ELE
SBëdín, Sc se firent vassaux du roi de Fez. Le marchanddemeura pour gouverneur 3 Sc les parens.de la fille » s’é-tant venu excuser de ce qui s’étoit passé, comme d’u-n e violence qu'on leur avoít faite , il l’époufa solem-nellement, 8 c le ravisseur fut condamné à être lapidé,c e qui fut exécuté le même jour. Cependant le nou-veau gouverneur agit avec tant d’adresse , qu'il rac-commoda les habitans avec ceux d’Almedíne , Sc rédui-sit ces deux villes à l’obéissance du roi de Fez , à quid paya tous les ans les sept mille ducats promis » jus-qu'à ce que les cherifs fe furent rendus les maîtres detoute la province d’Escure. * Marmoi. t. z, 1. 3, c. 71.
ELENIA. Voyez. Elini.
ELENIT/E, peuple, nommé íur une médaille , dansle Recueil de Goltzius. Voyez. Helene , iíle , vis-à-visde l’Attique.
ELENIUS , lieu dans le voisinage de Canobe , se-lon Etienne le Géographe , au rapport duquel Héca-îée en parloít dans fa description de la Libye. Eusta-the, fur la Periégése de Denis , croit que c’étoit uneïfle nommée Helenium , e ?énm 3 Sc l’auteur du grandEtymologique dit, que Menelas , menant fa femme He-lene en Egypte, y pleura Canobus , maître de vaisseau,qui étoít mort des hémorrhoïdes.
ELEOCATH, ou Eleochet , habitation des Ara-bes , dans le désert de Barca en Afrique , sur un petitlac , au milieu de ses sables , vers les confins d’Egypte.Baudrand prend ce lieu pour la Petite Oasis desanciens.
1. ELEONE , ville de Gréce , dans la Phocide , auïïiont Parnasse 5 Homere, lliad. í. 13;, parle d'un. armet ,qu’Autolychus avoir dérobé en la ville d’Eleone , dansla maison d’Amynthor, fils d’Ormenus. * Meziriac , furl'Epít. de Briseide à Achille, 1.1, p. 253.
2. E L E O N E , champ , entre la Macédoine Sc l'E-
pire : Tite-Líve , 1. 43 , en fait mention. *
ELEPH , ville de la tribu de Benjamin : 11 en est parlédans le livre de Josué, c. 18, v. 28.
ELEPHA. Voyez. Ilipa.
1. ELEPHANTARIA , ancienne ville deïa Sardaigne , selon Antonín , dans son Itinéraire 3c’étoit peut-être le siège de l'évêque, que íaint Augus-tin , cité par Ortelius , nomme Elephantariensis Episco-pus. C’est >du moins, la conjecture de ce géographe. Pourmoi.» je crois que cet évêché étoit dans la ville de mêmeHom-, en Afrique.
2. ELEPHANTARIA , ou Elefantaria, villed’Afrique , dans la Mauritanie , selon la notice d’Afri-que, où il est fait mention de Vasiinus, évêque de celieu-là. Saint Augustin fait auíïï mention de ce lieu, dansson troisième livre contre Cresconius , Sc fur le pseaumeZ6 , c. 19 8c 6;.
ELEPHANTEDA. Voyez. Eleutii.
ELEPHANTIA . ou
ELEPHANTIACUM , nom latin d’ELWANGEN ,6n Suabe.
ELEPHANTINE , ou Elephantis , selon Bau-drand , grande iíle que forme le Nil dans la haute Egy-pte - vers les confins de la Nubie , vis-à-vis de la villed'Asna : on prétend qu’elle a pris son nom des Eiéphansqu'on y trouva. On dit que c’est un pays agréable Sc fer-tile. 3 que les arbres Sc les vignes n’y font jamais fansfeuilles. Les Romains y termineront leur empire. LesEgyptiens y finissent auflì leur navigation fur le Nil ,& y font leur commerce avec les Ethiopiens. Ortelius,Thesaur. croit que c’est la même iíle que celle de Ta-£ enne , de laquelle les écrivains de la primitive églises°nt mention. II ajoute qu’ELEPHANTiNE semble auífiavoir été le nom d’un quartier de la ville de Constan-tinople.
ELEPHANTOPH AGI, peuple de l'Ethiopie, sous* Egypte, selon Ptolomée, 1.4. c 8. Ce nom signifie man-§ e urs d’Eléphans. Diodore de Sicile , 1. 3 , raconte lapanière dangereuse, dont le peuple s’y prenoit pourchasser ces animaux.
*• ELEPHAS , montagne de l’Ethiopie, fous l’E-§ypte , auprès du golfe Avalise, selon Ptolomée , 1-4*c - 7; Arrien , dans son Periple, la. nomme promontoire 3Arrien , ì n p er ipP f a ; t au ssi mention d’une rivière nom-ÏOee Elephas , que Castaldus appelle Felles.
