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ï. ELUSA.ouElusatium Civxtas. Voyez. Eausè& Elusates.
2. ELUS A. Ortelius veut qu’on lise ainsi , & non pasEluso , dans les épîtres de Paulin à Sulpice' Severe , 6 .ti. 8 c 12. Mais il y a apparence qu’il se trompe.
3. ELUSA, ville de la Palestine. Ptolomée, 1. 5 , c.
I , 6 . la met entre les villes de l’Idumée , à Poccident duJourdain. D. Calmet, Dicï. de la Bible, dit que c’estap-paremment la même qu ’Alus , Allus, ou Chaluz.e. S.Jerôme , in Vit a Hilar. en fait mention; Ortelius ditque le concile de Chalcedoine la met dans la Palestine
II. d’autres la Palestine I. Sc Reland, PaUfì. p. 755.
dans la IH Ampelas évêque d’Elusa est nommé dansles actes du concile d’Ephese. Le même est nommé Apel-les dans le concile de Chalcedoine où ces noms furent lûs.II est austi appellé Thodule au tome 3. des conciles gé-néraux : son vrai nom étoit Abdalla , qui veút dire©e„ï , 8c Pun Sc l’autre signifient serviteur dçDíeu.
Les Grecs n’entendant point le premier qui est en Ara-be, en ont fait le nom d'Ampelas & d’Apelles. Aretas ,autre' évêque d’Eleusa , est nommé dans les actes duconcile de Chalcedoine, ibid. t. 4,80. II est bon deremarquer que dans la VI. action du concile d’Ephese,publiée par Baluze, Sc insérée dans sa nouvelle collec-tion des conciles, pag. 610. on lit Apelle Justes-, il aver-tit que d’autres manuscrits portent Luetes Sc Elysii.Ce font trois dépravations du mot Elufa. qu’il doit yavoir. Reland remarque que la version latine du con-cile de Chalcedoine marque Elufa dans la PalestineII. c’est» dit-il, une erreur, les anciennes Notices ec-clésiastiques prouvent le contraire. Le P.Hardouin prou-ve par des Notices Grecques, que cette ville étoit dansla troisième Palestine.
ELUSABERRIS : ce nom se trouve ainsi dans Pom-ponius. Mêla qui dit que ce lieu étoit au peuple Ausci.OUvarius l’un des commentateurs de Mêla, le rend parj 4 ux. Ce nom Elusaberis étoit suspect à Ortelius. IIavoue qu ’Eliumberrum 8e Heliumherrum qu’il trouvoítdans les plus anciens manuscrits ne le tiroient pointd’embarras. Pintianus, autre Commentateur de Mêla ,soupçonne qu’E luseb arr is ne seroit pas le vrai nom.Les nouveaux Editeurs, comme Voffius Sc Gronovíus,lisent Climberrum. Voyez, ce mot.
ELUSATES. César, dans ses Commentaires, pla-ce les Elusates, entre les Tarusates 8c les Garites. Mar-lien qui peut-être n’est pas le premier, Sc qui n’a étéque trop suivi, a gâté ce nom, Sc l’a changé en Flus-TATES, qu’il prend pour les habitans du comté de Foix,en Gascogne à ce qu’il prétend, quoique le comté deFoix ne soit pas dans la Gascogne, ou dans la Novem-populanie ( la Gascogne) partie de l’Aquitaine , maisau-delà de la Garonne dans la Narbonnoiíe I. ou Septi-manie. Quelques-uns lisent dans César Flujfates, Sc parla même erreur l’expliquent du comté de Foix. Plinefait mention des Elusates; Sulpice Severe , Hìst. Sacr.
1. 2. nomme Elufana plebs. Sidoine nomme Elufani,dans une de ses lettres , /. 7. Epist. 6. On trouve Elo-fates dans les anciennes.Notices. La capitale des Elu-sates étoit Eluse , la patrie de Rufin qui, parvenu auxpremieres charges de l’empire, fut accusé d’avoir vou-lu usurper la dignité impériale, Sc contre lequel Clau-dien a fait les vers qui ont pour titre in Rufinum. Dans ..deux anciennes Notices , la ville d’Eluse ( Civitas Elu-fatium ou Elofatium ) est nommée alors Novempopu-lanie ,5ccomme ayant fous elle, entre onze cités qui luiétoient subordonnées, la ville d’Aux qui étoit la der-niere. Dans d’autres anciennes Notices des Gaules, onvolt au contraire la ville d’Aux ( Civitas Ausciorum )Métropole de la Novempopulanie , Sc la ville d’Elusela derniere de cette province. Robert, dans ía chroni-que la nomme la pénultième. Gervaise qui florissoit l’anrata. Sc les notices plus récentes ne parlent plus d’E-luse, parce qu’eile avoit cesse d’être Métropole, Sc mê-me perdu le siège épiscopal- Ammien Marcellin nommeElise dans la’Narbonnoiíe , avec Narbonne Sc Toulouse.La table de Peutinger met Chtfa dans la province deNarbonne , mais Elufa ne sauroit être dans l a province deNarbonnpise ; puisqu’elle est dans la Novempopulanie quiest la troisième partie de l’Aquitaine » Sc Clusa est unlieu trop obscur pour mériter d’être placé entre les vil-les célébrés de la Narbonnoiíe. Elufa esta présent Euse
