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Tome second. C - F.
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étoit plein de marchés , où les Phéniciens alloíent trafi-quer. La latitude dePtolomée, si l’on peut s’yfier, nousmsne à l’embouchure du Sebon , où est présentement laMarmore , dans le royaume de Fez.

1. EMPORIO. Voyez Emboli 8c Chisopoli.

2. EMPORIO. Voyez Cargador de Girgenti.

EMPOR 1 UM. Ce mot latin, pris du Grec ,

ne signifioit dans son origine , ay?un lieu où se tenoit lemarché , la foire , le lieu où les marchands se rendoientpour leur commerce. On l’a dit ensuite des villes d’étape,où les marchands abordoient pour leur négoce , Sc où ilse faisoit un grand trafic, soit des denrées du pays , soitdes marchandises que la facilité du transport & la certi-tude du débit y faifoient apporter en abondance : tellesfont les échelles du Levant, Francfort, Leipsig, Ham-bourg en Allemagne ; Amsterdam, Roterdam, Aqvers,dans les Pays - Bas ; Rouen , Bordeaux, Lyon , Mar-seille en France, Sc quantité d’autres villes où la mer , ouquelque grosse rivière facilite le commerce par la naviga-tion. Outre cela , ce nom étoit propre à quelques villesparticulières qu’on ne nommoit guéres autrement.

1. EMPORIUM, forteresse d’Italie, proche de Plai-sance , dans l’Emilie. Tite-Live dit qu'elíe étoit si prèsde la ville de Plaisance, que l’on entendoit dans cetteville le bruit de l’assaut qu’Annibal donna à cette place.Niger, /. 7, p. 137, dit que, si elle existe encore, ce doitêtre Ponte Nudo , qu’il nomme en latin Ponsnudus »fur la Nura , à cinq milles de Plaisance. Baudrand imputeà Niger d’avoír appellé ce lieu Ponte Nura , ce quine se trouve point dans Niger, qui dit simplement en latinPons Nudus. Cluvier, Ital. ant. I. 1 , c. 27 ,p. 267, croîtque Plaisance , qu’il nomme colonie Sc ville municipale ,étant à cinq milles du Pô, les Romains bâtirent au bordde ce fleuve , dans le lieu le plus voisin de la ville , unport pour la commodité de la colonie , Sc le nommèrentssu nom général Emporium , Sc pour le distinguer de plu-sieurs autres lieux qui étoient aufli des lieux de marché»on le nomma Emporium Placentinorum : on le for-tifia fans doute à l’approche d’Annibal 5 car, fans de pa-reilles nécessités , il est rare que les places de commercesoíent fortifiées.

Magin, Scies autres géographes n’appellent pas cettebourgade Ponte nudo , mais Ponte nura » à cause de larivière de même nom qui y coule.

2. EMPORIUM. Voyez Empoli.

3. EMPORIUM, ancien port de mer , sur la rivegauche de la Mesuma , rivière d’Italie , a son embouhuredans le golfe deGioia,au royaume deNaples.Ce lieu étoitle port de mer de la ville de Medma ou Medama , villesituée plus à l’orient, Sc fur la même rivière. Ce lieu estdétruit; 8c Medama est aujourd’hui Rojsarno ou Rofarno »Village dans la Calabre ultérieure au sud-est de Nico-tera. * De Vise , Ital. Vet. Tab. Coronell. Sc Clu-ver. Tabb.

3. EMPORIUM NAVALE , ancien port de mer,sur la rive gauche de la rivière qui porte aujourd’huile nom de la Mujfena , rivière d’Italie , dont l’embou-chure est dans le golfe de Gioia , au royaume de Na-ples ; c’étoit le port de mer de la ville de Medma , ouMedama : quelques-uns ont cru que c’étoit le PortusDreflis des anciens ; mais on n’a fur cela que des conjec-tures. Lenglet du Fresnoy a cru que c’étoit Bagnara,qu’il confond avec Portus Oreftis ; mais Bagnara esttrop loin de la rivière Meffuna , ou il faudroit direque Pontus Oreflìs étoit t itra Medaurum Sc Medamammais c’est ce que Cluvier n’a osé décider.

4. EMPORIUM, dans la Macédoine , selon Etiennele géographe.

J. EMPORIUM, dans la Sicile , selon le même.

6. EMPORIUM, dans la Gampanïe , selon le même.

7. EMPORIUM, dans la Celtique, selon le mê-me. Voyez Empori/e Sc Ampurias.

On trouve des médailles fur lesquelles on voit d’uncôté la figure de Pegase , Sc de l’autre la tête de Médu-se, avec des dauphins. Le P. Hardouín , Nummi antiq.?• S 4 , avertit de ne pas expliquer la légende EMrioprrslNpur les habitans d ’Emporim en Espagne. Mais il faut,dit-il, entendre ce mot des quatre Emporta , ou villesmarchandes de la Sicile > Agrigente , Lecmtini , Segefla ,Sc Selinus. Les médailles d ’Emporta ont seulement ceslettres E m por , d’un côté un cheval-, symbole fâmilier

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aux villes d’Espagne , Sc de l’autre côté la tête de Pal-las armée.

