Band 
Tome second. C - F.
Seite
715
JPEG-Download
 

EBE

EBBER , ville de Perse. Voyez. Ebher » c’est ainsiMe ce nom est écrit par Chardin, de qui Corneille em-prunte ce qu'il en dit au mot Ebber.

, EBELLANO. Ancienne ville d’Espagne , selon l’i-tinéraire d’Antonio qui la place à 22. milles pas de Eo-r wn Gallorum. Baudrand croit que c’est aujourd'hui laVille de Biel. Voyez, ce mot.

EBELSTOT , petite ville de Dannemarck , en Jut-End , dans le diocèse d’Arhusen , sur une baye du Ca-te gat, à quatre ou cinq lieues d’Arrhus , en tirant versle Nord-Est.

EBERBACH , ville d’Allemagne , dans le Palati-^at du Rhein , au baíllage de Mossbach > 8c a un milled’Allemagne de cette ville, fur la rive septentrionale duNecKre. Ce lieu doit sa fondation à Eberhard ou Evrard,comte Palatin du Rhein, de la race de Charlemagne ,Mi y fit sa résidence, Sc y fut enterré. C'est un assez bonmagazin des vins du Necicer, & on y volt une pierreEir laquelle est conservée la mémoire du grand déborde-ment du NecKre, l’an 152.9. * Zeyler , Palat. Rhen. p.

67.

EBERBERG , Ëbernberg > Ebernbourg ouEbersbourg , château d'Allemagne, dans le Palatinatdu Rhein, au confluent de laNaW 8c de l’Alsen, aii-des-fiìs de Creusnach. II a appartenu à la Maison de Sickin-gen. Le Colonel Rose le prit par stratagème, au mois de-décembre de l’an 1639. Le Landgrave de Hesse-Cassel^assiégea inutilement en 1692. Les François qui le dé-Endoient alors , firent lever le siège. * Zeyler , Palat.Ehen. Topog. p. 67. Baudrand .

Baudrand fait un second article de ce lieu , sous lestom d’Ebersbourg.

ï. EBERSDORF ou Eberstorff , chateau d Alle-magne , dans la basse Autriche , fur le bord méridionaldu Danube, à deux petits milles de Vienne. Ce châteaue st une des maisons de plaisance de la cour de Vienne.Le Danube emplit les fossés de ce château. * SansonAtlas. Simeler croit que c’est l’Alanova , de la Panno-nie dont il est parlé dans l’ítinéraire d’Antonin.

a. EBERSDORF. Ancienne abbaye de l’ordre deSt. Benoit en Allemagne , au cercle d’Ertzeburge, enSaxe auprès de Chemnits. Elle a été sécularisée.

EBERSHEIM ou Ebèrsheimmunster.s EBERSMUNSTER, bourg 8c abbaye d’Alsace, dansì'évêché de Strasbourg, dans une ífle qu’entourent les* ®aux de la rivière d’Iil » au-dessous de Schelestat 8c deEenfeld, dans le bailliage de ce nom. Une anciennechronique de Strasbourg, assure fans preuve qu’il y aeu autrefois dans cette iíle , un temple de mercure, 8cMe Jules César y alla , lorsqu’il eut conquis le pays.L’an 1444. cette place fut préservée des ravages desArmeniaques, qui l’année suivante furent battus à platecouture, dans le fauxbourg, par les Strasbourgeois. Enï6 40. ( 1460.) les Maures se ruerent sur cette place ,êc brûlèrent le monastère. L’abbaye fut fondée pour l’or-dre de St. Benoit » l’an 700. par Etticon » duc d’Alsa-ce. Elle donne son nom au bourg, 8c le prend elle-mêmede son premier Abbé qui se nommoit Eberhard. Ellea été réunie à l’évêche de Strasbourg. Quëlques-uns ap-pellent ce lieu Ebersheim-Munfler , d’autres Eberftein-"dunfter , le premier est préféré. Les latins le nommentAprimonaflerium. L’ancíennom étóit Novientum , oùhaint Materne renversa un fameux temple d’idoles , aURapport de Wimpheling , dans le catalogue des évêquesde Strasbourg. * Zeyler , Alíàt. Top. p. 14.

EBERSPÈRG ou Ebersberg , château Se bourgd Allemagne » dans la haute Autriche , fur une monta-ge , au pied de laquelle passe la rivière de Díaun,lar laquelle il a un pont. Le comte Síghart de Santha ,° u . Sempta y bâtit un petit bourg , mais fermé de mu-nies, contre les courses des Hongrois , fous l’empiree Louis fils de l’Empereur Arnolphe. Ce lieu appar-*j lent a I’évêché de Passau. Baudrand se trompe quand ile met sur l'Inn, rivière qui tombe dans le Danube, bienaa -dessus de Lintz,- la Draun fur laquelle il est vérita-

ornent, y tombe au-dessous. * Zeyler , Austrise To-P°g p. 5I . J

q V EBERSTEIN » château d’Allemagne , dans laHeu 2 ^ ^ anS ^owté d’Eberstein, dont il est le chef-

