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ne vis qu’un temple qui fut voûté , Sc j’y trouvai unechambre , dont le principal ornement est un puits carré ,taillé dans le roc Sc rempli d’une eau vive , qui n’estqu’à deux ou trois pieds de la bouche du puits. II y a«juantité d'autre s Pagodes le long du roc , Sc l'on nevoít autre choie durant plus de deux lieues : elles íbnttoutes dédiées à quelques saints des Gentils, 8c la figuredu faux Saint à qui chacune est dédiée , est fur unebase au fond de la Pagode. Je vis dans ces Pagodes ,plusieurs Santons ou Pogues fans habits , excepté auxparties du corps qu’il faut cacher : tous étoient couvertsde cendre, Sc on me dit qu'il lailîent venir leurs cheveuxaussi longs qu’ils peuvent croître. Si j’avois pû demeu-rer long-tems en ces quartiers , j’aurois vu le reste desPagodes, Sc j’aurois trouvé quelqu’un qui tn’eût infor-mé exactement de toutes choies ; mais il fallut me con-tenter d’apprendre fur cela , la tradition des Gentils•d’Aurangeabad , qui me dirent à mon retour » quetoutes ces Pagodes grandes Sc petites , avec leurs ou-vrages Sc ornemens , ont été faites par des Géans, Scque l’on ne lait pas en quel tems. Quoiqu'il en íoít , siPon considère cette quantité de temples spacieux > rem-plis de pilastres Sc de colomnes, Sc de tant de milliersde figures » Sc le tout taillé dans le roc vif, on peutdire avec vérité que ces ouvrages surpassent la forcehumaine , Sc qu’au moins les gens du siécle dans lequelils ont été faits , n’étoíent pas tout-à-saít Barbares ,quoique l’architecture Sc la sculpture n’y soient pasaussi délicates que chez nous. Je n’employai que deuxheures à voir ce que je viens d’écrire , parce que jevoulois rejoindre ma compagnie à Aurangeobad. *Tbevenot , voyages des Indes , p. 218.
, ELORE. Voyez. Elorum Sc Elorus.
ELORINA, ou Dianoro, en latin Alorus , peti-te ville de Macedoine , fur la rivière de Vardârí, à dixlieues au-dessus de la ville de Sturachí, vers les con-fins de l’Albanie.;* Baudr. éd. 1705.
ELORINA VIA. Voyez, Helorus , ville de Sicile.
ELORONA, Eloronenfium Civitas , selon la listeAes provinces; llluro, selon Antonin, Itiner. Oloronen-Jis Civitas, selon Sidoine Apollinaire; Oloron , se-lon Cenalis. Voyez. Oleron.
ELORUM 8c Elorus. Voyez. Helorus.
ELOTATUS. Siège épiscopal d’Espagne dans lavielle Castille. On en ignore le nom moderne, mais onfait que Sanabilis assista l’an 610. à un Synode deTolede. Harduin. Collecl. Cône.
ELOTES, peuple de la Laconíe, ainsi nommé de laville , Helos. Voyez cet article. Comme leur nom«'écrit en Grec Axaílt; , Eilotes : quelques auteurs écri-vent diversement Elotes , Hôtes , ou Hilotes■ Je préféréavec Dacier le second qui me paroît plus usité. Voyez.Ilotes.
ELOTH. Euíebe, Ono'iïiaft. p. 66. Sc saint Jerômeson traducteur, disent simplement qu’elle fut bâtie parle roi Azarias. Ce n’est que répéter ce qui est dit auquatrième livre des rois , cap. 14. v. 22. Sc il paroît•même de plus par ce passage , que ce roi ne fit que larebâtir ou la fortifier, car il y est dit qu’il la recouvrapour la Judée. Cette ville de l’Idumée avoît secoué ladomination des rois de Juda, avec l’Idumée qui s’étoitrévoltée fous le roi Joram. Azarias en ayant repris pos-session , la fit relever,,ou fortifier. Du reste , les Sep-tante la nomment AÌÀaô , JEloth , dans ce passage , Scnon pas Abylam , comme le dit Ortélíus. C’est la vulga-te qui l’appelle Aila en cet endroit. Le clerc dit Elathaou Elatb , 8c remarque que c’est la même qui est nomméedans le Deuteronome , c. 2 , v. 8. avecHetsjon Geber,félon l’Hebreu Afion-Gaber , selon la vulgate. LesSeptante écrivent le nom de ces deux villes a<>«* , gé-nitif d’AiA# Sc Venta» r x g íp , Aila Sc Gesion Gaber. Levoisinage de ces deux villes ne laisse pas douter que cene soit la même dont j'ai déja parlé dans les articles d’TE-LANAi Sc Aila h , qui étoit un port fur la mer rouge.
ELOUTH, en latin Eleittha, ville d’Asie, en Tar-tarie, capitale du royaume de ce nom. On l’appelle au-trement le royaume de Casghar. * Baud. éd. 1705.
ELPADRON. Voyez. Padrgn.
