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Tome second. C - F.
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ELWANGEN , ou Ewang; en latin Elvanga, oúElephantiacum , ou Elefancense Monafierium. Baudranddit que les François prononcent Elouang : il devoitdireles François qui prononcent mal. C’étoit autrefois unmonastère qui donna lieu de bâtir un bourg , 8c ce bourgest devenu une ville qui est actuellement en Suabe furla rivière de Jaxt. Arnolphe qui , selon Zeyler , Sucv•Topog. p. 27. étoit évêque de Langres , 8c confesseur deChariemagne , (l’Historien de l’Ordre de Saint Benoit.I. 4 , c. 20, p. 127. le nomme Hariolphe) s’étant démisde ía dignité , se retira dans le diocèse d’Augsbourg,dans la grande forêt de Tannemvald , qu’on appelioitanciennement Firengrund, Sc y jetta les commencemensde ce monastère fan 754. ou plutôt l’an 764. &-quandon y eut abattu du bois , il s’y forma un bourg qu’avec letems on ceignit de murailles , 8c qui devint une ville.L’ancien nom doitêtre Eifang ou El-fang , à cause delâchasse des Elans. En mémoire de cela aux fêtesfolem-nelles, dans la principale église, on chante f évangilesur un pupitre revêtu d’une peau d'Elan qui a encoretout son poil. On prétend y avoir les corps des Sts. Mar-tyrs Sulpice Sc Servilîen; Sc qu’on y a transporté de la vil-le de Langres les corps des trois Jumeaux Speusippe,Eleufippe & Meleuíippe. Quelques-uns ont publié quecelui de S. Ben igné de Dijon y fut aussi transporté ,mais ce fait n’est pas appuyé. Il est dit néanmoins dansla vie de S. Annon , archevêque de Cologne, que lecorps de S. Benigne enterré avec ceux des trois Jumeaux& de S. Mammès , demeura caché dans f église de laCelle-Saint-Vit, dépendante del’abbayed’Elwang, jus-qu’en 1072. & que l’année suivante , l’abbé Reniger luxfit présent de celui de saint Benigne pour son monastèrede Sigeberg. Vers fan 1460. avec ^approbation du PapeFie II. fous le quarante-huitiéme abbé Jean de Herneim.ce monastère , d’abbaye qu’il avoit été jusqu’álors , de-vint une prévôté desservie par des Chanoines, aú lieudes Moines Bénédictins quiTavoient possédé. Le Pré-vôt, qui a rang entre les princes de f empire, est Sou-verain de la ville. Comme l’empereur affiégeoit Metzen 1552. Wolfgang, Grand Maître désordre Teuto-nique, prit la ville d’Elwangen. Mais le chapitre im-plora le secours du Duc de Wirtenberg comme Avoué,& ce duc reprit la ville, 8c rendit auX Chanoines , laliberté d’élire un Prévôt à leur gré. II dépouilla mêmele Grand Maître de quelques petites villes pour s’in-demnifer des frais de cette expédition, Quelques prin-ces s’étant mêlés de f accommodement, les petites villesfurent rendues moyennant une somme de trente milleflorins. Le Prévôt d’Elwangen a pour Officiers hérédi-taires , le Baron de Rechberg, Grand Echanson, le Sr.d’Adelmansfeld Grand Maréchal , le Baron de Frey-berg Grand - Chambellan, 8c le Sr. Blarer de WartenséeGrand Maître. * Baillet , Topog. des Saints. Souverainsdu monde , t. 1, p. 272.

Les Terres de la prévôté d’Elwangen sont la villed’Elwangen , le château de Lautern, Sc celui de Tan-nenburg. Les armes du Prévôt sont d’argent à une mi-tre d’abbé posée en pal la p ointe en haut d’or à f enquérir.La résidence du Prévôt est dans un château fur une mon-tagne. Les douze Chanoines en quoi consiste le chapi-tre font preuve de noblesse. La prévôté d’Elwangenest entre le Marquisat d’Anspach , la Baronie de Lim-pourg , 8c les territoires des villes Impériales de Dunc-kelspihel , d’Aalen , 8c de Bopfingen. * D’Audifret,geog. t. 3 , p. 191. Baillet , Topog. des Saints , p-179. La prévôté d’Elwangen est aujourd’hui réunie àl’archevêché de Treves.

ELWY ou Elwa , petite rivière d’Angleterre , dansle Denbighshire. Elle se joint à la Gluyd , un peu au-dessus de St. Asaph. Etat pré/, de la Grand. Bret. t. x,

ELY , isle , monastère » Sc ville épiscopale d’Angle-terre , au comté de Cambridge. Ste. Etheldrite, ou Au-dri, ayant quitté le roi Egfrid , son mari, Sc fa couron-ne , pour servir Dieu, se retira du pays Northumber-land en celui d’East-Angles. Elle bâtit un monastère sor^ son d qui lui appartenoit dans une iíle formée para rivi\l re d’Ousc , nommée Elge ou Ely, vers fan. 73 • an nord de Cambridge. Elle en fut la premièreAbbesse. Sa sœur Ste. Sexburge Reine de Kent, 8c fanièce Ste. Ermenilde, Reine de Mercïe, furent Abbessesd.Ely après elle. Cette isle est marécageuse & sujette

