qu’après que les Mahométans eurent chassé les chré-tiens de Jérusalem & de la terre-sainte , íly en eut deceux-ci qui se retirerent sur les montagnes j 8c qu’ayantinsensiblement perdu toute connoiílance du christianis-me 3 ils embrassèrent une religion nouvelle, prêchée parl, n faux prophète appellé Isman. Mais il est plus sûrde s’en tenir à ce que dit Bespier, remarques fur l’é-ts* de Vemp. Ottoman de Bicaut, t. z , p. 649. RabiBenjamin, qui, parti d’Espagne pour voyager partou-te la terre , revint mourir en Espagne en 1173 ,étoirdansla Syrie en 1710 Sc 1711, les chrétiens étoient encoremaîtres de Jérusalem, 8c d’une grande partie de la Pa-lestine, II parle des Druses, qu’il appelle Docziin :mais il faut lire Dorziin ou Duzziin. II dit qu’ilshabitent fur de hautes montagnes, qu’ils y logent dans’des grotes ou cavernes ; qu’ils s’abandonnent à toutes sor-tes d’impudicités & d’incestes ; qu’ils épousent leursporpres filles 3 8e qu’u n certain jour del’année, ils se mé-prit indifféremment avec les femmes les uns desoutres. Ils ne font donc pas chrétiens François d’origí-gine ; car tant que les chrétiens 8c les François é-dans la Palestine, il n’est pas croyable, que lesYeuses eusiènt perdu toute idée de christianisme. 11 est'■raifemhlable que ces Druses font ceux qu’Eltnain ;Hifi. sac. I. 3 , c. 61. appelle Darares ou Dareres\ ouPlutôt c’estles Daraz.es , les Durz.es ou les Druses. Unmul point peut faire la différence de ces noms. CeuxMi savent l’Arabe, n’ignorent pas que Darari Doreri &D or fi ne différent dans cette langue, que par un seulP°>nt , dont l’omiflion est très fréquente dans les écritsdes Arabes. D’ailleurs cequ’Elmaín dit de la demeure,de la religion Sc des mœurs des Darares est d’ac-cord avec ce que l’on dit des Druses. Leur religion ,dit-íl, cónsistoit à autoriser toutes sortes de déréglemens ;a permettre les mariages entre les frères & les sœurs ,les pores Sc les filles , les fils 8c les meres ; à abolir tousLs exercices de piété, le jeûnes', la prière Scie péléri-fiage de la Meque. II ajoute que la plus part demeu-roient à Wardinnamur , à Tyr, à Sidon, fur la mon-tagne de Bérít » 8c dans le voisinage. L’an 408. de l’He-gire,» 84 ans avant la prise de Jérusalem par Godefroide Bouillon, Mahammed-Ben-lsrnael, 8c commença àPrêcher la religion que les Darares suivent; & MinadoiBes-aifément a pu faire d *l/lmael , le nom d’Isman qu’íldonne au Prophète des Druses, que d’Arvieux, mœurs^~T c °ùtumesdes Arabes,p. 8p. met au nombre des Arabeslahométans ; 8c que de la Roque dit plus sauvages &P*us féroces que ceux du désert. D’Arvieux ajoute, p.* 35 . que 1 ces Druses, qui ne íont guères bons, Maho-îïlet ans, ne mêlent point i’argent qui vient d’un Turcav ec celui qu’ils reçoivent d’un Franc.' Ils remarquent*?^me si l e f ac est de ceux dont les Turcs se fervent.T^ors l’argent d’un Franc, qui aura été dedans leur pa-. 0l t illicite , ils font persuadés que le roi de France estJuste, qu’il n’est point Tyran, que l’argent des Fran»Rur ils regardent comme tels, tous les Francs, c’est-lre tous les Européens qui commercent dans le le-ant ) l’argent des François , dís-je , est gagné licí-j ent par leur travail, puisque l’ufure est défendue parurloí, au lieu que celui des Turc ne vient que de con-udions, de tyranies , d’ufures , 8c du sang des pauvres;, ais cela n’empêche pas qu’ils ne le prennent aveceaucoup d’avidité. Ils ont des moyens pour rectifierutes choies. Le même auteur dit que les Druses , qu!habitent des montagnes, Sc qui n’ont au fond aucuneVgion, font si jaloux, que fi quelqu’un leur avoit ditOrnent fi porte votre femme . ou votre fille ? Votre femme ,v f tre fille vous saluent ; elles se portent Bien. Ab, ab,^°ient-ils , voici des gens qui ont vu ma femme ou mact/s a Pds remrnent ils les connaissent', & la premièrej 0 e stssils feroíent, pour la prétendue conservation der °ie ,"ueur , ce feroit d’aller les égorger, ils cherche-r oit f * Qcca ^ on âe fe défaire de l’homme qui leur an-se^ j a,t Ce compliment. Minadoi, Délia guerra di Per-nst aut - Hist. des Turcs , t. n.
