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EDO
y ajoute ou quelque rivière ; mais ce n’est pas le sen-timent d’Ortélius , qui croît qu’Edon est le nom d’unenation. Le P. de la Rue, fur le même passage , expliqueEdonus , Edonien, par Thracien; il cite à ce sujet Etien-ne le géographe, & Strabon, /. io> selon qui Edoni étoítun peuple de Thrace, dont on ne sait pas la demeurefixe. Le même Strabon appelle du surnom àl Edonus >Edonien, Lycurgue, roi de Thrace » & Stace dit les Hy-vers Edoniens, pour dire un hiver de Thrace . c’est-à-dire , un rude hiver ; car la Thrace a été regardée par lesGrecs, comme le siège de l’hiver 8c de la bise. En effetle vent de nord , par rapport aux Grecs, venoit de Thra-ce. Plutarque le géographe , de fluvìis , p.zz, dit : LeStrymon est un fleuve de Thrace , proche la ville Edo-nide K *rà nixunSntSch Sur quoi Maussac, habile critique »fáitcètte remarque : mais quelle étoit cette ville d’EdoniJe n’en connois point d’autre, poursuit-il, qu ’ Antan-dros , qu’Etienne le géographe dit, sur l’autorité d’Aris-tote , avoir été nommée Edonide , & avoir été la demeu-re des Cimmeriens. Maussac n'a garde de dire que ce soitla même. Car, selon le même Etienne, Antandros étoitau pied du mont Ida » tout joignant la Mysie 8c l’Eolí-de, au lieu que la ville , de laquelle parle Plutarque étoità l’autre bout de l’Archipel, dans la Thrace , auprès dufleuve Strymon. La conjecture qu'il donne ensuite estplus juste. La terre d’Edon . dit-il, c’est la Thrace » 8cpeut-être que Plutarque a voulu dire y*t* y pour nA» »la terre d'Edon , pour la ville d’Edon- Rien n’empêcheque Plutarque n’ait dit nAo h<WíS«; pour signifier uneville de Thrace , ds laquelle il ne donne point le nompropre.
1. EDONES, Edoni, ou Edonii , ancien peuplede Thrace, ainsi nommé à cause d’Edonus, írere de Myg-don » selon Étienne le géographe , in voce haíînOi'. Cepeuple habitoît le long du Strymon » comme il parolepar un passage d’Apollodore , /. J , où il est parlé deDruas, roi des Edoniens, qui habitoient autour du fleu-ve Strymon. Hérodote, /. 7 , dit que Xerxès trouva desponts tout faits fur le Strymon, auprès des neuf cheminsdes Edoniens. Theocrlte , meilleur poète > qu’habile géo-graphe , place assez mal les Edoniens vers l’Hebre. Ly-cophron, in Cajfandra , les place beaucoup mieux; maisson scholiaste ne sait ce qu’il dit, quand il distingue lesEdoni des Edones ; il met les derniers au bord de lamer » Sc les premiers plus avant dans les terres. Ilsétoient braves » & on en verra des preuves au motAmphipolis ; mais ils étoient grands yvrognes. Hora-ce , /. z , od. 7, v. 27 , parlant d'une réjouissance qu’ilvouloir faire au retour d'un de ses amis » dit qu’il netémoignera pas ce jour-là moins de fureur que les Edo-ni,ests dans leurs débauchas.
Non ego saniusBacchabor Edonis : receptoDulce mihi furere efi amico.
C’est le sens queDacier donne à ce passage. Acron l’ex-plique par les Bacchantes Eáoniennes ou de Thrace. Sui-das nomme Edonienne une forte de robe , qu’il ne dé-crit point. Les Latins ont diversement nommé ce peu-ple Edones, H/edones, Oedones , Odones, Udo-nes, Edoni 8c Edonii.
2. EDONES, ancien peuple d’entre les Scythes. IIne faut pas le confondre avec celui de Thrace , duquelïl est parlé dans l’article précédent. Ceux-ci étoient aufond de l’Afie. * Pline , 1 . 6, c. 17.
1. EDONIS, contrée de la Thrace, ou de la Macé-doine ; car elle étoit fur les frontières de ees deux pays,3c les Macédoniens s’en rendirent maîtres. Ptolomée, l.3 , C- 1 3 » 1 ® met entièrement dans la table ou chapi-
tre , dans lequel il traite de la Macédoine, y place aubord de la mer Neapolis, que ses interprètes expliquentpar Christopoli 8c Oefìma , plus vers les terres Scotusa »jBerga , GasoîUï , Amphipolù Sc Philippi. Il donne deuxnoms a cette contrée, Edonis 8c Qdomantice . Solin, c.8 , traitant de la Macédoine , dit que ee qu’on appel-loit autrefois les Edoniens, la terre de Mydon Sc l’E-mathíe, tout cela étoit réuni, de son tems, sous le nomuniforme de Macédoine ; mais, après avoir mis les Edo-niens dans la Macédoine, il ne devoir pas dire qu’elleétoit séparée de la Thrace par le fleuve Strymon , carla plus grande partie de l’Edonide étoit au-delà » c’est-à-dire , à l’orient de ce fleuve.
