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Tome second. C - F.
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EOD

ECUR, ancienne ville de l’Inde, en deçà du Gánge »selon Ptoíomée , L 7 , c. 1. C’est ainsi que lit Orteliusdans cet auteur, dont le Grec porte e k*( j sédition de® e rtius traduit par Icur. Ptoíomée donne à cette villel2 9. d. de longitude fur 16. d. 40. m. de latitude.

• ECUREY , selon Baudrand, éd. 1705. abbaye del’ordre de Liteaux, dans le duché de Bar , au diocèsede Toul, sur la rivière de Saux, à une demie lieue deMonstiers fur Saux, vers le nord , à quatre lieues deEar-le-Duc, du côté du midi. On la nomme en latinEscureiitín.

1. EDA, rivière de l'Arabie heureuse : elle couledans les Etats du Chéris ou Prince de la Mecque, re-çoit le Chaibat à Carn-Armansal, passe à la petite villed’Eda, & sè jette dans la mer rouge à Zídden. On croîtque cette rivière est le Baetius des anciens. * Baud.éd. 1705.

Get article que Corneille Sc Baudrand, éd. 1705. onttiré de Maty , est différent dans ces deux auteurs, ence que Corneille écrit Cahibar Sc Carn-Almanfil ; cedernier nom est ausii écrit de même dans le petit Dic-tionnaire de Maty.

2. EDA, petite ville de f Arabie heureuse , sur la riviè-re de même nom » dans les Etats du Chéris de la Mecque.

3. EDA, nom latin de s une des iíles Orcades : c’estcelle que l’on appelle aujourd’hui Heth ou Hetby.

4. EDA, rivière de la Messenie ,*dans le Péloponè-se , selon Suidas , in voce t páy />;, qui, après avoir remar-qué que chez les Meffeniens, le même mot Tragos si-gnifioit un figuier sauvage Sc un bouc, rapporte qu’A-ristomene apprit de l’oracle, quelorsqu’un Tragos auroítbu de l’eau du fleuve Eda, alors le mont Ira seroít pris.On prit des mesures pour empêcher que les boucs nebussent de cette eau ; mais il y avoít au bord de cetterivière un figuier sauvage , dont les branches Venant à«'abaisser, approchèrent de l’eau de la rivière , ce quine fut pas plutôt arrivé que la montagne fut prise.

1. EDAM, ville des Pays-Bas , dans la Hollandeseptentrionale , sur le Zuiderzée , à deux lieues deHorn , Sc à trois d’Amsterdam. Janson, Urbium tot.Belg. 2. part. prétend qu’elle devroit plutôt s’appellerYdam de l’Y , rivière à laquelle cette digue fut oppo-sée. En 1423. Edam sut pris par les Kenemars, peuple quibabitoít le Kennemerland , Sc.on raconte qu’en 1430.des filles d’Edam prirent une Nymphe marine. Voicicomment Snoius , fur la fin de son huitième livre enraconte les circonstances. Une tempête s’étant élevée,2c les digues ayant été rompues par la violence de lamer, qui inondoit les prairies , quelques filles d’Edamqui passoient en bateau , le lac de Purmer pour allerkraire leurs vaches , apperçurent une femme marine »toute nue , fort mal propre, Sc couverte de saleté ; elles,furent d’abord surprises d’un objet si nouveau ; maiss 'étant remises de leur premier étonnement, elles lasaisirent, la tirèrent de l’eau dans leur bateau, la me-urent à Edam, la nétoyerent Sc la couvrirent d’habitsde femme. On ajoute qu’elle s’accoutumaà nos alimens,2c apprit â coudre, cherchant néantmoins toujours à re-tourner dans l’eau. On n’entendoit point ses paroles, 8celle n’entendoit point non plus le langage du pays. On latransporta ensuite à Harlem, où elle vécut encore plu-seurs années. On peut voir de pareilles histoires dansles remarques de Scalíger , fur le traité des animauxpar Aristote, dans le livre de Vincent Cartarin de ima-ginibus Deorum , Sc dans le cinquième livre de la monar-chie Portugaise par Bernard de Butta. Edam est renom-mée à cause de ses fromages, dont il se fait un grand débit.

2. EDAM , ’t land van EDAM, c’est-à-dire lepays d’Edam, contrée de la Groenlande , ainsi nomméePar les Hoilandois , qui la découvrirent en i6;Z. Ellee st par les 76. d. de latitude nord * Baud. éd. 1703.

EDDANA, ville ancienne bâtie par les Phéniciens,qui y établirent une colonie : elle avoit reçu son nom^ un certain Eddanos , chef de la colonie. Elle étoit si-tuée fur l’Euphrate, selon Etienne de Byíance.

Comme cet article dans l’auteur cité, est suivi de ce-m d ’EdebeJsus, Ortelius, qui a trouvé ces deux artí-Cie ®. assez embrouillés dans son exemplaire, a dit assezmal a propos qu ’EdebeJfú étoit le nom dont on se ser-VOlt pour désigner'les habítans d’Eddana,

Ce nom signifioit ceux d ’Edebejfus.

s 1 ?

