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marchés publics, 8c íîx qui envoyent leurs députés au Par-lement. Les principaux lieux, villes & bourgs, font Kells,8laine, Duleck, Navan , Athboy , Trim 8c Katoth. *Etat présent d’Irlande , p. 38.
EATON ou Eton , en latin Etona ou JEtona ,bourg 'd’Angleterre , en BucKÍngharnshire» fur la Thamife ,vis-à-vis de Windsor. II est célébré par son collège Scson école que sonda Henri VI. Dans cette école il y aseptante écoliers, qui font entretenus gratis,, Sc qu’onenvoye de là au college du roi , ( King’s Çplledge ) aCambridge, sondé exprès pour eux. D’Aúdrifet attri-bue la fondation du collège à Charles L* Etat présentde la Grande Bretagne, t. ì , p- 42.
EAU : ce mot est plus intelligible que la définition quel’on en pourroit donner. Les Grecs difentrAUP, lesLatínsAq.ua les ItaliensAcQU a les Espagnols Agu a, les Fran-çois méridionaux Aiguë, les Allemands Wasse r , lésHollandois WATER,lesAnglpis Water, les Arabes Ma,les Turcs Su , Sui, en prononçant l’u comme Ou. Tousentendent en général par ces mots , les parties humidesSc fluide du Globe nommé Terraquée.parce qu’il est com-posé de terre Sc d’eau. L’eau est donc un terme généralqui convient : premièrement à l’Océan , 8c aux partiesde la mer, qui » fous divers noms » couvre une partie consi-dérable de la surface du Globe ; secondement aux fleu-ves , aux rivières , aux ruisseaux 8c aux fontaines quiont un cours presque toujours uniforme depuis leur sour-ce jusqu’au lieu où elles perdent leur nom particulier';troisièmement aux lacs , aux étangs, aux marais , oùl’eau est enfermée de tous côtés , ou bien n’a pour sevuidej qu’u n canal très-petit ; quatrièmement aux sour-ces minérales , froides ou chaudes , qui passant dans desterres métalliques , ou chargées de minéraux, s’emprei-gnent dès qualités propres à ces minéraux où à ces mé-taux, en sc chargeant des particules qu’elies en déta-chent. Voyez ces articles particuliers. Sanson , dans sonintroduction , p. $6 a recherché quelle proportion il y aentre la surface 8c la solidité de l’eau , la surface 8c lasolidité de la terre, il s’explique ainsi. Comme la malfedu Globe terrestre est composée de terre 8c d’eau, tant«n fa surface qu’en ía solidité , l’on pourroit considérerséparément 8c leur surface 8c leur solidité , pour, en lescomparant, juger à peu près de combien l’une peut sur-passer l’autre en quantité , si toutes les terres étoient con-nues , 8c que la mer ne fût pas si inégale en fa profondeur.Quoique le continent méridional 8c les terres arctiquesne soient pas entièrement découverts , néanmoins lesGlobes 8c les Mappemondes ne laiísent pas de nous fai-re juger qu’il peut y avoir à peu près autant d’eau quede terre fur la surface du Globe terrestre. Si cette égali-té étoit juste , la surface de l’eau seroit de 74. 255. 400.c’est-à-dire soixante 8c quatorze millions de mille pasgéométriques , ou de milles communs d’Italie carrés. Laprofondeur de la mer est assez connue près des côtes; maisce n’est rien à l’égard de la grande étendue du reste de lainèr, dont la profondeur est inconnue. Les Pilotes disentla mer sans fond, forsqu’elle a plus de deux cens brasses deprofondeur. Quelques-uns prétendent qu’elle ne passepoint cinq cens brasses , c’est-à-dire environ un demimille : 1 on a jugé par diverses expériences que la pro-fondeur étoit en quelques endroits déplus de quatre mil-le pas géométriques. Mais,supposé que la mer eût éga-lement un mille de profondeur par-tout, la solidité del’eau seroit environ de 74. 255. 400. mille pas géomé-triques , ou milles d’Italie cubes. La terre a presque par-tout autant de solidité que son diamètre , excepté les en-droits où est la mer; de sorte que défalquant les 74,400. milles cubes de la mer de la totalité de la so-lidité du Globe terrestre entier, que rtóus avons dit aumot diamètre, être de 170. io 5 . 745. 500. milles cubes;pour environ soixante 8c quatorze millions cubes quel’eau pourroit avoir en donnant à la mer un mille de pro-fondeur , la terre auroit plus de cent soixante 8c dix mil-líars cent six millions sept cens quarante-cînq mille cinqcens milles cubes. Ce calcul n’a rien de fort réel s pre-mièrement, comme l’avoue ce lavant géographe » il resteì>ien des mers 8c des terres à découvrir. Secondement,il roule fur une supposition, de laquelle on ne peut Rassu-rer. Troisièmement, il ne parle que de la mer, fans avoirégard ni aux rivières » ni aux fleuves , ni aux lacs , ni auxréservoirs souterrains des eaux, dont la capacité n’est pas
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plus connue que les cavités de la terré, jusques auxquelîesòn n’a point encore pénétré, Sc où vraisemblablement
on ne pénétrera ja,mais r La géogíaphse considère dans leseaux , léur étendue , leur. profondeur 8c leur cours » -même ì ? u-fágë qu'en peut faire la navigation, avec laquelle esté âA<ne líaisoh'trés-intime ;Sc c’est cette partiede la Cosmographie que l’on appelle HyDroGR a U i , iE 'qui est la temri'oijfdnce des eaux. Else en doit considérerles rivages j la profondeur,'les courans , 8c les bancs oules écueils qu’elle caché. L’art d’élever les eaux » de lesconduire 8ç de les employer, à faire marcher des moulins ,8c à autres usages utrlçs, osu à des ornçmens de jardins8c de palais, estnommé Hydrostatique ScHydrauli*Que, 8c fájf parties des .Mathématiques. ,
EAU % ÈS CHARTRES , Notre-Dame de
Yurid^ mohiqsium. Abbaye de filles de l’ordre de Li-teaux'dansssa Beauce, à une lieue de Chartres » fondeel’an n 22Ó. pàr Isabelle , Comtefle de Chartres. ,
EAUCOURT, Aqua curta. Abbaye régulière del’ordre de S. Augustin, dans l’Artois au diocèse d’Ar-ras, à deux lieues au fud-ouest de Bapaume, fondée 1 2111100. en l’honneur de la Ste. Vierse, par Odon PrêtreHermite.
