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Verse la ville dans des canaux très-larges , Sc où un hom-rae en a jusqu’à la ceinture , quoiqu’à causé de sexceffi-ve chaleur, peu de gens osent s’y risquer. Les habitansn e laissent pas d’en boire, après savoir fait refroidir du-rant près de víngt-quatre heures. Cette eau forme au-près de la ville , un lac nommé le lac des Lépreux, par-ce qu’il a la merveilleuse vertu de guérir cette maladie*
& de consolider les plaies ; c’est pour cette raison qu’onvoit à l’entour des baraques de Lépreux , dont plu-sieurs reçoivent la guérison:cette eau est d’une nature ful-phureuse Sc incapable d’étancher la soif, comme Léon ditsavoir lui-même éprouvé.* Desc. de l’AfiriqA. 5 , c. 75.
Corneille dit à peu près les mêmes choses fur l’auto-rité de la Croix. Il auroit pû également citer Dapper, oùcela se trouve aussi. J’aí mieux aimé citer soriginal dontïls ont tiré sun Sc sautre , ce qui regarde cette ville. Jeremarquerai ici en passant, qu’íl est souvent très-indif-férent de citer la Croix ou Dapper , car le livre de sunest inséré dans sautre , sans qu’il y ait souvent aucunchangement dans les mots ni dans les choses.
1. ELI A , lieu du Péloponèse dans la Laconie. Tite-Live, /. 3 J , c. 27. le met au-dessus de Leucs. 8c d’Acriœ ,qui étoient des lieux maritimes à sorient de sembou-chure de l’Eurotas, Sc Polybe /. 5 , c. 19. nomme l’E-lia , la plus belle partie de la Laconie.
2. ËLl A , ville de la Palestine , selon Antonîn Itiner.entre Naplouse 8c Ascalon. Ortélíus avoit ainsi trouvédans son exemplaire, Sc c’est ainsi qu’on lit dans le ma-nuscrit du Vatican publié par Schelstrate. C’est la mêmeville que Jérusalem , nommée par les Romains Aîlia.Ortélius n’en devoir pas douter.
3. ELIA, nom latin ù’Ely , ville épiscopale d’An-gleterre.
1. ELIBERIS, Illiberris , Elyberri , Illiberis »Ïlybyrris, ou Elibere , ancienne ville , grande 8e ri-che de la Gaule Marbonnoiso, que Mêla /. 2 , c. 5. ditn’avoir plus été qu’un village de son tems, il la nom-me Eliberri. Une troisième feuille de la table de Peu-tinger , communiquée à Ortélius, mais non publiée,portoit, selon, le témoignage de ce géographe, Cliber-re; Voffius In. L c. MeU dit que c’est la même villemaritime nommée Colibre, mot qui est venu par cor-ruption de ceux-ci Golonia llìberi. Cette ville n’étoitpoint encore rétablie du tems de Pline, L 3 , <7.4. quicopie Mêla à ce sujet. Elle étoit au midi de Ruscino, villesituée fur une rivière nommée aussi Ruscino , Sc de la-quelle il ne reste plus que quelques ruines à demi - lieuede Perpignan. Le P. Labbe dans fa géographie Syno-dique , de Valois dans là Notice des Gaules , le P. Har-douin dans ses notes fur Pline, croyent comme Voffiusque l’ancienne Illiberis est Calibre ou Coliure. Malgréces autorités, on en peut douter , car de Marca His-pan. pag. 22. & Juiv. qui avoit étudié ce pays mieuxque períonne , ne convient pas qu’Illiberis soit préci-sément Colioure qui est le Caucoliberum du moyen âge,ville éloignée duTecde cinq mille pas , 8 c qui l’étoit biendavantage , lorsque cette rivière se rendoít dans la merpar son ancien lit : il combat encore l’opinion communepar ce que dit Títe-Live , /. 21 , c . 34, qu’Annibalayant fait passer les Pyrénées à ses troupes , campa dllli-beris. Quelle apparence, dit ce savane homme,qu’An-niba^l eût pris son camp dans un lieu.si aride , 8c si res-serre , au lieu de se poster dans un lieu où il trouveroít1 eau nécessaire pour se Cavalerie? II y a en esset plusde vraisemblance à croire, qu’Iliiberie où campa An-nibal étoit au lieu où est aujourd’hui Ei.NAí*On ne ditpoint que cette ville ait été rétablie avant Constantinle grand qui la releva , 8c y bâtit un château ,auquel auffi-bien qu’à la ville , il donna le nom de se mere Helene.Eutrope, L 10, c. 5, parlant de Constant, dit : ii. futtué par la faction de Magnence, 8c mourut assez prèsde s Espagne dans le château nommé Helene. St. Jerô-tue , dans fa chronique , a redit la même chose. Zosime ,b.i, c. 42. dit : Constant s’en fuit dans la petite villenommée Helene. Sextus Aurelius Victor Sc Paul Oroseen parlent comme d’un bourg ( Oppidum) ce qui s’ac-cor de avec le n<iA;c»i de Zosime. Les rois Goths pro-curèrent à ce bourg , l’honneur d’être un siège épisco-^L' ^ j! ' anc ienne Notice des Gaules ne met point l'evê-che d’Helena , ou Elna , sous la Métropole de Narbon-n e 3 mais on trouve les évêques d’Helene entre ceux qui
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souscrivirent aux conciles de Tolede. Ils sont très-diffé-rens de ceux qui sont nommés évêques d’Illíberis ( 11 -liberitani ) qui avoiení leur siège bien loin delà dans laBetique, près de la ville dê Grenade. Ce qui levé tou-te difficulté, c’est que sllliberís du Rouffillon ne s’ppel-loit plus ainsi, mais Helena , lorsqu’elle devint épisco-pale. Cela leve aussi la difficulté qui regarde le lieu oùs’est tenu le concile d’Illiberís. Vasieus , Garibay, &autres > le font tenir à Caucoliberum. Morales, Maria-na, Sc Mendose le renvoyent à l’Illiberis de la Betique.
