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Tome second. C - F.
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est appeíiée par ce Parthenius Elephantîde ; ainsi ce fontdeux articles très-dissérens brouillés ensemble.

ELFAGUES , Asfachus , Esfucho ou Elfa-chus , ville de Barbarie, au royaume de Tunis » fur lacôte du golfe- de Capes > environ à foixante-dix millepas de bouse, vers ie midi. Quelques-uns croyent quec’est l’ancíenne Ruspa . que d’autres croyent trouver àScarlataBaudrand, éd. 1705. B aille t, Topog. desSaints > p. 426.

ELFE.LD , petite ville d’Allemagne, dans le cercleélectoral du Rhin- Elle est fur le Rhin , dans les étatsde Mayence , à trois lieues au-dessous de la ville deMayence. 11 y avoit une bonne citadelle » qui est main-tenant démolie.* Band.éà. 170;.

ELFIUM. Voyez. Fium.

ELFSBOURG, petite ville de Suéde , dans leWes-trogotland. Zeyler écrit ce nom Effzborg. Elle est fur lafrontière de la NorWege & du gouvernement de Bahus,fur la Troihette . qui sc décharge un peu après dans leCattegat , près des confins de la province de Halland.Elle étoit autrefois bien forte ; mais ayant été prisepar les Danois, elle fut retirée de leurs mains en 1612.pour une bonne somme d’argent, par le roi GustaveAdolphe - qui fit bâtir l’année suivante » la ville deGottenbourg une lieue au-dessus , Sc la plupart des ha-bitans s’habitnerent à Gottenbourg ; de forte que depuisee tems-là elle if est plus qu'u n bourg. * Suecis, Nov.áesc■ p ■ 23.

ELGADE, ville de l’ííle de Saint Michel, l’une desAçores. Elle fut prise d’assaut par l’armée Navale deFrance , lorsqu’elle mena D. Antoine de Portugal dansles iíles pour l’en rendre maître , Sc le faire reconnoîtreen qualité de roi de Portugal Pan 1582.

Le nom de cette ville n’est point Etgada, comme ledît Corneille dans cet article ; mais elle prend son nomd’un Cap voisin , nommé par les Portugais Punta delgada , comme l’écrit Ortélíus dans fa carte particulièredes Açores, 8 c ce nom vient de Gada , qui veut dire dela merluche, forte de poisson. Ce nom est mal écrit dansla relation du premier voyage des Hollandoís aux Indesorientales Punta. Delguda. Voyez Particle de SaintMichel.

ELGE, contrée d’Angleterre , dans laquelle íètrou-voit la ville de Grandaceflír , selon Bede, cité par Or-télius , qui ajoute qu'elle étoit marécageuse, 8c dépen-doit des Saxons orientaux , c’est-à-dire du royaumed’Essex. Baillée , Topog. des Saints, p. 588. dit qu’ELGEétoit une abbaye des filles , Sc fut ensuite une ville épis-copale d’Angleterre , au pays d’East Angles, 8c il tra-duit ce mot par Ely. Voyez, i’article d’ELY.

ELGEMUHA, ville du royaume de Maroc,dans laprovince d’Escure : elle n’a que cinq cens feux, 8 c a étébâtie par ceux du p,ays fur une montagne du grand At-las , qui est environnée de quelques autres fort rudes.II y a plusieurs villages dans les intervalles de ces mon-tagnes , d’ou naissent .plusieurs ruisseaux qui coulent enbas dans la plaine, où ils font bordés de jardins » devergers , qui produisent quantité de bons fruits , Scfur-tout des noix fur des noyers d’une hauteur Sc d’unegrosseur extraordinaire. La ville d’Elgemuha est íùr unroc assez escarpé , à deux petites lieues de celle d’Ifada-gaz, aux habitans de laquelle elle doit fa fondation.Ce peuple voyant les partialités qui étoient entre lesgrands, dont il etoit contraint de souffrir la tyrannie ,demanda permission su roi de Fez , de bâtir en un villa-ge ou il y avoit une vieille Mosquée fort célébré , ce quilui fut accordé ; ainsi les gens du commun quittèrent Isa-dagaz, ou ils laissèrent leur noblesse, qui vécut quelquetems en liberté ,^fous l’autorité d un Cheque , qui nefaifoit rien fans 1 avis des principaux. Comme il fe trou-ve quantité de bustes dans la Wumidie 8c dans la Libye ,on fait desrondaches du cuir de ces animaux à Elgemu-ha. Tous les coteaux des montagnes des environs, fontpleins d’oliviers 8 c de vignes, 8c la plupart de ceux quiles habitent, font Seilliers Sc Corroy eurs , II y a dansl’une de ces montagnes,- une mine de f er & plusieursforges , d'où on le porte vendre par tout le pays en peti-tes barres. * Marmot, t. 2, 1 . 3 , c. 73.

ELGIA ou Flgis. Voyez. ElGIN.

