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Tome second. C - F.
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la Bísacene, Quod-Vult-Deus , évêque de Dura , estnommé dans la notice cPAfrique. * Carol. a S. Paulo,Geog. Sacr. p. 108. >

J."DURA, ville de la Cœlesyríe, selon Pdybe, quila met au nombre de celles qu’Antiochus, roi de Syrie,vouloít enlever à Ptolomée roi d’Egypte. Tyr & Pto-lemaïs lui avoientété livrées par Théodore & Panreto-le. Les villes moins fortes s’étoient rendues à lui. CetHistorien , continuant fa narration sá'ns nommer aucuneautre ville, dit ensuite qu’Antiochus assiégea la ville nom-mée Dura. 11 paroit même par son récit qu’elle étoit alorstrès bien fortifiée. Antiochus qui Palîìégeoit, ne voyantaucune apparence de réussir, parce que ce lieu étoit for-tifié par la nature , & que de teins en tems les assiégésrecevoient du secours de Nicolas , comme l’hyver ap~prochoit, il fit entendre aux Ambassadeurs, que Ptolo-mée luiavoit envoyés, qù’il falloit faire suspension d’ar-mes pour quatre mois » & que pour le fond de l’affaire,îl consentirait à des conditions raisonnables. II agissoitde la sorte , non point parce qu’il disoit ce qu’il pensoitvéritablement; mais parce qu’il ne vouloir pas être pluslong-tems absent de ses états, & qu’il avoit résolu deramener ses troupes à Seleucie, pour y prendre les quar-tiers d’hyver. La situation de ce lieu , & d’autres circons-tances , persuadent que cette ville est la même que cellequi est nommée par Joseph, & Dor par récrituresainte, sor la mer, entre Ptolemaïs & Cesarée. * Re-lanâ. Pake st. p. 744.

pURABA, ville de la Babylonie, selon Ptolomée,1. 5 , c. 20. Comme il la met sur l’Euphrate, je suis fortporté à croire que c’est la même que la Dura d’EtíenneSc de Polybe.

1. DURACIUM. Voyez, Durazzo.

2. DURACIUM » nom latin de la ville de Thou-ars, en Poitou.

1. DURANCE, (la) selon Baudrand , e'd. 1705. ri-vière de France » en latin Druentius ,Druentia 8c Du-rantius. Elle a se source dans les Alpes , dans le Dau-»phiné, & dans le Briaçonnois, fur les frontières du Pié-mont , d’où elle coule à Briançon, & de là à Embrun,ou elle prend fa course au couchant » puis reçoit la riviè-re d’Ubaye , & passant à Tallárd 8c près de Gap , ellesépare le Dauphiné de la Provence , où peu âprèselle passe entièrement, coulant près deSisteron, où elleest accrue du Buch; puis à Manosque , à S. Paul où ellereçoit le Verdon, près de Pertuis, de Lambesc, de Male-mort, 8e de Cavaillon; après quoi elle reçoit encore leCalaron ; 8c enfin se jette dans le Rhône à une lieue au--dessous d’Avignon. Cette rivière est si rapide qu’on ne lapeut traverser qu’en bateau , & que même on n’a jamaispuy faire de pont au-dessous de Sisteron. Elle est extrê-mement dommageable à ceux qui ont des biens en cesquartiers-là , par ses fréquentes inondations » 8c auSiparce qu’elle change souvent son lit dans la plaine , ditCoulon, Ri v , de France t r. part. p. 275. De là est venu ceproverbe :

Le parlement » le gouverneur , la Durance :

Ces trois ont gâté la Provence.

II y'a long-tems que cette rivière est décriée. Voicien quels termes en parle Tite-Live,l. 21. c. zr.lorsqu’ildécrit le passage d’Annibal : II arriva du bord de la Du-rance. Cette rivière vient aujfi des Alpes ; de toutes cellesdes -Gaules » c ejl la plus difficile à pajfer : car quoiqu?el-le ait beaucoup d’eau , elle ne porte pas néanmoins de ba-teaux , parce qu’elle n’ejl retenue par aucune digue quila resserre dans fin lit , U* qu’elle coule en plujîeurs ca-naux qui ne font pas toujours les mêmes. Elle forme denouveaux^guez.0" de nouveauxgoufres , &pour cette rai-son , il n y a point de passage-fixe & sur pour les gens àpied ; & comme elle roule des pierres <& du gravier , Un’y a rien de ferme ni de sur pour ceux qui y entrent. El-le étoit alors accrue par les pluies , U" causa bien du dé-sordre a ceux qui y entrer ent. Silius Italiens > l. 3. v. 468.& fiffi en parle de meme . mais en poète il lui fait rou-ler a grand bruit, des arbres déracinés, 8c des morceauxentraînés de la montagne qu’elle a rongée.

Turbidus hic truncis faxisque Druentia Utum,

Ducloris vafiavit iter. Namque Alpibus or tus

Avulfas ornos, & adefifragìtâna montìs

Cum fonitu volvens fertur latrantibus un dis ,

Et vada transat o mutât jallacia curfu.