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ôu Ëause. Òihenart dit qu’elle est dans le comte d Armagnac. Quant à ses évêques, Mamertín, Epifopus eCivitate Elofatium , affista Sc souscrivit au concile d Jles , tenu par ordre de Constantin : Clarus , évêque cCivitate Elufa Metropoli, au concile d’Agdeévêque Ecclefia Elujdna Metropolis au I. concile d rléans : Aspasius , évêque Ecclefia Elofa ou Eluj&y 011Episcopus Elocensts , souscrivit entre les archevêquesSc Métropolitains aux IV. 8c V. conciles d’Orléans,au II. concile d’Auvergne : Laban , évêque Ecclej l<&Elojana , fut présent au IV. Synode de Paris » Sc sig naentre les archevêques de Sens Sc de Bourges : ceLaban, qui est nommé dans le second concile de M_ 3con, Episcopus ab Elufa , est nommé Helocenfìs Epfcopus par Grégoire, 1. 8 , c. 22. Senocus Elojanenjfsouscrivit au concile de Rheims, immédiatement apr esl’archevêque de Tours : Sidocus ou Seducus Episcopf îJElofanus fut accusé d’avoir trempé dans la révolté desGascons la 43. année du régne de Chlotaire le jeunÇ*Mais enfin Eluse, ou EaUÍè, a cédé à Aux son droitde Métropole , Sc est devenue une très-petite ville. L eSdeux évêchés étant unis, Aux est devenue Métropole-Les archevêques de cette derniere ont encore un châ-teau à Eause. Voyez. Eause. Cenalis qui au lieu de Ci-vitas Elufatium avoit cru trouver Elafatìcum dans uu eancienne Notice, en a fait Elofaricum qu’il exqliquep 31 "Làiscure , selon Ortel. Dans la vie de S. Filibert ab-bé , on trouve Helifanum Territorium pour Elufaniitn-ELUSIO, Elysona Sc Eluso , Hameau entreTou^louse Sc Carcassone, à trente-trois mille pas de la der-niere. 11 en est fait mention dans Pitinéraire de B° r 'deaux à Jérusalem. Ce lieu est nommé Eluso par Pauh n »dans fa lettre à Sulpice Severe ; dans la paillon deSaturnin, Sc autres anciens actes , il est nommé Elyjfna. J’ai déjà rapporté au mot Elsone, la pensée d®Baillet. De Valois avoit déjà dit avant Baiilet ,quelques-uns veulent que ce lieu s’appelle à préfetAlz.one, comme de Narbo on a fait Narbonne , de C# fcajso, Carcassonne , de Barcino Barcelone , qu’ainsi les U 1 ®dernes ont fait à’Eluso Elysone : la difficulté ne confis®pas dans la maniéré dont le nom moderne a été forirmais comment accorder la situation d ’AlJòne ou Elf orie ’lieu très-voisin de Carcassone, avec Pitinéraire dedeaux cité ci-dessus, qui met trente-trois mille pas eI1tre Carcassonne 8c Eluso ou Elusio. De Valois avertitne pas confondre Eluso ou Elysona avec Elufa , co® 1 * 1 ®font Catel Sc Masson; ni expliquer avec Scaliger P*^fìo de Pitinéraire, ou Y Eluso de Paulin par ' Lauz,un> P®tite ville avec une ancienne citadelle , aux confins ^l’Agenois, à l’endroit où le Drot le sépare du Périgu elJ NCette conjecture est réfutée par. Pitinéraire même - st.place Elusio entre Toulouse 8c Carcassonne.ger , s’il vivoit encore, n’auroit qu’à regarder la na 0 -*dre carte , pour convenir qu’entre Toulouse Sc C& tC ^ esonne , ville de la province Narbonnoiíe, on ne tr°ni l’Agenois , ni le Périgueux, qui font de l’Aq ulta .j yMais entre ces deux villes , presque à mi-chemin» ia le village de Luz, Sc un autre assez près de là n 0 " 3Luzes. De Valois croyois que l’un de ces deuxétoit Y Elusio de Pitinéraire, ou YElufo de Paupenchoit plus pour le premier que pour le fécond- ^conjecture n’a point persuadé Baillet, comme 011 f -à l’artícle d’Elsone ;■ mais il n’a osé la rejetter c0îa *•ment, c’est pourquoi il s’est servi du mot pcN ' 1Valef Notit. Gall. p. 188. T A
ELUTHS , peuple de la Tartarie. Voy^
M o u c h s. Uf>nt une
ELWAH ; c’est ainsi que les Africains a Ps Ê rç r égoirecontrée de l’Afrique, arrosée par le Niger- p e pa r-l’Abiffin dit dans une lettre à Ludolff, que leg aU xtage en deux, que la plus grande partie °e c0U lercoule vers l’Egypte, que l’autre se détache p aS j
vers Poccidentde forte pourtant qu’elle n , ar ^£]syah»la Barbarie , mais elle descend vers la contreSc tombe ainsi dans la grande mer, ou j es Sí-
tique. Cette deuxième partie est le Níg es ’ ‘Litante*'vans assurent être une partie du Nil. XI faut P e r-
cepter de ces savans de Pille , 8c ss'^^^isJiVer deu^sonnes très-habiles , qui font du N1L8C 1 * j ludolff»
fleuves indépendans. Voyez l’artícle -yEthlop. Hist. 1. 1, c. 8.