Les peres Labbe , Caranza 8c Cabassut , sattribuentauffi à cette derniere 3 d’autant plus que ce concile étanttout composé d’évêques Espagnols , sens aucun mélangéde ceux des Gaules, il n’est pas croyable qssils eussentété s’assembler dans les Pyrénées fans aucune nécessi-té. Voyez, Caucoliberum , Colioure 8c Elna 2.
2. ELIBERIS , rivière de la Gaule Narbonnoise.Elle baignoir la ville de même nom : ce doit être LËTec qui coule à Elna, que son a dit dans l’article pré-cédent , avoir succédé à l’ancienne Eliberis. Voyez. Tec.
3. ELIBERIS, Eliberi , Iliberi, ou Liberini,ou plutôt Eliberini 3 ville d’Espagne dans la Betique.
Ce lieu, déjà connu du tems de Pline, L 3 , c. 1. qui lénomme llibcîi dans sédition du P. Hardouín, estdeve-venu fameux par le concile qui y sot célébré vers l’aii305. Je fuis en cela, sopinion du P. Labbe , quoiqueje n’ignore pas combien 1 époque de ce concile est m~certaine. Barbarus dans ses notes sor Mêla, /. 2, c. 5 »parlant de cette ville à soccasion de sautre de mêmenom , dit que c’est à présent une ville très-riche nom-mée Grenade , dans le pays de même nom. II allègueen preuve , ce qui n’en est pas une , sevoir * qu’une desportes de Grenade s’appelle encore la Di ierta de Elvi-ra : comme si les .portes prenoient le nom de la ville oùelles sent, 8c non pas celui du lieu 011 méne le chemindont elle sont pour ainsi dire le commencement. Le P.Labbe , Geog. Synod. dit fort bien que ceux-là fe trom-pent, qui prennent Eliberis pour Grenade même. Cetteville étoit le siège d’un éveche suffragant de Seville »selon Bailles Topog. des Saints , p. 179. S, Grégoiresurnommé de Betique , arni 8 c contemporain de Lucifer »évêque de Cagliarie, en fut fait évêque vers le milieu dnVI siécle. Flavius , autre évêque d Eliberis , souscrivit attI concile d’Eliberis : Oronce au II de Tarragone : ScEtienne au III. de Tolede. Ce siégé a été ensuite trans-féré à Grenade qui s’est accru des ruines àl Elvire. Cet-te derniere n’est plus qu’un village , qui même est né-gligé dans les cartes générales , 8c particulières de l’Es-pagne. Le P. Hardouín dit que 1 ancienne Iliberi étoitsituée fur une montagne qui en a pris le nbm de Sierra,d’ElviraH Carol. À Sanclo Paulo , geog. se Ci ^ 182.
ELIBI A, ancienne ville épiscopale de f Afrique pro-consulaire. Jeanson évêque est nommé dans Une épître sy-nodale de cette provín ceECarol.aS. P mil.geog. fác. p. 92.
ELIBURGA. Etienne le géographe , qui nous aconservé ce nom, ne nous en apprend guéres davanta-ge par ces mots jresos t«AW , c est-a - dire ville deTanejfus, A - t - il voulu dire de la Tarteffi.de , contréed’Espagne , à l’embouchure de la Guadalduivir ? A-t-il voulu dire une ville située au bord de cetterivière, que les anciens nommoient Tartejfus , auffi bienque Bâtis , comme nous appelions villes du Rhin , cellesqui sont fur ses rives. Etienne cite Hecatée pour sonauteur. Ortélius écrit Elibyrga.
ELIC A, ville ancienne de f Afrique propre , selonPtolomée, tel que le cite Ortélius. Mais le Grec, l. 4,c. 3 > porte FÂltca , 8 c la traduction employée dans sé-dition de Bertius Ilica.
ELICE, Voyez. Helice. ,
ELICOCI, peuple de la Gaule Narbonnoise , selonPtolomée , L 2 , c. 5. Belleforêt croît que ce font sesAlbigeois 5 8 c les Interprètes de Ptolomée expliquentAlba Augufla , capitale de ce peuple par Anbnas-
ELICÔN , rivière de Sicile. Voyez, Hélicon.
ELICRANUM , ville ancienne de laquelle parlePolybe , /. 2. Elle étoit quelque part vers l’Épire, selonla conjecture d’Ortelius.
1. ELIDE , en latin Elis , province du Péloponèse
Foyez. Elée. . rjtrt.j
2. ELIDE, ville de la province d Elide, dans le Pé-loponèse. Elide sc forma, dítStrabon, /. 8. de plusieurs
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