ELPHEN , ou plutôt
ELPHIN Elphina , ville d’Irlande dans la provincecîe Connaught, au comté de Roscommon, à trois milles
ELS
au nord-est de Tulsk, Sc à dix milles au Sud de Boyl--Elle a été le siège d’u'n évêché suffragant de l’archevéchede Tuam. Mais ces onze ont été réduits 3 cinq, & El-phin est Un des évêchés supprimés. * Etat d'irlande >p. Z2. Sc 88. ....
ELPÍA, ville ancienne de la Daunie > dans la Poiiu-le : elle fut bâtie par les Rhodiens, selon Etienne legéographe 8 c Strabon » l- 14.
ELPÍDIS HIERON , ou le temple de l’espevance »en latin Spej, Templum , temple d’Italie, à huit stades >c’est: à-dire à un mille de la ville de Rome. Tite-Live,l. 2., 25. & 40. Sc Denis d’Halícarnaste , l. A. en s° ntmention.
ELPIPHARA. Davíty place une cité fort ancienneainsi nommée , dans la Mésopotamie , fur le Cabur »qui coule auprès de Merdin, Sc va se joindre à l’Eupbta*te. On peut douter de l’existence de cette ville jusq ue ®à ce que quelques voyageurs en fassent mention. Ni ceu*que j’ai consultés', ni les cartes n’en parlent point.
ELPIUS. Zonare nomme ainsi une rivière de Grèce»auprès de la vallée de Tempé. Ortélius, Tbesaur. con-jecture qu’il faut lire Peneius.
ELPRANCI. La table de Peutinger, Segm. x- mas-que à l’embouchure du Rhein , un peuple qu’il désig ndpar ces mots : Cbamavi qui Elpranci. Ortélius a jus»que ce devoit être Cbamavi qui & Franci, 8c fa con'jecture a été trouvée heureuse. C’est-à-dire qu’au lis 11de dire que les Chamaves étoient appellés Elpranci' •il faut dire qu’on les appelíoit aussi Francs.
ELQUIAN, ville d’Afrique » en Egypte, fur íe Ni'*Sanut cité par Davíty , Etats du Turc en Afrique » P257. croît que c’est une des Diospolis du Ptolomée.
ELSAS Voyoz. Alsace. ,
ELSATZ , (1’) petite rivière d’Allemagne, pr enfa source au-dessus d’Espingen dans lePalatinat , comd’abord au couchant, íe recourbe au nord , arrose ,passant, Rotenbourg dans l’évêché de Spire , Sclock dans le Palatinat , Sc tombe dans le Nècre,lieue plus haut que Xeydelberg. Son cours est de h aíou neuf lieues, * Supplément au manuscrit de la Bib^ 6 .,theque de M. de Corberon , premier Tréjïdent au coftj eíJbuverain d’Alsace.
ELSE ou Elsa , petite rivière de la haute Síl e ^ e *dans la principauté de Teschen. Sa source est au couchasde celle de la Vistule, dans les montagnes qui bornentHongrie, appellées Crapak, d’où prenant son cours V ele nord,passe à Jablur.ka , à Teschen, à Freistaté’^..va se rendre dans l’Oder à Oderberg. Baudrand >lot Atlas. . 1
ELSEN, village de Westphalie : il est ancien ^lébre. On croît que c’est l’ancíenne forteresse Elifif ,Ali/o, que les Romains avoientau confluent de la .J; fpe Sc de l’Alme. L’ancien château ayant été'détro.^Paderborne s'éleva de ses ruines, Sc ses évêques & P j t
à l’endroit où
ces ont élevé un nouveau château ale vieux. * Monum. Baderborn. p.
10 & xx.
ELSENBERG , petite ville d’Allemagne » ^\e sprincipauté d’Attenbourg , avec titre de comté- £llappartenu à une branche de Saxe - Gotha , éte>"
la
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ELSENEUR, Eislenor , villedu royaume dnemarcie, fur le Sund. Voyez. Helsingor. e tít
ELSGOW, en latin Alsgaugenfs Cornìtatu^ ^ p 3 r-pays fur la rivière de Hallen , Sc qui compref® eU t-tie du Suntgow , partie du Canton de Baie > y^g,-g ,être une lisière du comté de Montbelliart. B der-
Dattenrïed 8c Porentru en étoient, 8c mêm eniere étoit la principale place de ce comté , st
ll0 íque ces
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Topog. pag B 8s an?0n P ° Ur k spiritueL * Zi y Uí ‘ Alf
sinboup^ 0 ^? ’o 0H Edimbourg. Foyet- Hfii-sínbourg , ville de Suérìp si )P u c AELSONE , en latin Elufb , U eu ^"1» Gaule Nar-
bonoise , appartenant à saint Sulpice Severe > qu- J a/ al£longs-tems fa résidence. Ce n’est n ; Eau/e ni Lauju**m peut-être • Luz. ou Luse , mais plutôt Alzone ou Elz-°~2’ T I‘ 0,t 7, o»rd-tai le
Toulouse Carc,irom,e..li"'''“ a
neun, fues J e cet te f.remiere ville. » Bailltt , Top»ê r -
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