DUR

Non pediti fidus , patulis non puppibus aquur .,

Et tune imbre recens fufi correpta fub arraisCorpora multa virum Jpumanti vortice torquens »lmmerfìt fundo laceris deformia membris.

On voit assez que Silius n’a fait que versifier Títe-Li-?ve en cette description. Il semble pourtant que les Ro-mains trouvèrent ensuite le moyen de rendre cette rmerenavigable; cardans la notice de l’empire, on trouve Pra-fetti Claffis Braccariorum Ebrudiní Sapaudiœ. Cette flû-te ne seuroit être cherchée ailleurs que fur la Durancequi passe à Ebrodunum, aujourd’hui Embrun. On trou-ve aussi une ancienne inscription dans le recueil de Gru-ter.PATRoNoNAUTARUM Druenticorum et Utri-CLARIARUM.

2. DURANCE, selon Baudrand, bourg de Francs »en Guyenne, dans le Baíàdois, à sept lieues de la Garon-ne, 8c à deux de Castel-Geloux au midi. Outre le bourgil y a un château avec un beau parc, avec titre de B a "ronie.

1. DURANGO : les François disent DuranguE/ville d’Espagne, dàns la Biscaye^ de laquelle elle étoitautrefois séparée. Elle est assez peuplée, à trois lieue®de la côte de l’Océan ou de la mer de la France , & aquatre de Bilbao au levant, vers Plaisance. * Baudrand -

2. DURANGO, selon Baudrand, petite ville demérique septentrionale, dans la nouvelle Biscaye, q uífait partie de la nouvelle Espagne. Elle est au pied de®montagnes, & vers le pays des Zacatéques , à cent soirXante lieues de Mexique » 8c à deux cens de Guadalaja-ra. D’autres la mettent dans le pays même de los Zactrtecas, fur la frontières des mines d’argentde Saint Ma r"tin , & de la vallée de San Salvador, à huit lieues de 1 *ville de Nombre de Dios. Alphonse Pacheco qui y m®'na une Colonie d’Espagne » par l’ordre de Francises deYberra, l’appella Durango à cause de la ville d’Espagn®quí porte ce nom. Il y a un évêque suffragant de l’arche"vêché de Mexico. L’air y est sain, 8c la terre, arrosé®de plusieurs rivières 8c torrens, est très fertile en fl" 0 '!ment, en mays , 8c en autres fruits. Les mines de S-

cas sont proche de cette ville, avec des salines très-com -modes. Les Espagnols y ont bâti plusieurs censos ° a ,ils nourrissent du bétail, & ont obligé les Sauvages q 0 *en sont voisins à devenir sociables * De Laet. Ind.cid. 1. 6. c. 8.

DURANICANORIS. L’Anonyme de Ravenue,h2 » c. 13. nomme ainsi une ville de la Mésopotamie» fle P. Porcherori remarque que ce ferait tems perdu d®chercher cette ville dans les autres géographes. Je ct°J squ’il faut séparer ce mot en deux Dura-Nicanoris » d®sorte que Nícanorís sera un surnom que Dura aura ede quelque prince nommé Nícanor; confine il y en aplusieurs de ce nom. Voyez. Dura 5.

DURANUS , nom latin de la Dordogne.DURARVENNUM. Voyez DurovernuM.i* DURAS , fleuve de la Vîndelicie, selon Strab 0 ^qui se jette dans l’Ister. Ortelíus soupçonne que son û °moderne est Dr au m.

2. DURAS, château 8c bourg de France en Gu^.fie , & dans là partie de l’Àgenois qui est en deçal 3 enronne fur le Lot. II a été érigé en titre de duché > %1688. en faveur de la maison de Durefort. 11 e ^rwas. lieues de Bordeaux vers 1 e levant. Le château de Dn’est pas fur le Lot, mais fur le Drot.

z. DURAS , ville d’Albanie. Voyez Dur A zZ °” j a nsDURATON, (le) petite rivière d’Espag ne ' ^ eS -la vieille Castille , elle se rend dans le Duero alJfous de Penafiel. , d uso*

DURAZZO, autrefois ville maritime de f ra n-dans l’Albanie. Les Turcs la nomment Drazzá* ^ e - eíl s laçois Duras , Corneille préféré Duraz . Les 311 .jj e a p-nommoient Epidamnus, 8c Dyrrachium. Ce £t ?partenoit à l’Illyrie grecque. II y a deux °p' inl ° tte villeles écrits des anciens géographes, touchant c£ L n ; e desSi l’on encrait Strabon, Epidamne étoit une c® ^ uno mCorcyréens , 8c on l’appella ensuite Dyrra c f urn f pjiac-

de la presqu’Isle où elle étoit bâtie. Pauíá nia . s ’ g_jj an i-/. 2 , c. io. au contraire dit que de son te«is ® » urg 0 c-niens occupoient le territoire qu’ils avoso nt du

cupé dès le commencement. II n’en est P aS , tem sbourg, ajoute-t-il, ce n’est plus le même q «jolipassé, il est à quelque distance de l’ancienne