la partie méridionale de Pille de Crète , selon Ptoîo-méel. z , c. ij. Niger, dans fa Géographie , Comment .xi, p. 346, dit que Vitruve la nomme Potherus.
ELECTRïA . l’un des surnoms de Pille de Samos,
1. ELECTRIDES , iíle de l’Illyrie, proche des Ab-syrtides, selon Scymnus , p. 1 6,8c Pline, 1 . 3 , c. 26. Cedernier n’en parle que fur le rapport des Grecs, qui lesavoient nommées ainsi - parce qtPils croyoient qu’il yeroiífoít de F ambre; & il n’en parle, que pour marquer lepeu de fonds qu’on peut faire fur ce que disent les Grecs ;puisque, dit-il - on n’a jamais su quelles ifles ils ont dési-gnées par ce nom. Strabon fe mocque auffi quelque partde ces ifles électrides du golfe Adriatique.
2. ELECTRIDES, ou Glessariie Insulte. Pline »
1. 4, c. 16, ayant parlé de quelques ifles qui font au cou-chant de la Grande Bretagne, dit qu’à Popposite, vers laxner d’Allemagne,font éparfes les Glejfariœ, que les Grecsmodernes ont nommées Electrides , parce que P ambre,( nommé en grec , en latin Eleílrum) y naît ( ou
s’y trouve au bord de la mer). Ortelius, Thesaur. a soup-çonné que ce pouvoíent être les ifles de Hetland , Schet-land 8c Fare , qui font au nord de l’Ecoífe , 8c comme àl’opposite de Pille de la Grande Bretagne. Le P. Hardouínexplique autrement ce mot à Voppofite, 8c prétend quePline, venant de parler de plusieurs ifles situées à l’ouestde cette ifle , le mot k Voppofite s’y rapporte , & signifiedes ifles situées á l’orient , dans la mer d’Alíemagne,c’est-à-dire, dans cette partie de lá mer Baltique, qui bai-gne P Allemagne au nord, 8c où font les ifles d ’Oeland ,8c de Gotland. Cellarius, Geog. ant. /. 2, c. 5, semble par-tager le différend par la moitié , 8c reconnoître deux for-tes d'ifle s Electrides, les orientales , dans la mer Balti-que , 8c les occidentales , à Popposite des ifles Britanni-ques , si pourtant elles existent » ajoute-t-il, ficubi fmt.Voyez Glessari 8c Glessari®.
J’ai prouvé ailleurs que îes anciens ne connoiffoîentpresque point tout ce qui est au-delà de l’Elbe. Cela fevoit parle témoignage de Strabon , 1 . 8 , p. 294. Taciteest le premier d’entr’eux, qui nous en ait donné quelqueconnoiflance un peu distincte, encore ne Fest-elle pa$ as-sez , pour nous déterminer la plupart du tems.
ELECTRIS, ou Febra , ifle voisine delaCalabre,à la vue de la ville de Tarente. C’est ainsi qu’en parleServius, in 1 JEneid. qui ajoute qu’elle est peuplée de hé-rons. Voyez, Febra. * Or tel. Thesaur.
ELECTRUM : c’est ainsi que les Maures, du tems dePline, l, 37, c. % , nommoient le lac de la Mauritanie,nommé Cephifias, & uprès de la mer Atlantique, II ajoute,fur Pautorité d’Afarubas, auteur qu’il cite, comme vivantencore, que, lorsque Peau en étoit échauffée par le so-leil , íl s’y formoit de l’ambre, qui flottoit dessus.
ELEE, ou Elide , contrée maritime du Péloponèse,entre F Achaïe au nord , la Messenie au midi, la mer aucouchant, & F Arcadie à l’orient. Strabon, 1 . 83 &Ptolo-mée , 1 3 , c. 16 , disent El ea, ; Scylax, Peripl,Polybé, l. 5 , c. 92 ; 8c Ovide, Metam-l. 5 , v.494, disentE L1 s hais. Elle étoit séparée de PAchaie par le promon-toire Araxus. 11 fautbien distinguer dans les anciens, lors-qu'ils parlent del’Elée; car ils prennent quelquefois cenom pour tout le pays, dont nous venons de parler ; quel-quefois ils n’entendent, par ce même Uom, que le tiersde ce même pays > 8c qu’íls nommoient autrement l’E-x,ée propre ; la seconde partie étoit la Pisatide; & latroisième, la Triphylie , ou Trïphalie. Voici lesvilles 8c bourgs de cette contrée.
Dans l’Elide pro- Dans la Pisatide, Dans la Thtypha-
prs > Olympie, ou Pi/es, lie ,
i Oylletie , port de Salmone , Samicum,
mer , Heraclée , Pylus Triphylia -
'Ephyra » Epine , c us ,
Elis , capitale» dc quatre autres ,Lepreum -,
Pylus Misais. dont Strabon ne Hypana ,
daigne pas dire les Ctypansa »
îioms. Typanœœ ,
Pyrgus ,
Epiitm »
Polax ,
Styllagium :Phrixa.
