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Tome second. C - F.
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ENTRE-DEUX-MERS, petit pays de France ,dansîa basse Guienne, vis-à-vis de Bordeaux , 8 c entre lescivières la Garonne &laDordogne , jusqu’à leur jonc-tion au Bec d’Ambez.

ENTRE-DUERO &MINHG , ou Entre-Dou-îo 8 c Mino , province du royaume de Portugal. Ellea pris ce nom de íà situation , entre ces deux fleuvesqui la bornent, l’un au nord, Sc l’aútre au midi. Elleest presque qdarrée , Sc ft’a pas plus de dix-huit lieuesde long. Cette province remporte íur les autres duroyaume, en ce qu’elle a été le premier siège de ses rois,& que ces mêmes rois doivent la meilleure partie de leursconquêtes à la valeur de íès habitans. * M&ngin » Desc.du Portugal, p. 2.

Son terroir est montueux ; mais seS montagnes íontaussi vertes que les prairies des autres pays. Ses vallons,ses prés Sc ses campagnes font arrosées par un grandnombre de fontaines, & si couvertes d’arbrisseaux, d’her-bes Sc de fletìrs, qu’on ne trouve pas de chemin qui n’ensoit jonché. Les arbres Sc les vignes plantées le long deschemins, font tellement mêlées, qu’on les prendroit vo-lontiers pour des arcs de triomphe , ce qui fait une vuecharmante, 8 c un ombrage des plus frais. Les nobles yfont en grand nombre ; mais tous n’ont pas suffisam-ment de biens pour soutenir avec éclat le rang-de leursancêtres.

Cette province a deux cathédrales > qui font Braga 8 cPorto : la première est métropole , Sc conteste à Toledela primatie de l’Espagne. Elle a de plus trois célébréscollégiales , savoir Guimarens , Barcelos Sc Cedoleita.Ses titres font les duchés de Barcelos , de Caminhan,& de Guimarens : les comtés de Celorico de Basto, deVillanova de Cerveira , Sc de Prados , Sc le vicomté deLima. On y voit les ports de mer de Caminhan , deViana, de Faon , de Villa-de-Gondé, de Lofa, Sc dePorto , qui ne font qu'à deux lieues de distance les unsdes autres. Enfin plusieurs rivières arrosent ce béaisP ay s , Sc le rendent plus fertile qu’aucun autre du Por-tugal.

ENTREMONT , vallée dans le bas Vallaís : elle«'étend depuis Martigny au nord jusqu’au grand SaintBernard au midi. La Dranfe prend fa source dans cettevallée , qui est en même tems un gouvernement , dontSaint Branchies est le chef-líeu.

ENTRE - SAMBRE ET MEUSE , province duPays-Bas. Son nom désigne fa situation. Elle comprendPartie du Námurois Se du Hainaut , avec quelque peudes terres de Liège : on y trouve des villes importan-tes, comme Charlemont, Phíiippeville , Avenes , Lan-drechies & Ghimay, Maubeuge , Beaumont, Thuin »Valcourt, Sc le Catelet. * Jaìllot , Atlas.

ENTRE-TEGO ET GUADIANA, province duPortugal. On l'appelle plus communément Alentejo.Voyez, ce mot.

ENTRE VAUX, en latin Intervallium ou IntervaUles , ville de France , en Provence, fur le Var, au pieddes monts , aux frontières de l’état du duc de Savoye Scdu comté de Nice. Elle s’est accrue des ruines de l’an-cienne ville de Glandeve, qui n’étoit qu'à mille pas de-là , Sc c’est la résidence de son évêque, à trois lieues deBeuil au couchant, à cinq de Vence , au couchant d’é-té , & a huit de Nice, & de la mer Méditerranée. *Baudrand , éd. 1705.

ENTZ ( 1' ) petite rivière d’Alsemagne. Elle a deuxsources ; l’une , qu’on appelle le gros Entz. d’Eberstein ,dans le bas marquisat de Baden ; le petit Entz. , aux en-virons de Hornberg, dans le duché de Wirtemberg : cesdeux canaux, réunis au-dessous de Wildbad , continuenta couler d’abord au nord-ouest, de-là au nord , ensuite àl’ e st > enfin au nord - est jusqu'à leur embouchure. De" ildbad , dans le duché de Wurtemberg , l’Entz passePar Newenburg, dans le même duché par Pfortzheim ,^ans le marquisat de Baden , enfin par Varwingen , Bic-tiugheivn Sc Beílenhem , où l’Entz se perd dans le Ne-cre - Cette rivière peut avoir dix ou douze lieues de^P Urs - * Supplément au manuscrit de la bibliothèque de. • de Corberon , premier préfident au conseil souveraind Asace.

ENVÊRMEU, gros bourg de France , en Norman-die , au pays de Caux, en latin Anvermodium. II est si-tué à trois lieues de Dieppe, avec un collège, où l’on

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enseigne les humanités , la philosophie & la théologie.11 y a un prieuré simple » du titre de Saint Laurent. * Corn.Dict.

