EEN
ËDROS , Hedrus , iste déserte , íur la côté orien-tale de l’Irlande, selon Ptolomée , /. 2 > c. 2 , qui la faitp. dix minutes plus méridionale que Piste de Man.* “ sl e, /. 4, c, 16 ,1a nomme Andros, qui ne s’écartepas beaucoup d’AyAà», que Viilanovanus dit avoir trou-pe dans un exemplaire manuscrit de Ptolomée. Camb-® en , Britann. croît que c’est PAndium d’Antonín ,Rue les Bretons Pont nommée Enhli, & que les An-glois l’appelient Bardesey » ou Bardsey. Voyez, cemot.
EDUCENSE CONCILIUM. Gratien , Decret.J > causa 19 , qu&fi. 3 , cite un concile qu'il dit avoire té tenu fous Grégoire VIL Ortelius se contente d’in-d[quer ce passage, sans nommer le lieu'où il s'est tenu,
marquer dans quel pays il le faut chercher. La col-lection des conciles ne fournit aucun nom semblable. Jeerois que c’est une faute, Sc qu'il faut lire Eduense;c ar je trouve dans plusieurs notices ecclésiastiques , queE premier évêque suffragant de Lyon , y est nomméEduenfìs , c’est-à-dire , d ’Autan , qui est en effet le pre-mier siège suffragant de Lyon. Alors la difficulté dis—Paroît; car , fous Grégoire VII, un concile fut célébréa Atttun , en 1077 ; Sc ce.concile se trouve dans la col-lection du P. Labbe , qui même cite ce passage deGratien.
E D U E N S , ancien peuple de la Gaule. Voyez,Ay d u i .
EDUENSIS Episcopus , Pévêque d’Autust.
EDULAi:c’est ainsi qu’on lisoît dans les anciennes édi-tions de Pline , /. 3 2 , c. 6 , qui loue les huîtres que l’on ypêchoit. Ortélius avoit déjà soupçonné qu’il falloít lire■Medulœ en cet endroit, se sondant sur Pautorité d Au-sene. Le P. Hardouin a adopté cette correction , Sc litMedulir , au lieu d’Edulis. Meduli est le pays de Mé-doc , à l’embouchure de la Garonne , près de Bor-deaux , Sc ces huîtres que l’on appelle à présent huîtresde Soulac, ont conservé la réputation de bonté qu’elles«nt depuis tant de siècles. Soulac , où l’on les pêche »est un village du pays de Médoc.
EDULIUS , montagne de l’Espagne Tarragonoise ,selon Ptolomée ,1.7., c. 6. Girava, /. 2,1a nomme Mon-cayo , en Aragon. Quelques géographes croyent quec’est MoNTSERRAT , dans la principauté de Catalogne,proche la rivière de Lobregat. Voyez. Medullius.* Baudrand , éd. 1682.
EDUMjEI , peuple ancien de PArabie , selonEtienne le géographe. II est vraisemblable que ce sontles Iduméens.
EDUR-ES. Orose, 1.6, c. y, dit qu’il y avoit unpeuple Gaulois de ce nom , dans l’armée d’Arioviste.Ortélius , Thejaitr. croît que c’est une faute de copiste ,2c qu’Orose a voulu parler des Sedusiens de'César.
EDUS , petite rivière de la Ligurie, furies frontiè-res de P état de Gènes , c’est aujourd’hui la Sadodela,stui tombe dans la Pozzevera. Baudrand, édit. 1682 ,*Net leur confluent à Ponte-decimo. Toutes les cartes leJettent beaucoup plus bas. Cette rivière y est nomméeSadola, par le retranchement de la troisième syllabe.
î EDYLIOS , hcWa/oí» Dacier, dans fa traduction desvies de PlutarqUe , in Sylla , dit Edylium, montagne deGrèce , dans la Béotie. Le fleuve Assus la séparoit dela montagne , où étoit anciennement la citadelle desParapotamiens , 8c se jettoit dans le Cephise , tout au-près. Velius, cité par le P. Lubín, la met dans la Pho-cide, fur les frontières de la Béotie. Mais Pline, /. 4, c. 7,flui nomme cette montagne H a d y l i u s , l’attribue àla Béotie : dans les anciennes éditions , il y avoit Ady-bíjs , ou Adylisus. Suidas met auffi dans la
Béotie.
EDYM A » ville de la Carie , selon Etienne le géo-graphe.
