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c e > & íe soumet immédiatement au saint siège. Le car-dinal de Ferrare, archevêque de Narbonne se plaignitde ce changement , Sc obtint de LéonX, en 1517,1111ebulle qui cassoít celle de Jules II. Charles-Quint empê-cha Inexécution de cette bulle; 8 c pour lors Eìne ne dé-pendit d’aucune métropole. Quojque.le concile de Tren-te eût ordonné que les évêques indépendans s’uniroientau métropolitain voisin, Sc qu’il n’y eut que douze lieuesd’Elne à Narbonne , au lieu qu’il y en a quarante-deuxd’Elne à Tarragone; cependant l’évêque d’Elne aimamieux se soumettre à l’archevêque de Tarragone, & ob-tint de Grégoire XIII, un bref d’uníon , fans y avoirsppellé le roi ni l’archevêque de Narbonne , quoiquece fussent les parties les plus intéressées à cette affaire.L’éveché d’Elne fut transféré à Perpignan par le papeClément VIII, en l’année 1604 ; cependant l’évêque &son chapitre prennent toujours le nom & le titre d’évê-que 8 c chanoines d’Elne. Elne est située à deux lieues dePerpignan, dans la plaine de Rouffillon , fur une colli-ne , au pied de laquelle passe leTec. Elle étoít autre-fois assez jolie, mais elle fut ruinée par Philippe le Har-di en 1285 , puis l’an 1474, sous le régne de Louis XI;Sc enfin en 1641 , lorsqu’elle fut prise par le prince deCondé , après dix jours de siège. Les brèches- n’ontpoint été réparées depuis ; & il ne reste que quelquespans de murs. L’églife est grande ; 8 c le couvent desCapucins qui avoit été ruiné , a été rétabli.depuis quel-ques années , & a été appuyé fur les fondemens desmurs de la ville. Au reste , ia seigneurie d’Elne appar-tient à l’évêque 8 c au chapitre. On ne compte qu’envi-ron deux cens víngt-quatre feux, Sc huit cens soixante-dix-fept habítans.
ELOM , ville de la Palestine , dans la tribu de Juda.Joseph, Antiq. /. 8, c. 3 , en fait mention. Cette mê-me ville est nommée AjaLon , au II. livre des Para-lipomenes , c. 11, v. 6 .
ELON , ville de la Palestine , dans la tribu de Dan.* Josué , c. 19, v. 43 ; 8 c 3 Reg. c. 4 , v. 9.
D. Calmet, Diíl. de la Bible , observe que le motElon signifie un chenaye. Ainsi, dit ce savant religieux :00 lit Elon Mambré , c’est-à-dire , íe chenaye de Mam-bre ; Elon More , la chenaye, ou le chêne de Moreh :Elon Beth Çhanan, la chenaye ou le chêne de Beth-Chanan. Allon a la même signification.
ELONE , selon Strabon, /. 9 , p. 440 , ville de Gré-Ce , dans la Perrhebie , province de la Thessalie. ElleS>oit située ap pied ,du mont Olympe , auprès du fleuveCurotas. On l’appella ensuite Leimone ; elle étoit déjadétruite du tems de Strabon. /
L’Eurotas , dont il est parlé dans cet article est bienmfférent de celui du Peloponnese, Sc est nommé par*bne , /. 4, c. 8 , Ti tare fi us. II se jette dans le Penée.. ELONGOSINE, lieu élevé dans la grande Armé-jV? > vers les sources du Tigre. C’est ainsi qu’Ortélius"oit dans Pline , l. 6 , c. 27, Le P. Hardouin a rétabliCe nom qui est Elegosink.
