coup de miel 8c de cire qu’on vend aux 'marchands chré-tiens. * Maï’/fiol, t. 2,1. 3 , c. 14.
EGUGENSIS. Voyez. Eguicensis.
EGU 1 LGUILITENSIS PLEBS. Cette église d’A-frique , de laquelle il est fait mention dans la conféren-ce de carthage, tenue fous l’empire d’Honorius, est vrai-semblablement la même que celle d’iGiLGiLis fur legolfe de Numidie. *Ortel■ Thelaur.
EGUITURI, ancien peuple des Alpes, l’un de ceuxqu’Auguste vainquit, & dont il est fait mention dans l’ins-cription d u Trophée qui lui fut érigé. BoAhe , Hift.de Provence, p- 104. croît qu’ils étoient au lieu où està présent Guillaumes , bourg du diocèse de Glandé-yes. * Plinii, N. H. 1 . 3. c. 20.
EGUIZENSIS Episcopus , l’évêque d’EGUiZA ; ilen est fait mention dans la conférence de carthage. Cesiège est le même qu’EGUGE , dans la province Procon-sulaire, dont l’évêque florentins est nommé dans l’é-pítre Synodale de cette province. * Carol à S. Paulo »Geog. Sacr. p. 9;.
EGURR 1 , ancien peuple de l’Espagne Tarragonoi-fe, selon Ptolomée , /. 2. c , <5. qui même en nomme lechef-lieu Forum Egurrorum. Vasous cité par Orteliuscroit que c’est Médina df. Ri o Secco. Baudrand ditque c’est peut-être Monte Furado en Galjce. En cecas il les fait les mêmes que les Egovari de Plinequi leur donne encore le surnom de Namarini , & lesplace in Conventu Lucenfi , district ainsi nommé du chef-lieu que l’on appelloit Lucus Augufli , ou le bois d y Au-guste , 8c qui faisoit partie de l’Espagne Tarragonoisè.
EGYPTE, en Hébreu Mezor ou Mizraïm dunomd’un des petits-fils de Noé, Se fils de Cham, qui l’ha-bita le premier, les anciens ne font pas d’accord furses limites. Les Ioniens suivant Hérodote , n’y compre-noient que le Delta ( a ). Strabon confond i’Egypte pro-pre avec ses acquisitions fous les Lagides ; il y com-prend la Marmorique, l’Ammoniqut , ou territoired’Ammon ( b ). Ptolomée traite de fuite & dans un mê-me chapitre, la Marmorique , la Libie,l’Egypte , maisfans les confondre : il distingue les bornes de chacun deces pays. Du côté de la Palestine , le même auteur jointà l’Egypte , la Caziotide qui tire son nom du mont Ca-:sius » le lac Sirbon avec fa source, les villes d’Ostracine,Phinocorura Sc Anthedon. ( c ) Mais suivant Strabon,St. Jérôme Sc l’écriture sainte, ces deux dernières fontdé la Palestine. Ainsi la premiere ville maritime de cecôté, doit êtreOstracine, la derniere du côtéd’Arabie,estHeropolis^au fond du golfe Arabique; après elle les plusproches le long de la mer Phara Sc Lana appartiennent àP Arabie Pétrée, même celles qui font au dessus , commeOubba, Elufa, Eboda , voisines du désert de Zur , quifait partie de la même Arabie. Le golfe Arabique sertensuite de limites jusqu’à l’Éthíopie , qui bornoit PE-gypte au midi. Syêne placée fous le tropique du cancer,étoit la derniere ville d’Egypte du même côté , auffi-bien qu’Elephantine 8c Phïlae. Tacite nomme ces deuxdernieres les barrières de l’empire Romain ( d ). Lucainparle ainsi de Phihe ( e y
Quœ âerimunt Arabum populis JEgyptia rura.
B egni claustra Phi U.
Quelques auteurs , .pour trouver quatre parties dumonde , avant la découverte de P Amérique, ont comptél’Egypte pour une ; d’autres en ont mis une partie dansl’Asie, Sc PaUtre dans P Afrique , donnant à la Lybiece qui est à l’occident du Nil, Sc à l’Arabie , ce qui estS l’orient( f ). L’Egypte, suivant la description de PaulLucas » qúí est la plus exacte , est bornée au midi par laNubie 8c le royaume de Sennar, au nord, par la Médi-terranée » depuis Damiette jusqu’à Alexandrie , au le-vant par la Mer Rouge 8c l’isthme de Suez , au couchantpar une chaîne de montagnes Sc les déserts de la Lybie.Sa plus grande longitude est depuis le 48 d. jusqu’au52 d. 8c fa latitude » depuis le 23 d. 30 m. jusqu’au32 d. v ■ ■
Le Nil entre en Egypte prés du tropique du cancer »îl coule de-la vers le nord , pendant P es pace de 200lieues. II y est referré' par deux chaînes de montagnesqui, depuis les cataractes jusqu’au Saïdi, ne font éloi-gnées des rivages que de cinq ou six lieues ; elles s’élar-gissent dans cet endroit, Sc laissent de belles plaines quiíont arrosées par les eaux du fleuve ; elles se resserrent
ensuite jusqu’aux piramides du Caire, où finissent celtequi font du côté du levant, les autres continuent jusqu’à la mer. ,
Le Nil s’étend alors davantage , 8c forme plufieurembouchures dans cette partie la plus septentrionale el’Egypte , qui ressemble à un triangle , dont la base edu côté de la mer. C’est ce qui a fait donner à ce pays enom de Delta. .
