, ENN
*nîlíeu de la Sicile, on l’en nomme le nombril : pour laville d’Enna , elle est sur une montagne élevée , 8c auhaut de laquelle on trouve une plaine campagne , 8cdes eaux qui ne tarissent jamais ; mais elle est telle-ment escarpée tout à l’entour, qu’on n’y sauroít mon-ter ; elle est entourée de lacs & de fleurs parfaitementbelles toute l’année. Ce lieu semble marquer que c’estlà que s’est fait l’enlevement dont on nous a instruitsdès l’enfance; car il y a tout auprès une caverne tour-née vers le septentrion , & d’une profondeur infinie :c ’est par là que Pluton parut tout à coup avec son char,a ce que l’on dit ; 8c qu’après avoir arraché de ce lieu,la jeune Déesse , il l’emporta par des chemins souter-rains allez près de Syracuse » & il se forma soudain unlac dans cet endroit. Diodore, dit la même chose. Cal-limaque dit dans son hymneà Cerès, v. i$.Vous accou-rûtes trois fois à Enna , qui efl au milieu de la plus bel-le des if es. Cerès y étoit particulièrement adorée. Pom-ponius Mêla, 1. i , c, 7. dit qu’Enna étoit renommée ,à cause du temple de Cerès : de là vient que cette Dées-se est nommée par Silíus Italiens, 1. x , v. 93.
Ennea numina diva.
Ce mot s’écrit quelquefois avec une aspiration sorte ,& Spanheím, Frior. éd. p■ 90 6. fournit une médaillefur laquelle on lit : Mus. Hennaì. Municipes Hen-nenfes ; il se trouve aussi dans Pline, 1. 3 , c. 19. pourdésigner les habitans de cette ville ; 8c la P. Hardouinobserve que les Latins ont quelquefois aspiré ce mot,mais non pas les Grecs qui écrivent toujours é'«*. Cemême pere réfuté l’explícation que donne Spanheimde la Médaille citée , 8c prétend qu’il faut lire Mun.Henna, qu’il explique ainsi Munus Hadriane Edi-dere Nokurnum Narbonenfes Augures. Il justifie cetteexplication, premièrement en faisant voir qu’elle con-vient avec l’histoire » 8c en second lieu, que les habitansd’Enna, étant un peuple libre, n’ont point frappé de mé-dailles en l’honneur des Augustes ; comme on n’entrouve point d’Espagne, après que Vespasien eut donnéà toute cette province les droits dont jouissoit le Latium.On peut voir plus au long les preuves de ce pere, dansson Commentaire sur Pline » ed. fol. t. x, p. 163 , not.25. Le nom moderne d’Enna est Castro Giovanni.Voyez. cet article .
ENNE, petite rivière de France, en Normandie ,au pays deCaux: elle a se source au pied de l’église parois-siale de sainte Austreberté. Ensuite elle coule par le bourgde Pavilly, 8c par les paroisses de Barentin, Villers, lesVieux , après quoi elle se rend dans la Seine, en sortantdu bourg de Ducler , à quatre lieues de fa source. Cettepetite rivière fait tourner pendant son cours une trentai-ne de moulins à grains, à huile, 8c à papier. * Corn.Dict. Mémoires drejfés Jur les lieux.
. ENNEACRUNOS, fontaine de Gréce, dans l’At-íïque. Pausanias, in Âttic.c. 14, dit: si d’Athènes vousPassez dans l’Odée, vous verrez d’autres choses dignesde remarque , le Dieu Bacchus auprès duquel est la fon-taine Enneacrunos. Ce nom signifie qu’elle couloit parneuf tuyaux. Pisistrate l’embellit. II y a assez de puitsdans la ville, mais il n’y a que cette fontaine qui soit d’eattcoulante. Elle étoit donc dans la ville , selon cet auteur.Elle étoit aussi nommée Callìrhoé,8c c’est comme l’appelleStace, l. 12, -r-, 629 ;
Et quos Callirhoe novies enantibus undis
Implicat.
Pline joint les deux noms ensemble.
ENNEAPYRGfE, c’est-à-dire, les neuf tours , villeLucienne dé Gréce, dont les ruines sont à sept ou huitEeues du promontoire Sunium. Les tours, dont elleavoítP r is son nom, étoient sur un rocher; 8c les ruines qui ensubsistent encore, sont proche d’une baye du golfe, oùf heler, Voyage, t. 2, p. 263 » croit qu’étoit autrefoism port FJyphormus.
, ENNENSES , ou Hennenses , habitans d 'Enna,v stle de Sicile. /'Wx.Enna.
ENNENSIS LACUS. Voyez. Pergus , qui est ionVr ai nom.
ENnEQUE-TENQUE , place forte d’Asie, dans
n doust ail , fur la route de Surate à Golconde. Elle estì.tuee fur une montagne escarpée de toutes parts , 8cPorte le nom de deux princesses des Indes. II n’y a qu’unk"ttit chemin 'du côté du Levant pour y monter. Ou
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vois un étang dans l’enclos de cette place, & il y a placepour y semer de quoi nourrir cinq ou six cens hommes;mais on n’y tient point de garnison , & le peu de soinqu’on avoit de l’entretenir dans le tems que Taverníerétoit en ces quartiers-là, la faisoit tomber en ruine. * Ta~verníer, Voyage, í. 2, l. 1.