EAU DU SOLEIL, nom d’une fontaine de la Liby cpropre, à l’Orient de la ville 8c du Temple de Jupi tÊsHammon. Les Latins Pont nommée sons Solis , la f° sl4 -tift'ne du soleil, parce qu’elle fe régie fur le cours de ce£astrei Quinte Curie, l. 4 , c . 7. 8c Arrîen, /. 3 , c. 4- dl 'sent qu’elle est glacée vers le midi, qu’elle est bouilla nteà minuit 8c tiède au matin 8c au soir. Cellarius met cet-te fontaine dans la Marmarique, 8c dit que si Pomp 0 'nius Mêla, /. 1 , c. 8. l’a mise dans la Cyrenaïque, c ’ e ^que cet auteur a pris cette dernière province dans un fo slSplus étendu, en la faisant aller improprement jusqu alímont Catabathmos. Cellarius, /. 4, c. a. reprend PI* n , ed’avoir mis cette fontaine du soleil dans la Troglody 11 'que , à moins qu’il n’ait voulu parler de quelque Tr°"glodytes différens de ceux qui étoient au bord du ë.Arabique; ce qui seroit toujours un manque de cla rte '
EAULNES. Abbaye de France , dans le haut L 2Î 1guedoc . diocèse de Toulouse. Elle est de l’ordre de Li-teaux, filiation de Bardouea entre Toulouse, Sc F° íx ’fondée l’an 1137.
EAUGH. Voyez Eagh.
EAU N A ou Eauene , petite rivière de France»Normandie, dans le pays de Caux. Elle a fa source 2 "dessus du bourg de Mortemer-, entre Aumale Sc Né* 4 __châtel,passe par Mortemer, Saint Germain, SainteP e ^
ve, Faisque, Claye, Baillolet, Bailleul, NeuvilleF re °'
ville, Londeniere , Boissel, Vanchi, Douvran , Angf eville , Inerville , Chaussé, Ancourt , Martin-Eg^Etran, 8c après un cours de huit lieues , elle mêleeaux avec la Bethune, déja jointe à celles d'Arques, Wlieue au-dessus de la ville de Dieppe , auprès dup r4el1de Saint Etienne. * Mémoires reíìifiésfur les lieux•
EAUSAN, petit pays de France, dans la Gascog^’au comté d’Armagnac , aux environs de la villese, de laquelle il prend son nom. Quelques-uslSI’Euzan. . -CraR-
EAUSE , EAUZE, ou Euze , petite ville de ^ ^ce , dans la Gascogne , au comté d’Armagnac , ^ |j e 3petit pays d ’Eausan', on l’appelle en latin Elus U e ^ SLÍl sdonné son nom aux peuples Elusates , connusles commentaires de César. Cette ville a été lo^ë' 0^la capitale de la Novempopulanie , 8c P une des P^ uS Q oC hsbres de l’empire Romain ; elle vint au pouvoir ^ eS Q\o~avec toute la province, qui fut conquise après ^
vis. Sous ses petits fils , les Gascons s’y étabU r ^ ^ eltnommèrent ce pays Gascogne; de forte qu’í' 21 * j^ or -se sort de cette province ; elle fut ruinée pa r , \ qU ítaí-mands, lorsqu’ils ravagèrent cette partie de * A n0 ni-ne, sous Louis le Débonnaire ; la vieille F al flU je«me la Ciutat, c’est-à-dire, la cité, 8c la n °ï,q quiest proche , s'appelle proprement Eaufe- ,Ç e •* qú’un 0avoit été bâtíç vers l’an 900. mais qui n ’ éto s/' flspetite ville, fut donnée aux comtes de.F eZenZ j* S>Ar-ces comtes, elle passa" à leurs cadets, i £S c ?rLdatf»magnac. Cette ville n’est qu’à cinq lieues de Lau couchant, à sept d’Auch, à neuf de Bazas » j- saslCe ,Sc à trois de Nogaro. * Longuerue , D esc. -de ai. part. p. 195.