ELORA , lieu fameux par les Pagodes , où les In-diens de la province de Balagate vont faire leurs dévo-uons superstitieuses. Thevenot, qui a visité ce lieu danson voyage des Indes , en donne une description très-«étaillee que j’insérerai ici. Après être parti d’auprès deDoltabat vers les cinq heures du matin , il fallut, dit-il »Un f monía gne írés-rude , quoique le cheminfaille dans le roc, soit presque par tout uni, comme s’íletoit pavé de pierres de taille ; il y a fur le bord , uneMuraille épaisse de trois pieds & haute de quatre , pourempêcher que les charrettes & les chariots ne tombentpus la campagne. Mes Pions poussèrent la charrette de°ute leur force, Sc ne servirent pas moins que les bœufsPour la faire arriver au haut de la montagne. Quand j’yu s,J e vis une très-grande plaine de bonne terre bien^ t! vée, avec grand nombre de villages Sc de bourgsc h^ u ^ nt ^ de jardins, d’arbres fruitiers 8 c de bois : nousau moins une heure dans les terres labou-sieu ’ i ^ V E de fort beaux tombeaux qui avoientplu-pierr 5 étag f s ' & étoient couverts de dômes faits de largesPass' 6S £ r ’X es ? s ur les sept heures Sc 'demie , après avoirp r ' e P, res d’un grand Tanquiez., je mis pied à terre au-e n . lIne grande cour pavée de ces mêmes pierres. J’yt ro T ai ^ l’on m’obligea à quitter mes souliers : j’y
Vai “ a bord une petite Mosquée, où je vis le Bis-
milla des Mahométans écrit au-dessus de la porte : cetteinscription signifie, au nom de Dieu. La Mosquée n’a-voit de jour que par cette porte; mais elle étoit éclairéede quantité de lampes , Sc il y avoit plusieurs vieillardsqui m’ínvíterent à y entrer. Je n’y vis rien de singulierque deux tombeaux couverts de tapis : j’étois extrême-ment mortifié de n’avoir point d’interprête , car j’auroísfû beaucoup de particularités. A quelque espace au-delàje descendis durant plus de demi-heure , avec mesPions , vers le couchant, par un rocher, dans un autreplaine très-profonde. J’y vis d’abord des chapelles fortélevées, & j'entrai dans un portique taillé dans le ro-cher , qui est d’un gris noirâtre , & à chaque côté dece portique , il y a une figure d'homme gigantesque »taillée du roc même, 8 c les murailles font toutes couver-tes d’autres figures de relief, taillées auífi dans le roc.Quand j eus passe ce portique , je trouvai une cour car-rée qui a cent pas de longueur Sc autant de largeur,les quatre murailles sont le roc même, qui est haut dedix toises en cet endroit, 8 c est perpendiculaire au plan,& taillé aussi uni que si c’étoït d u plâtre où la truelle eûtpassé. Je voulus avant toutes choses , visiter les dehorsde cette cour; je vis que ces murailles, ou plutôt quele rocher est suspendu, & qu’on l’a creusé en dessous,en forte que le vuide y fait une galerie haute de prèsde deux toises > Sc large de quatre à cinq : elle a le ro-cher pour plafond , n est soutenue qug p^ir un rang deçolomnes taillées- dans ie roc, 8 c est éloignée du fondde la galerie environ une toise , en sorte qu’il sembleque ce soient deux galeries- Tout y est sort bien taillé, Scc’est une merveille de voir une si grande masse en l’air,qui paroît si peu appuyée. Au milieu de l a cour íl y aune chapelle, dont les murailles font couvertes de figu-res en relief dedans Sc dehors : elles représentent diver-ses fortes de bêtes , comme grisou 8c autres qui fonttaillées dans le roc. On voit à chaque coté de la chapel-le, une pyramide ou aiguille plus large parla base quecelles qui font à Rome; mais ces aiguilles ne sont paspointues, elles font prises du rocher même, & il y a quel-ques caractères qui me sont inconnus. L’aiguille quiest à la gauche , est accompagnée d un éléphant de gran-deur naturelle , pris du roc comme tout le reste, maïsfa trompe a été rompue. Quand je fus a l’extrêmité dela cour, je trouvai deux escaliers.taillés dans le roc, &je montai avec un petit Bramenqui paroistbit avoir beau-coup d’esprit : étant au haut, j’apperçus une maniéréde plate-forme , si toutefois on.peut appeller plate-for-me l’espace d’une lieue 8c demie ou deux, remplie desuperbes tombeaux, de chapelles Sc de temples , qu’onappelle Pagodes , taillés dans le rocher. Le petit Bra-men me mena par toutes les Pagodes. lime montra avécune canne , toutes les figures de ces Pagodes : fi me ditleur nom, Sc par quelques mots Indiens que j’entendisje conçus bien qu’il me raconta leur histoire en abrégé *mais comme il ne favoît point le Persien , ifi moi l’In-díen, je n’en pus rien apprendre qui eut quelque fuite.J’entrai dans un grand temple bâti dans se rocher • lacouverture en est plate > Sc ornée de figures en dedans ,ainsi que les murailles : il y a dans ce temple , huit rangsde çolomnes en longueur > & six en largeur , qui sontéloignées l’une de l’autre de plus d’une toise. Ce templeest divisé en trois parties : la nef qui contient les deuxtiers Sc demi de la longueur , est l a première partie , &est également large par tout : l e chœur plus étroit, f ai ' tla seconde partie ; Sc la troisième , qui est le fond dutemple, est la plus petite, 8 c ne paroît que comme unechapelle , au milieu de laquelle on voit fur une basefort elevee, une idole gigantesque, qui a la tête grossecomme un de nos tambours , & se reste à proportion.Toutes les murailles de la chapelle font couvertes defigures gigantesques en relief, & tout au tour du tem-ple en dehors » jl .y a plusieurs petites chapelles ornéesaussi de figures de grandeur ordinaire en relief, repré-sentant des hommes 8 c des femmes qui s’embrastènt.J’allaí dans plusieurs autres temples de diverses structures,bâtis aussi dans le roc, Sc remplis de figures, <se pilastres& de çolomnes. Je vis trois temples les uns fur les au-tres , qui n’ont qu’une façade pour tous trois ; mais elleest partagée en trois étages , soutenus d autant de rangsde çolomnes. II y a à chaque étage, unç grande portepour le temple ; les escaliers sont pris dan§ le roc. Je
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