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Tome second. C - F.
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EGM

EGLISH /bourg d’Irlande, dans la province de Leins-ter, dans le comté du Roi. C’est une des onze Baroniesde ce comté. Baudrand dit qu’elle a voix Sc séance auParlement d’Irlande. L’état présent d’Irlande, p. 4-1 l’enexclut.

EGLISOW , ou Eglisau , ville de Suisse, dans.lecanton de Z.urich, fur la route de Zurich, a Schaffou-se. Elle est ancienne , située sur une coline , au pied delaquelle le Rhein coule, dans un lit déjà considérable-ment large Se profond. On y passe cette rivière ( 8c nonpas l’Aar ; comme dit Corneille d’après Davity ) fur unpont de bois couvert, qui est muni d'une tour antique,& épaisse, du côté qui regarde Zurich, Cette tour faitpartie du château où réside le bailli. Comme ce lieu est-un passage d’impórtance, il pourroit être mieux fortifié..Zurich acheta cette ville 8c for. territoire Tan 1496. Le24. septembre 1705. à dix heures du matin, on sentit àEglisow un grand tremblement de terre > avec un grand-bruit, & une si grande secousse, que l’on crut que tout•alloit crouler. Cette ville Sc le pays d’alentour, estsujetteà ces tremblemens de terre. * Délices de la Suijfes , t. 1.

83. Plantin , Desc. du canton de Zurich , p. 43 Z-

EGLOFF. Ville d’Allemagne dans la Suabe,sur larivière d’Oberarg avec titre de comté , au sud-est deWangen avec un château. Les comtes l’ont acquis de lamaison d’Autriche. Long. 27. 30. m. lat. 47. 43. m.

1. EGLON, selon Saint Jerôme , Aglon A yVm »selon les Septante, Cheglon , selon la Paraphrase Gaï-dar que » ou Odolla, selon sédition de la vulgate deSixte V. nom d’une contré de la Palestine, ou régnoitun roi particulier, l’un des cinq que Josué, c. 10. v. 20.& feq. fit retirer de la caverne où ils étoient cachés *Oïtel. Thesaur.

2. EGLON, ville de la Palestine, dans la tribu deJuda. {Josué, c. 15 , v. 39. ) Roland , Palsfl. p. 746.dit qu’Eusebe la donne pour la même qu’Odolla,mais que le texte sacré distingue clairement ces villes.C’est fans doute fur cette autorité d’Eusebe , que ceuxqui ont procuré sédition de la bible , sous Sixte V. ontmis Odolla pour Eglon. Eusebe dit que ce n’étoit plusde sontems, qu’un très-gros village, à l’Orient d’Eleu-therople, à dix mille pas de cette ville : 8c à l’article deBethalaim, il met Agla , village que l’on trouve entreEleutherople Sc Gaza. Les critiques ont bien remarquéqu’au lieu de Bítx/mi/u, , il faut lire BnayXa tf t. Beta-glaim : la vulgate écrit Beth-Hagla {Josué, c. 15 ,v. 6.) Je crois que c’est la même que Joseph » Antiq. J14, c. 12. nomme Agalla.

EGLY. Voyez. EGLr.

1. EGMONT, ancienne abbaye de la Nort-Hol-lande, proche des Dunes. Elle fut d’abord fondée parThierri, ou Theodoric I. du nom, comte de Hollan-lande > fan 1083. selon de Longuerue, Description dela France, 2, part. p. 20. qui ajoute qu’il en fit un célé-bré monastère désordre de S. Benoit. Aubert le Mireparle plus exactement fur la foi d’une chronique manus-crite de l’église d’Utrecht , par Jean Becan ; Sc nousapprend que Thierri l’áncien construisit à Egmond, uncouvent de bois où il mit des religieuses , Sc leur assignaabondament ce qui étoit nécessaire pour leur entretien :qu’une fille d’entre elles ayant eu une révélation, aver-tit ce comte d’ouvrir le tombeau du bienheureux Adel-bert confesseur » 8c de transporter ses reliques dans cemonastère : qu’elles firent beaucoup de miracles ; queThierri, fils de Thierri, s’étant brouillé avec les Frisons,les vainquit , 8c bâtit à Egmond , un monastère de pier-res , ota les religieuses pour mettre en leur place, desreligieux de S. Benoit, à qui il fit divers présens spéci-fiés dans cette chronique. Jean de Leyde, dans fa chroni-que manuscrite de Hollande , consultée par le mêmeAubert le Mire, dit que ces religieuses d’Egmond fu-rent placées auprès de Harlem, près du village Hirmste,dans un lieu nomme Bìnnembroec, avec défense de rece-voir des novices , 2fin qu’après l a mort de la derniered’entre elles , l es biens qui leur étoient assignés, passas-sent au monastère d’Egmont. Le lieu où étoit sabbayeen conserve encore le nom.

