EMB
Beíla per Emathîos plusquam civilia Camp'òs »Jusque datum jceieri canimus.
Ce iíeu étoít dans la Thessalie-au midi de la ville de■Larissa , $c même assez près comme il paroît par la fuitePompée qui s’y rendit après la bataille perdue. LeB. Briet, Parai. 2. part. I. 3, c. 2. §. ;. qui divise laMacedoíne en, quatre parties, met PEmathie dans latroisième, 8 c lui donne les villes suivantes.
JEdejfa , aujourd’hui Vodena.
JEgea, supposé qu’elle diffère d’sEdessa,Heraclée,
Coron&a ,
Elym&a, différente de celle des Elimiotes.
S cy dr a.
II y fait couler le fleuve Erigon , aujourd’hui Viftrit-Z.a, selon Sophien ; il pouvoit encore y mettre avec del’îsle l’Axíus qui lui sert de bornes au hord-est, l’Às-íraeus , Sc i’Aliacmon qui en rasoit les frontières auînidi. A Pétard des villes , voici celles que lui donnede rifle.
JEgeas , nommé ensuite Edefîa. Capirale.
JEgea, différente Sc bien éloignée de la précédente.étalante ,
Beroea,
Cy dr i a. ou S cy dr a Byrfarum,
Cyr tus,
Europus tGortynia,
Idomene ,
Mycza ,
Tyrifit.
Qrtelius , Thesaur. prétend qu’o n a tort de mettreËuropus dans l’Emathie , mais que cette ville appar-tient à la Matie, contrée voisine Sc distincte de l’E-mathie : il cite Ptolomée, 1 . 3 , c. 13. qui en effet par-le de cette contrée diversement nommée Macia ou Ai-tnathia , dans les divers exemplaires de cet auteur. Cel-laríus , Geogr. ant. I. 3 , c. 13. n’a pas jugé à proposde faire mention de cette contrée qui n’est point nom-mée dans les éditions latines de Ptolomée; mais il veutqu’au lieu de Cyrius on lise Cyrrhus , le peuple étantnommé Cyrrheflœ , Sc le canton d’autour de cette villeGyrrheflis. Quant à l’Elymaea-que le Pere Briet prouvedans ì’Emathie , il est très-douteux, pour ne rien direde plus , qu’elle soit différente de celles des Elymiotes.
EMAUS. Voyez. Emmaììs.
1 EMBACA ou Emvaca , province ou capitaine-rie d’Afrique dans le royaume d’Angola. Les Impri-meurs de Corneille ont mis Angria.
2. EMBACA ou Emvaca , village d’Afrique, dansle royaume d’Angola. II est à huit journées de Maffin-gan , su bord oriental du Lucala , rivière qui se perddans laCoanzad à Massmgan. Ce village, qui est peupléde Portugais & de Nègres , Sc muni d’une citadelle, estle principal lieu d’une capitainerie ou province qui enPorte le nom. * Dapper, Afrique p. 362.
EMBAMMA, ville d’Afrique , dans le pays desBarbeciens , dans la Nigritie , au nord du Senega, Sc
bout du royaume d’Ale. Ce village est remarqua-ble à cause de l’excellent tabac qu’o n y cultive. * D ap-per, Afrique, p. 241.
EMBAR, bourgade d’Afrique , dans la Nigritie , auroyaume de Zen'ega » ou pays des Jalofes. Elle est àquinze lieues d’Emboul, 8 c c’est où résident les princesdu sang qui peuvent succéder à la couronne.* Dapper ,Afrique, p. 230.
EMBAZAIS , ou Ambazac, en latin Amhaftacusv kus, prieuré de France, de l’ordre de S. Benoit, dé-fendant de i’abbaye de S. Augustin de Limoges , à unedemi-lieue de l’abbaye de Grammont, vers le midi dans* a haute Marche.* Baillet, Topog. des Saints , page589.
i- EMBDEN, ville d’Allemagne > dans le cercle dej estphalie, dans la Frise orientale ou Oost-Frile, sur? rivage droit de l’Ems , Sc par conséquent, selon Al-j'.'JE’ Ésotit. Germ. infer , 1. part. p. 5. & 2. part. p. 48.
