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Tome second. C - F.
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des traces de Cet écroulement. On n’offroít point de vic-times à la Déesse, mais des fruits de quelques arbresd’alentour, & sur-tout du raisin» des rayons de miel ,de la laine qui n’étoit pas encore dégraissée ; on mettoitces dons fur un alites élevé devant l’antre ; 8c on ver-soit de l’hurle sur ces offrandes. C’étoit une femme quiprésidoit à ces sacrifices , & elle avoit pour assistant undes'trois Hiérothytes , c>u sacrificateurs, qui étoíentduîìoitìbre des citoyens. L’antre étoit entouré d’une forêtde chênes , où étoit la source d’une eau très - froide.* ? autan, in Arcad. p. 64 ;.

ELALBETEM , v'ile de Perse. -Les géographes dupâvs la mettent à 87 d. 15 m. de longitude , & à 37 d.-jy m. de latitude, selonTavernier , Voyage de Ferje, l. 3.

1. ELAMITES , en latin FAamitœ. Pline ,1. 6, c.28 , nomme ainsi un peuple de l’Arabie héureufe, 8c luidonne une ville de même nom. Le P. Hardouin, quidoute que Pline ait pu placer eii cet endroit les Elamí-îes , conjecture qï*e ce font les Elaites , ainsi nommésdu village, aujs , que Ptolomée , /. 6» c. 7 » dit être dansce canton, ou peut-être les Leanites , dont Pline faitînention dans la meme page.

2. ELAMITES , ancien peuple d’Asie. fElam , filsde Sem, eut fòn partage à l’orient du Tigre 8c de l’As-syrie , au nord & à l’orient des Médes. La capitale de cepays étoit Elymàide. L’écriture joint Elam, Assur SciesMédes, comme peuples voisins : il paroît par Ifaie »c. 22 , 'v. 6, 8c par Jérémie, c. 49, v. 35, que l’arc Sc lesflèches étoient le s principales armes des Élamites. Dèsle tems d’Abraham ( Gestes, c. 14, v. 1 &9 ) nous voyonsCodor Lahomor, roi des Elamites , dans l’armée desrois ligués contre Sodome & les villes voisines. Ifaie ,parlant d’une maniéré prophétique du siège de Babylone,y met le Méde & l’Elamite, comme affiégeans. Cyrusétoit Perse ou Elamite ; Darius étoit Méde ; leur armée'étoit composée des Médes Sc des Perses. Jérémie , c.49, v. 34, &feq. fait de terribles menaces contre E/â»Sc D. Calmet croit qu’elles eurent leur exécution, lors-que Nabuchodonosor assujettit ce royaume. ' Josephcroit que les Perses étoient les mêmes que les anciensElamites , ou du moins , qu’ils en étoient une bran-che. Dans la prophétie de Daniel , c. 8, v , 1. Sufe estcomptée comme une place forte de la province d’Elam ,ou d’Elymaïde ; ce qui prouve que cette province étoitla même que la Susiane, dont au moins elle occupoítune partie : cependant, si nous en croyons Pline ,1.6,ç. , le fleuve Eulœus qui baignoit les murs de Sufe »fervoit de borne entre la Susiane 8c l’Elymaïde. SaintJerôme , in Jerem. c. 25 , v. 25 , dit qu’Elam étoit unpays de l a Perfide, au-delà de Babylone. Perfide est prisici pour la Perse en général , quoiqu’ordinairement illignifie l a Perse propre. Voyez. Elymàide. * D. Calmet ,Dict. de la Bible , au mot ìElam.

1. ELAN , Elantium , Selancum, abbaye d’hom-mes, de l’ordre de Cîtaux, filiation de Leroux, en Cham-pagne , dans le Rheteloís , près de la Meuse , au dio-cèse de Reims » entre Mesieres & Donchery. Elle futfondée en 1154, par Witer ou Withier, comte deRe-thel. Les revenus en furent beaucoup augmentés par unde ses successeurs , nommé Hugues , en 1220. Elle a eudes abbés réguliers jusqu’en l’année 1523 , qu’elle aeu des abbés commendataires. Elle vaut à l’abbé cinqdu six mille livres de rente, 8c aux religieux ( au nom-bre de six ) trois à quatre mille livres. * Baud. éd. 1705.Baugier, Mém. de Champagne, t. 2 , p. 45.

2. ELAN, Elana, ville 8c port d’Arabie ,8c Ela-NiTiCus Sinus , le golfe d’Aila. Voyez. Aila.

E L A N C O R U M EMPORIUM ,

ancienne ville maritime de l’Inde » en deçà du Gange,selon Ptolomée ,1.7, c u

ELANGUADA » iíle áe la nouvelle Guinée, Elleest peu connue , 8c située à un degré de latitude méri-dionale , selon Corneille, Di<l.

ELAPE, ville de Eerse » & la patrie de saint Jac-ques, martyr, dont l’églíse célébré l a fê te se 27 de No-vembre , 8c dont on croit que les reliques font à Milan,selon 1 e P. Ferra ri us, in Martyrolog. Roman. Le Marty-rologe Romain marque feulement qu’il souffrit se mar-tyre en Perse, fous l’empire deThéodose 1 e jeune ; qu’a-près avoir renié la foi chrétienne, par complaisance pourJe'roi Isdegerde, voyant que fa mère & fa feiunae ne

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vouîolení plus le voir, il rentra en sel-même, alla diseau roi qu’il étoit chrétien 3 ce prince irrité lui fiteou-per membre après membre , 8c enfin la tête. C’est ap-paremment d’où lui est venu 1e surnom latin à’Interci -JÌís. Baronius , ad ann. 420 , parle de lui. Nicéphore »qui a écrit íà vie , marque qu’il étoit né à Elape.