2 - ELEPHAS , lieu proche du détroit de Gibraltar »
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íèlon Strabon , cité par Ortelius , qui renvoyé à i’articlemons Jolis , où l’on volt Plutarque le géographe, allé-gué íur ce sujet. Cet auteur, dans son traité des riviè-res , pariant du fleuve Hydaspe dans les Indes , dit qu’ily a tout auprès une montagne ainsi nommée à cetteoccasion : Alexandre , roi de Macédoine , étant arrivédans les Indes , Sc les habitans voulant lui résister, l’E-léphant de Porus, roï de ce pays, saisi de fureur, montasur la montagne du soleil » Sc parlant d’une voix hu-maine , conseilla à son maître de se soumettre , & mou-rut , ayant fini son discours. Ce prodige fut cause quePorus embrassa les genoux d’Alexandre , lui demandala paix , Sc nomma cette montagne Elephas. Voyez Jeparagraphe ajouté à Farticle Alb.
ELEPLA. Voyez Ilipa & Niebla.
ELEPORUS. Voyez Hëlorus.
ELERCAONS. Voyez Ilergetes.
ELERE , ville de la Syrie , dans la Batanée , félon
Ptolomée , 1. 5, c. 1 j.
ELERENA. Voyez Eresma.
ELESARI Voyez Elisari.
ELESICI. Voyez Elecyses.
ELESMA , ville d Egypte, de laquelle il est faitmention dans la lettre des évêques de ce pays-là à l'em-pereur Léon. Ortelius doute s’ïl ne faut pas lire Eleu-fine : le P. Charles de Saínt-Paul , Geo^r, Jacv . p . 274»aime mieux lire Clisma , en quoi il ost approuvé parHoUbemus.
ELESYCES , ancienne nation particulière de Gau-lois , que Festus Avienus , Or a marìti ma ^ ^ ^85 , ditavoir jadis habité, aux environs de Narbonne , qui étoítleur capitale.
ELETHYAS, ville d’Egypte, qu Ortelius , Thesiaur .croit être la même que Leucothea^àe Pline.
ELETHI , ancien peuple de i hrace , s e l 0n pi; ne ,I.4, c. 10. Le P. Bardouin soupçonne que ce sont lesmêmes que Thucydide , 1.1 » nomme
ELEUS, iíle voisine de Milet , selon Thucydide
1. 8.
1. ELEUS A . iíle de la Cílície , selon Pline . I. y.c. 27. Ptolomée , 1. 5 , c. 8., la nomme Sebafie. Elle estaussi nommée de même dans la notice ecclésiastique dela Cilicïe premiers; 8c Joseph, dans ses antiquités , 1 .16,c, 8 , dit : auprès de la Cílície , dans Eleujd , surnomméeà présent Sebafie. Niger dit qu’on la nomme aujourd’hui
CuRCU.
2. ELEUSA , autre iíle, dans la mer de Cilicïe, félonPline, 1. 5 , c. 303 Sc Strabon, 1.14- P- ^5 1 > elfe est à 120stades , ou quinze mille pas de Rhode
3. ELEUSA, iíle située à l’oppofite du promontoirede Spíréeselon Pline, 1. 4, c. 12, c’est-a-dire, s ur fe riva-ge de l’Attique, dans le golfe Saronique, au m idí àmont Bimette. De l’Ifle la nomme Eleujsa p ar deux S :ce n’est qu’un écueil plutôt qu’une iíle.
ELEUSENA civitas , ville de laquelle il est faitmention dans 1e VI concile de Constantinople. Elfe étoitdans la Phrygie Paca tienne. •
2. ELEUSIN , ville de Gréce , dans Pille de Thê-ta , selon Ptolomée ,1. 3 » c. 15.
2. ELEUSIN, Eleusis, Eleusine, ville ancienne
de la Gréce, selon Pline , 1. 4, c. 7. & Strabon , 1. 9 ,p. 395. Elfe étoit dans l’Attique au couchant, 8c à quin-ze milles Romains de la ville d’Athénes, Sc de celle deMegare. De l’Isle - dáns son Atlas , la nomme Eleusis .II y avoít le temple de Ceres Eleusine. Ses masures con-servent encore l’ancien nom dans celui Elefsi ,selon la ma-niéré des Grecs moeernes qui prononcent l’v comme si,8c disent esirapa , ejcharisiia pour Europa , Euchariflìa.Spon , voyages , t. 2 , p. 15,. ^st qu’elle est nomméeaujourd’hui Lepsina : c’étoit , dit - il, une ville assezconsidérable pendant qu’Athènes floriíToit. Elfe est dé- -chue avec elle, Sc maintenant les corsaires chrétiens (debeaucoup plus inhumains que les Turcs ) l’ont si mal-traitée que tous fes habitans généralement ont déserté,Sc qu on n’y volt plus que des ruines. Le temple de Gé-rés, Se de Proserpíne , n’est plus qu’un amas informe, decolonnes , de frises, Se de corniches de marbre..La villepeut avoir deux milles de tour, une partie étoit prochede la mer, Sc une partie fur la colline, au pied de laquelleétoit le temple : la rade peut servir par tout de port ,étant à cyuvcrt par l’iífe de Coulent! » qui est 1 ancienne