ELGÏEMAHA, ville ancienne d’Afrîque , dans laprovince de Maroc propre. On tient qu’ elle a été bâtie

ELfí , .

par les Africains dans une plaine > fur le bord d une riviére nommée Chauchava, à deux lieues du mont t-las, du côté du nord. Elle étoit dans fa splendeur, lousle régne des Almohades , 8c avoit plus de six mille mai-sons , mais elle fut détruite par les Benimerinís, Sc oaGouverneur Elmuchor, ne souffrit point qu'on-la r ta-blit, afin de jouir plus tranquillement de fes terres, nvolt encore les ruines de fes murs 8c de fes édifices, ouil ne demeure que quelques pauvres gens, que les Ara-bes employeur à la garde de leurs moissons. Quoiquele pays d’alentour soit si fertile , qu’autrefois la dixmevaloit plus de cens mille écus de revenu, les Arabes n encultivent qu’autant qu’il leur en faut pour chaque an-née , le reste sert à paître leur troupeaux. Dapper» Desc.de P Afrique, p. i 31. la désigne ainsi : ElgiuMuHE ol *Elgiemahe , près du fleuve Xeuxave ou-Sechave, »deux milles du mont Atlas , il confirme qu'elle est main-tenant toute déserte. * Marmol , t. 2 , 1 . 3 , c. 32.

ELGIN , en latin Elgia, Elgis, ou Elgium , vide del’Ecosse septentrionale, dans la province de Murray, dontelle est la principale, fur la rivière de Losse. Elle estsituée dans un terroir fertile, quoiqu’íl soit un peu sa-blonneux. Cette ville étoit autrefois le siège d’un évê-que , 8c fa cathédrale ne cédoit en rien aux plus belleséglises de l’Ecoffe. L’évêque ré si doit au château deSpiny, à un mille d’Elgin, 8c étoit un des SuffraganSde l’archevêque de saint André. II y a dans le voisina-ge d’Elgin, un lac qui^abonde en ciguës , lesquels í®nourrissent d’une herbe qui croît dans ce lac, fans pa-roître jamais fur la surface de l’eau. Ce lac est nomméle lac de Spiny. * Etat préjent de la Grande Bretagne »t. 2 p. 275.

ELGIUMHA , petite ville d’Afrique , au royaumede Fez, dans la province d’Asgar, dans une plaine, prèsde la rivière d’Ergile , à trente milles de Fez. Marmol ,t. 2, /. 4, c. 39. la nomme Gemaa el Carvaxi elle esttoute détruite. Voyez. Gemaa. * Dapper, Desc. d’Asti-que , p. 151.

ELGOVstE, peuple de l’ifle d’Albîon , selon Ptol 0“xnee, /. 2, c. 3- dans le livre duquel ce même peupl®est nommé Selgova.- Quelques traducteurs écrivent Z/"govii. Ortelius , Thefaur. dit avoir trouvé dans son ma-nuscrit , ce mot constamment écrit fans S , Sc croît q«®c’est la véritable ortographe, 8 c que cette S a passé de 1 *finale du mot précédent à ce nom. Cela n’est arrivé qu®trop souvent, lorsque les Copistes écrívoient d’aprèsI 3prononciation de celui qui leur dictoït. II s’accorde ave®les Interprètes de Ptolomée, à dire que ce peuple ha-bitait la province de Lenox. Cambden , Britann. st"^par Baudrand , édit. 1682. crcit que le pays occupé p aI "les Elgov£, répond aux provinces d ’Annandale, á’Esk"dale 8 c de Nithsdale.

ELGOIBAR, ville d’Espagne, dans le Guispusc 0 ®' ,On l’appelle autrement Villa Major de Marquis-Corn. Dict. Davity, Guipuscoa. ,

Ce lieu , qui n’est rien moins qu’une ville , est fi* 0fur la rive orientale de la Deva » au nord Sc au-defib° sde Plazencia, à une lieue 8c demie, mesure d’Esp a &° e ’de cette ville, 8 c à trois 8c demie de la mer , selonlas de Janson.

ELGOS ou Elgus, petite ville de la Lycie» f®* 011Etienne le géographe.

ELGUIMUHA, ville d’Afrique, aû roy a »Ade Maroc , province de Hascore ou d’Escure : e ^ e nSsituée fur une montagne, qui est auffi enceinte oXl

autres > à quatre milles de Tagodast , 8 c à sept de V z ° omBizu. C’est la même que Marmol décrit fous I e l \ e rde Elgemuha. Voyez ci-devant cet article. *

Desc. de l’Afrique , p. 13 7.

ELHABAT. Voyez. Habad.

ELHAMINA . ou . „

ELHAMMA , ville d’Afríque , dans Ja P r0V ^ ^,!n-Trípolí propre. Elle a été bâtie par les Roma !nS ’, aZe milles de Capès , 8c est environnée d’un mur e^pres de faille. On y voyoit encore fur des mar j a „inscriptions latines du tems de Léon d’Asti^u®' ' /j eJces 8 c les édifices en font, dit-il, très-peu e H

habitans misérables Sc grands voleurs. Le ^ teS dearide 8c inculte , 8 c on n’y trouve rien que ® ^ ; on

mauvais goût. A un mille Sc demi vers e t qyítra-trouve la source d’un ruisseau d’eau tres-chau '

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