EMPTAT , ville d’Asie , fur la route d’Aleth, à laPalude , à quatre journées de caravane de la première.Ces journées font de sept ou huit heures de chemin.Cette ville, qui est bâtie en forme d'amphithéâtre, furune petite montagne , est assez jolie , les bazars en fontbeaux Sc couverts. Le château bâti de même fur unecolline, n’est séparé de la ville que par un fossé grand8c profond. C’est encore un ancien ouvrage des Ro-mains. * P. Lucas , 1. Voyage , 1. part. c. 24 , p 198.

EMPULiUM Sc Empulum , ancien lieu d’Italie »dans le territoire des Tiburtes. Comme ce territoire adiverses fois changé de bornes Sc d’étendue , Cluvier ,Ital. ant. I. 3 , p. 960, avoue ingénuement qu’on ne faitpas certainement où il étoit. Le P. Ferrari, Lexic. plushardi, ou mieux informé , dit que c’est présentement S.Lupedio , ou S. Elpidio , bourg assez grand dans le Picen-tin, fur la côte , à six milles de la ville de Fermo , aucouchant, en tirant vers Lorette. II ajoute que FrançoisParophile croît que c’est un château de la merne côte ,nommée Clavello. Baudrand , éd. 1682 , dit, ce doit êtreAwpigH&ftt, autrefois bourg de la campagne de Rome ,ruiné de fond en comble en 1257, Sc dont les masuressevoyent encore sur une hauteur, entre les montagnes,à trois milles de Tibur, aujourd’hui Rivoli, vers le le-vant, fur le chemin de Sublaque. On doit cette décou-verte au P Kircher, qui i a publiee dans son livre inti-tulé ; Latium. * Tit. Liv. I. 7.

EMPURIAS. Voye{ Ampuri as.

1. EMS , ville d’Allemagne , en-deçà du Danube ,située fur la rivière du même nom d’EMS , près desruines de l’ancienne hauriacum , surnommée ColoniaAureliana. Elle est dans la partie de la haute Autriche ,qu’on appelle le Pays sur l’Ems.

Corneille, qui écrit ainsi le nom de cette ville Sc decette rivière , se trompe après d Audifret. C’est Enns ,fur la rivière de même nom. Voyez En s 2.

. 2. EMS, rivière d’Allemagne, en latin Amasus , Ami-sius, Amifia, Sc Amafia ; les habitans du pays Pont nom-mée diversement Emis, Emese, Emis , Sc Eems .Elle sortd’une source fort abondante dans une profonde vallée assezprès deTeuteberg, dans le comte de la Lippe. Baudrand,ed. 1705. dit qu’elle a fa source dans une vallée de l’évê-ché Paderborne , près de Vurle, a deux milles d’Allema-gne de Paderborne , vers le nord , d ou courant au cou-chant par les comtés de Ritberg , Sc de Rheda, Sc étantgrossie des ruisseaux de Vurle, Dalke Sc Lutre, elle passedans l’évêché de Munster à Varendorf; puis , coulant versle nord , elle reçoit les rivières de Hessel Sc de Verse, Scde l’Aa » qui passe à Munster, après quoi elle sépare lehaut Munster du bas , 8c passe à Lingen , p u ; s re ç 0 ;t JeHase, Sc enfin, coulant dans l’Oostfrise, où elle s’accroîtde la Sostea au Fort de Lirort, elle passe p ar Embden,entre dans le" Golfe de Dollaert, Sc de là s e jette dansla mer d’Allemagne. Alting observe que tant que cetterivière coule d’orienten occident, elle n’est point navi-gable , ce qui faítun cours de quarante huit mille pas. Hlui en donne ensuite cent-vingt mille du sud au nord. *Alting. Bat. Sc Fris ant. Notit. p. 3.

EMSTER , ville d’Angleterre dans le comté d’He-reford, selon Davity, Sc Corneille; c’est Leominfier,ou comme on le dit plus communément, Lempfter.V oyezLemfster.

EN , /Een , Ein, Ain , Hain ou In ; ce nom si-gnifie une fontaine qu Hebreu : de-là vient qu’il se trou-ve dans la composition de tant de noms de villes , commeEn-dor , En-Gaddi , En-Gallim , En-Semesch »Sec. D. Calmes Dict. de la Bible.

EN ABRIS, lieu de la Palestine, entre Scythopolís& Tiberïade. * Joseph, de Bell. 1 . 3 , c. 6.

ENAC, selon D. Calmet, Enacim Sc Enakim»Geans fameux dans la Palestine. Enac Pere des Enacim »étoit fils d’Arbe, qui donna son nom à Cariath-Arbé ouHébron. C) Enac eut trois fils , savoir Sesaï , Afiíman Sc-Tholmas, ( b ) qui en produisirent un grand nombre d’au-tres , terribles par leur férocité Sc par la grandeur de leurtaille. Les Hébreux disoient qu’en comparaison de ceshommes monstrueux, ils n’étoient que comme des sau-terelles. Quelques-uns ont cru que le nom de Phéniciendonné aux Chananéens , sur-tout aux Sidomens, venoît

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