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àùx débòrdemens de f Ousc> Sc d’autres rivières , ce quirend ce lieu mal sain, 8c moins fertile en bled ; mais cedéfaut est supléé par sa grande abondance de bétail,de poisson, 8c de gibier. L’an 963. selon la chroniqueSaxone, p. 217. publiée en Saxon & en latin par Ed-mond Gibson, l’abbé Athelwold , évêque de Winches-ter s’étant rendu à Ely, permit qu’on relevât ce monas-tère (qui avoit été détruit par les Barbares) le donnaà un de ses moines nommé Brithtnoth qu’il en fit abbé i8c y mit des moines à la place des religieuses qui l’a-voient occupé. II acheta du roi quelques terres , & en-richit cette abbaye. L’an 1108. ou l’anhée suivante lepape Paschal II. à la prière de Henri I. érigea cetteabbaye en évêché que l’on détacha de celui de Lincoln»,Harvey, évêque de Banhor, fut premier évêque d’Ely.Ses successeurs ont possédé les droits & privilèges qu’a-voient les comtes Palatins jusqu’au régne de Henri VIII.il a encore le droit de la haute justice dans l’isle d’Ely.Les revenus de cet évêché sont considérables. * Etatprés. de la Gr. Bret. t. 1 , p. 43. & 46.

A l’égard de la ville; comme elle est située dans uneisle qui se forme de plusieurs rivières , orr la tient pourmal faine. Elle n’est ni grande , ni belle ; 8c tout l’orne-ment qu’elle a, c’est fa cathédrale , l’ouvrage de plu-sieurs évêques. Le nom d’Ely so trouve écrit dans lesvieilles chroniques Elyg , ou Ely , ou Elge. Quant àson étimologie, Bede le dérivé de Pabondance desAnguilles, comme si ce nom signifiose Vise aux Anguil-les , d autres du Grec E , Elos , qui veut dite un ma-rais; d’autres du mot Breton Helin> qui veut dire desSaules , dont presque tous les marais sont couverts.Mais comme dit Gibson, Nom. loc. expU c . p. 26. celaest incertain.

ELYDNA, ancienne ville de l’Inde . au-delà duGange , selon Ptolomée, h 7 > c - 2. Quelques exem-plaires portent CelYdna. ,

1. ELYMA, ville Médíterranee de se Mecedoine ,selonPtolomée, I.3 ,c. 13- dont les interprètes l’expliquentpar la Ganinà , qui est aujourd hui une ville de l’Al-banie. Cette Elyma estnomm éeElymea par Etienne legéographe, 8c Elimna par Tite-Live, I. 42.

2. ELYMA, ancienne ville de Sicile. Elle fut bâtie

par Enée, selon Denis d’Halicarnasse, 8c Thucydide»FaZel dit que le nom moderne est Alymite ou Paly-mite , 8c c’est lui qui a trompé Ortelius de qui est cetteremarque. Cluvier , Sicil ant. p. 244. & 270. se réfu-té » Sc prétend au contraire 1 ue * a d ’Elyma est ima-

ginaire , & qu’il faut lire E>*«, & uon pas E’b uw « dansDenis d’Halicarnasse , & qu’on le trouve dans se passagede Thucydide, qui dit qu’Erix 8c Egesta étoient desvilles des Elymiens. Ainsi, selon lui, Elym e n ’ e fl. autrechose qu’Erix , montagne où Enée bâtit un temple àVenus. Je parle des ElymeS ou Elimiens dans leur lieu.

ELYMAIDE, ou Elymaïs , ville capitale du paysd’Elam , ou de l’ancien pays des Perses. L’écriture{Maccab. I. 1, c. 6 , v. i. ) nous apprend qu’AntiochusEpiphane ayant appris qu’il y avoit à Elymaïs de grandstrésors dans un temple, résolut del’aller pilser; mais queles Citoyens d’Elymaïs ayant été informés de la réso-lution , se soulevèrent contre lui, se chassèrent & fo-bligerent de s’enfuir. L’auteur du second livre des Ma-chabées , c. 9, v. 2. a donné à cette ville, le nom dePerscpolis , apparemment parce qu’else étoit autrefoiscapitale de la Perse ; car'd’ailseurs on fait que Persc-polis Sc Elymaïs étoient deux villes fort différentes , Ely-maïs sor l’Eulée , 8c Perscpolis sor l’Araxe. Le templequ’Antiochus voulut piller. étoit celui de la DéesseNannée » selon 1 auteur du second livre des Machabées,ou Venus selon Appîen , ou Digne,^e!on Polybe , Dio-dore, Joseph Sc 8. Jerotne. Voyez. Elam.

ELYMEENS » en latin Elymai , peuple d’Asie ,entre l’Hyrcanie sc laBactriane, selon Julíus Pollux,

I- 5, c. 5. Sc 12. qui en vante les chiens , 8c en décrieles renards. Tacite , dans ses Annales , 1. 6, met lesElyméens , vers f Arménie. Strabon les met vers h S u-siane. Voyez. Elamites. 2

ELYMES ou Elimiens, en latin Elymi Sc Hely ,mi , peuple dans la partie Occidentale de h Sicile ,vers le nord. Denis d’Halicarnasse rapporte, sor l’au-torité d’Hellanicus , qu’ils avoient demeure en Italie,& cu’en ayant été chassés P ar les Oenotriens l’an 86.

Terne II D dddd xj