources en Perigord , dans le Sarladois ; l’une, àl’orient du village de Cadrot; 8c l’autre, plus vers le midi,au village de Fontenilles » fur les frontières de l’Agé-nois. Elles se joignent à l’ouest de Cadrot. Le Drot couleà Monpazier , d. à Villereal. g. à Emez . g. entre dansl’Agénois , reçoit la Dourdoine, au-dessus du villagede Cadillac, & au-dessous de laSauvetat, passe au midide Duras , puis entrant dans le Basadois, il se sépareen deux branches, qui forment une petite iste triangu-laire, au-dessous de la Gironde , où il se perd dans laGaronne. * Vaugondy , Atlas.

DRU

DROUME ( la ) rivière. Foyrx,DRôNNE.

DROXILIANA ; l’anonyme de Ravenne , /• 3 > c ’nomme ainsi une ville d’Afrique. Peut-être est-ce lame-nte qu’il nomme dans la ligne précédente , Drusilia-na ; c’est la pensée du P. Porcheron.

DRUBETIS; le même auteur nomme ainsi» 1-4 »c. 14, une ville de laDacie; c’est» fans doute» la mêmeque Drobeta.

D R U B E C K , ancien monastère de filles , del’ordre de Saint Augustin , en Allemagne » dans leHartz , où Pempereur Lothaire transféra les religieusesde l’abbaye de Luther , à cause de leur vie déréglée »pour mettre à leur place des Bénédictins. Regler BfH nsV f'

DRUENSIS , siège épiscopal d’Afrique , dans laByzacéne, selon la conférence de Carthage, où on trouveAntonianus Druenfis. Harduin. collect. conc.

DRUENTIUS , nom latin de la Durance.DRUENTUM. Fôycx.TRUENTUM ..TruentiNU^& Truentinorum Forum.

DRUGERI, ancien peuple de Thrace, selon Pline,1. 4, c. 10.

DRUIDA, bourg d’Italie, dans l’Qmbriej au bordoriental du Tibre. Son nom latin Diruta est nouveau »& ne se trouve point dans les anciens Auteurs. Hfort peuplé Sc renommé à cause de sa vaisselle de terre »dont le vernis est si beau qu'elle paroît dorée. Elle estsi bien travaillée, qu’il ne s’est point trouvé d’ouvriersen Italie qui la puissent contrefaire, quoiqu’on ait elstydplusieurs fois. On nomme ces vases , vaisselle de Ma'jorque, parce que ce fut dans cette iste qu’on inventale secret de la faire. Ce bourg est au midi Sc à de 11 *lieues de Perouse. * Léandre, Desc. di Tutta l’Itali 3 '

p. 95.

DRUIDES : c’étoient les Prêtres Sc les Juges ^ eSanciens Gaulois. Leur principale habitation étoít d 3 ' 1 ®le pays des Carnutes. Ils tenoíent leurs assemblées»^faisoient leurs sacrifices fous des chcnes sacrés , da aSun lieu qu’on nomme à présent Rouvres , nom tiré d l1mot latin Robur ( chêne ) sur la Vesgre > à l’orientridional d’Anet. On peut voir ce qu’en disent Cicer oa ’De nat. Deor. Sc Jules César. Comm. 6. de Bello & a ’Leur nom venoit de A(es,qui signifie un chêne. * B^'drand , éd.. 1705.

DRUIDES , peuple de l’ancîenne Gaule, quedrand place autour de Dreux. C’est une erreur.

DRU MA ou Dru N a , nom latin de la DroWt’ sIviére de France, au bas Dauphiné.

DRUMHAIR, baronie d’Irlande dans la proví* 1 ^de Connaught. C’est une des cinq qui composent le c0lslté de Letrim. * Etat présent de l’irlande. ,

DRUN GHEN , abbaye d’hommeS , ordre demontré dans la Flandre au diocèse , & a un misi eGand fur la gauche de la Lys. .

DRUS, (les) on dit beaucoup mieux lesDRUSENHEIM, petite ville d’Allemagne,la basse Alsace, sur le Moter, près du Rhin » àlieues au-dessous de Strasbourg, 8c à une lieue Sc d eau dessus du Fort-Louis. Quelques Géographes j aque c’est l’ancienne Concordia. Les impéria 0prirent en 1704. Sc les François la reprirent le170 6. après deux jours de tranchée ouvert e.*Cof#' a

DRUSES, DRU SIS, DRUCE, DRUXEb»DRUZIENS, peuples de Syrie , habitant fur I e jfafaa -fur l’Antiliban , Sc dans les contrées d’alentour- j eSdois , dit qu’ils occupent le pays , compris e n

confins du territoire de Joppé, au dessus de Ce etJ

Palestine, 8c les sources de l’Oronte Sc du J olJ j eS col-«'étendant jusqu’à la plaine de Damas , aup^f ppsso-lines qui l’en.víronnent du côté du Liban- p r ujes »rien, de Thou , 8c tous ceux qui parlent d e ‘ eU ‘pieSà l’exception de Rabi Benjamin, disent q tíe ceS u ; fiiívi'font François d’origine, Sc descendus de ceux 9 t p 0 urrent Godefroi de Bouillon. Eux-mêmes se do ” S latels ; Sc disent que leurs peres étoient , ve |’ ne a ppelléterre-saínte sous la conduite d’un Cap ltal ' t ^ an s leDreux , d’où vient leur nom. Us n’ont P° a ^ e Fra 11 'langage ni dans les mœurs, rien qui | e Jl r s L om étane » nícois ; 8c leur religion n’est ní Juive , w ‘ j a fj. 0 q u ®’chrétienne ni celle d’aucune autre peuplé' cett e rel 1 'voyage de Pale/Hne , dit,que jusqu’à pregiyn est unmistére presque impénétrable.