ËDDARÀ , ville de l’Arabíe déíèrte * selon Ptoló-mée, /. 5, c. 19. dont les Interprètes liíènt DadaraiQuelques manuscrits favorisent cette dernière maniéréde lire ce nom.

EDEATES , peuple ancien des Japodes ,dans l’Il-lyrie , selon Appien cité par Ortelius, Thesaur.

EDEBESSUS, ville de la Lycie» selon Etienne leGéographe, qui cite pour ion garant Capiton dáns lepremier livre des Isauriques. Un habitant de cette villeétoit nommé en latin Edebessensis Sc Edebeffius, ce quia jette Ortelius dans l’erreur que j’aí relevée ei-des-sus à l’article d’Eddana. Pline, /. 5, c. 27. nomme cet-te même ville Habessus, si nous en croyons Hermolaus.Barbarus l’un de ses Editeurs ; cet ancien dit de plusqu’Habessus étoit aussi nommé Antiphellos.

EDELAY, petite ville de Syrie » à peu de distanced’Alep. Elle est assez jolie , petite Sc assez propre : lesmaisons en font ornées & embellies » & les environs om-bragés d’arbres qui donnent de la fraîcheur. Les habi-tans y souffrent une grande incommodité » ne buvant quede»l'cau de citerne , qu’ils ne peuvent conserver long-tems fans qu’elle se gâte, ce qui leur cause différentesmaladies. II y a dans la place , un Aga aVec des Offi-ciers Turcs , pour y maintenir l’ordre, & pour leverles impôts. * Carré, voyage aux Ind. Orient, t. 1. p.

EDEMA , lieu de la Palestins , dont il est parlé aulivre de Josué, c. 19° f- 3 d- selon la vulgate. L’Hé-breu porte Adama. Voyez Adama. %.

1. EDEN, contrée de l’orient, 0 Ù étoit le Paradisterrestre. Quantité d’écrivaïns ont parlé de ce pays d’a-près l’écriture sainte , 8c les plus anciens GéographesPayens ; mais aucun n’a pu décider au juste, qu’elle étoitfa situation. D. Calmet croît que le pays d’Eden s’éten-doit dans l’Arménie » Sc qu’il renfermoit les sources del’Euphrate, du Tigre, duPhasis 3 c de l’Araxe. Voyezà I’artícle Paradis Terrestre» 011 *es sentimens dédivers Savans fur fa situation , íont rapportés.

2. EDEN , ville de Syrie, fur la montagne de Liban,dans un lieu délicieux. Près de la est le fleuve Adonis,Sc un peu plus au midi les Cedres du Liban. D. Cal-met , j Oie/, de la Bible, de qui j emprunte cet article ,croît que c’est cette ville à’Eden ou d Aden, dont parle leprophète! Amos en ces termes; je détruirai celui qu!tient le sceptre de la maison d Eden, ou selon la vul-gate , de la maison de Volupté.

3. EDEN (!’) rivière d’Angleterre . dans les pro-vinces du nord : elle a lâ source au comte de Westmor-land, d’où elle passe dans le Cumberland, y baigne Car-lile; puis se jette dans la mer d Irlande , & a u golfe deSohvay, entre l’Angleterre & 1 Ecosse. On l a nommeen latin Ituna.

EDENATES, ancien peuple de la Gaule. Bouche»//;/?. de Provence, p. 104. croit qu’ils occupoient la vil-le de Seyne, en latin Sedena , dans le diocèse d’Em-brun. Pline , 1 . 3, c. 20. en fait mention.

EDENEID A, ancien nom d’une ííl e de la mer Egée,selon Antonio , Itiner mûrit, dans son Itinéraire par mer.J1 n’y marque point comme dans l’autre les distances pafmilles , mais il nomme Edenedia , entre D ionisa ScScyros. Remarquez qu’Ortelius dans sédition ín foliochez Plantin 159 6. Sc dans celle in 4, à Hanau , chez leshéritiers de Guillaume Antoine kJu, Ht Edeneida, aulieu que sédition d’Antonin par Schottus, Sc celle queBertiusa procurée portent Edenedia.

EDENNA .lieu de la Palestine , dont parle le livrede Josué , c. 15 , v. 49. si nous en croyons Ortelius.Voyez ma remarque fur le mot Damna.

EDEPSUS , nom propre d’un lieu duquel Athenée,

X 3, c. I. fait mention.

1. EDER. oulaPour d’Eder , Voyez Ader.

2. EDER» riviere cPAllemagne » en latin Adrarïâ*Sc Adranus^ ou JEdetna. Elle â fa source dans la hauteHesse , d’ou passant par le comté de Waldeck, elle couleà Fritzlar, & par la basse Hesse, où elle se rend dans laFulde , a deux milles d’Allemagne au dessus de Cassel.On croit communément qu’elle traîne du gravier dorécomme le Tage Sç le Pactole. Elle est extrêmementpoissoneuse. * Baudrand. Corn. Dict-

EDERA , nom latin de i’Ierre, rivière de France»OÙ elle coule dans la Brie.