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Tome second. C - F.
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Magnifiques. Dans la grande galleríe, on volt les por-traits de tous les rois d’Ecosse, commençant par Fer-gus, le premier de ce nom. Le palais est presqu’environ-n é de très-beaux jardins. Au midi, est le parc royal ,rem-f li d’un grand nombre de simples. II y a une excellentesource, d'où l’on fait venir l’eau au palais par des con-duits. Le duc d’Hamilton est le concierge héréditaire dupalais , qui a une église , où plusieurs rois & reines d’E-cosse font enterrés. Cette église appartenoit autrefoisîllx Augustins , qui y avoient un monastère , fondé parle roi David , lequel ayant été brûlé , il n’en est restéque l’église. La maison du parlementa auífi ses beautés.Flans une grande cour quarrée , qu’on appelle the par-hument cloje , est la statue de Charles II. A l’entrée dela maison » on volt les armes d’Ecosse bien taillées, sou-tenues par les emblèmes de la miséricorde 8 c de la véri-té , avec cette inscription : (lant bis felicia régna. Lachambre où s’aísembloit le parlement a un trône élevéPour le souverain, ou son grand commissaire , avec desbancs à chaque côté pour la noblesse , Sc d’autres bancsau milieu de la chambre pour les communes. D’un côtéde cette maison , est la chambre du conseil de la ville ,& d’un autre côté, la maison des lestions, où se tiennentles cours suprêmes de justice. En haut, font les appar-teniens des seigneurs du conseil-privé, 8c de l’échiquier,ou de la trésorerie. Proche la chambre du conseil est labourse royale , ayant,deux rangs de boutiques » 8ç uneautre moins considérable.

L’université d’Edimbourg » communément appelléethe college , est du côté du midi. C’est un bâtiment spa-cieux , fermé de hautes murailles , 8 c divisé en trois.cours , environnées de bâtimens fort propres, ; fur lagrande porte, il y a une haute tour qui fait face à laville. Les professeurs 8 c les étudians y font fort bien lo-gés , 8 c pour leur divertissement, ils ont d’assez beauxjardins. Il-y a un principal du collège, un professeur enthéologie , quatre en philosophie » un pour les humani-tés , un en Hébreu , 8 c un autre en Mathématiques.Les Magistrats Sc le Conseil de Ville , font la fonctionde Chancelier , Sc de Vice-chancelier. Entre les per-sonnes célébrés qui ont fleuri dans cette université , oncompte Robert Rollock » Henri Charters, le docteur Pa-tricx bande, Jean Adamson , Alexandre Henderson »Guillaume Covil, 8 c le docteur Guillaume Keith. L’uni-versité a une belle bibliothèque , fondée par ClémentLittle, en i6,Z ; elle a été fort augmentée depuis parPlusieurs personnes de qualité, Sc autres , qui ont eu leuréducation dans cette université. On y volt en haut lesPortraits de plusieurs princes, Sc de la plupart des réfor-mateurs , avec le crâne tout entier du fameux Bucha-ftan , écossais. Ce crâne est si mince qu’on voit le jour autravers. On y voit aussi l’original de la protestation desbohémiens contre le concile de Constance, pour avoirbrûlé Jean Huss , Sc Jerôme de Prague en 1417 , avecCe nt cinq sceaux des princes de Boheme, de Moravie,& autres. Un gentilhomme Ecossais l’acheta dans sesVoyages » Sc íl fut mis ici en dépôt. Sous la bibliothé-fi Ue » est Y Imprimerie Royale , où l’on travaille principa-lement à imprimer des Bibles , qui surpassent en beautépelles d’Angleterre. Au bout de la bibliothèque , est la*, a Ue, où se font les exercices pour les degrés. Cette1 alle est garnie de plusieurs globes , cartes géographi-ques, livres curieux, Sc autres raretés : entre lesquelles

Y a une corne de plusieurs pouces en longueur, quilut coupée de la tête d’une femme âgée de 50 ans, le 4^ai i 6 yi : la femme vécut encore douze ans après cetteJ’Pération. II y a une autre très - belle bibliothèque de*! v res 8 c de manuscrits , qui appartient aux Juriscon-u stes. On l’appelle la bibliothèque des avocats. Prèsj, e porte , qu’on appelle Nether Botv , est le lieu oùj.° n fabrique la monnoie. II y a dans cette ville un col-.e S e de médecins , avec un très - beau Musœum , qu’on®PPelle Musœum Balfurianum , du nom de son fondateur^ chevalier André Balfour, docteur en médecine. C’estta V j? e écueil des curiosités de la nature , Sc de sart »liv r ^ Ecosse que des pays étrangers. II y a aussi pliffieurstrès-h ^ manusc ” ts curieux. Du côté du nord , il y 3 u»pi eau jardin de simples , contenant des milliers dew ,.^ s » mus les foins d’un habile-botaniste. Près dePlus 1 6 collégiale, est l’hôpital de saint Thomas , ou

