Band 
Tome second. C - F.
Seite
721
JPEG-Download
 

ECL

tion d’une minute. Or ii prouve que les années Cal*déennes auíïi bien que les Egyptiennes, n’étoient quede ‘360, jours, 8c par conséquent il en faudra 402942.pour arriver à l’époque de l'écliptique perpendiculaire3 séquateur, ce qui ne diffère que de s8. ans de l’épo-que que donnoient les Caldéens à leurs premieres ob-àvations. II est certain que cet accord si juste paroîtsurprenant. En général il n’y a pas de moyen plus vrai-semblable d’explíquer l’ancienneté fabuleuse que se d on-doient les Caldéens & les Egyptiens , que par de gran-des periodes de mouvemens célestes fort lents, dont ilsuvoient observé une petite partie sur laquelle ils calcu-J°ient le commencement de la période, où ils rappor-tent l’origine de leur nation Sc du monde en mêmete ms. C’est ainsi que quelques Astronomes chrétiens°nt crû que le monde avoit été créé lorsque l’apogéedu soleil étoit dans le premier degré d’Aries, ce qui nes> éloigne pas beaucoup de l’antiquité qu’auroit le mon-de , selon les Septante ; mais il est bien à craindre quec es fortes de convenances-là n’ayent que le mérite de"ous plaire , 8c que la nature ne s’y assujettisse pas. Si lesystème de Louville est vrai, l’écliptique viendra dans140000, ans à se confondre avec l’équateur, supposé que' a terre dure encore. Alors on aura pendant un certainn ombre d’années ou même de siécles un Equinoxe per-pétuel, tel quel’ontles habitans de Jupiter » dontl’éclip-* 5 que est à peu près confondue avec son Equateur. Jed J s pendant un certain nombre Vannées ou. même defiê-c { e J~ » car l’écliptique continuant son mouvement, re-viendra à se séparer de l’Equateur , & passera de l’autrec °té , mais puisque ce mouvement n’est que d’une mi-nute en un siécle, il en faudra plusieurs pour le rendresensible , 8c pour faire appercevoir quelque inégalité desjours & des nuits. * Oz.anam, Dict. de Mathém.

Malgré toutes les raisons de Louville, les autres As-tronomes de l’académie royale des sciences, font demeu-rés attachés à l’obliquité de l’écliptique de 23. deg. 29 m.La question se réduit principalement » à savoir si les an-ciens ont observé avec une assez grande justesse. Or dela Hire tient pour la négative. II a rapporté d’après Pto-lomée lui-même, la description des ínstrumens dont ilse servoit, 8c il paroît qu’ils étoient assez grossiers 8c fortéloignés de la perfection de ceux d’aujourd’hui. Ptolo-mée qui étoit d’Alexandrie, 8c qui y vivoit, en a déter-miné la lat. z o. d. z 8 m. ce qui devoit être un élémentfondamental de ses calculs; cependant feu de Chazellesa trouvé par observation immédiate » cette même lati-tude de 31. deg. n m. & pour prévenir tout scrupule ,ue la Hire s’est bien aííùré si l’Alexandrie où avoit ob-sotvé de Chazelles, étoit la même que l’ancienne où vi-v °it Ptolomée. Selon de la Hire, il paroit que Ptolo-f°nsée a crû l’obliquité de l’écliptique constante , & quef°ur la déterminer, il s’en est moins rapporté à lui-mê.

qu’aux Astronomes qui l’avoient précédé, tels qu’E-r 3 tosthene ouHipparque. II étoit plus curieux de la théo-r ! e de l’astronomie que de la pratique, plus Mathémati-c >en qu’Observateur. II a donc posé cette obliquité dea L degrés 51 m. ij í! apparemment fur la foi de cesa uciens. Pappus , qui étoit comme lux d’Alexandrie 8c? Alexandrie , vint 270. ans agrès lui fous Théodose » Sc^ donne pour une chose connue que l’obliquité de l’é-c hptique étoit de 23. deg. 30m. à une minute près de ceSu elle est déterminée aujourd’hui. On volt par-Iá que,. ai ^u r ité de Ptolomée n’étoit pas fort suivie ; de plusost impossible que cette obliquité eut diminué de 21m.en 270. ans. De Louville convient que Pappus lui est^untraire ; mais il répond qu’il est seul, 8c d’ailleurs il°utient que Pappus dans l’endroit qu’on cite n’a pointHetendu donner une détermination exacte , mais soule-IllE ut tirer des racines carrées » qui lui ont produit dessombres approchés. Voilà tout le précis de cette ques-, qui peut encore » si l’on veut, en être une pen-sât quelques siécles. Une ou deux minutes que leservations tantôt donneront; & tantôt ne donnerontas » pourront aisément être contestées » 8c ne suffirontf 0Ur accabler l’un ou l’autre parti. Quand au grandPorr n ^ e - ment; P h y si que que l’Hypothese de Louville ap-Vra j^ r01 * u n jour à la terre , il est.vrai qu’il n’est guéreslof 1 ì"*, hie pour le commun des hommes; mais les phí-Pr^tco 'iigéreroient plus aisément.

