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jette ust morceau de glace dans le premier , eìîe se dis-sout d’abord ; l’Ecosse abonde en excellentes fontainesou sources d’eau vive , qui du haut des montagnes , serépandent dans tout le pays. On n’y manque point d’eauxminérales : telles sont celles de Mojfet , de Kingborne ,&Arthrey , dé Peterhead , 8 c de Neivmilis ; mais on n’ya point encore trouvé de bains chauds. Les rivières lesplus considérables font le Tay , le Fortb , la Spey , laClyd 8 c la Nytb , ou Nyd , qui sont toutes navigables,fans être de long cours.
• Les vallées sont très-fertiles ; celles qui sont vers lamer , ont le terroir gras , noirâtre, & propre à portertoutes sortes de grains 8q de fruits. Les terres un peuélevées ne sont pas si grasses ; mais elles produisentsort bien l’orge , le seigle , les pois , les fèves, le chan-vre , Sc le lin. II y a quelques contrées moins fertiles ,dans lesquelles on recueille cependant aífez d’avoine ,dont les Ecoífois font un grand usage. L’EcoíTe abondeen gros Sc menu bétail. La pêche y est très-abondante,sor-tout en saumons , harengs , Sc huîtres , qui renfer-ment des perles, dont quelques-unes sont très-belles. Lacontrée la plus peuplée Sc la plus marchande de l’Ecoífeest vers l’ûríent. Les bêtes sauvages, particulièrement lescerfs & les dains , fournissent quantité de peaux » donton fait un grand débit. L’Ecosse est, peut-être , le paysdu monde qui abonde le plus en oiseaux domestiques8c sauvages. Les cuirs , les suifs , les draps , les étof-fes ,1e chanvre , le lin entrent pour beaucoup dans lecommerce des Ecossoís , aussi-bien que les harengs, lessaumons Sc les mornes. Il y a, dans ce royaume , degrandes carrières , d’où l’on tire des pierres de taille ,des pavés , des meules de moulin ; il y en a même demarbre : l’ardoise grise Sc bleue , & l’argile pour la po-terie n’y manquent pas. On trouve des Mines de fer àDumfermlin, dans Fille de Levis , 8c plusieurs monta-gnes d’Ecosse : des mines de plomb en Clysdale, 8 c dansles Orcades, qui ont aussi des mines d ’étain : des minesde cuivre » près de Sterling; il y a eu autrefois des mi-nes d ’argent, dans la province de Lothian , Sc des mi-nes d’or, dans Crawford-Moòr. On y trouve encore deFor aujourd’hui , fur le bord des rivières. L’Ecosse abeaucoup de bois. II y a plusieurs forêts, dont les uness’étendent jusqu’à trente milles en longueur , d’autresjusqu’à vingt milles. Autrefois, celle qu’o n appelloit Ca-lédonienne , étoit la plus fameuse, mais elle est presquetout-à-fait détruite ; cependant il y a encore plusieursgrands chênes. On y trouve aussi quantité de frênes »d’ormes , Sc des forêts de sapins , fur - tout du côté dunord On peut voir dans le Prodrome de Fhistoire na-turelle d’Ecosse du chevalier Sibbald , le grand nombrede pierres précieuses , Sc de cristaux , que ce pays pro-duit. II y a deux sortes de langues dans le pays : celledes Higlanders , ou montagnards , qui a beaucoup d’af-finité avec l’Irlandoise , Sc est, comme une preuve sub-sistante de leur origine. La langue des Lowlanders , oude ceux qui habitent dans les plaines, est une dialectede l’ancien Saxon , Sc diffère peu de l’Anglois, à causedu mélange qui s’est fait des Angloís - Saxons avec lesEictes. La religion dominante en Ecosse est la P. réfor-mée , fur le modele de celle de Genève. L’épiscopatsoutenu en vain par Fautorité des rois Jacques VI , 8c8c de ses deux fils, Charles I, qui en fut le martyr, ScCharles II, qui le rétablit après la mort de l’usurpateurCromwel , a été enfin aboli dans l’Ecosse. Ce royau-me est héréditaire, Sc le gouvernement en est monar-chique , mais l’autorité royale y a toujours été bornéePar un parlement, ou par quelque autre autorité équi-valente. Depuis Fergus , roi d’Hibernie , d’où il futappellé par les Ecoífois opprimés par les Píctes , oncompte LVII rois d’Ecosse, jusqu’à l a maison deStuart,durant 959 ans , c’est-à-dire , depuis Fan 411 , jusqu’enl’année 1370, que cette maison monta sur le trône. Ro-II > fils de "Walter Stuard, grand sénéchal d’Ecosse,8c de Marie , fille du roi Robert Brus , succéda à son° n< de maternel David II : lui Sc sa postérité ont régnéfnEcosse, seulement 233 ans, c’est-à-dire , depuis 1570sosqu’en 1603, que Jacques Stuart VI du nom, l’héri-,er > & le pl us proche parent d’Elísabeth , succéda auxc°n rS d’Angleterre Sc d’Irlande , auxquelles il unit° Ecosse. II prit alors la qualité de roi de la Gran-e reîa gne, mais il restoit en Ecosse un parlement par-
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tlculíer. Ses successeurs ont possédé ces trois couronnes »dont Funion est devenue plus intime , sous le régned’Anne I, qui a uni l’Angleterre Sc l’Ecosse , sous unmême parlement. Par cette union, iln’yaplus de par-lement en Ecosse ; mais cet état envoye au parlementde la Grande Bretagne un certain nombre de députés»selon la proportion qu’il a avec l’Angleterre , laquelleest réduite à 16 pairs Sc 45 membres pour la chambredes communes , dont 30 sont les députés des provin-ces d’Ecosse, Sc 15 des communautés. Avant Funionle parlement d’Ecosse étoit composé de 150 membresdes communes , de 84 députés des provinces, Sc 66 descommunautés ; outre ses nobles , ou pairs du royaume »dont le nombre n’étoit point fixe ; le roi en pouvantcréer de nouveaux , quand il vouloir.
