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trente sept ans » 8c mourut l’an 775s. sous l’empíre 6sCharlemagne. II eut pour successeur Beonrad , qui futévêque de Sens , & à qui Alcuín a adressé la vie deSaint Wilbrord, écrite en vers. Touchant les autres Ab-bés de ce monastère, on peut consulter plus au long, l’his-toire de Luxembourg, composée par J. Bertelius, Ab-bé d’Echternach. Cette abbaye fut quelque tems possé-dée par des Chanoines, qui en ayant été privés à causede leur relâchement, la place fut remplie par l’AbbéRavenger, à la tête de quarante Moines Bénédictins.Après avoir gouverné trente ans , il mourut l’an 1007.
ECU A, en latin Afiigis , ville d’Espagne, dans l’An-dalousie , fur la rivière de Xenil. Voyez. Exija.
ECKELOO, villette des Pays-Bas, dans la FlandreHollandoise, à trois lieues de Gand.
ECKEREN » village des Pays-Bas, dans le Marqui-sat d’Anvers, au nord de cette ville & à l’Orient deLiloII est fameux parla bataille qui s’y donna le 29. de Juin1703. entre l’armée de France, commandée par le Ma-réchal de Bousiers 8c celle des alliés , commandée pard’Obdam. Le combat fut rude, 8c dura depuis les troisheures après midi jusqu’à la nuit. Le succès en futlong-temsdouteux, mais les alliés, enveloppés par les Fran-çois , 8c séparés de leurs généraux qui s’étoient tropavancés, se firent jour par le village d’Otteren, où ilsse maintinrent toute la nuit, qu'ils passerent fous les ar-mes, 8c ils se rendirent le lendemain à Lílo. * Larrey ,Hist. de Louis XIV.
ECLAIRON, Eclaron & Esclaron, bourg deFrance , en Champagne , dans le Vallage , fur la rivièrede Biaise » à deux lieues & demie de son embouchure ,dans la Marne , 8c autant de Saint Disier , au sud-ouest.
ECLANUM. Ancienne ville d’Italie, selon l’itiné-raire d’Antonin. C’est la même que VJEculanum dePtolomée.
ECLAT, ville capitale de la basse Arménie : elleest située selon les géographes persans , à 75. deg. 50m.de longitude, 8c à 39. deg. 20 m. de latitude. C’est lamême qui est nommée Achlat , dans la carte de laPerse d’Olearius , selon lequel elle est située au norddu lac de Van, dans l’Arménie. Celle de De Wit la nom-me Clath 8c celle de Sanson Chelat. II semble quece soit elle que De l’Isle marque comme un village nom-mé Kellat. La carte de Jaillot fuit l’ortographe d’O-learius, & préféré Achlat. Nadir Edim écrit Chalat »c’est aussi l’ortographe que fuit Ulug Bey. Tous deuxs’accordent pour la position que j’ai marquée * Hifl. deHmurhec , t. 1, p. 41 6.
ECLIPTIQUE, selonBion, Usages des Globes, c.B.JeB. 3. grand cercle que les astronomes & les géo-graphes décrivent au milieu du Zodiaque, pour mar-quer le cours annuel du soleil, 8c le chemin qu’il fait(ou semble faire) par son mouvement particulier , lesoleil ne s’écarte jamais de l’écliptique, les autres pla-nètes s’en éloignent tantôt vers le nord , tantôt vers lemidi. Cet éloignement des planètes est nommé latitu-de, laquelle est septentrionale ou méridionale » 8c se me-sure par l’arc d’un grand cercle qui passe par les Pôlesde l’écliptique ; & se compte depuis le même écliptiquejusqu’à la planète, 8c c’est ce qui fait que les orbites queles planètes décrivent parleur mouvement propre, cou-pent l’écliptique en deux parties égales, & en deux pointsopposés , que l’on appelle nœuds, dont l’un est septen-trional , par lequel la planette passe de la latitude méri-dionale à la septentrionale : l’autre est méridional, parlequel elle passe de sa latitude septentrionale dans l’au-tre partie du ciel, où elle devient méridionale. C’estfur l’écliptique que se comptent les longitudes des pla-nètes ou leurs lieux , selon l’ordre des signes, en com-mençant du premier point d’Aries. Les éclipses n’arri-vent que quand la lune pleine ou nouvelle, se trouvedans l’écliptique qui dela a pris son nom. On la nom-me aussi orbite du soleil, parce qu’il la parcourt dansune année. Aussi bien que le Zodiaque, elle est obliquepar rapport al’Equateur qu elle coupe au commencementdes signes d’aries 8c de la balance. Ces angles font de23. deg. 30m. selon Ozonam, de 23. deg. 29 m.selonCassini 8c Maraldi » ou plus précisément de 23. deg. 28 m.4ï s. selon de Louville, Hijloire de /’Académie desSciences , année 1714. Ce dernier avoit soupçonné dèsTannée 1714. que i’obliquité de Técliptique n’a pas tou-
F. CL
