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rítables empereurs, puisque chacun d’eux porte plusieurscouronnes.
Les empereurs Romains pouvoient dire avec Titusce Racine :
Je puis faire les rois , je puis les déposer.
Ceúx d’Allemagne ne s’attribuent que le premier deCes deux pouvoirs. Les papes s’attribuent l’un 8c l’autre.Il a paru à l’éreóìion du duché de Prusse en royaume, quele consentement des papes n est pas regardé comme unecondition essentielle à ces sortes d’érections. Henri VI,roi d’Angleterre , érigea Pille de Wight en royaume ,en faveur d’Henri Beauchamp , comte deWarwick,sonfavori; 8c ce fut vraisemblablement, fans en avoir prisle contentement du pape Sc de l’empereur. Charles leChauve , roi de France, donna l'an 877 , la Provence àBofon, lili mit le diadème fur la tête , Sc le fit appellerroi : ut more priscorum imperatorum videretur domina-ri. Les rois de France fe font dits empereurs , dans lestems qu'ils régnoient avec leurs fils, qu'íls avoient as-sociés à leur couronne. Ce n'a pas été seulement dansle tems qu'ils possédoient l’empire d’occident, mais mê-me du tems de Hugues Capet. Lorsque ce roi eut associéson fils Robert à la couronne , il prit le titre d'empe-reur , 8c Robert fe nommoit roi. Lliistoire du concile deReims de Gerbert lui donne ce titre. Le roi Robert estappellé emp ere ur des François, parHelgau de Fleuri.Louis le Gros ayant associé son fils, en usa de même. Ru-de est aussi appellé empereur dans un ancien document,rapporté par de Marca , dans l’histoire de la Marche d’Es-pagne, col. 373 • dans le premier registre des chartres duroi, fol. 166, fe trouvent des lettres de Louis le Gros,l’an m 6 , en faveur de Raímond , évêque de Mague-lone , dans lesquelles il fe qualifie : Ludovicus , Deï or -dinante providentiâ, Francorum imperator Augufius.l-.esOrientaux donnent encore cette qualité aux rois'de Fran-ce ; Sc les Turcs les nomment Padischah, mot qui si-gnifie empereur , 8c qu’ils refusent à tous les autres sou-verains de l'Europe » de l’aveu même de Ricaut, qui,par une disposition commune à plusieurs Anglois , neprodigue pas ses louanges à notre nation.
On donne le nom d’Empire aux puissantes monar-chies de l'antiquité , comme celles des Assyriens, desMedes , des Babyloniens , des Perses 8c des Grecs ;quoique leurs monarques ne prissent que le titre derois.
, A l’exemple des Romains qui, en partageant l'em-pire en deux parties ; à savoir d’orient & d’occident, lais-sèrent le titre d’Empire à chacune des deux parties ,quelques démembremens de l’Empire d'Orient , ontconservé le titre d'Empire , quoique les états en fussentfort bornés. Tel a été l’Empíre de Tresibonde 8c& l’Empire d'ANDRiNOPLE.
On compte présentement XI Empires connus.
. En ] Europe.
L’Empire d’Allemagne.
Partie de S l’Empire Othoman ou Turquie.
\ l’Empire Rufiien ou Moscovie.
En A fit.
La Perse , La Chine,
Le Mogol, Le Japon ,
Patóde 1-E.fa l «f™"-
En Afrique.
L’Abiffinie, ' Monomotapa,
Tombut , Monoemugi ,
Partie de l'Empire Othoman.
II y avoit autrefois en Amérique , deux Empires ;
Le Mexique , Et le Perou.
Ce ne font plus que des annexes de l’Espagne, gou-vernées par des vicerois.
II y a des empires électifs, comme celui d’Allema-gne ; 8c des empires héréditaires, comme presque tousles autres. VoyeZ les articles particuliers de tous ces dif-férens empires , au nom propre de chacun.
Le Marquisat du SAINT EMPIRE, ou le Mar-quisat d’Anvers. Voyez. Anvers.
E M P O L I, en latin Ewpoliu 8c Emporium , petiteville d’Italie , dans la Toscane , fur la rivière d'Arne ,avec un évêché suffragant de Florence , à vingt millesau-dessous de cette capitale, au couchant, en allant àPise. * Baudrand , éd. 1705.