II y a une distinction particulière entre les bourgs d’E-cosse. II y en a de trois sortes ; Royal-Borough , Boroughof Regality , 8 c Borough ofBarony. Les premiers ont leprivilège d’envoyer des députés au parlement, Sc de te-nir des assemblées annuelles, pour régler leur commerce»Sc autres choses qui regardent leurs communautés ; cesassemblées fe tiennent alternativement dans les princi-paux bourgs; à la fin de l’assemblée, on nomme le temsScie lieu de la prochaine assemblée. Ces bourgs se gou-vernent par un prévôt, ou maire, ont quatre échevins;un doyen de la communauté » qui est le premier juge:entre les marchands; un trésorier Sc un conseil, composéla moitié de marchands, Sc 1 autre des corps de métiers ,tous choisis annuellement. Ceux-ci tiennent une cour apart, composte de Deacons ou doyens de chaque métierqui sont choisis tous les ans, Sc qui choisissent entre eux:un président, qui a pouvoir de les faire assemíler, quanále besoin le requiert. Dans les autres bourgs, qu’onappelle Borough of Regality, & Eorougfi ofBarony. ontient marché , Sc le seigneur y tient ses cours, 8c nommeles principaux magistrats » laissant les. autres au choix:des bourgeois ; mais ils n’envoyent point de députés aitparlement.
Les revenus du royaume d’Ecosse furent évalués paf
le traité d’Union à cent soixante mille liyres sterling »de la maniéré suivante : Y excise , ou 1 impôt sor la bierea été affermé à trente-trois mille cinq cens liv. sterling -8c s’il y étoit mis fur le même pied qu’il est en Angle!terre , il reviendroit à cinquante mille : ses impôts dela Douanne peuvent monter a cinquante mille livressterling ; les revenus des domaines de se couronne, àcinq mille cinq cens ; la poste à deux milse - Fimpôcpour la fabrique de la monnoïe a quinze cens ; se casuelde l'échíquîer trois mille ; la taxe fur ses terres à raisonde quatre sehellings par livre sterling , quarante-huitmille, en tout cent soixante milso
Mer d’ECOSSE, partie de l’océan , laqudse ses an-ciens nommoient Océan Calédonien. Elle s’étend à l’est,au nord, 8c à l’ouest de l’Ecosse , 8c renferme ses Wes-ternes. * Sanson , Atlas.
La Nouvelle ECOSSE , partie de l’Améríquaseptentrionale. Voyez. Acadie.
ECOUAN , selonPiganiol de la Force, Descriptionde la France , t. 2 , p. 237 , bourg de Fisse de France.Plusieurs écrivent Escouen 8c Escouan. II estau nordoriental, a quatre lieues de Paris ; il est remarquable:par un château qui a été bâti par se fameux connétable:de Montmorenci, Sc qui appartient au duc de Bourbon,dans la maison duquel il a passé avec la succession de lamaison de Montmorenci. Ecouan avec Neuf-Moulins ,est compté pour deux cens quatre-vingt-quinze feux ,dans 1e dénombrement du royaume de France , t. 1,p. 4.
ECOUCHAY, gros bourg de France, en Norman-die. II est situé daUH 1 e diocèse de Séez, fur la rivièred’Orne, une lieue au-dessous de se ville d’Argentan. Ony travaille beaucoup en horlogerie. * Corn. Dict. Mémoi-res manuscrits.
ECOUIS , gros bourg de France , dans le VexínNormand ; èn latin Escovium ; il est situé au milieu d u-ne haute campagne de terre de labour,sor 1e grand cheminde Paris à Rouen, à sept lieues au couchant de cette der-niere ville, à deux deFleury , de Charleval, &deLyons.II y a une église collégiale, sous 1 e titre de Notre-Da-me, dont 1e chapitre est composé de douze Dhanoines ,qui ont un Doyen pour chef, avec quatre Chapelains »