Les promontoires de cette contrée , selon Briet,Par ail. 2. part. L 3 » c. 8, §, 5.étoient l
ELE
Chelonîtes , aujourd’hui, Cabo Tornefe, selon Sophie»,Cabo Tarife , selon Thevet ; 8c Clemoutay , dans la lan-gue des habitans, au rapport du même Sophien.
Ichtys , aujourd’hui Jardan , selon Thevet.
Ses principales rivières étoient :
Alpheus , l’Alphée.
Enipeus , Enipheus , ou Barnichius.
Peneus.
Sa montagne la plus remarquable ,
Erimanthus, aujourd’hui Dimiz.ana.
Ce pays est présentement la partie septentrionale duBelvedere , dans la Morée. Paufanias a employé deux:livres entiers à nous décrire les révolutions des diverspeuples qui ont habité ce pays ; 8c ces livres font le cinq8c le six de son ouvrage, & non pas le trente-sixieme,comme le cite Corneille, puisque nous n’en avons q» edix en tout. Les Eléens étoient nommés auparavantEpéens; ils furent surnommés Eléens , à cause d’Eleus»un de leurs rois , fils de Neptune ; & d’Eurycide» siA ed’Endymion.
ELEES, Helees , ou Hales , rivière d’Italie, pr°"che d’EIée, dans la Lucanie, selon Strabon , I. 6. Nig erdit que c’est aujourd’hui Evoli , ce qu’Ortelius n’ap~prouve pas. Cluvier, Ital. antiq. dit beaucoup mieux -que c’est le Halente. Baudrand lui fait dire, mal-a-propos, que c’est la Pisciota. Cluvier nomme ainsi , 11011pas la rivière, mais un bourg qui en est à trois mille P aS î& qu’il croît être F ancienne Elia , Helia , ou Felia.
ÊLEGARDA, ancienne ville de la grande Armé-nie , selon Ptolomée, 1 . 5 » c - L’édition de Bertí» sporte dans le grec 8c dans le latin Elegerda 3 quelques-u nSde ses interprètes, en retranchant l’E, en ont fait Leget^fi*8c c’est ainsi qu’on lit dans sédition de Molet, publiépar les Aides.
E L E GIA, ville, ou bourgade , fur FEuphrate >
Ion le même , 1 .5 , c. 13. Ortelius impute à Etien» e .Géographe d’en avoir fait une contrée : Berkelius trad» lCbeaucoup mieux le xapí 0 , de cet auteur par oppiduluK 1 ’bourgade. Pline, 1.5 , c. 24, dit qu’elle étoit dans FA s 'ménie , au lieu où F Euphrate rencontre le mont TaUtU§'Ce nom íe trouve diversement écrie dans les ancien»^éditions de Pline 8c de Solin, Elegea , Eulegea , Bssgea , Eligia. Xîphilin, in Trajan. dit que la ville El>g 13fut prise par Trajan.
ELEGOSINE ; c’est ainsi que Pline , 1. 6 , c. *appelle le lieu de la grande Arménie, où le Tigre a ’ 3source.
ELEMEDIN , ville d’Afrique, dans íaprov lîlC ®d’Escure. Elle est située-à une lieue 8c demie d’Aj 11 *?dine » vers le couchant, dans un vallon environnequatre montagnes fort élevées, ce qui est cause q» /fait grand froid. C’est une fondation des anciens'A lscains. Elle a de bonnes murailles , garnies de tours t°hautes , & n’est forte que par les rochers qui Fen^r 0nent. Les habitans font Bereberes de la tribu de MuÇmoda » d’une çle ses branches, nommée Hajsara . U s 0 ^braves , 8c fe piquent de noblesse. II y a plusieurs J^ nechands 8c artisans parmi eux ; & la contrée estgrande étendue, & abondante en bled, huiles, ^ , u „peaux. La ville d’Elemedin, qui avoit été érigée 00 ^ r- ,blique , cessa d’être libre par les cabales d’un rlC ^ e ( j eve -chand de Fez, qui y demeuroít. Ce marchand étanîjnu fort amoureux d’une fille de condition de ce h e ^ eSíelle lui fut promise pour femme ; mais le jour des n ^un des principaux bourgeois, qui étoit chefdep artí ^leva, & Fépoufa. Quelque tems après, le marcb al ^ enSavoit dissimulé cet affront, alla porter quelq»^? n luidu pays au roi de Fez , le priant de voul° ls dedonner trois tens chevaux , 8c cinq cens °° paîtrepied , avec lesquels il promettoit de fe r° nde la ville d’Elemedin » dont il lui feroit h 0 * 1 ^. v0 y a ntlui payeroit tous les ans sept mille ducats- L e con quêtede quelle importance étoit cette place , p°° r 3 Les
de Maroc qu’il méditoit , lui accorda fa dema^ ^ ^
habitans » qui fe virent assiégés par des en , ne !^ v ísseur dsvorífoient ceux d’Almedine, obligèrent empêche 1 "s’en aller de leur ville , parce que , ^.°f T -p e z, au 1,0111la ruine , ils fe vouloient rendre au toi de ' . a yastCde qui on les assiégeoit. II sortit vêtu en P al aU
été pris , & reconnu de quelques Mores » 1 ^ d’Els-
marchand, à qui les habitans porterent e