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8t six enfans de chœur. Le portail de cette église soli-dement bâtie en croix, est accompagné de deux grossestôurs, couvertes en clochers , dans Tune desquelles fontdeux grosses cloches > du poids de huit Sc de dix mil-liers. Le Marquis du Pont S. Pierre , à qui la Baronied’Ecouïs appartient, présente à tous les Canonicats. LeDoyen, le Chantre , Sc le-Tréforíet ont double m anse ,& les Chanoines sont fort bien logés ; l’un d’entre euxest Curé du bourg, Sc fait le service paroissial avec sonVicaire , dans une des chapelles de cette église , quipossède quatre châsses de reliques , Sc un revenu consi-dérable. II y a dans ce même bourg, ûn hôpital ou l'ondit tous les jours trois messes de fondation. II y a ausiiiine haute justice pour dix-huit paroisses , dont les appelsse font au Présidial d’Andely, qui n’en est éloigné qued’une lieue Sc demie. On y tient un gros marché le ven-dredi. Entre les belles maisons de plaisance des envi-rons, on distingue celles de Fréne-1’Archevêque , Mar-eouville, Mussegròs , Sc se château , dit le Plessy, dontles Pavillons lui donnent un air de maison de Prince;c ? est un Chanoine d’Ecouis qui en dessert la chapelle.On lit cette inscription dans l’église de ce bourg. Vaniz 10. Enguerrand » Ecuyer, Sieur de Marigni , Comtede Longuevillc -, & Chambellan du Roi Philippe » du con-sentement de fa femme Allipiâe , institua & fonda enP église paroijftile d’Ecouis , un collégè de Chanoines ,pour y chanter tous les jouts le divin service , & U estinhumé dans cette collégiale. On voit aussi dans la mêmeéglise , le tombeau de Pierre de Marigni, archevêquede Rouen, frere d'Enguerrand. * Corn. Dict. Mémoiresdressés fur les lieux en 1702.
ËCREBEL , lieu proche de Chus, qui est
áu-dessus du torrent de Mochmur. C'est ainsi qu'on litdans la Bible Grecque, dans laquelle le livre de Judithest plus détaillé que dans la vulgate où ce passage ne setrouve point. Mais il est au chapitre 10. du livre cité,de sédition grecque 8c latine , à Balle , chez Brylin-ger » 1582. Ecrebel étoit dans la Palestine. * Qrtel.Xhesaur.
ECRECTICE, ancien pays d’Asie. Pline, 1.6, c. 5.Mêla, 1. j, c. 19 Ptolomée, 1 . y , c. 10. en font men-tion. Le P. Hardouin, In l. c. Plinii. quicroit que c’estla partie septentrionale de la Mingrelie , juge qu’il aété ainsi nommé, parce que le terrein en est inégal 8c ra-boteux, ou parce qu'il est creusé par quantité de lits derivières ou de torrens , ou enfin parce qu’il est fort sujetàux pluyes orageuses.
ECREGM A, c’est-à-dire ,sortie ; nom particulier d’unlieu d’Egypte , proche Peluse. Díodore de Sicile ,1. 19.8c Plutarque In Anton, en font mention.
ECS-MIAZIN, monastère célébré de Perse, à deuxmilles de l a ville d’Erivan. C’est un lieu d’une grandedévotion pour les chrétiens Arméniens. Ce mot veutdire en leur langue , la descente du fils unique engendré,Sc ils l’ont nommé ainsi, parce qu’ils prétendent que Je-sus-Christ f e so voir clairement dans ce lieu-là à Saint-Gregoire, qui en fut le premier Patriarche. Les Maho-métans le nomment Vich clijste » ce qui signifie trois égli-ses , parce qu’outre celle du couvent, il y en a deux au-tres assez P r es de là : la principale qu’on appelle Ecs-Miazin est un bâtiment fort massif, 8c fort obscur, quiest tout dé grosses pierres de taille. Les Moines du lieufont voir dans la sacristie, plusieurs ornesoensfort beaux8c fort riches , des croix, 8c des calices d’or, avec deslampes 8c des chandeliers d’argent d’une grandeur ex-traordinaire. Les principales reliques que l’on voit dansle trésor, 8c qui y sont enfermées en des châsses de ver-meil doré 8c d’argent, sont au rapport des Moines quien ont la garde,le haut du corps de SteRepsime, un bras8c une enlise de 8te Caiane, un bras de St Grégoire , sur-nommé l’Ilíuminateur, acauso qu’il convertit l’Arménie,une côte de St Jacques , évêque de Jérusalem , un doigtde S. Pierre, &deux doigts de S. Jean-Baptiste.Au centrede l'eglise » il y a une grande pierre de taille carrée , detrois pieds de diamètre , Sc de cinq d’épaisseur, que leSArméniens assurent être l’endrolt où St Grégoire leurApôtre étant en oraison un dimanche au soir, vit Je-sos-Christ , 8c lui parla. Ils disent que Jeso s -Christ fit ,autour de ce Saint , avec un rayon de lumière , ledessein de l’église d’Ecs-Miazin , 8c lui ordonna de laseíre bâtir fur la figure même , qu’il avoit tracée. Le