E N Y D R A, ville d’Asie , dans la Seleucide , assezprés de Marathus » 8 c peu distante du fleuve Eleuthere ,selon Strabon , l. 10, p. 733. Ortélius lui fait dire quec’est une ville de la Caflìotide, dans la Syrie, ce queStrabon ne dit pas.

ENIED, Engedin ouEngetyn, en latin Enyedi-nurn » bourg de Hongrie » dans le comté de Weissen-bourg, en Tranfilvanie. II est occupé par des HongroisSc des Allemands. Les réformés y ont une école latine ,qui rapporte, de gros revenus. * Géographie de Hub-ner, t. 3 , p. 437.

Ce n’est qu’une bourgade , à l’orient du Maros * 8c àcinq heures Sc demie au-dessus d’Albe Julie. ,

ENZIACUM , nom latin d’ANZi-LE-Duc.

EOA , ville de l’Afrique propre , selon Ptolomëe, /.4, c. 3. Mêla l’appelle Óea , en quoi il est autorisé parPline , l.y, c. 4, qui la nomme Oeensis ciVITAS. Voy.Oea.

EOA LITTORA. Pline, /. 5 , c. 27 , Sc autres bonsauteurs latins nomment ainsi l’Océan oriental.

EODANDA, isie de 1 Arabie heureuse, à l’orient,selon Pline , 1 . 6 , c. 1 8 , qui dit qu’elle étoit déserte.

EODOA. J'hyCZ.PAROPAMlSE.

E O E , nom d’une ville selon Phavorin , cité pafOrtélius , Thesaur. qui n’en dit rien de plus.

EOLIDE. Voyez. R. olide.

FOLIES , ou Ëoliennes , iíles de l a mer Méditer-ranée » entre la Sicile Sc l’Italie : elles ont pris ce notad’un prince nommé Eole , que l’on dit y avoir régné »Sc dont la fable a fait le Dieu des vents. On les a auflînommées en latin Vulcanise , a cause qu’estes jettentdes flammes; 8 c Liparaorum insuU d’un de leurs prin-ces , nommé Lipara ; Sc c’est ce nom qui a , p 0lir a ; n fídire, survécu aux autres; ces iíles étant aujourd’hui nom-mées Isles de Lipari. Quant à leurs anciens noms engénéral, Pline ,7. 3 , c .9 , dit, en parlant de leur situa-tion , par rapport à l’Italie où il vivoit : en - deçà de laSicile , il y a sept iíles, nommées Folies ; les mêmesque les Grecs nomment Heph^estiades 8 c Isles desLiparéens , & les notes Vulcanies ; Folies , parcequ’Eole y régnoit du tems de la guerre de Troye ; Scpeu après il ajoute Strongyle, où régna Fole , Sc qui nediffère de Lipara, que , parce que la flamme en est plusclaire. On dit que ses habitans peuvent , en voyantla fumée » juger quel vent il fera dans trois jours ;8 c de-là est venu qu’on a cru qu’Eole disposoít desvents- . -

Estes font au nombre de sept. Strabon, Diodore ,Mêla, & Pline en conviennent; mais ils ne s’accorrientpas si bien fur le rang , ni fur les noms qu’ils leur don-nent. -Mêla , /. 2, c 7, dit t íept iíles qui portent le nomd’Eole ; savoir Ofieodes , Lipara, Heracl ea , Didyme ,Phœnicuíà » Sc les deux qui brûlent continuellement,comme Etna;savoir Hiera & Strongyle. PlJ ne ] eS arran-ge autrement, & change quelques noms. Selon lui, lapremière est Lipara, la seconde Hiera, l'a troisième Stron-gyle , la quatrième Didyme, la cinquième Êricufi? > lasixième Phœnicusa, Sc la dernière Euonimos. Diodorede Sicile, l. y c. 7, fournit les mêmes noms que Pline ,& ne diffère que dans 1 arrangement. Strabon , 1 . 6 , p.256 , dit positivement qu’elles étoient íept : ainsi il y a' faute dans Appíen, Bell. civ. /. 5 , q U j n’en compte quecinq. L embarras e d accorder ce nombre de íept avectous ces divers noms, st augmente encore, fi on y ajoutel’Hicesia de toomée ; 8e l’ on e st en peine de trouver laplace de cette H me si a , de l’Osteodes Sc de l’Heracléede Pomponius Mêla ; a moins qu’on ne veuille com-pter dix Folies, ce qui est contraire au témoignage desanciens. Voici comment Cellarius résout cette difficulté.L’Osteode est tropstoin des Folies, pour devoir êtrecomptee avec elles. L’Héraclée de Mêla , ou ce qui est;la même chose , 1 ’lnsula Herculis , ou Y Heracleotes desItinéraires , & YHicefia de Ptolomée font bien voisinesdes iíles Eoliennes ; mais estes n’ont point eu de rangavec estes , parce qu’elles étoient ou trop petites , ouincultes, ou parce qu’elles n’étoient pas soumises auxLiparéens. Les autres noms font singuliers . excepté deux;savoir Hiera, que Virgile nomme Vulcania, 8c Strabon

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