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Thermijfa } 8c Lîpara , qui étoit autrefois nommée Me-ligunis, au rapport de Strabon 8c.de Pline.
La principale de toutes ces ifles est Lipara , qui leurdonne aujourd’hui le nom commun de Lipari , & auxhabitans modernes le nom de Liparotes. Voyez, Lipa-ri , 8c les noms particuliers de ces iíles.
EON, ville de Thrace, selon le Scholiaste de Lyco-phron. Ortélius croît que ce nom est corrompu d’EioN.
EONES , peuple , ou ville qu’Arrien , dans sonPériple , p. 20 » met íìir le Pont-Euxin , à cent cin-quante'stades au-delà du Borîsthene , vers l’orient.
EORDÉE , en latin Eordaa: il y a eu plusieurscontrées de ce nom. Etienne le géographe semble entrouver deux dans la Macédoine, 8c ce qui est un peudifficile à comprendre, dans la Mygdonie , province dece royaume : il en trouve deux autres de même nom ,dont Tune étoit , selon lui, dans la Thrace ; 8c l’autredans l’Iberie. Berkelíus, son commentateurs bien sentila dépravation de ce passage. Sans m’arrêter fur la difficultéqu’ily a à concilier les diverses positions de cette provin-ce , selon les divers auteurs, je m’attacherai à l’opiníonde De l’Ifle , qui marque très - bien , dans la troisièmerégion de la Macédoine, une province nommée Eor-dea , au nord-ouest de í’Emathíe, ou Macédoine pro-pre. Elle est traversée par l’Erigon 8c l’Astrée. La voieEgnatienste y passe aussi, 8c elle est limitrophe de laMygdonie. Les places qu’il lui donne , font Physcœ ,Cellœ , & la bourgade , ou plutôt le hameau Melitonus.Quelques íavans doutent que I’Eqrdée soit la mêmechose que le páys des Eo*rdetes. II n’y auroit aucun lieud’en douter, si l’ 0 n ne prétendoit sauver par - là biendes contradictions apparentes des auteurs fur le terreinque ce pays occupoit j mais, en faisant cette distinction »on n’est réduit à ne savoir presque où placer ni l’Eorde ,ni les Eordettes. A l’égard de l’Eordée de Thrace , j’aídéja averti qu’il ne faut pas croire que les lieux misdans la Macédoine par les uns , 8c dans la Thrace parles autres , soient doubles pour cela ; car ces deux pro-vinces ont souvent empiété l’une sur l’autre. II n’est gué-res plus aisé de connoître quel fleuve est-ce dans la Ma-cédoine , qq’Arrien nomme Eordaicus. Corneille ditqu’Eordée étoit une ville de la Macédoine dans la My-gdonie, 8c il cite Strabon, qui ne parle que d’un peu-ple , & non pas d’une ville , 8c qui ne dit point que cepeuple fut dans la Mygdonie.
EORDIA ; c’est la même chose qu’EvROLA.
EORITES , ancien peuple d’Asie, dans l’Arachosie,selon Ptolomée , /. 6, c. 20.
EORTA,selonPtolomée7, c\ r , ouHeort a, se-lon ses interprètes » ville de l’Inde , en deçà du Gange.
EOUS OCEANUS. Voyez. Océan.
Le mot E o u s , est un adjectif latin , qui signifieoriental.
EPACONIUS, fleuve de l’ancienne Espagne, dansl’Asturie. Voyez . Eraconiúm.
EPACRIA , ancienne ville de la Grèce, dans l’At-tique. C’est une des douze que Cecrops bâtit, parceque les habitans de la Carie venoient faire leurs ra-vages jusques dans l’Attique , selon Etienne le géo-graphe.
EPAGERITâ, ancien peuple de la Sarmatie , se-lon Pline, l. 6 y c. 5, Ce nom vient d’un mot, qui signi-fie en grec afscrnbler , & leur a été donné, au jugementdu P. Hardouîn, ou, parce que ce peuple s’assembloitd’abord à un certain signal , soit pour prendre les ar-mes > soit pour les délibérations ; ou bien, parce qu’ilne vívoit pas écarté 8c dispersé, comme d’autres peu-ples ; mais rassemblé en des villages. II étoit dans lesmontagnes
EPAGRENolo » “ e ge épiscopal d’Espagne. On nefait dans quelle province il étoit situé. Son évêque Sa-nagiuT affista l’an 31J » au concile d’Elvire. Harduìn.coílett • cône.
EPAGRIS, l’un des noms de lTfle à’Andros, l’une
des Cyclades. Voyez. AndRos.
EPAMANDUQDURUM. Antonin, l t i ner . metdans la Belgique une place de ce nom , à mi-cheminentre Besançon & Clairval, sur le Doux , 8c Ortélius 'Thesaur. conjecture que ce doit être Montbeliart j Chi-flet croît que c’est Mandeurre fur le Doux.