EMP
EMPORIA , contrée d’Afrique , sur la côte de Tri-poli , entre les golfes de Cabes 8c de la hydre. Tite- 1ve , /. 29 , nomme ce pays Emporia Puntca » 8c dit,34, c. 6», que Mallinisse mit fous contribution les terres des Carthaginois. On appelle cette région Emporta *pourfuít-il, elle est fur la côte de la petite Syrie C du go ede Cabes); 8c le terroir en est fertile. Leptis » qui en ePunique ville, payoít elle feule un talent par jour auxCarthaginois. Mallinisse avoit tellement harcelé cep a _y s *qu'o n ne favoit presque plus dire au juste » qui de lui1 oudes Carthaginois , en avoient la souveraineté. Polybe ,1. 1, c. 82, & l. 3 , c. 23 , qui remarque que l'origine de cenom venoit de ce qu'on y faifoit un grand commerce »8c à cause de sa grande fertilité, dit de Maffinisse ; voyantcombien on avoit bâti de villes autour de la petite Syrie ,8c quelle étoit la bonté du pays nommé Emporia »Geilarius, Geog. ant. I. 4, c. 4, qui s’étoit figuré que cenom Òl Emporia étoit un des noms de la Bilâcéne » letrouve embarrassé à expliquercespassages.il ne fait com-ment accorder un talent par jour, somme exorbitante >avec la ville de la petite Leptis , incapable de la fournir-D’un autre côté , en l’explíquant de la grande Leptis ,c’étoít éloigner Emporia de la Bifacene. La grande Lep*ris étoit, dit-il, trop loin de la petite Syrte. Il croit trou-ver un appui à son opinion, dans un passage de Títe-Lj-ve, l. 29 , c. 35, ou il est dit que Scipion faisant voiledu port de Lilybée pour P Afrique , commanda aux ca-pitaines des vaisseaux de faire route vers Emporia ; l’his-torien ajoute Cette raison. C’est, dit-il, parce que la terrey est très-fertile , 8c le pays abondant en toutes choses»8c il lui fembloit qu'u n peuple énervé par Pabondance »feroit facilement subjugué , avant que les Carthaginoisfussent en état de le secourir» Cellarius, ibid. trouve p eltvraisemblable que Scipion , qui étoit parti pour faire l aguerre aux Carthaginois, ait pris fa route vers le pay*qui est entre les Syrtes. Pourquoi non ? Ne pouvoit'"pas, en général habile , commencer par s'assurer de cspays, pour y établir ses magasins » 8c pour animer s eStroupes par les commencemens faciles de la conquêtequ'11 entreprenoít ? Si Ortélius avoit cité juste Títe-Lr-ve, dans lequel il lit la grande Syrte, la difficulté ieroitlevée ; mais dans l’endroitqu'il cite, il y a la petite Syï“te, 8c non pas la grande. Mais Tite-Líve fournit ui>epreuve , qu’il ne s'agit pas de la petite Leptis, dans 1®pays d’Empories , car, outre qu’elle ne pouvoit fournirle tribut journalier marqué ci-dessus, elle étoit entouréede villes ; au lieu queTite-Live dit qu’eiie étoit la feuleville du pays d'Empories; ce qui convient à Leptisgna. 11 n’y avoit aucune ville , que le port d’Abrotone8c les deux colonies Oeea 8c Sabrata , depuis la grandeLeptis jusqu’à la petite Syrte. J’aime donc mieux mettreEmporia dans la Syrtide que dans la Byfacéne.
EMPORTE , aujourd’hui Ampurias , ville maritimed’Espagne, dans la Catalogne. Etienne le géographe * 3nomme Emporium. Strabon , /. 3, lui donne le surnom 0Dipolis , c’est-à-dire, ville double. Ilajoute qu’elie avmété fondée par les Maffiliens , ou anciens MarfeilloisT* 1ne, /. 3 , c. 3,1a fait double, l’une des originaires du li el1 ’8c l’autre des Grecs venus des Phocéens. Silius ItalI cxlS '/. 3 » v. 3Ô9, dit dans le même sens :
Phocaicœ dant Emporia , dant Tarraco puíe0\
Tite-Live » l. 34 ,c. 9, en parle ainsi : Empories éteiendéja deux villes séparées par une muraille; l’une posté epar des Grecs de la Phocée, d’oùles Maffiliens tir 01 ^auffi leur origine , l’autre occupée par les Espagnols-ville Grecque, au bord de, la mer , avoit moins detre cens pas de circuit. L'EspagUole plus loin de l_ a ^ £gen avoit trois mille de tour. César , après la ^ a ^ anSrfils de Pompée,y ajouta une troisième forte d’h a £ ettesavoir, des Romains, dont on y mena une colon 1 ®' gr ^contrariété apparente fur fa fondation, est facile a ^en ce que les Maffiliens étoient eux - mêmes ven
Phocée, 8c il fe peut auffi qu’ils engagerent *eur^^
ciens compatriotes à faire là un nouvel établi 1 j,j on j e>en y envoyant des jeunes gens de Phocée dans
Voyez. Ampurias. Arlantí-
EMPORICUS SINUS , golfe de la me . r f, ”,que , dans la Mauritanie , selon Ptolomée - • 4 » ‘ ^qui lui donne 34 d. 20 m. de latitude. Ses mterpsent que c’est le Saguti de Pline, /• 5 » c r *• j. tr ® L golf®p. 825, qui le nomme comme Ptolomee» 01 q