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Tome second. C - F.
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le nomme Dyrrachìum à cause de son fondateur. Joseph DURDUS,montagne d’Afrique » dans la Mauritanie»Scaliget » in Eusebianis » p. 84. distingue Dyrrachìum selon Ptolomée, 1 . 4, c. a.

d’ Epidamne. Le premier, selon lui, écoit le port de mer, DURE.Duren, DuereN, ouDeurèm, en latin& le fécond étoit la ville : mais comme aucun auteur Dura Sc Marcoduntm , ville d’Allemagne , dans le cer-Grec n’aiitorise cette conjecture , Voffius, ( inAnnot.ad cle de Westphalie, fur la Roer ou Ruhr, darts le duchéP. Mêlant. ) a été en droit de censurer Scaliger d’une de Juliens, entre la ville de ce nom 8c celle de Nideck.opinion si peu fondée. Selon Cellarius » qui me fournit On croît que Marcus Vipsanius Agrippa , fondateurces remarques , la colonie Romaine a pu bâtir à côté de de Cologne, fut aussi celui de Dure. L’Empereur Ko-la ville, d’où il est arrivé que la vieille ville a diminué bert la mit en 1047. entre Rs villes Impériales. On laà mesure que la nouvelle s’accroissoit, de maniéré néan- trouve dans la matricule de l’empire taxée à trois Cava-moins qu’on a regardé l’une Sc l’autre comme une feu- liers Sc a vingt Fantassins. Elle est aussi comptée pourle ville. Pomponius Mêla', /. 2 , c. 3. dit, Dyrrachìum, ville impériale dans les registres du cercle. Le duc deE étoit auparavant Epidamnos. Pline >/.Z , c. 23. dit clai- Juliers, dans le pays duquel elle est située la voulut pri-tement que la nouvelle colonie étoit Romaine; Sc que ver de cette prérogative. On y montre avec beaucoup dele nouveau nom étoit Romain. Sur la côte, dit-il, est dévotion , un chef qu’on dit être de Ste. Anne, mere deEpidamnum colonie de citoyens Romains, appellée par la Ste. Vierge. Charles V. prit cette ville d’asiaut.le 24.les Romains Dyrrachìum, par ce qté ils trouvoient què son d’aout 1545-8c la saccagea. En 1642. le Major Généralnom avoít un présage funeste. Le mot Damnum signifie Rolên eut son quartier assigné en cet endroit : commeen latin perte , dommage', Sc la superstition avoit persuadé on en étoit a capituler, Sc qu'un officier de voit sortir pourà ce peuple que cela pouvoit influer sur le bonheur ou lq traiter , les troupes de Rosen Sc de Weymar forcèrent

malheur de ceux qui alloient à Epidamne. Cicéron, l. 3. les portes Sc s emparèrent de la ville, dans laquelle el-

Ep.i. dit dans une lettre qu’íl écrivit durant son exil : les commirent de grands exces; .maïs les troupes de l’Em-Je suis arrivé k Dïrrachium, qui est une ville libre , oà je pereur - jointes a ce les de Bavière, reprirent Dure la

reçois un fort bon accueil, & qui efl très-proche de l’Ita- même année le 14 ou le 24. d'octobre. Elie appartient

lie. II dit dans son épître 3. Cei pour cela que je fuis pré- présentement au duc e Juliers. * Zeyler, Westph.To-Jèntement k Dyrrachìum pour être plus à portée de savoir pogr. p. 19* , ,

promptement ce qui se pajje ;&j’y suis en fureté. Le port DU RENIS, bourgade de 1 1 , cosse septentrionale , aude cette ville étoit à l'opposite de celui de Brindes : & le nord de la province de htrat i avern , a l'extrémité detrajet de l'un à l’autre est très-aifé. Dyrrachìum devint la persque ille, qui est íépar e u cap de Faro-head, parla meilleure ville de commerce de toutes celles qui un petit golfe nommé Avon Duremsh. L e cap où cetteétaient fur le golfe Adriatique. Deux choses la rendi- bourgade est située a nom Row-na-tanss Durenis est aussirent florissante : 1. la permission que les Epidamniens . uomméë Ardurne.

laissoient à chacun de s’y venir établir ; au lieu que les DURENQUE, selonBaudrand, en latin Durentium,Apolloniens leurs voisins, à l’imicatîon des Lacedémo- bourg de France , dans le Rouergue, élection de Milhaud,

Biens, chassoïent de leur ville les étrangers : 2. le grand à deux lieues de la rivière du f ara au septentrion, Sc à

abord des étrangers qui naviguant fur le golfe Adriati- six ou sept de Rhodez , au midi.

que venoient relâcher dans ceport, outre que j’ai déjà Vo y ez - Durham.

dit que c'étoít le plus court passage d’Italie en Gréce. DURETAIL , petite ville de r rance^ dans l’Anjou.Catulle ( Carm. 37. ) l’appelle l’auberge du golfe Adria- Elle est située fur la rivière du Loir , flu on y passe furtique : Dyrrachium Adri& tabernam. Sinouse« croyons un pont, a trois lieues au dessous de la flèche , Sc à six