EDYSSA : c’est la même qu’EDESSE.
t- EENHAME , Ename ou Einham : c’étoít autre-lois une petite ville capitale du pays de Brachbant ; ce^ e ft plus qu’u n village dans la Flandre , fur l’Escaut,a une lieue au-dessus d’Oudenarde ; il y a dans ce vilîa-ge .une abbaye de l’ordre de saint Benoît. * Baudrand ,
ir ’°n 1582 Sc 1705.
f. EENHAME , abbaye de Flandre , sur le rivageoriental de l’Escaut, au village de même nom. Meyer,atis ses annales de Flandre , dit qu’elle fut bâtie 1 an
EGË y$t
TÒ63 » P ar Baudouin le pieux, comte dé Flandres ; qu’íílui assigna le château d’Eínham , avec la même libertéqu’il P avoit reçu lui-même d’Herman, comte de Mons ;les comtes de Flandre demeurant toutefois patrons dece lieu. Le premier abbé fut Walter , que l’on fit venirdu monastère de saint Wast. Le chronographe de Cam-brai , qui ne va que jusqu’à Pan 1050 » donne une plusgrande ancienneté à cette abbaye. II y a > dit- il , furl’Escaut, un lieu nommé Iham , où dans ces dernierstems, le comte Godefroí, 8c fa femme Matilde , ayantfortifie un château , établirent une navigation , un mar-ché 8c une douane. Au-dessous du château » ils sondèrentun monastère, en l’honneur de Sainte Marie , Sc y éta-blirent des chanoines. Outre cela, Herman , leur fils »éleva deux monastères , l’un dédié à saint Laurent, l’au-tre a saint Sauveur. Ce lieu nouvellement établi, est bienfourni de tout, 8c florissant j mais P abondance y seroitencore plus grande , s’il n’étoit pas souvent infesté parles courses des ennemis de Dieu. II y a près de sept censans que cet auteur en parloít ainsi. Ename est l’ortogra-phe préférée par fauteur du Dictionnaire desPays-Bas,Sc par de l’Ifle. * Aubeni Mirai , origin. Cœnob. Belg.p. 11 J.
EENSIS AGER : c’est ainsi que le nom d’un terri-toire d’Afrique , dans la Tripolitaine , se trouve écritdans> quelques éditions d’Ammien Marcellin , l. 28.mais Ortelius IùOeensis.
EEREA. Voyez Herea i. ville de l’Arcadie.
EERIA. : c’est ainsi que quelques-uns , au rapportd’Etienne le Géographe, écrivoient l e nom d’un Pro-montoire , vis-à-vis de Chalcedoine,' Sc il les en re-prend. Voyez Her^ea , qui en est le véritable nom.
EERSEL , bourg de Hollande , dans la CampineBrabançonne. 11 étoit anciennement sort spacieux ,&contenoit un grand nombre de maisons. Il y avoit neufvillages fous fa juridiction ; mais aujourd’hui iln’yenaplus que deux, qui font Steensel 8c Duysel, Sc ce bourgest devenu fort petit. * Cor». Diction.
EETIONIA. Etienne le Géographe dit q Ue p onpelloit ainsi le second Promontoire du Pirée.
EETIONIS URBS ou la ville d’Eetion, se s .nom de la ville de Thebes.
ÈFFERDING , petite ville d’Allemagne , dans lahaute Autriche , à une lieue du Danube , Sc à trois deLintz, du côté du couchant. Elle est défendue par unchâteau dans la ville , 8c par un autre appellé Schaum-bourg, qui est hors de la ville- * Baudrand, éd. 170Ç.
EFFLUI, ancien peuple de la Germanie septentrio-nale , selon Tacite , expliqué par Wiilichius qui y lisoitapparemment Efflui, dans Pendrait de la Germanie, c.45. de cet ancien où nous lisons JEftyi, nom qu’il ex-plique par les Livoniens.
EGA, rivière d’Espagne. Elle a fa source dans laprovince d’Alaba , d’où elle passe en Navarre , par Es-tella qu’elle arrose , puis elle se rend dans l’Ebre , unpeu au-dessous de Calahorra. * Baud. éd. \y 0 e '
EGABRA , Aïgabra , Agabra . Egabro &Egabrum .ancienne ville d’Espagne , dans la Bétique.Elle a été épiscopale fous l’archevcché de Seville, dutems des Goths. C’est à présent le bourg de Cabra,en Andalousie , dans le diocèse de Jaën , s ur se r ; ve oc-cidentale du Salado , petite rivière qui tombe dans leXenil. C’est apparemment la même église , dont Gra-tien fait mention , Decret. 2. causa 16. Ortelius sem-ble croire qu’il faut rapporter à cette ville, le conciletenu à Egara Pan 615. mais il se trompe. Voyez l’arti-cle suivant. ^ Bâd. éd. 1682.
EGARA, ville de 1 Espagne Tarragonoise , dans leterritoire des Laletans. Elle fut épiscopale du tems desGoths, fous i arc eveché dé Tarragone; 8c c’est là quese tint le concj e de 615. nommé Egarensè Conciliant.Ce n’est plus qu une bourgade nommée Terrassa dansla Catalogne, vers les montagnes , à six lieues de Bar-celone vers le nord , 8c à trois de la rivière de Lobre-gat vers P Orient : sen évêché a été uni à celui de Bar-celone. Baluse en a parlé amplement dans une disserta-tion adressée au P. Labbe.
EGATES , ifles de la mer d’Afrique. Vcyei ì£gu-
SB.
EGÉE. Voyez Aïgeum Mare.
EGELASTdE, Voyez Ecelesta.
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