Band 
Tome second. C - F.
Seite
766
JPEG-Download
 

y66

EMB

dans le royaume de Cayor, à l’est d'e Makaya > 8 c atinord-est de Rufisque la. capitale. Le roi y a un palais sé-paré des autres maisons par des palissades de verdure Scde grandes allées d’arbres. II y a une belle place au de-vant de ce palais» où l'on fait faire le manège aux che-vaux. Personne n'ose approcher de ce château que ceuxqui en ont permission , parce que c’est le Sérail où ce prin-ce tient íès femmes. Les massons des habitans qui fontà portée de mousquet du palais, ne font que de méchan-tes petites cabanes à un étage. Dapper , Afriq. p. 230.

EMBRACH , village de Suisse, dans le voisinagede Wínterhour. II y avoit autrefois un riche couvent,dont les revenus font administrés par un officier de Zu-rich. II fut dédié l’an 1188 , par Guillaume . évêque deSion en Valais. * Délices de la Suisse, t. i,p. 91.

EMBRAU, château de France , en Saintonge, fur laGaronne , à deux lieues, 8c au couchant d’été de Blayes.Baudrand, éd. 1682- croity trouver VEíromagusd’An-tonia , où l ’Ebromanus pagus de l’Aquitaine , & s’ap-puye de l’autorité de Vinet 8c de Marca. Mais d’Audifret,Geog. 1. 2 , p. 2Z0, croit qu’ Ebromagus ou Ebromagnusd'Aufone, est aujourd’hui la petite ville de Bourg furla Garonne.

E M B R J C A, Embrici villa. Ce lieu tire son nomd’un certain Embríc óu Emeríc , qui en étoit ou comteou seigneur. On ne peut pas dire que ç’aît été une mai-son royale , quoiqu’il y ait preuve que la cour de Louisle Débonnaire y séjourna l’an 828. Elle est devenue unbourg célébré , 8c ensuite une ville fur la rive droite duRhin , a trois mille pas au-dessus de l’endroit où le fleuvefe sépare. Lés ducs de Gueldres qui tenoíent Embricadel’églife d’Utrecht, l’engagerent à ceux de Cléves, 8c laleur cédèrent enfin en souveraineté.C’est aujourd’hui Em-merich » ville du duché de Cléves , au bord du Rhin. Voy.Emmerick. * Atling, German.infer. Notit. 2 part.p. 48.

EMBRO. Voyez. Lembro.

EMBRUN ou Ambrun. Les géographes font par-tagés po U r l’ortographe de ce mot. Sanson , Baudrand&_Piganiol de la Force íònt pour Ambrun. De Va-lois, de l’Isle Sc de Longuerue écrivent Embrun. Em-brun est une ville de France dans le Daúphiné, capi-tale de l’Embrunois , Se métropole des Alpes mari-times. C’est , dit André du Chêne , Antiquité desvilles gr châteaux de France , 1. 4 , c. 7. la dernie-re du royaume pour entrer en Provence , Sc la plus hau-te de toute la France , comme Narbonne est la plusbasse. Cet auteur a cru que César a désigné le peupled’Embrun par Ambruareti ; mais Sanson, Rem.fur laCarte de /’ancienne Gaule , a bien transplanté ce peuple,en le plaçant dans le diocèse de Nevers ; car c’est làqu’il faut chercher les Ambibaretí , Ambivareti 8c Am-bruareti de César ; mais ce n’est qu’u n témoignage demoins pour l’ancíennété de cette ville. De Valois , No-tit. Gais i n VO ce Caturiges , blâme Strabon d’avoirdit faussement que J a capitale des Caturiges étoit le vil-lage Ebrodunum, ScPtolomée , de l’avoir mise dans lesAlpes Grecques , il prétend qu’elle étoit alors dans lesAlpes Cotiennes. Ptolomée a dit Eborodunum commel’Itínéraíre d’iEthicus ( d’Antonin ) dit Eburodunum ,Eburudunum 8c Ebredunum. L’Itínétaire de Bordeauxà Jérusalem dit Ebridunum , mansion entre celles deCatoríges , ( Charges ) Sc Rame. J’explique ailleurs lemot Maníîon- Les anciennes Notices des provinces Sccités de France nomment Embrun Metropolim Civita-temEbrodunenfum, 8c Civitatem Ebridunenfium 8c Ebre -dunenjium. Robert dans ía chronique nomme Ebredu-num Alpium Maritimarum Metropolim Civitatem. Car,comme le remarque de Valois , les modernes ont donnéaux Alpes marines Ebrodunum, que les anciens attri-buoîent aux Alpes Gotties auffi-bien que Statio Martis,

C Oux, ) Brïançon , Rame ( village qui garde son anciennom) 8c Chorges.