^lirs pauvres citoyens Ss citoyennes d’Edimbourg

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sont entretenus honnêtement. Outre cet hôpital , 011trouve au midi de la ville, l’hôpital de Herriót, qui futbâti par George Herriot , orfèvre de Jacques VI, pourl’entretien Sc séducation de 40 écoliers , entre lesquelson envoie à l’université ceux qui ont de l’inclinationpour les sciences ; les autres font mis en apprentissage,Vis-à-vis l’église collégiale, près de l’hôpital deS.Tho-mas, est la maison de correction, que l’on appelle Paul’s-Worh ,, où l’on renferme les gens de mauvaise vie , qu’onfait travailler aux manufactures de laine , de toile 8c defoie. On compte à Edimbourg douze églises , y com-prenant la chapelle du château, & ving-trois ministres.La cathédrale * appellée saint Gilles , est si vaste* qu’ony fait le service , en trois endroits différons * qui fonttout autant de paroisses distinctes. C’est un bâtimentd’une tres-bonne Sc ancienne architecture » dont le hauta la ressemblance d’une couronne impériale. Son clocherest d’une grande hauteur Cette ville a six portes, deuxàl’oríent, deux au midi, une au nord, l’autre à l’occï-dent. Edimbourg est gouvernée par un prévôt, qui portele titre de lord , quatre baillis , 8 c un conseil de víngt-cinq personnes. L’office du lord-prevôt est à peu prés lamême chose que celui du lord-maire de Londres. Lesbaillis font les fonctions d’échevins 8c celles de sheriffs.Le prévôt doit être marchand , 8 c ne doit être continuéqu’un ou deux ans tout au plus dans cette charge. Pourêtre élu prévôt, II àut qu il ait été un ou deux ansmembre du conseil s en vertu de sa charge » il est duconseil privé. Pour choisir les baillis, on propose douzepersonnes, 8c les quatre qui ont la pluralité des voix »font dûment élus. II y a dans cette ville quatorze corpsde métiers; l’on appelle Deacon, ou doyen, le chef dechaque corps.

Les magistrats font choisis toutes les années, le mardiaprès la saint Michel, par trente-huit perf onnes ^ yingtdesquelles doivent être marchands , Sc dix-huit artisansou gens de métier. Ces magistrats, avec le conseil deville , en ont le gouvernement, excepte dans certains;cas. Les loix municipales ne se font par les corps demétier, que du consentement des magistrats, & du con-seil de ville. Les milices d’Edimbourg font seize com-pagnies , fans y comprendre la compagnie en pied desgardes de la ville. Edimbourg est de cinq aegrés plusoccidentale que l’observatoire de Paris * Sc fa latitude;est de 56 d. 15 m.

Le Golee D’EDIMBOURG, partie de la mer d’E-cosse.dans fa côte orientale. Ceux du pays l’appellentthe Fiîth ofFortb 8 c Edemborow-Firth. Ce golfe est ainíïnommé , a cause de la ville d’Edimbourg , q u j e £proche » Sc aussi de la rivière de Forth qui s’y j ette àcôté du couchant, 8c il s’étegd de l'orient àl’occidencl’espace d’environ quarante - cinq mille pas , entre laprovince de Fife au septentrion, Sc celle de Lothian aúmidi. II y a plusieurs petites rivières qui s ’y jettent »entr’autres celles de Levin, d’Ecx , 8c de Leith.

EDISS/E , ancien nom d’un port de mer. Voyez.Odyssea.

EDISTIANENSIS, siège épiscopal d’Afrique, dansla Numidie. La conférence de Carthage fait mentionde Miggin , évêque de ce lieu. * Harduin Collescône.

EDITANT Voyez Edetani.

E D O IA , ville de l’Arabie heureuse , daná l’iíïePanchasa » selon Dîodore de Sicile , 1. c.

EDOM» le pays d Edom. L 3 Ecriture donne íou-vent ce nom à Y Idumée, qui tire sonpom d’Esau* sur-nommé Edom » G est-a-dire , roux , ou rouge , à cause dela couleur de so n p o il ou de se n teint. Voyez. Idumee,

EDOMIA, EDUMIA , ou Eduma , village dela Palestine , 3 dou^e milles de Sichem, vers l’orient »selon Eusebe de Céíarée , Onomafl. urb. & loc. S. S. Scsaint Jérôme. 11 étoit dans la tribu de Benjamin. Lepremier dit que , de son teins, c’étoit un village de l’A-crabatene. Le P. Bonfrerius , dans ses savantes notesfur ces deux ouvrages, observe qùe l’Ecriture ni dela Vulgate , ni de la version des Septante , he placedans la tribu de Benjamin aucune ville de ce nom, n îmême d’aucun nom qui en approche.

E D O N. Virgile, /. 1 2 , v. z6; » donne le surnomà y Edonus au vent Borée , fur quoi Servius remarquequ’Edon étoit quelque yrontagne de Thrace. Ortélíus

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