Le royaiàe d’Egypte , si renommé dans l’histoire »par fa puissance 8c le nombre de ses peuples , n a P aSune étendue proportionnée à l’idée que nous en don-nent les anciens. Pourroit-on, en effet se persuaderqu’un pays qui n’a que 2.00 lieues de longueur fur en-viron 50 , dans fa plus grande largeur , c’est-a-dire^ »depuis Damiette jusqu’à Alexandrie , ait eu jusqu avingt mille villes , que le nombre de ses habitans afmonté à plusieurs millions, que ses rois ayent entretenudes armées de trois cens mille hommes ; qu’ils ayentfait exécuter les prodigieux ouvrages , dont nous nevoyons les vastes débris , qu’avec étonnement ? Maïs J afertilité extraordinaire du pays, le foin des premiershabitans de ne laisser aucun'endroit inculte, la fécon-dité des femmes , des animaux, une grande quantité decanaux, dont la plupart font aujourd’hui comblés, rendentcroyable , ce qui d’abord paroît impossible. Paul Lucasinféré dans son voyage, une lettre dans laquelle il jui*' 1 "fie de cette maniéré ce que les anciens ont dit deprodigieuse quantité de villes d’Egypte.
Si l’on a plus d’égard à la beauté, à la grandeur, aujjfortifications des places , qu’au nombre des habitans , 1y en a peu en Egypte qui méritent le nom de viH eS ’Rosette , Damiette , la Mansoure, Sc plusieurs autres»quoique très-peuplées , ne font proprement que de í ,fí1 'pies villages fans murailles ni remparts. La ville mé®®d’Alexandrie, qui est fur le bord de la mer, n’estp 01 ^ 1fortifiée ; mais l’Egypte n’est pas si petite , qu’on se * efigure ordinairement ; d’Alexandrie à Damiette , il T 3au moins 50 lieues; de Damiette jusqu’aux confins dfl’Arabie , d’Alexandrie jusqu’à la Lybie l’étendue econsidérable. Des côtes de la mer, jusqu’au Caire »a à peu près 50 lieues de France. La largeur d’oríent 6®occident est considérable dans le fond de l’Egyp te *quoiqu’elle le soit moins auprès du Caire , elle estpendant de 20 ou 15 lieues, dans l’endroitle plus étross'Depuis le Caire jusqu’à Essenai, vers la haute Egyp te 'jl y a 40 lieues : de-là aux grandes cataractes , il Y 3ïo à 12 journées ; d’ailleurs, les ruines, les aqueducs »les voûtes souterraines, qu’on voit encore, 8c qui co^duisoient l’eau par de-là les montagnes, prouvent qudevoit y avoir un grand nombre de villes. Quoiss 1l’Egypte soit beaucoup moins peuplée aujourd’hui 'cependant les villages se touchent presque depuis B ,sette jusqu’au Caire , 8c le long du canal qui conduitDamiette, fans parler de ceux qui font dans le cen ^du Delta ; en forte qu’on croit qu’il y en a pl uSquinze ou dix-huit mille dans toute l’Egypte. ( » )
Les anciens ont divisé l’Egypte différemment. Ql 1ques-uns y ont trouvé trois parties , le Delta , ftanomide Sc la Thé b aide ; d’autres , en suivant I e c . ldu Nil, l’ont divisée seulement en inférieure 8crieure. Celle-ci étoit la Thébaïde, à laquelle si®toientl’Heptanomide. ( Voyez, le mot Nome) Réo-riente étoit le Delta, auquel ils .joignoient la Maride. _ , tíe s»
Quelques Arabes divisent l’Egypte en trois P ar sl£ j Ja1 -Erif, le Beheyra , le Saïdi. La premiere comP^ c £ t épartie occidentale du Delta; la seconde renferméoriental , depuis Damiette jusqu’au Caire » l ame contient la haute Egypte. enn e -
L’Egypte se divise aujourd’hui en haute, c ’ e st-8c basse ; cette derniere comprend tout le D® a £ a ; re íà-dire , depuis Damiette Sc Alexandrie , justpi aU p on A :la moyenne commence au Caire , Sc finit à ;i?, t '/L a j C fe >la haute connue autrefois fous le nom de i g enna r.remonte jusqu’à la Nubie , Sc le royaume e nt JeMizraïm, dont il a été parlé au comwsneecet article , eut pour fils ( h ) Ludim , ■^ ra . ml í> „oleren tbim , Nephthuím, Phetrusim 8c C assui®, st ul P “divers cantons de l’Egypte 8c des environs. pj, ar aofl»Le nom commun des rois d’Egypte 01 p olJve rain e _qui , dans la langue de ce pays, sigmnoi distance J