Assez près de là il y a un bourg, où les fameux com-tes d’Egmond av oient leur château. Ce village ou bourgs’appelle Egmont op de HoeFF, & est à une lieue& demie d’Alckmaer. Pour ce qui est du village , joi-

gnant sabbaye, Outre le nom d’Egmcnt qu’il P or e *on y joint le mot Binnen , qui signifie dedans. , P arc ^qu’il est en deçà des Dunes, par rapport aux l^u^ q"font à f Orient 3 & c’est pour le distinguer d’EGMOJN .op Zee ou Egmont fur la mer, village maritime, quiest au delà des Dunes , au bord de la mer. Baihet ,

Vie de Descartes, 1 .7 , c. 4. Sc 5. ignorait apparemment

cette distinction , Sc semble avoir pris binnen P° ur . Snom d’une contrée, en disant Egmon de binnen- Ce heuest pour ainsi dire le berceau de la nouvelle philos 0phie. C’est là que le célébré René Descartes s’enfer-ma pour se livrer aux réflexions qui ont produit cette mé-thode de philosopher , infiniment plus estimable quele sistême de ce grand homme. ,

2. EGMONT OP ZEE, village de laNord-Hol-lande.il en est parlé dans l’article précédent. .

EGMONDERMEER , terrain de la Nord Hol-lande , auprès d’Egmond ; il étoit autrefois couvertd’eau, mais on l’a desséché , Se on en a fait des prairiesentrecoupées de canaux.

EGNA, ancien château Sc Bourgade du Trentïn m sl’Adige , un peu au-dessous de son confluent avec l’Êi'sock , selon Niger , Comment. 7. p. 129. Là étoit autre-fois Anavium.

1. EGNATIA , ancienne ville d’Italie , dans H

Fouille Peucetienne , dans le territoire des Salentins*Strabon, 1 . 6, p. 282. Mêla, 1 . 2 , c. 4. Sc Antonín»lûner. la nomment Egnatia. Frontin ,, de Colon. p. i J 5 ;en nomme le territoire Ignatìanns. Ager. Et Pline qu*fait mention d’Egnatia, 1 . 3 , c, n. Sc 1 . 2 , c. 107. d* £dans son second livre, apparemment sur quelque tradi-tion nationale , qu’il y avoir une pierre sacrée, sur laques'le on ne mettoit pas plutôt du bois que le feu y prenois-Horace qui nomme cette ville Gnatia , en fait une rail-lerie dans la description de son voyage , 1 . 1. Sat. Z- L elendemain, dit-il, le tems fut un peu plus beau,& j echemin beaucoup plus mauvais jusqu’à Barri., où l amer qui baigne ses murs est fort poissonneuse : nous cô-toyâmes cette mer, Sc on nous descendit à Gnatia, vule bâtie, pour ainsi dire , en dépit de seau douce qui sest très-rare. Les habitans nous y firent bien rire > ef 1voulant nous persuader que sencens se consume & s®fond de soi-même à feutrée de leur temple, sansqu’ 011le jette dans le feu. Les Juifs peuvent le croire t asltqu’il leur plaira ; pour moi je n’en crois rien. Le m>s a "cle de Pline 8c celui d’Horace différent pour les círcofl s ,tances. Le P.Tarteron, dans fa traduction, dit Nazzi, fl uí.n’est guéres différent de Nazo , ou Nazus , nom q u ®Niger donne à ses ruines. II la distingue, à’An a J°qu’il dit avoir été autrefois Ansa. Le P. Hardouin cl fljque c’est aujourd’hui Torre di Anazzo : en qu_° lJs’accorde avec Baudrand. Ligorius > cité par Ortelm s ?Thesaur, avoit expliqué Egnatia par Anazzo ; an J 1 __que Collenutius Sc Pontianus , cités par le même, 1 a ?pellent Jovenazzo. Celsius Citadinus Sc Volatessf^croyent que Monopoli a été bâti des ruines d’Eg slatLe P. Charles de S. Paul, Geog.Jacr. p. 57. écrit lemoderne Gnazzo , qu’Holíìenius écrit Ignazzo. ^trouve Rufentius, évêque de cette ville {Ignatinu^í lSmi ceux qui souscrivirent au concile de Rome, ten líSymmaque. ^ aU3C

Pline, c. n. dans son troisième livre, la don_ nS ^Pédicules, peuple qui étoit situé entre les Salen tIslS p’ eU ,les Apuliens , 8c qui faisoient partie de la Pouill® ecetienne , & dans son second livre, c. 108. d & - e 0e.dans le territoire des Salentins. La voye(Via Egnatiana) s’étendoitdepuis Ecœ P ar l esC g,pre-de Diomede, jusqu’à Egnatia au bord de la met'noit son nom de la ville qui en étoit le terme- . ^us

La Via Egnatia aboutissent à Brindes , auss 1 j^iots.la Via Appìa, mais elle étoit impraticable all p a fV'que,

2. EGNATIA"^, ancienne ville épiscopale d

dans la Bisacene : la notice d’Afrique fait °s? n l0 8.Fastidiosus son évêque.* Crros. à S. Paulo, G-s aC '

EGOLI8MA. ^Angoulême. „ v pnne,l-

EGONA, c’est ainsi que s Anonyme , fi-

4. c. 26. écrit pour Ecauna , nom latin de fviére de France. j nnS 1 ’®'

EGONUM VICTJS, lieu d’Itahe

milie , selon Polybe , cité par Baudran • vil-

. croit que c’est aujourd’hui V 1 c oV %