ENNESIA. Voyez. ./Etna 3.
ENNING 1 A. Voyez. Eningia.
ENNOM, ENOM. sty/cz: Ge-hennon.
. ENNON , ou tEnon , lieu où saint Jean baptisait ,parce qu’il y avoit abondance d’eaux. Ce lieu étoit à huitmilles de Scythopolîs, vers le midi , entre Salim &c leJourdain. S. Jean , c. 3 , v. 23. Eufeb. Onom. in voceJìNoNON.
ENO, ou Enos , ou Enia , en latin JEnos ou JEneum,ou Enus , petite ville de la Turquie , en Europe , dansla Remanie , près de l’embouchure de la Mariza, dansl’Archipel, qui y fait un petit golfe nommé 1 z golfe d’E-no : de l’Ifle écrit Enos. C’est l’Absynthus d’Étienne legéographe.
ENOCH, ou Enochie, ville la plus ancienne, donton ait connoissance. Elle fut ainsi nommée par Caïn ,
( Genef c. 4 > t '- l 7l a cause de son fils Enoch ou Henoch »qu’il ne faut pas confondre avec Enoch , fils de Jared.dont l’Ecriture loue la piété. L’Hebreu porte Hanoch »
Joseph la nomme Enos a ; le faux Berofe la nomme /
Enos , 8c la métaux environs du Liban. Isidore la reculeplus loin vers les Indes.* Oríe/. Theseur,
ENOECADLO JE , ou En/ecadlo./e 5 quelques
exemplaires de Pline, /.q, c. ir , semblent placer un peu-ple de ce nom, dans la Sarmatie Européenne. Mais com-me nul autre auteur ne fournit aucun nom de cette forte,
& que Pline fait mention presqu’auffitôt des Hyléens , leP. Hardouin doute s’il ne faut pas lire Inde HileA , aulieu à’Enocadloœ.
ENONA, Voyez. ìEmona.
EN OPE, ville du Péloponèse - dans la Messenie, se-lon Etienne le géographe, qui cite Homere pour garant.
Voyez. Gerania.
ENOPHIT./E , nom d’un lieu, dans la Gréce, selonPlaton , in Menexen , cité par Ortelius.
ENOS 8c T . FvrnCHEN OSA. S F °y eZ - En
ENOSIS » selon Pline, L 3 » f- 7 » * Ee voisine de laSardaigne, auprès du cap de Sulci. On la nomme aujour-d’hui S. Antioco , selon le P- Hardouin & l e p. Co-ronelli.
E N OT O C O E T E S , peuple des Indes, dont lesanciens dísoient, au rapport de Strábon, /• x S > p. 7,11, quec’étoíent des sauvages , dont les oreilles pendoient jus-qu’aux talons , de sorte qu’ils couchoient dessus ; qu’ílsétoient si forts qu’ils arrachoient des arbres , & autresmerveilles exagérées, ou qui procédoient de l a précipi-tation de ceux qui en avoient usé, fans y regarder d’assezprès. II y a apparence qu’ils prirent pour les oreilles deces gens-là une sorte d’habillement. qui leu r couvroit latête, les épaules , les deux côtés contre les injures dutems.
1. ENS, en latin AnaJJus , Anifus , ou En f a , rivièred’Allemagne : elle a fa source dans l’évêché de Saltz-bourg , d’où coulant entre la Stirie 8c I a haute Autrichequ’elle traverse , elle reçoit le Steyer à Steyr, 8c ayantpassé à Ens , elle sc rend peu après dans le Danube.
2. ENS ,'en latin Ensia , Anajfus , ou Anifus . villed’Allemagne, dans la haute Autriche, au pays fur l’Ens ;elle est effectivement fur la rivière du même nom , à unmille d Allemagne, au-dessus de son confluent avec leDanube , a trois milles de Lintz au levant, 8c à onzede Passa u » en descendant vers Crems. D’Audifret,géog. t. 3 > p - 121 » dit qu ’Ems ( car c’est ainsi qu’il écritce nom) est prés des ruines de l’ancíenne Laureacum »surnommée Colonia Aureliana, dans la Norique. Cor-neille prétend que c’est la Cladiodunum de Ptolomée. Cetauteur ne nomme ainsi aucun lieu , mais il fait mention,l. 2, t*. 14» de Claudivium , dans ía Noriqúe, qui doitêtre le meme lieu que Claudia de Pline. Clavier » Vin —del. & Noric. p. 31, place cette Claudia à Clauscn , vil-lage près de Marquarsteín 8c du Chiem-sée. Corneillepoursuit ainsi : on volt hors de la ville une colline , 8cassez près du lieu où l’Ens a son embouchure » les fonde-mens d’un château sert ancien ds grandes pierres de taille,
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