EBERSTEIN 1 contrée d’Allemagne , dans la

EBO 715

Suabe, avec titre de comté , en latin Eberfieniur Comi-tatus. Elle a au levant , le duché de Wirtenberg , aucouchant l’Ortnau 8c au midi le margraviat de Bade.Jean fils de Bernard Sc d’Agnès de Fenestrange , étoítcomte d’Eberstein , dès l’année 1421. Casimir comted’Eberstein Sc Seigneur de tïauenbourg, de Forbach Scde V ertanstein dernier de fa race , mort en 1660. nelaissa de Marie Eleonore, fille d’Ernest Casimir, com-te Nassau Weilbourg, qu’une fille nommée Aibertine*Sophie-Esther, mariée en 1679. avec Frédéric Auguste,duc de Wirtenberg , de la branche de Neustadt. CetteAlbertine-Sophie-Esther a seulement hérité de Goch-zœim. L’Evêque de Spire réunit à son domaine Gerns-bach, qui relevoit de son église. Les margraves de Ba-des se sont mis en possession de la plus grande partiequ’ils ont acquise par rachat ou par réversion , Sc le restequi consiste en la quatrième partie , a été redonné en fiefaux comtes de Wolkenstein Sc de Gronsfeld, en équivalentde leurs prétentions. * Audrifet , Geog. t. 3. p. 189.

EBERSWALD, forêt d’Allemagne, dans le Palati-nat du Rhein, dans le HundsrucK. On y trouve une sour-ce minérale > dont l’eau est froide Sc aigrelette , Sc très-fameuse ; mais il la faut prendre avec discrétion.* Zeyler »Palat. Rhen. Topog. p. 6 1.

EBEZ 1 NTHIA, ou Ebeziuthia , ville de la Pa-lestine, dans la tribu de Juda. C’est vraisemblablementla même qui est nommée Baziothia au livre de Josué »c. 15. v. 28 * Hier on 8c Euseb. Onomast. p. 64.

EBHER. Ville de Perle dans 1 Irac-Agemi à l’occidentde Casbin, dont elle est éloignée de douze lieues. Cetteville est peu considérable , mais le terroir en est bon»Long. 66. 50. lat.it. 3 6. 30.

EBIRNUM, ville de la Gaule. Ce nom se trouvesur une troisième feuille de la carte de Peutïnger , non-encore publiée, mais communiquée a Ortelius , Tbe-Idur. .

EBISMA, ville de l’Arabie heureuse , selon Ptolo-mée , L 6. c. 7. Ses interprètes lisent Abisarna , qui estautorisé par des manuscrits. Cette ville etoit dans lepays des Adramítes. , ti ,

EBLANA , ville d’Ibernie , selon Ptolomée, l. 2. c.2. C’est aujourd’hui Dublin capitale d’Irlande.

EBLANIENS, ancien peuple d’Irlande : ils occu-poient ce que nous appelions aujourd’hui les comtés deDublin Sc de Meath.

EBLITEEmONTES, montagnes de l’Arabie heu-reuíe» selon Pline , L 6. e. 28.

EBOB , ville des Moabítes : onl’appelloitauffi Obob,selon Hesyche cité par Ortelius.

EBODE, ville de l’Arabie heureuse, selon Pline, L6. c. 28. qui l’attribue aux Helmodenes. Ptolomée, L5 , c. 17. place Eboda dans l’Arabie Petrée.*

EBODIA , petite iste de France , fur les côtes de labasse Normandie Sc du Cotentin; c’est aujourd’hui Ori-gni en François. Les Anglois Sc les Flamands la nom-ment Aldernay.*V oyez AuriGNY,

EBOLI. Voyez. EvoLI.

EBORA. Voyez. Evora.

EBORAGUM. Voyez. Eburacum.

EBORES. Scaliger a remarqué qu’Auíbne nomméainsi ceux que les auteurs nomment Eburovices , dans cevers.

Aut Eborum mifius pelago qu& protegit amnis.EBORIACUS. Voyez. Faremoustier.EBORODUNUM, Eberodunum ,ouE burodu-imUM. Voyez Embrun & Iverdun.

EBOROLACUM ArvernoruM. Sidoine appelleainsi un lieu qui est nommé Eurogilutn dans la vie del’Emperëur Louis le Débonnaire , écrite par un auteur-contemporain, 8c ce dernier en fait mention en parlantde ce qui se passoít en 796 , 8c le met entre les principa-les maisons royales de ce Louis , alors roi d’Aquitaine.Adrien dé Valois croit que c’est Ebreule , fur la Sioule -en Auvergne. On voit dans la diplomatique de D. Ma-billon , /. 4 , c. 5 <5 , qu ’Ebrogilum ou Evrogilum est u” 2petite ville , autrefois ornée d’un palais royal, 8c à pré-sent d’une abbaye de Bénédictins. C’est là , dit fauteur,que Louis , roi d’Aquitaine, Sc ensuite Empereur, alloitpasser l’hiver tous les quatre ans. 11 ne se trouve rien dansSidoine qui marque la situation d ’Eborolacum. Cepen-dant , continue le critique » cité en dernier leu , j’ap-

Tome II X xxx ij