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grand clocher a été rebâti nouvellement II y a six cloche#»dont la plus grosse pèse douze cens livres. Le premiermonastère de cette église fut bâti par Nicolas, ving-neu-viéme Patriarche d’Arménie. Les Tartares le ruinèrent»8c on tient qu’il a été abattu cinq fois à rez de chaussée.II est à présent bâti de brique- Lè grand Patriarche desArméniens , est obligé de résider dans ce monastère.11 a sous lui quarante-sopt Archevêques, dont chacun aquatre ou cinq Suffragans, avec lesquels il vit en com-munauté dans un couvent , où ils ont la conduite deplusieurs Moines. Si-tôtqu’ils ont ditl’office 8c la messe»ce qui d’ordinaire est achevé à une heure de jour, ils vonttous travailler à la terre pour s’entretenir, Le revenudu grand Patriarche est environ de six cens mille écus ;tous les chrétiens Arméniens qui passent quinze.ans, Eudevant cinq sols chaque année. Les riches suppléent audéfaut des pauvres qui ne les peuvent payer. Tout cetargent ne va pas au profit du Patriarche. II y a des anneesoù il faut qu’il y ajoute ce qu’il peut épargner, afin dssoulager les pauvres Arméniens qui n’ont pas de quoipayer le tribut annuel ; qu’ils doivent aux Princes Ma-hométans , qui les tiennent sous leur domination ; desorte que ce qu’il prend d’un côté , il l’employe de Pau-tre, fans qu’il profite que de fort peu de chose du reve-nu qu’il tire de près de quatre-vingt mille villages, qu’ila fous lui. II y a dans le monastère d’Ecs-Miazin deslogemens pour tous les étrangers, 8c pour quatre-vingtMoines, quoique d’ordinaire, ils ne soient que douzeou quinze. Les deux autres églises qui font proche dece monastère, s’appellent l’une Sainte Caiane , qui enest à sept cens pas à la droite, 8c l’autre , Sainte Rep~famé, à deux mille pas à la gauche. On leur a donné cenom de deux vierges Romaines, qu’on ditquis’enfuirenten Arménie durant la neuvième persécution, 8c qui souffrirent le martyre au lieu même ou ces deux églises ontété bâties. Elles font présentement à demi ruinées , 8c siy a long-tems qu’on n’y fait plus , 1 e service. * Coïn-Dict. Chardin, voyage de Perse, t. 2 , p. 224. * EaveT^nier. Voyages de Perse , 1. 1, c. 3.
Corneille cite à la fin de cette article Tavernier, voy 3 'ge de Perse, t. 1. cependant il faut joindre les deux áu-teurs cités , pour y trouver l’article de Corneille. Ta-vernier compte trois lieues d’Erivan à Ecs-Miazin.au mot Eglise à l’article Trois Eglises, une descrip -tion plus ample 3c plus exacte de ce monastère.
ECTENÂÎ, ou Ecteni , ancien peuple de Grées »qui habita premièrement à Thebes dans la Béotie, se uSle roi Ogyges , selon Paufanias, l. 9, c. 5. C’est à causede ce peuple que la ville de Thebes a été surnomnseeEBenia par quelques auteurs.
ECTINI, ancien peuple des Alpes, qui furent vaí st tcus par Auguste. Ils sont nommés dans l’inscription q ulfut mise fur le Trophée des Alpes, 8c que Pline, /• Dc. 20. nous a conservée.
, ECTODURUM, ou Hectodurum, ou Ecto-ehirus, ville de la Rhetie , dans la Vindélicie , sese"Ptolomée , l. 2. c. 12. Lazius croît que c’est Echtal c uSuabe , entre Kempten & Coire ; mais Bertiusque ce doit être Leutkirch petite ville , libre 8c ímpét ;aaussi en Suab e.* Baud. éd. 1682. ~
ECUE; c’est ainsi que les Septante, au rapport dtelius, T hesaur. lisent le nom d’un lieu d’où l’on se" c-venir des chevaux pour Salomon , 8c il cite à cettecasion, le troisième livre des rois, chap. 10. ilque S. Jerôme nomme ce lieu Choa. Les différentestions des Septante que j’ai consultées , lisent ’j enon pas e*W- Le Clerc, dans son commentaire se ^passage cité par Ortelius K remarque que l’Hébre ll ^j^Mikyeh » que les Septante 8c la vulgate traduise" 41me un nom de lieu, est la même choso que n 1 ?* 1 g^gvah, qui signifie de la toile. Vatable avoit eU , a >tra-penfée , & au lieu que selon la vulgate il se u ~jj°rv,ypí2duire, & on amenoit à Salomon , des chevaux d s^jg& de Coa. Vatable veut que l’on traduise sel°" ^de son tems : il lui bailloit trailìe de chevaulx ç. qA ,fnes toiles de lin. Sanfon , Index Geog. in v0C p e [’JS-qui lit Coa avec la vulgate , croît que c’est C° arabie heureuse » de laquelle Ptolomée, /• C ' \ 0
mention; mais il nes’agítni de Coa ni de E cae ell -
texte Hébreu , ni dans les Septante ; 8c si Y a O-*que ce n’est pas un nom géographique, r oye
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