ELAPHITES, istes ainsi nommées , à cause du

grand nombre de cerfs qu’on y voyoit, du mot g recê'a, un cerf. Pline, /. 3 , infine , en compte trois »8c' les met à quinze mille pas de Melita , ose de 1 jf ede Melada. Ferrarius dit que ce sent trois petites in eSde la mer Adriatique , du côté de l’Illyríe ; que la P re 'miéreest nommée Calarnota, la seconde Isola diMezzo ,8c la troisième Guipana. ,

ELAPHITIS , iíle de la mer Ionienne , dans evoisinage d’Ephese , selon Pline , /. 5 , c. 3 1. Elle tiroikauffi son nom des cerfs. ,

, ELAPHONNESUS , isle de la Propontide . vis-à-vis de la ville de Cyzique. Pline , /. 5 , in fiììe , dit qu 0*en tiroít le marbre , dont on trafiquoit à Cyzique»qu’on l’appella auffi Neuris Sc Proconnesus. Etíeu-ne donne les noms de n (fit & n^ám , comme fynoni-mes d’Axávi, 3 il se trompe. Un passage de Scylax, p. òj 'pourroit faire plus de difficulté; car il semble contredis?

Pline, en distinguant Proconneses d’Elaphonnefus. B fa » dit-il , auprès de la ville de Cyzique l’iste de Procost"neie, avec un bourg, & outre cela une autre ifle, nom-mée Elaphonnese, qui a un bon port, & dont la camp?'gne est labourée par ses habitans du Proconnesus. Ma lSStrabon, /. 13 , p. j88 , leve la difficulté, en reconnoi s-fant qu’il y avoit une ancienne Proconnesus, 8c une nou-velle 3 qu’elles n’étoient séparées que par un petit b raSde mer , du reste qu’elles étoient semblables quant aUnom. Car nf4 & EAcupos , signifient des cerfs , dont cetteifle étoit remplie. Elle étoit alors distincte Sc ííoíee ímais 1 e canal qui laféparoitd’Elaphonnefus, s’étantcomblé , elle lui a été jointe 3 de-là vient que l’ifle form edes deux , a été indifféremment nommée Proconnese®par quelques-uns » Sc Elaphonneses par d’autres. LeHardouin , de qui font ces remarques , observe quefont des biches qui ont mis bas pour la premiers f°j^

1. ELAPHUS, en grec Ex&,<pau( e»«í ) montagne d A

fie, dans l’ifle d’Arginussa. C’est là que mourut A* clbiade, selon Aristote » hift. anïm. I. 6 , c. 29, ce st ul ^s’accorde guères avec Plutarque, in Alcib. qui dit ssie ^héros mourut dans un bourg de la Phrygie. Quoiqu^; esoit, Aristote observe que les biches de ce lieu aV °j e oI il’oreille coupée , à quoi on ses reconnoissoit » quandles transportoít. Pline, /. 8 , c. 58, en parle auffi, ^ C °j eSme dans les manuscrits , ce nom étoit écrit Elafas , ^éditeurs avoient substitué Elatus. Le P. Hardouin atabli Elaphus. _

2. EL APHU8, ou Elaphum , rivière de OsE^bselon Paufanias , in Arcad. Pline, /. 31 , c. 2. en P?auffi , 8c la nomme Elatum , Sc 1 e P. Hardouin aqu’il l’a trouvé ainsi dans tous les manuscrits. £0

EL APHUS A, ifle voisine de celle de Corfou.ifle, ni ses sept autres , que Pline , /. 4, c. iz , ”° u ji e r.dans cet endroit, n’ont à présent aucun nom pas £lCELARIS. Voyez. Allier. , a A-

ELÀS , ville de la troisième Palestine, sel° n c , e fl:ciennes notices. Reland, PaUfi.p. 748 , croit <l uela même qu’Aila , fur la Mer Rouge. gfse-

ELASAR, ou Elasor , ouEllasar, ^ " st'A-breu. L’Ecriture , ( Genes. c. 14, v. 1.) fait rnentl Çymma-rioch ou Arjoch , roi d’Ellafar. Saint Jerôme s OIi

que traduisent ce nom par 1 e Pont. Le Clefs,» q Ue lcommentaire fur la Genèse , dit qu’il ne f?*} usl p a ysfondement. II croit plutôt que ce nom sig nl c£ r0 ; v intvoisin du Tigre ou del’Eupbratejcar, comm e ^£\ a n,contre 1 e roi de Sodome en qualité d’allié dn . —,nî-

il est plus naturel d’employer le secours d’uN P ri tr0uV esin que d’un prince éloigné. Comme í’° n ?-^ c ;se depoint de traces certaines de ce nom, il fe r °j ^ ^

déterminer au juste où étoit le royaume d Arj? J,- íStE L AS U S. Quintus Calaber >. ^uelle a f sll1nomme ainsi une rivière de Bithynie > la A ,embouchure dans 1 e Pont-Euxin , proche de e ptolo-II y a bien de l’apparence que c’est I’ElaTA

mée. Voyez. /’ article suivant. n-.hvnte’

ELATAS . rivière d’Asie . dans la Bitny ,