^omm 0 - SI MONUMENTUM. C’est ainsi qu’onèrusijg ,í: , une pyramide qui fut élevée à l’honneur dede cett ' 3ns e àuxhourg de Mayence. Ce qui restel adell p e ^ raD) ide, est aujourd’hui renfermé dans la cí-DlíTTcr A s PP e ^^ Eychelstein. * Baudrand 1682.u hIANAFOSSA, nom latin d’unecommunica-
DRY 69$
ïíon du Ë-heín avec l’Yssel. On la nomme Nieuwé
Yssel. Voyez. Yssel, ' ,
DRUS 1 AS » ville de Judée » à l’occident du Jour-dain , selon Ptolomée, 1 . 5» c>
DRUSIBURGUM. Voyez. Doesbourg.DR.USILLIANA , ville épíscopaled’Afríque dansla province proconfulaire. Rufin son évêque est nommédans la conférence de Carthage. * Carol. a Y. Pauli.Geog. Sacr. p, 5,4.
DRUSIPaRA , quDrusibara , eh latin Drufipara »
& Drispara, petite ville de Turquie , dans la Rema-nie, entre Andrinople ScSelívrée, à vingt-quàtre lieuesde la premiere, 8c à dix-sept de la seconde. Paul Lu-cas , qui a fait cette route dans son second voyage, n’enfait aucune mention. Ptolomée en parle , 1 . 3. c. 11. 8cSophien dit que le nom moderne de ce lieu est Misini.Théodore , évêque de Drufipara , fut un de ceux quisouscrivirent au cinquième concile général, Lc dans lacinquième conférence de ce concile. Ce même Théodo-re est qualifié évêque de Drysipara ,( Orum) Métro-pole. * Baudrand , éd. 1705. Carol. à S. Paulot Géog,Sacr. p. 223.
DRUSOBURGUM: Voyez. Doesbourg.DRUSOMAGUS, ville ancienne de la Vindeíícíe»selon Ptolomée, 1 . 2. c. 12. CPest aujourd’hui MemmiN-gen , ville libre 8c Impériale d’Allemagne» dans le cer-cle de Suabe , dans L’Algow. Voyez. MemmiNGEN. *Baudrand, éd. 1682.
DRASON , ville de la grande Phrygie , selon Pto-lomée , l.|. c. 2.
DRUYDES. Voyez. Druides.
DRYTsNA, ville de là Cílicie » selon Etienne íôGéographe, qui la nomme auísi Cbrysopolis.
DRY AS, ruisseau de Thessalie, à vingt stades duSperchius , au midi de ce fleuve, & a lin peu moins del’Asepus, au Septentrion de ce dernier. De PIsle , dansson Atlas, le marque fans le nommer dans fa carte del’ancienne Grèce.
DRYBACTAï, nation d’Asie, dans la Sogdíane,'selon Ptolomée , 1. 6. c. 12. qui met dans la même pro-vince, la ville de Tribàctra. Ortelius, Thefaur. re-marque fort judicieusement que tous les deux nomsdoivent être écrits également P ar u # n D , ou par un T ,parce que c’est, ou la ville qui a pris le nom de la na*tíon, ou la nation qui a pris I e nom de la ville.
1, DRYITiE. peuple de la Mauritanie Geíàriense»
selon Ptolomée, L 4, c. 14- , „
2. DRYIT/E , peuple de 1 m® de Candie , selonTheophraste , cité par Ortelius, Thefaur. Cet ancíer»écrit que la Palme y croissoit.
DRYMffìA, petite ville de la Phocide , dont Pau-sanias, 1. 10. écrit que les habitans étoient ancienne-ment nommés Nauboliens Etienne le Géo-
graphe écrit Drymia, 8c le territoire de cette ville estnommé par Pline , 1. 4, c. 4. DrïM^a & Daulis.
DRYME, ville de Libye , selon Etienne le Géo-graphe, qui cite pour garant le r6. livre de Strabon»qui n’en parle point, mais bien d ’Adryme, au 17. li-vre. C’est la même chose qu’ADRUMETE.
DRIMIA. fVyes, DriMjèa.
DRYMODES ; c’est ainsi que s’appelloít ancien-nement P Arcadie , selon le témoignage de Pline , I.4. c. 6. Ce nom signifie que le terrain en étoít couvertd’arbres & de forêts.
DRYMON , fleuve de Dalmatie , lequel íè perddans le golfe Adriatique. Voyez, le DriN.X)RYMUSA. Voyez. Drymissa & Díiomiscos.DRYNEM^TUM, lieu dè la Galatíe, selon Stra-bon, l- I2-
DRYNOPOLIS. Voyez. Drinowar.
DRY OPE, ville du P eloponese, dans l’Argíe, pro-che d'Hermïone , selon Etienne le Géographe. Voyezl’article suivant.
DRYOPES, peuple de Gréée. Le P Uardouin oh-
' » -»*íYV .
serve que les Auteurs placent bien différemmenr cettenation Pline, l. 4, c. 1. la met en Epíre; Strabon j - 9 »p. 434. dans le Péloponèse ; d’autres la mettent ailleurs.La raison de cette diversité » ce sont ses diverses mi-grations que Pauíanias » in Mejfen. p- i 6<5 ; ícnr*f m ~n. Les Afinkn, H oient autrefois ,°w»- àày?- -âe LaUtoieut auxtès 6u Laroailê. Ou a ors