Band 
Tome second. C - F.
Seite
776
JPEG-Download
 

77 6 E NI

c. 19 i V. 37. c b j C. 47, y. 5. &c. 48. v. t. Ó Mimerc. 34, V. 9.

ENIACKAM , forteresse d’Afrique dans la Guinéefur la côte d’Or, ail royaume de Sabou. Ce fort quiappartient aux Anglois , est à quatre lieues à l’Est deFrídericsbourg fur une éminence a six cens pas du ri-vage. * Baudrand. DapperN íllaut, voyage en Afrique*

ENIADES , ancien peuple de Gréce, dans l’Acar-nanie -, selon Thucydide, l. 1, & /. 2,. infine.

ENÍANDOS. Voyez. Epiphanie.

ENICONLE » ancienne ville de Corse » selon Stra-bon, 1. 5 , p. 224. Il ne dit pas dans quel lieu elle étoitsituée.

ENIENSES, selon Hérodote, 1 . 7. ou Eniani, selond’autres ; ancienne nation de la Gréce, autour de la sour-ce du Sperchius.

ENINGIA , pays au nord de l’Europe, selon Pline,I. 4, c. 13. qui semble en faire une des iíles de la merBaltique, qu’il appelle Codanus Sinus. 11 place danscette mer ce qu’il appelle l’i/le de Scandinavie » quoi-que ce ne soit qu’une presqu’iíle, & ajoute que Enin-gíe n’est pas moins grande, à ce qu’on croit. Des ma-nuscrits consultés par le P. Hardouin portent Epigia ,au lieu d’Eningia ; & c’est ainsi que lit l’auteur du livrede Menfura orhis Terra. Les interprètes de Pline ne dou-tent point que ce ne soit Einningia , c’est-à-dire la Fin-lande , grande presqu’iíle qui donne son nom au golfe

voisin.

ENIO , bourgade à l’embouchure de la Mariza.Voyez. Enos.

ENIOCHl. Voyez. Heniochi.

1. ENIPEE , ancien nom d’une rivière du Pélopo-nèse , laquelle tombe dans l’Alphée, selon Strabon, 1 .8 , p. Z4-7- II y a des auteurs qui croyent qu’il fautécrire ce nom par un PH » Enipheus. Heíyche le lit parune L ,£lipeus. II est assez plaisant que Corneille, fau-te d’avoir consulté Strabon, nous dise que ce fleuve aporté le nom d’Enipée, 8c qu’on l’appelle présentementBarnichis. II devoitdire que Strabon a remarqué que deson teins Salmone étoit voisine d’une source de laquel-le couloit l’Enipée, qui se déchargeoit dans l’Alphée, &étoit nommée aujourd’hui ( c’est-à-dire du temsde Stra-bon) Barnichios. Baudrand, éd 1682. n’est pas tombédans cette erreur ; mais il dit qu’Enipée est nomméEniphée par Strabon » en quoi il se trompe : cette der-niere ortographe est d’un critique moderne.

2. ENIPEE. petite rivière ,ou ruisseau de la Macédoi-

ne, ou de la Thessalie. Strabon, 1 . 8 , p. 547. dit qu’ildescend du mont Othry, 8c fe mêle à l’Apidan quivient de Pharsale. L’édition des Aides porte en cet en-droit , comme le remarque Cafaubon, qui juge

qu’il faut lire ainsi fur l’autorité d’Eustache , qui citeainsi ce passage. Vibius Sequester, dans quelques édi-tions, 8c particulièrement celle de Toulouse , écrit Eni-pheus. Celle de Hessel porte Enipeus. Ce ruisseau estnommé par quantité d’auteurs Classiques ; mais il fautavertir que Thevet s’est bien trompé quand il a cru quele nom moderne est Fharib ; peut-être a-t-il voulu di-re qu’il est nommé Pharibos par Ptolomée, 1 . 3, c. 13.quoiqu’il y ait de la différence.

ENIPHEUS. Voyez, les deux articles précédens.

ENIPI » nation de l’Afrique intérieure. Pline, 1 . 5 ,c. y. la met au nombre de celles dont Cornélius Balbustriompha.

ENIPPE » ou Aganippe, montagne de la Beotie,selon Vibius Sequester , qui dit que le premier étoitl’ancíen nom.

ENIS-CORT, ou Enis-Cortht, ville d’Irlande,selon Baudrand. Voyez. Inishcortht.

ENISE , selon Corneille, DiEl. Enisis, selon A re-tins, Se Fazel cités par Ortelius. Fazel écrit que c’estune rivière de Sicile, dont.le nom moderne est Ni/t.Ortelius a raison de dire qu’on ne sait qui est l’auteurancien où se trouve le nom d’Eniíìs , quoique Fazelcite Thucydid?. Voyez. Nisi. Corneille cite Cluviercomme ayant parlé á’Eni/è. Cet auteur n ’en dit rien,& pour le remarquer en passant, ce n’étoit pas un hom-me à en croire les modernes fur leur parole lorsqu’ilétoit question de dire comment les anciens avoient par-lé d’un lieu : il falloít qu’il ^n vit les propres termes,qu’il rapporte toujours fort au long, 8c dans leíír pro-