EDR
z. EDONIS. Voyez. Antandros. •
EDONUS, montagne de la Thrace ~, selon Pline ,/. 4, c. 11. C’étoit une partie du mont Hemus, la P £USproche de l’Edonide.
EDOSA, ville de l’Ethiopie, fous l’Egypte , a 1 oc-cident du Nil, selon Pline ,1.6, c. 29.
EDRA , village de la Palestine , prés du Mont -1 ha-bor. Metaphraste en fait mention dans la vie de laintVarus * Ortel. Thesaur.
1. EDRAI, selon la Vulgate & saint Jérôme E S(«**selon Eusebe, Onamafl. in voce Edrat, ville de la Pa-lestine, dans la tribu de Nepthali.L’Hebreu porte Ed REou Edeehi, Le livre de Josué , c. 19 , v. )7 en £al£mention.
2. EDRAI, ou Es D R AÏ » ville de la Palestine » dans
la Galaaditide. Saint Jerôme Sc Eusebe la nomment Es-draei. Ce fut auprès de cette ville , qu’Og , roi de Ba-san » fut défait avec son armée ( Num. 21 , v. 3 3 • D^ter-c. 3 , v. i. ) Saint Jerôme dit, après Eusebe, que c’etoitla même qu’ADARA, ville fameuse de l’Arabie, à ving £ "quatre milles de Bostra , mais , par la négligence descopistes , on lit dans son livre ab ofird , pour à Bofiï& *ou Bosrâ. Cette faute a été remarquée par le P. Bonfij*rius Sc le Clerc. Cette ville est placée par le premier <jeces deux modernes, vers les confins méridionauxroyaume d’Og 8c de la demie tribu de Manassé. C’est c ®que semblent demander les paíïàges cités du livre de sNombres & du Deuteronome , parce que , dans le ^ e 'me chapitre, v. 10 , elle est mise furies mêmes limJ £eSque Selcha , dont la position est fixée par le prem^klivre des Paralipomenes, c. 5 , v. 11, 12 , 16. ,
3. EDRAI, ville de la Palestine , dans la tribu e
Juda, selon Eusebe. Elle est nommée Eder ou HeD e ^’dans le texte Hébreu » & Eder dans la Vulgate. * J 0 'sué, c. 15, v. 21. ê . ís
ê Sanson, dans son indice géographique, fournit tr °^,villes de ce nom, aufquelles il donne des longitude® ^des latitudes différentes. Outre Edrai de la seconde demie tribu de Mnnassé , où il met la résidence 8c lataie d’Og, roi de Bafàn ; il en met une seconde de tn?me nom dans cette demie tribu. La troisième qu’ilme auffi Edrai, est celle de la tribu de Nepthali, ^cite le chapitre xiv de Josué , v. 37 : quoique ce chap l£s ,n’en ait que xv, il devoir dire c. xix, v. 37 , où la^gâte lit & Cédés & Edrai » Enhasor. Il croît qu’£f*^ (n’est qu’une annexe du nom d ’Edrai , pour disticette ville de l’autre de même nom , laquelle étost a ■delà du Jourdain,& il ne faitqu’une ville nomméeEnhajor , afin, dit-il » de pouvoir trouver le comp*? c19 , parmi les villes de la tribu de Nepthali. Le ^l’en reprend avec justice, parce que ces deux noms , ^séparés dans l’Hebreu, par la particule équivalent? ^disjonctive & : mais il reproche de plus à ce géog ra P gSde s’être écarté de la Vulgate , où le Clerc dit ‘P’yyJ-noms font distingués comme dans l’Hebreu. Mais l® ^ e£gâte, où d’ai.lleurs les & ne sont pas épargnés , n eí !point entre ces z noms, & la particule qui fuît Edîf- 1,l’Hebreu, le précédé dans la Vulgate : ceci soit s.vouloir confirmer le sentiment du géographe F saD. Calmet, dans son Dictionnaire de la Bible >mention que de deux villes , nommées Edrai ; celoccupent le premier & le second article. ,,afie
EDREM 1 T, ville de la petite Phrygie, a ffost
mineure. Elle est située furie Mont Ida. C’est cej ” oin .appelloit anciennement Atramitium , & que ^f af )dri~me Tedatus. Le Noir qui lui donne le nom d?tnitti » la place dans la grande Mysie. . n’est
Cet article , que Corneille a tiré de ^ aV,t Lytt^os ,guéres exact. Pline, /. 5, c. 30, nomme jjjger dit& dit qu’elle s’appelloit auparavant Pedafi f ■ 0 n laque l’ancien nom Adramyttìum étant corr 0p1 ° v j’jj e n ’anommoít de son tems Landermiti. Cette êlcú-jamais été fur le mont Ida, quoiqu’eíle ne » u * y 0 yeZ*gnée d’une des branches de cette montagAdramttte. Venise*
EdRON , ancien port de mer, dans 1 é V uX riviéte®Pline dit que ce port étoit formé par ses & g aCC high’ 0 "Medoacus, qui sont aujourd’hui la Brenta ^3.0^ ’ne. Ce port est aujourd’hui ChiozZA e íí y, 56p. 474 ;PoRTO S A B I O N E , selon plMÍ-
Ghioza , solvant 1 s p. Hsrdouin, i# ^ c ’