EPANTERII, nation d’Italie, contre laquelle on
EPE
trouve dans Títe-Live, /. 28 , c. 46 , que íes IngaUsteSfurent en guerre. Cet auteur est le seul qui les ait noin-més , 8c ils étoient quelque part vers Albengue 8c V in-timiste.
EPAONE. Voyez. Epaune.
E P A R D U S , rivière qui couloit dans le pays desMardes , selon Arrien , Alexand. I. 4. Ortélius croîtqu’il étoit dans l’Hyrcanie.
EPARITiE », peuple de l’Arcadie. Etienne le géo-graphe juge que leur ville devoit s’appeller EpaRis »quoique ce nom ne se trouve point.
EPAUNE, ou Epaone , en latin Epaunum , Epo-num 8c Epaonum. Ce lieu , sur lequel on dispute , est devenu célébré dans l’histoire ecclésiastique, par le conci e•national des évêques du royaume de Bourgogne,s’y tint l’an 517. On dit que c’est Yenne, au pays deBugey , fur le Rhône , vers les limites de la Savoye,8c qui étoit apparemment du diocèse de Lyon. Mais »parce que ce fut saint Avit, évêque de Vienne, qui y.présida, quoique saintViventiol de Lyon y fût présent?quelques-uns estiment qu’Epaone, ou Epaune, n’est aU"tre que Ponas , ou Paunas , village , qui est à quatrelieues de Vienne, entre cette ville 8c Lyon, 8c préten-dent q xPYenne » qui est aussi fort ancien , s’appell 011dès-lors Etanna. * Baillet , Topogr. des Saints p.
La table de Peutinger fait mention, il est vrai, d’E-tanna mais les meilleurs auteurs conviennent que c’estune faute ; & qu’il faut à k place Eeiauna , ou Epaurtd-
1. EPEI : on a ainsi nommé les habitans de l’Elid e »au lieu d ’Elei.
2. EPEI; Ortélius , Thesaur. remarque qu’on nom -moit ainsi les habitans des Echínades.
EPENIUM , port de mer de la ville de Perges » estPamphylie. C’est ainsi que ce nom se trouve écrit da nSProcope, JE dis /. <f. Ortélius soupçonne qu’il faute'tob»» ; 8c alors ce ne seroit plus un nom particulier 'mais un mot qui signifie en général un port de mer-
EPERIES , Eperiœ, ville de la haute Hongrie , da slSle comté de Saros, fur la petite rivière de Tarza, ve f sles frontières de la Pologne , à six milles de Cass° vieau nord. Comme elle n’avoít pour défenses aucunes s oí 'tifications régulières , elle a été prise & reprise plusi eUsSfois. Les mécontens du royaume l’occupérent l’an x8c faisoient travailler à fortifier la place en 1684. l°J S ."que le général Schultz les attaqua dans leur camp apointe du jour. La vigueur avec laquelle il les charg ea ’leur ôta le tems de se reconnoître, en sorte que la p/Jr_part prirent la fuite en désordre, abandonnant cinq P je ^ces de canon avec leurs bagages, & quantité de mumtions. L’infanterie voulut sè retirer dans Ëperies ; m mles portes en étoient encore fermées,ce qui fut cause ss 1la cavalerie impériale en tua une partie. Le reste de l eUtroupes ayant pris* la route du pont qui est fur la Ta r ^f '8c de celui qui est fur le Sedo, la plupart des soldats *rent encore noyés ou tués par les Croates, qu e ’ e §néral Schultz avoir détachés pour ruiner ces deux p°s '8c pour couper les fuyards. Les mécontens P er ° ls£ {Sprès de deux mille hommes en cette rencontre Sciede Tekelí eut beaucoup de peine à íe sauver. Le Zral Schultz fit tourner le même jour contre Epet^canon qu’on avoir gagné, 3 c on y jetta quantité de ^bes. II n’en forma cependant le siège que vers k ** j„
r í gUeur de k'saison , & s es v! Voiu—
í des affie f é s le réduisirent à se retirer : lfíE lnveS 'donna n a °ss Vea i U 3 même pIace le l8 - de í u ' sl ^ et
général S 1 i' de septembre » ce qui fut accordé, lefies & A r kZ ^ ent L rer Minze cens hommes dans Epe-fortifir,,- rm r r e f bourgeois. On S depuis démoli leshabkan^U sur T ^ es soupçons d u peu de fidélité des
“ illes de c «te ville, est une mine Je M foreestimée , qui a cent quatre-vingt brasses de pro fondeur.Les mineurs y descendent premièrement par des cordes,âpres quoi lis font obligés d’user d’échelles pour aller}usqu au fond. La mine est presque tout-á-faítde terre, fans aucuns rochers. Les veines degrosses, & on e$ trouve des morceaux de cent mille hvre