ENN

pre langue , lors-même qu’ils ont écrit en Grec.ENISKILLING, ville d’Iriande, dans la province

d’Ulster, au comté de Fermanagh. Quelques-uns écri-vent Iniskilling. Elle est située à sept milles au fud-estde Tulli-Castle , 8c à quarante-deux au sud de London-derry. D’Audifret, t. r , p. 230. dit que le bourg d’E-nískílling a des privilèges particuliers » Sc députe auParlement. L’état d’Irlande déja cité, après avoir ob-servé que dans le comté de Fermanagh , il n’y a qu’unefeule ville qui ait droit d’envoyer ses députés au Parle-ment , Sc point du tout qui tienne un marché public »dit qu’Eniskillíng est la feule ville du comté qui soitde quelque considération, Sc qu’elle envoyé deux dépu-tés : elle est petite, mais bien forte 8c est devenue fa-meuse par les sièges qu’elle a soutenus. * Etat pré/entd’Irlande, p. 62.

ENISIPIA, ifle de la mer d’Afrique , devant l’E-gypte.Ptolomée, 1 . 4, c. 5.la nomme JEnesyppa , Sc Stra-bon 3 . 17. p. 799 , Enestpafla. Gérard Mercator l’ap-pelle Isola de Columbi.

ENISPE, ville de l’Arcadie, selon Pline , 1 . 4 , c<6. Homere Catal. v. 113 , la nomme e'i/bu- Cependantil paroît par un passage de Pausanias , in Arcad. c. 2/•qu’on ne lavoir pas trop de son teins ce que c’étoit quecette ville. II y en a eu, dit-il, qui ont cru qu ’Enis-pe ,Stratia ,8cRhipe ,lieux que nomme Homere, étoientdes Hies formées par le fleuve Ladon, Sc habitées au-trefois par des hommes. II ajoute qu’ils fe trompent »parce, dit-il , que le Ladon, quoique ce soit la plus bel-le rivière du monde , n’est point assez grand pour avoireu des iíles telles qu’en ont le Danube 8c le Pô. Sene-que le Tragique, inTroad. Acl. 3. nomme ce lieu Enisp &au pluriel, Sc fait dire ce vers à un chœur de femmesTroyennes :

Qitaque formidant Boreann Eispœ.

Tout cela ne mene à rien de positif. Etienne le Géogra-phe semble dire qu’on attribuoit cette ville ou à laClitorie»ou a la Phocide. Mais quelle Phocide y avoit-il dans le P e 'loponefe ? Bérkelius juge beaucoup mieux qu’au lieu deK Àqiopìus 8c , il faut lire On

trouve en effet que les Clitoriens Sc les Pfophidiensétoient voisins dans l’Arcadie; 8c Berkelius le prouvepar un passage de Pausanias , 1 . 8.

ENISTOWN, ville d’Irlande dans la province dsMunster, au comté de Clare qu’on appelle aufli Tho-mond. Cette ville est à une lieue de Clare au nord , 8cla feule du comté, qui envoyé deux députés au Parle-ment. Plusieurs Géographes ont placé cette ville dansla province de Connaugt » mais c’est une erreur mani-feste » Sc dans laquelle ils ne seroient pas tombés s’íl savoient distingué deux lieux de Clare , sçavoir 01 as eBaronie dans la province de Connaugt au comté deGallway, & Clare ou Thomond comté dans la provin-ce de Munster, avec une ville de même nom qui estmidi de celle dont il s’agit dans cet article. * Etat pf { ~sent de la Grande Bretagne, t. 3 , p. 34.

ENISTRATUS , village vers la Galatíe. l^ etaphraste en fait mention dans la vie de Saint Théodo sArchimandrite. * Ortel. Thefaur.

ENKOPING , en latin Enecopia. Zeyler , Su/ Cldescr. p. 104. écrit mal le nom Suédois Enecop^lbourg de Suéde, dans l’Uplande, près du lac er ’j equatre milles Suédois d’Upfal au midi, Sc à s e P £Stockholm à l’occident, vers Westeras. 11 s’y s al£ s |Lassez bon commerce. II y avoít, avant la prétendue ,formation de Luther, un couvent de Freres Mi fl f > eoù Laurent VIII. archevêque d’Upsal , qui é £0Jcet ordre, fut enterré le 3. d’Avril 1267.

ENCUSE. Voyez. Enciìuysen. . . i e

ENNA ou Henna , ancienne ville mu st,c í? j uSicile, vérs le milieu de l’isle , au nord-o« elt ne ,Pergus, Sc au sud-ouest d’Assorus , fur une n ’°” ^Elle est célébré dans les fables au sujet de l'uveuProserpine : on a feint , dit Diodore de Sici e^c 3- qu’elle fut enlevée dans les prés qui s° n * i_ v jl-sinage d’Enna : ce lieu, poursuít-il, est P £eS & at -le, 8c est émaillé de violettes 8c d’autres ^ eU J í ’//Wzw - 'tache les yeux par fa beauté. Cicéron , rerr. J fj qU s

c. 48. en parle ainsi : c’est une ancienne opinio '^ eV èe

Libéra, qui est aufli nommée Prosetpme, u ^ aUdu bois des habitans d’Enna : comme ce milieu