Baudrand , Mati 8c Corneille , Durazzo a un archevê- ou sept d’Angers. On y voit un grand Sc beau château »

ché avec un bon port de mer , 8c elle est encore assez bâti vers l’an 1037. P ar Foulques Nera, comte d’Anjou

forte & peupíée. Si on s ? en rapporte à Spon , voyage de plupart des maisons font batjes e pierres & cou-Dalmatie , t. 1, p. 6p. ce n est qu’un village » avec une vertes d ardoises. Son commerce principal est de Tanne-

forteresse ruinée. * Aelian. Var. Hist. 1 . 13 . c. 16. rie. Le. teiritoire produit quantité de vins assez bons. II

DURBETA, ancienne ville de la Mésopotamie, y a auffi des grains Sc des prairies. Ce lieu est aussi nom-

Proche le Tygre , selon Ptolomée, 1 . 5 , c. 18. Quelques méparles écrivains DuresTAE; en latin Ditnfiallum. f

exemplaires portent Dorbetq , le grec àxtftr* est fus- Cor n.Mémoires faits sf l s S íteu x en 1706.ceptible ae l’un & de l’autre. DU REVELS . bourg de France , aux confins du

DURBON, Chartreuse de France dans le Dauphí- Querci & de l’Agenois , fur le Lot. Saníon ScDel’Islené, au diocèse de Gap. écrivent Duravçl. Baudrand , suivi de Maty 8c Cor-

DURBU, ou Durbuy, en latin Durbutum, , petite neille, écrit Durevels. Ce bourg est entreI uy-l’Evêque

Ville des Pays-Bas , dans le duché de Luxembourg, fur 8c Fum e • _ T ,

la rivière d'Outre. C’est le chef-lieu d’un comté, qui i.DURGOUT, petite ville de la urqu ie , en Asie,®vec celui de la Roche appartenois, avant l’an 1000. à située dans une plaine , a deux petites journées de Smyr-la maison de Namur. Henri de Namur, fils d'Àlbert ne. Elle est assez agréable, dit Tarvernier. Tous les chré-1 fut comte de Durbny Sc de la Roche ; mais ce comté re- tiens qui font hors des états du Cran oeigneur , Sc quiVint au comte de Namur, 8c le comte Godefroi en étoit passent par celieu-la, y payent une ois Pan Carrage »Propriétaire, 8c te laissa à son fils le comte Henri, der- c’est-à-dire, un tribut de quatre ou cinq écus ; mais lesB-er mâle de la Maison de Namur, lequelle laissa une Francs en sont exempts a Durgout. & par toute i a Tur-,file nommée Ermenlon, qui fut privée des états de son en ^ tte V1 e '

pere par Baudouin , comte de Hainaut Sc de Flandres, DU RGO U T, ou uuour, pay§ de la Natolie.'

& par l’empereur, qui donna les comtés de la Roche 8c On lenomne plus souvent ^ermian. Voyp ce nom.de Luxembourg à Othon II. comte de Bourgogne. Lon- *• OURHAM, vi e ngleterre, dans la provin-Suerue ( Description de la France , 2. part. p. no. ) ce dont eue est la fl u i en porte le nom. En

drt que le comte Henri eut une fille , à qui on disputa latin Dunelinum. File eit diversement nommée par lesf héritage de Namur , mais non pas celui de Luxem- Historiens d’Angleterre , Dunholm, Dunhelm , Durem »kourg, ni celui de la Roche en Ardenne Sc Durbuy. Cet- & Durham, qui est on nom moderne. Deorham d’oìite ville 8c ce comté ont été quelque tems entre les mains est venu celui de J urbarn Sc qui se trouve dans quel-des comtes d’Ower-Emden, à titre d’engagistes , les- ques chroniques pour lignifier Derham , en Norfoics-fluels néanmoins prirent celui de comtes. Les rois d’Es- hire , signifie un repaire de bêtes farouches. C) Durham,Pagne en ont été maîtres à titre de ducs de Luxembourg, dont il est question dans cet article , est fur la Ware oirEs la cédèrent en 1681. à la France, qui la leur rendit Were , a deux cens mules de Londres; Sc est située fur'■ftfyZ.+Longuerue, desc.de la France, 2. part. p. no. diverses colines, ou Ion respire un bon air, Sc où l’on& 118. Bertelíi. Luxem. Ducat. Desc. p. 54. vit a tres-bon marché. Le pain y est excellent. Ses plus

^ D URD AN, rivière de Normandie, dans le pays de grands ornemens font le château où réside l’évêque Sc la, Ux - Elle a fa source entre les paroisses de Saint Ri- cathédrale qui n ’en est pas éloignée. L’un Sc l’f utre ío ntquier 8c de Saint Denis, puis coulant vers le nord-ouest, au. sommet d une de ces colines. ( b ) Ce sut P re ® ^ cet-» ^ Passe a ux bourg de Grainvïlle, de Canî, Sc de Vite- te ville que les Ecossois furent défaits le a o. . j,_P raneu . r . & f e perd dans la Manche à l’Ouest , 8- à deux 1346. par les Anglois , Sc que David Brus K01 d Ecos-PEtites lieues de Saint Vallery, en Caux. fe fut fait prisonnier par la Reine Philippes, femme d E-