^ULISSO. Selon De l’Isle, ville de la Turquie Eu-

ECL 721

ropéenne dans le Comenoîitari, fur la rivière de Varda-ri, au couchant de Salonichi. C’est fans doute la mêmeque Molet, 8c Sophien appellent Vodena, 8c qu’il disentêtre l’ancíenne EdeJTa.

ECLUSE , construction de massonneríe ou de char-pente , qui sert à retenir ou à élever, cu a conduire leseaux pour la commodité de la pêche , des moulins , oude la navigation. Ce mot que l’on along-tems écrit, &que quelques-uns écrivent encore Escluje , est dans labasse latinité Clufa ou Excluja , ou même Slusa : lesFlamands disent en leur langue Sluys : Grégoire deTours ; deVitis Patrum , e. 18. dit, defixísque per flu-men palis , aggregatis- lapidum magnorum acervis Ex-clus drn fecit. Ôn lit dans un acte de Humbert I. comtede Savoye rapporté par Guichenon : Donamus Exclu-Jdm aà capiendos pisces faíìam , & itt aqua qu# vocaturLifa pofìtam, 8c dans la loi Salique, Tz'f. 24. §. ; .fiqui?Sìusam de farinario alieno ruperit. Voilà donc des éclu-ses pour la pêche 8c les moulins. On a des écluses quiservent à retenir les eaux pour empêcher les inondations,ou même pour les procurer en cas de besoin, 8c mettresous l’eau, tous les dehors d’une ville, si elle vient àêtre assiégée. On trouve de ces écluses dans la plupartdes villes des Pays-Bas, qui font situées fur des rivières.Les écluses servent auffi à retenir les eaux montées avecla marée, soit afin que les vaisseaux ne demeurent pointà sec dans un baísin , soit pour les lâcher, lorsque la maréeest basse , 8c nétoyer le port des fables qu’elles entrai-nent en s’écoulant rapidement, ^n fe fèrt auffi d 5 écluíespour faciliter la navigation, des nvieres, ménager auxvaisseaux * le passage d’un canal dans un autre. Ellesfont nécessaires > lorsque l’une de ces eaux est beaucoupplus élevée que l’autre, comme en Hollande . où étantfur une digue > on voit d’un cote ,1 eau qu’elle arrêtebeaucoup plus haute que le niveau es prairies, qui fanscette digue soroient inondées. Ces écluses sont de gros-ses constructions de pierres ou de bois, qui forment unechambre d’un carré oblong , à chaque bout de laquelleil y a une puissante porte à deux hatans , qui s’ouvrentdu côté d’où vient le plus grand effort de 1 eau. Au basde l’une de ces portes, à chaque bout il y a une fenêtreque l’on ouvre, 8c ferme par le moyen d une porte àcoulisses, 8c qui sort à mettre 1 eau intérieure de niveauavec l’extérieure où est le bateau , avant que de le faireentrer dans l’écluse. Cette précaution prévient le désor-dre que pourroit faire le poids de 1 eau, si on ouvroittout d’un coup les deux portes , ay 3 " 1 q ue d’avoir misles eaux en équilibre de ce côté-h. Comme l’ouverturequi sert à cela est sous l’eau, l’effort en est moins impé-tueux. Cela fait, on ouvre un des batans , ou tous lesdeux » scion la grandeur du bateau , & quand il e st en-tré , on referme les batans , 8c on abaisse la coulisie dubout, par où le bateau est entré, 8c on ouvre la coulissede l’autre bout, pour remettre l’eau intérieure de ni-veau avec l’eau où le bateau doit passer. Après quoi onouvre les batans qui l’en séparent, 8c alors le bateau sotrouve transporté d’un canal dans un autre , quoiqued’un niveau très-différent ; on referme ensuite l’éclusejusqu’à ce qu’il y ait quelque autre bateau à monter ouà descendre. Une partie de la Hollande ne doit fa con-servation qu’à ces écluses- Le canal de Briare a qua-rante-deux écluses , tant en montant qu’en descendant,par le moyen desquelles un bateau de la Loire passe dansla Seine , quoique le terrein d’entre deux soit élevé decinquante toisos au-dessus de çes deux rivières, le canalde Languedoc pour la jonction des deux mers, a plus decent écluses.

1. ECLUSE (I’) en Flamand Sluîs , en latin Slu-fa 8c Clausulx, ville 8c port de mer, dans les Pays-Basau comté de Flandre. On nomma d’abord ce lieu Lam-meNS-Vuet du nom d’un Anglois nommé Lambert ,que Grammaye, Comit. Fland. p. 116. qualifie fossoyeurà Lambert» fojfore Anglicano Lammensvlíet appellatel(L’Abbé de Longuerue, 2. part. p. < 5 z. écrit moins ex-actement que ce lieu s’appelloit la Minsvlit) Il conser-va ce nom jusqu’à l’année 1331. ils llt réparé alors fousle nom de Sluis qu’on lui donnoit auffi ; car on trouveque dès Tannée n 3 2. le port de Sluis (Slufinas Portus )fut occupé par Guillaume d’Ipres qui le, erendit redoutable par les ravages st 11 ’ 1 ’ 1 / 31 . 01 jfTfr escampagnes voisines. jusqu’à œquele^nnce d Alsace