1 Erente de l’Amisia des anciens qui étoït sor le riva-is 6 gauche de cette rivière , & qui a été nommée parj es auf eurs du moyen âge Emetha Sc Embda. J’en par-5 amplement au mot Emetha Emuda. L’Embden quibenoit le titre de comte d’Embdenau prince que l’on
ë M B yêf
ftòïnmoit autì comte d’Oostfriíe , est beaucoup plusmoderne , 8c n’a commencé à être connue qu’au XIV.siécle. Elle doit à la commodité de son port, 8c à íàsituation avantageuse, la préférence que lui donnèrentles Anglois qui y porterent leur commerce » lorsqu’ilsabandonnèrent Anvers » à cause des guerres civiles , Scdes troubles de religion : il est vrai qu’ils l’abandon-nerent; mais Embden avoir tellement profité du rems,qu’elle étoit devenue un port célébré, 8c une villetrès marchande 8c fort considérable, 8c avoit acquis degrands privilèges. Les princes dont elle àvoít été lepatrimoine » tâchèrent en vain d'y rétablir la premièredépendance. Cette ville eut recours aux Etats générauxqui*la maintinrent dans la jouissance de fa liberté ; maispeu après ils s’en rendirent les maîtres. L’évêquede Munster s’en empara en 1664; mais en 1666. LouisXIV. força cet évêque à faire fa paix avec les Hollan-dois. Enfin en 1744. le roi de Prusse s’en est mis enpossession , aussi bien que de l’Ost-Fríse. Ce prince afoin d’y faire fleurir le commerce. II y a établi unecompagnie des Indes orientales, 8c en a fait un portfranc. Cette ville est divisée en trois parties; l’ancíen-ne ville, Flandren , Sc les deux fauxbourgs. On y re-marque principalement la maison de ville, où des ba-teaux peuvent passer fur un canal appellé De/f, la bi-bliothèque qui y est placée , & l’église cathédrale , àlaquelle on donne le nom de mere de l’église refor-mée, parce que ce fut la que la reforme commença en1519. d’où elle s’étenditdans toutes les provinces-unies.La plupart de ses habitans font reformés ; on y trouvecependant des protestans , des catholiques, des Men-nonites 8c des Juifs. Ces derniers y exercent librementleur religion ; mais cela n’est permis aux protestans quedeux fois l’année , 8c dans une maison particulière. Elleest à 53. d. 3 m. de latitude, 6c a 30. d. * 4 m, de longi-tude, à prendre de Fille de Palme, 8c selon de l’Isle à24. d. 44 m. de longitude, 8c a 5 ? , 20 tn. de latitude.
Baudrand dit avec le gros des géographes , qu , Emb-den est en latin Emda, Jhnaf ie Sc Amifla. D’Áudifretdit comme lui que cette ville a été connue des anciensfous le nom d ’Amifia , ce qui est faux de avîlled’Emb-den dont ils parlent. Mais je ne fais a qui attribuer làfaute qu’on fait dans séditionFrançoise de- Baudrand,en traduisant deux fois la Frise orientale par la Weflfri -se , qui est bien loin d’Embden : il ralloit dire Ooflfrise ,comme il y a dans sédition latine.
2. EMBDEN; on l’appelle communément WesterEmbden , pour la distinguer de 1 Embden qui est à Pa-rient de l’Ems, au lieu que celle-ci est a soecident dece fleuve. Voyez. Emetha.
Le Comté d’EMBDEN : c’eststa meme chose quele comté d’Oostfrise. Voyez, OoSTÏRiSE.
EMBESTE. Voyez. Nebesse.
EMBLEHEM , village du Brabant. C’est le lieude la naissance 8c de la seigneurie de S. Corner. Cevillage-est à une lieue de ía ville de Lire ou Liere.Baillet, Topog. des saints, p -. 2 7 2 - ^5^9.
EMBOLI, ville de la Turquie en Europe, dans laMacédoine , fur la rivière de Stromona, qui se jettepeu après dans l’Archipel 8e au golfe de Conteste. jEllea un archevêque Grec, 8c n’est pas loin des frontièresde la Romanie , à soixante A cinq milles de Thessalo-nique au levant. II y en a qui la nomment auffi Chriso-poli Sc Cloisopoli. Voyez Amphipolis.
EMBOLIMA. vile des Indes selon Q. Curse, 1 . 8.Quelques exemplaires varient, 8cportent les uns Echo-lima, les autres Embolima. Ce qui fait préférer la der-niere façon de lire ce mot, c’est que Ptolomée Sc Arían( Alex• vit. I. 8. ) mettent aufli Embolima dans les In-des-
EMBOUCHURE , substantif féminin. Ce motse dit de l’entrée d’une rivière dans la mer ou dansune autre rivière , ou dans un lac ,• ou ce qui revientau même , il fe dit de s endroit où elle fort de son b'tpour perdre son nom. L’embouchure d’une rivière dansune autre s’appelle , selon les divers pays Confluent, Con-fiant , Condé, Candi , Cognac , Bec ou Bouche. L em-bouchure d’une rivière dans la mer s’appelle quelque-fois Bouche , Boucaut , Gras ou Grau- Voyez quel estl’usage de ces mots à leurs articles.
EMBOUL, bourgade d’Afrique su pays des Jalofes