jours été la même; les observations qu’il sit à Marseil-le., éclaircirent cette idée. Deux mille ans aupara-vant, le fameux Pytheas y en avoit fait par lesquelles udéterminoit l’obliquité de l’écliptique, 223. deg. 49m.io f. Elle fut.fixée par les astronomes , il y a quelque50. ans ( c’est-à-dire vers l’an 1666. ) à 23. deg- 29 m "d’où il fuit qu’en prenant lés observations de Pytbeaspour sûres, elle auroit diminué de 20m. depuis lui, c e*.t-à-dire, d’une minute par siécle. Et comme de Louville »tant par ses observations de Marseille , que par un grandnombre d’autres , la trouve assez constamment dans lesdernières années qui ont précédé 17 16. où il écrivoit, de23. d. 28 m. 24 f. il conclut qu’elle a diminué d’une de-mie minute à peu près en 50. ans; ce qui se rapportsassez exactement à la diminution qu’elle aura eue depuisPytheas, 8c confirme qu’elle l’a eue. Son système est donCque l’obliquité de l’êclíptique diminue toujours d’uneminute en cent ans. En effet, en faisant l’histoire dsla détermination de cette obliquité » par les astronomesde tous les siécles depuis Pytheas, le plus ancien de ceuXqui y ont travaillé ; il trouve toujours cette diminution,8c la trouve assez proportionnée aux différons intervallesde tems. Les anciens ne connoissoient point la réfraction,ou ne la comptoient point. De plus, ils faisoient la Paral-laxe Horisontale du soleil de 3 m. à peu près , ce quiest excessif par rapport à l’astronomie moderne » qui *peine fait cette Parallaxe de 10 s Voilà deux sourcesconsidérables d’erreur , 8c c’est ce qui engage de Lou-ville à corriger fur le pied des réfractions 8c de la Paral-laxe solaire , telles qu’on les connolt aujourd’hui, sesobservations des anciens qu’il emploie. Il suppose seu-lement qu’ils ont bien observé les hauteurs apparentes ,ou du moins qu’ils ne s’y font pas trompés de beaucoup »8c cette supposition admise, l’obliquité de l’écliptique estdécroissante, comme la demande de Louville, Sc quand illa trouve croissante au lieu d’être décroissante, comme ilarrive quelquefois , c’est de si peu que cela ne peut être at-tribué qu’àl’inattention des observateurs.Sa recherche 1 aconduit chez les Grecs, les Romains Sc les Arabes, 8Ctous les Modernes fameux, 8c comme tout ne se présen-te pas si heureusement Sc si naturellement qu’il ne sestquelquefois besoin de rectifier un peu les passages poU sy trouver son compte, de Louville est entré dans cettecritique quand il l’a fallu. Mais il est allé plus loin. "a découvert des preuves de íbn système » jusques dan*des tems si reculés , que l’on n’y distingue plus I 3fable d’avec l’histoire , 8c que l’obscurité y seroít tota-le , si l’on ne présumoit pas , comme on le doit na-turellement , que la fable a été fondée fur une vérity-Selon une ancienne tradition des Egyptiens , rapports®par Hérodote, l’écliptique avoit été autrefois perpendi-culaire à l’Equateur. Alors on voyoit le soleil aller p asson mouvement annuel de l’Equateur à l’un des Pose S 'où il sembloit pendant ving-quatre heures absolutionimmobile. Les autres effets de cette bizarre dispositifsont aisés à imaginer. Mais où les Egyptiens auront' 1 ^puisé cette idée ? S’ils ont observé pendant une assez j 01 ^gue fuite de siécles , que l’obliquité de l’écliptique dij^_nuoit toujours , ou ce qui est la même chose st ue , j ccliptíque se rapprochoit toujours de l’équateur, Sc tenâ se confondre avec lui; ils auront conclu que ce s d,cercles auront commencé par être le plus éloigné*
de l’autre qu’il fût possible , ou par se couper ongles droits, 8c ce qu’ils auront ainsi conclu, ils ^pen-sionné pour un fait.observé, soit afin de faire \al° ir ef -tiquité de leur nation , soit par le seul amour r u«veilíeux. Peut-être aussi les Grecs auront-ils pris P° pe-sait, ce qui ne leur étoit donné que comme ufle queture de Savans. II y a plus. Diodore de Sicise rein íé-les Galdéens comptoient 403000. depuis leur* kfiè-res observations astronomiques » jusqu’à l’en tr ^so-xandre dans Babylone. Ce nombre prodigieux . 0 f elument incroyable , aura un fondement, si 1’° n ro-que les Galdéens avoient observé la diminutif"^, Q ztbliquité de l’écliptique d’une minute en c ent u , e jj e «se-De Louville en prenant cette obliquité tettf si’A-voit être selon son système , au tems d« 1 ^ aU teXO s
lexandre dans Babylone, Sc en remontant . e l’éqv*"où l’écliptique auroit dû être P er P encll * cU ^ ,r ^ 0U rs 8 c ustteur, trouve 397150. de nos années de ? 6 5 - J sejfinu-quart, qui font ceijíes dont il faut cent pour » tion