L’etymoiogie d’Embrun varie selon les auteurscarde Valois dit qu’il est nommé ainsi, à cause qu’il estplacé sur une montagne ( Ditnum ) dont le pied est bai-gné par la Durance. André du Chêne, outre le motDunum, qui ne fait que la moitié du nom latin, expli-que les deux premieres syllabes qu’il croît être le nomd’une ancienne Idole nommée Ebris ; Sc comme s’ilfe défioit de la solidité de cette opinion, il ajoute uneexplication qui est puérile, à savoir que ce mot vient du

EMB

Bris , de la roche ou montagne relevée en forme de terrafle dans le milieu d’un vallon revêtu d’une longue pt^rie que la Durance arrose , Sc sur le sommet de laque eelle est située, avec une vue charmante, bornee de touscôtés pár des collines chargées en quelques endroits ebleds, de vignes Sc d’arbres. Cette description me porte à préférer le sentiment de d’Audifret, Geog- t. z > P'285. qui dit que ces mots Ebro-Dunum en langue Cetique signifient Montagne fertile. C’est aufíi I e ^ eníIment que Piganiol de la Force, dans fa Dej. de la Erance, t. 3 , p. 262. a adopté. II parle ainsi d’Embrun. Cettepetite ville est assez forte, Sc la Durance lave une pas'tie de ses murailles. Néron lui donna le droit d e Lasnité, c’est-à-dire , d’entrer dans les charges Sc Mag' 1tratures de l’Empire, 8c Galba, celui à’Alliance. L epalais Archiépiscopal est très-beau Sc situé dans le p uShaut de la ville qui a cinq portes Sc autant de paronsts-La citadelle a été démolie, Se étoit où est aujourdhuile, couvent des capucins. Cette place est de difficile ac-cès, mais mal fortifiée. Victor Amedée ÏI. du nom, du_ cde Savoye , roi de Sardaigne ayant envahi l’Embruno 13en 1692. avec une armée, prit la ville d’Embrun, q u 'ne put garder , Sc qu’il abandonna lorsqu’il repal» 3les monts. Peu après Louis le Grand fit bâtir à troí 3lieues au-dessus de cette ville > pour la défense de cspays une forteresse, qu’il nomma le Mont Dauphin. Le 3Jésuites ont eu un collège à Embrun. Baudrand dit qu’esle est à sept lieues de Gap vers le levant , Sc envíro 11autant de Briançon , 8c des frontières du Piémont artcouchant, à 25. de Grenoble vers le midi, à i2. lieue 3de Digne , 8c à quatorze de Senez vers le septentrion*La hauteur du Pôle est à Embrun de 44. d. 40. m- ^la différence de son méridien à celui de l’observatoirCde Paris est de o. heure 17. min. 2. secondes , ou 4• c ‘*20 m. de longitude orientale.

L’EMBRUNOIS, pays de France , dans le dauphi'né, 8c fur les confins de la Provence , dont la Duran fle sépare , est au midi du Briançonnois, Sc en est s e 'paré par un passage étroit, qu’on nomme le Perthiiiï'Roflain. Dès l’empire de Valentinien , vers l’an 3^4*Embrun avoit déjà un évêque , cette église ayant étéfondée avant Constantin. ( Elle eut, dit Bailles, au qua-trième siécle saint Marcellin pour Apôtre 8c pour pr e "'mier évêque, qui mourut l’an 372. On prétend qu’il ^rendit toute chrétienne , ) mais quoiqu’après lui elle t uCcapitale d’une province, elle n’étoit pas métropole ec-cléasistique. Le pape Hilarus ,dans une de ses lettres, re "connoît pour Métropolitain Ingenuus évêque d’Embrun,qu’il supposoit être en possession de cette dignité » cequi n’étoit pas , car les successeurs d’Ingenuus fure fiCtoujours soumis au Métropolitain d’Arles jusqu’au te"' 3du concile de Francfort tenu fous Charlemagne 1 a!t794. Ce fut alors que le concile ayant renvoyé au p a P®Adrien, le différend concernant le pouvoir métroP 0 ^litain que prétendissent les évêques d’Embrun 8c de A ^reniasse , l’évêque d’Embrun fut déclaré véritable A ftropolitain, de forte que Bertrand, qui assista au con clde Pontyon l’an 876. y prit la qualité d’archevêque-ville d’Embrun Sc l’Embrunois , après la chute de Vpire Romain,- vint au pouvoir des Wisigoths, Scdes Ostrogots, qui la cederent aux rois François M evingiens dans le VI. siécle.- Sous les CarlovÌPgi en ®**après le partage de tous les états de l’empereur L°le Débonnaire, l’Embrunois avec le royaume de B - sgogne échut à l’empereur Lothaire. Ses enfansSc Lothaire lui succédèrent; mais après leur mort, asi-les le Chauve Sc son fils Louis en jouirent quelfl 11 0 „ nenées , après quoi il vint au pouvoir des rois deB ol,r ®

Sc d’Arles. * Longuerue , Desc. de la Fr. 1, p art- / ceS

Ce fut du tems de Rodolphe III. le dernierrois, que Bertrand comte de Forcalquier fut s aI . r ^ er -d’Embrunois vers l’an 1020. Le roi Rodolphe i run ,va les régalés & le haut domaine fur la vífl e r JolpheLes empereurs Allemands , successeurs de, „ oerp é-jouirent des mêmes droits , qui furent cec ^ eS ,Embruntuité à Guillaume de Champfaur archevêque ^ to j £Sc à ses successeurs par l’empereur Conrad A ■ flde la maison de Souabe, Sc ce fut lui q ul on ” ce \ u îte église , les droits de régalé 8c de justice > uv^^ quede battre monnoie , Sc tous les péages tant l ss L sigyrsfur la rivière de Durance. Ce prélat Sc <ts